Appareil pour contrôler l'étanchéité des boîtes de montres La présente invention a pour objet un ap pareil pour contrôler l'étanchéité des boîtes de montres, qui comporte une enceinte destinée à être remplie partiellement d'eau et munie, d'une part, d'une tige coulissant dans un guide tra versant la paroi supérieure de l'enceinte, cette tige comportant un canal établissant une liai son entre l'atmosphère et l'espace interne de l'enceinte lorsqu'elle est située dans sa posi tion haute et, d'autre part, d'un fond mobile relié mécaniquement à un organe de commande permettant de créer un vide partiel dans l'en ceinte.
Ces appareils sont généralement munis d'un manomètre ou vacuomètre à cadran qui sont d'un prix de revient relativement élevé et sont, de plus, des appareils délicats. En outre, les vacuomètres sont fixés au-dessus de l'enceinte, soit à l'extrémité supérieure de la tige coulis sante, soit sur la paroi de cette enceinte, de sorte que le vacuomètre est situé hors du champ visuel de l'opérateur observant la ou les montres ou boîtes de montres suspendues à l'intérieur de l'enceinte, à l'extrémité infé rieure de la tige coulissante.
L'appareil, objet de la présente invention, tend à remédier à ces inconvénients, par le fait qu'il est muni d'un vacuomètre à colonne li quide comportant un tube fermé à son extré mité supérieure et dont l'extrémité inférieure est en liaison avec la partie inférieure, de l'en- ceinte, et par le fait que ce vacuomètre à colonne liquide est fixé sur l'appareil à côté de l'enceinte et de manière que lorsque, dans l'en ceinte, règne le vide partiel de contrôle des boîtes de montres, le niveau du liquide dans le tube manométrique soit situé approximati vement à la hauteur des boîtes de montres sus pendues à l'extrémité de la tige coulissante;
de sorte que le niveau du liquide dans le tube ma- nométrique, qui est fonction de la pression ré gnant dans l'enceinte, se trouve dans le champ visuel de l'observateur contrôlant l'étanchéité des boîtes de montres.
Le dessin annexé illustre schématiquement et à titre d'exemple une forme d'exécution de l'appareil, objet de l'invention.
La fig: 1 en est une vue de face, certaines parties étant vues en coupe.
La fig. 2 est une vue en coupe suivant la ligne<I>11-11</I> de la fig. 1.
La fig. 3 est une vue en plan d'un anneau de fixation.
La fig. 4 est une vue à plus grande échelle du vacuomètre, certaines parties étant vues en coupe.
La fig. 5 est une vue en coupe suivant là ligne V-V de la fig. 4.
La fig. 6 est une vue en coupe axiale et à plus grande échelle de l'extrémité inférieure de la tige coulissante. Selon le dessin annexé, l'appareil de con trôle comporte, à l'instar d'autres appareils connus, un socle 1 portant des boulons 2 cons tituant l'une des parties d'un accouplement à baïonnette, dont la seconde partie est consti tuée par des ouvertures 3a, 3b pratiquées dans un anneau 4 fixé rigidement sur un établi e au moyen de vis 5.
Le socle 1 présente une ouverture supé rieure 6 dans laquelle est engagée l'extrémité inférieure d'un tube 7 en une matière moulée transparente, ouvert à ses deux extrémités. Un joint annulaire 8 logé dans une gorge de l'ou verture 6 assure l'étanchéité. Ce tube 7 est sur monté d'une cloche 9 et un joint 10 assure l'étanchéité entre le tube 7 et cette cloche 9. Une tige 11, munie d'un organe de man#u- vre 12, coulisse dans un guide 13 muni d'un joint d'étanchéité traversant la paroi supérieure de la cloche.
L'extrémité inférieure de cette tige -11, plongeant dans l'enceinte 14 formée par la cloche et le tube, porte des organes de suspension 15 destinés à recevoir des boîtes de montres 36 à contrôler.
Un perçage axial borgne 16- et un perçage radial 17 (fig. 6) établissent une liaison entre l'atmosphère et l'enceinte 14 lorsque la tige 11 est dans sa position haute.
Le fond de l'enceinte est constitué par un piston 18 coulissant dans un cylindre 19 amé nagé dans le socle 1. Ce piston est relié par une bielle 20 à un maneton 21 fixé sur un axe 22 muni d'un organe de commande 23. L'axe 22 tourne dans des paliers 24 aménagés dans les parois du socle -1 et ses deux positions an gulaires extrêmes sont définies par une gou pille 25 engagée dans une rainure 26 semi- circulaire. Ces deux positions angulaires de l'axe 21 définissent les positions haute (fig. 2) et basse extrêmes du piston 18.
Un vacuomètre 27 à colonne liquide est fixé sur le socle 1 à côté du tube 7. Ce va- cuomètre comporte un tube 28 fermé à son extrémité supérieure par un bouchon 29 et protégé par une enveloppe tubulaire 30. Ce tube-est de préférence en une matière plastique transparente et l'enveloppe 30 comporte une fenêtre avant 31 et une fenêtre arrière 32. La largeur a de la fenêtre 31 est plus grande que la largeur b de la fenêtre 32. L'extrémité infé rieure du tube manométrique 28 porte une pièce de raccord 33 vissée dans le socle 1 et présentant un perçage axial 34. Un perçage 35 relie l'espace 14 au vide intérieur du tube manométrique 28.
Des joints 37 et 38 assurent l'étanchéité entre le socle et le raccord, d'une part, et entre ce raccord et le tube manométri- que, d'autre part. Un capuchon 39, vissé dans le bouchon 29, applique l'extrémité inférieure de l'enveloppe 30 sur la face supérieure 40 du socle. Une feuille 41, en une matière transpa rente légèrement teintée, est pincée entre l'en veloppe 30 et le tube manométrique 28 et ob ture la fenêtre arrière 32.
Le fonctionnement de l'appareil décrit est semblable à celui des appareils connus. Par actionnement de l'organe de commande dans un sens ou dans l'autre, le contrôleur peut pro voquer l'abaissement du piston 18 jusque dans une position basse extrême et sa montée jus que dans sa position haute extrême, représen tée par la fig. 2. Pour mettre l'appareil en ordre de marche, il suffit, le piston étant dans sa position haute, de remplir l'enceinte 14, jus qu'au niveau du joint 10, d'eau ou d'un autre liquide laissant passer les rayons lumineux.
Puis, après avoir mis en place la cloche 9, d'actionner l'organe de commande 23 plusieurs fois dans un sens et dans l'autre et, enfin, le piston étant dans sa position basse, de laisser entrer de l'air dans l'enceinte en tirant la tige 11 jusque dans sa position haute extrême afin d'établir une liaison entre l'atmosphère et l'en ceinte par les perçages 16 et 17. Cette manoeu- vre fait pénétrer du liquide dans le tube ma- nométrique 28, et son niveau atteint alors l'ex trémité supérieure de la fenêtre 31.
On retire alors la cloche 9 puis actionne le piston jusque dans sa position haute extrême et l'appareil est prêt à être utilisé pour effectuer des contrôles. On suspend alors des boîtes<B>de</B> montres 36 aux organes de suspension 15, remet la cloche en place, puis plonge les boîtes de montres dans le liquide en abaissant la tige 11. Enfin on crée dans l'enceinte 14 un vide partiel en abaissant le piston 18 par manoeuvre de l'or gane de commande 23.
Si une boîte de montre, fermée à la pres sion atmosphérique, n'est pas étanche, des bul les d'air 42 s'échappent de cette boîte de montre.
Le niveau du liquide dans le vacuomètre est situé, lorsque dans l'enceinte 14 règne une dépression correspondant aux différents vides partiels exigés pour effectuer les contrôles -de l'étanchéité, approximativement à la hauteur des boîtes de montres suspendues à l'extrémité inférieure de la tige coulissante située dans sa position basse extrême. Ainsi, ce niveau de liquide, qui est fonction du vide partiel régnant dans l'enceinte et constitue donc une mesure de celui-ci, est situé dans le champ visuel d'un observateur contrôlant l'éventuel échappement des bulles d'air de l'une ou l'autre des boîtes de montres 36.
La vérification de la dépression s'effectue donc automatiquement, et il n'est plus nécessaire, comme c'est le cas dans les appareils connus, de quitter des yeux les boîtes de montres 36 pour vérifier si le vide partiel à l'intérieur de l'enceinte 14 se maintient à la valeur désirée pendant le contrôle de l'étan chéité desdites boîtes de montres 36.
Dans la forme d'exécution décrite et repré sentée au dessin, le niveau du liquide apparaît de manière extrêmement nette et même frap pante, grâce à l'effet de loupe du liquide. En effet, la partie de la fenêtre arrière 32 située au-dessus du niveau du liquide, apparaît, vue à travers le tube manométrique, d'une largeur c plus petite que sa largeur b réelle. Par con tre, la partie de cette fenêtre 32, vue à travers le liquide, apparaît d'une largeur d plus grande que sa largeur réelle b. Comme représenté au dessin, cette différence de largeur des deux par ties de la fenêtre 32 marque d'une manière frappante le niveau du liquide.
Un repère r in dique à l'observateur le niveau que doit attein dre le liquide pour qu'à l'intérieur de l'en ceinte règne un vide partiel de valeur donnée et permettant un contrôle préliminaire. Lors que le piston 18 est dans sa position basse extrême, il règne dans l'enceinte 14 le vide partiel nécessaire au contrôle effectif de l'étan- chéité des boîtes de montres et le niveau du liquide dans le tube manométrique est approxi mativement. à la hauteur de l'extrémité infé rieure de la fenêtre 31.
Lorsque le contrôle de l'étanchéité est ter miné; le contrôleur fait coulisser la tige 11 jusque dans sa position haute extrême pour la quelle le perçage radial 17 et le perçage axial 16 établissent une liaison entre l'atmosphère et l'enceinte 14. La pression atmosphérique se rétablit dans l'enceinte et la cloche 9 peut être retirée. Le liquide dans le tube manométrique remonte jusqu'à la hauteur de l'extrémité su périeure de la fenêtre 31.
De ce qui précède on peut se rendre compte des avantages techniques que présente l'appa reil décrit. Non seulement le vacuomètre à co lonne liquide ne comporte aucun organe méca nique susceptible de se détériorer, mais encore il suit absolument fidèlement les plus petites variations de pression, car il ne comporte au cun organe mécanique offrant une résistance à son déplacement. Enfin, ce vacuomètre est situé dans le champ visuel du contrôleur ob servant les boîtes - de montres, ce qui facilite dans une grande mesure ce contrôle.