Dispositif de transmission flexible L'invention a pour objet un dispositif de transmission flexible tel qu'un accouplement, un amortisseur, une roue d'engrenage flexible ou un dispositif analogue comprenant deux jeux annulaires de lames disposées alternativement de manière qu'une lame de l'un de ces jeux soit placée entre deux lames de l'autre jeu et<B>à</B> dis tance de ces dernières, un anneau intérieur situé<B>à</B> l'intérieur des lames et un anneau ex térieur disposé autour des lames, le tout de manière<B>à</B> former un jeu annulaire de cellules, des plaques terminales fermant lesdites cellules <B>à</B> leurs extrémités,
et des blocs de matière élas tique disposés dans ces cellules.<B>Il</B> existe des dispositifs connus de ce genre dans lesquels le volume desdits blocs élastiques est choisi de manière que<B>:</B> a) des espaces soient laissés libres dans les cellules, en l'absence de charge, pour permettre aux blocs de se déformer dans des directions radiales ou axiales ou les deux et<B>b)</B> lorsque ceux des blocs qui sont soumis<B>à</B> une compression supplémentaire, sous l'action d'une charge appliquée au dispositif, remplissent com plètement les cellules correspondantes, tandis que les autres blocs ne subissent qu'une décom pression partielle.
Les espaces susdits peuvent être ménagés en donnant aux blocs, radiale- ment ou axialement, une dimension inférieure<B>à</B> celle des cellules. Dans ces dispositifs, les blocs sont, de préférence, arrondis sur leurs bords, et les lames sont, de préférence, d'épaisseur constante<B>à</B> partir<B>de</B> leur bord libre et<B>y</B> com pris ce bord jusqu'en un endroit adjacent<B>à</B> celui où ces lames sont fixées<B>à</B> un anneau inté rieur ou extérieur avec lequel elles peuvent être faites d'une seule pièce. Les blocs peuvent être en forme de coin, vus en direction axiale, et présenter une section longitudinale de forme rectangulaire.
Bien que les dispositifs connus définis ci- dessus présentent une grande élasticité de tor sion, soient exempts d'ébat lors d'un renverse ment du sens de sollicitation et aient donné d7excellents résultats en pratique, la présente invention a pour but de modifier certains<B>élé-</B> ments de manière<B>à</B> permettre au dispositif de résister<B>à</B> des charges encore supérieures, sans que cela entrdîne de destruction des blocs élas tiques, et de lui donner une plus grande résis tance<B>à</B> la torsion et & autres caractéristiques de torsion désirables.
Dans ce but, le dispositif faisant Pobjet de la présente invention est caractérisé en ce que lesdits blocs élastiques présentent chacun une dimension radiale et une largeur au moins éga les<B>à</B> celles desdites cellules, mais laissent sub sister des espaces libres le long des quatre arêtes intérieures et extérieures de chacune des- dites lames, ces espaces s'étendant longitudina lement aux angles de chaque cellule.
La longueur des blocs peut également être au moins aussi grande que celle des cellules mais, dans certains cas, elle pourrait être<B>légè-</B> rement inférieure. De plus, on a constaté qu'il était important d'arrondir les arêtes des blocs d'une manière facilitant une dilatation des blocs jusque dans lesdits espaces, selon une action ressemblant beaucoup<B>à</B> une action de roulage sur les surfaces adjacentes de la cellule.
Le dessin annexé représente,<B>à</B> titre d'exem ple, une forme et des variantes d'exécution du dispositif de transmission flexible faisant l'objet de la présente invention.
La fig. <B>1</B> est une vue latérale partielle, moi tié en coupe axiale, de ladite forme d'exécution. La fig. 2 est une vue en bout, prise depuis la droite de la fig. <B>1,</B> une plaque terminale étant enlevée et le dispositif étant représenté<B>à</B> l'état non chargé.
La fi-.<B>3</B> est une vue analogue<B>à</B> celle de la fig. 2 montrant le dispositif dans l'état qu'il prend sous l'action d'une charge maximum.
La fi-. 4 est une vue latérale d'un des blocs de caoutchouc de ladite forme d'exécution. La fig. <B>5</B> est une vue en bout du bloc de caoutchouc représenté<B>à</B> la fig. 4<B>;</B> et les fig. <B>6 à 9</B> sont des vues partielles ana logues<B>à</B> celles des fig. 2 et<B>3</B> des variantes comprenant des blocs élastiques de forme dif férente, les fig. <B>6</B> et<B>8</B> représentant le dispositif <B>à</B> l'état non chargé et les fig. <B>7</B> et<B>9</B> le repré sentant dans l'état qu'il prend sous l'effet d'une charge maximum.
La forme d'exécution représentée aux fig. <B>1<I>à</I> 5</B> comprend un jeu annulaire de lames<B>10</B> portées par un anneau intérieur<B>11</B> qui com porte un moyeu 12 susceptible d'être monté sur un des arbres d'une paire d'arbres disposés dans l'alignement l'un de l'autre. Un autre jeu de lames<B>13</B> est porté par un anneau extérieur 14 qui est fixé par des boulons<B>15 à</B> une plaque arrière<B>16</B> portée par un moyeu<B>17</B> susceptible d'être monté sur l'autre desdits arbres. Les an neaux et les lames forment des cellules fermées <B>à</B> l'une de leurs extrémités par la plaque arrière <B>16</B> et,<B>à</B> leur autre extrémité, par une plaque terminale ou anneau<B>18</B> fixée<B>à</B> l'anneau 14 par des boulons 20. Des organes élastiques sont formés par des blocs de caoutchouc 22.
Les lames sont arrondies<B>à</B> leur racine selon un rayon indiqué en<B>23 à</B> la fig. 2, la longueur de ce rayon qu'on désignera ci-dessous par R étant, de préférence,<B>à</B> peu près égale ou<B>légè-</B> rement inférieure<B>à</B> l'épaisseur<B>30</B> des lames, par exemple comprise entre<B>0,75</B> et 1,2 fois ladite épaisseur. Les blocs 22 considérés axia- lement sont en forme de coins et,<B>à</B> l'état libre et avant d'être insérés dans les cellules, ils pré sentent la forme indiquée en 24, leur largeur étant supérieure<B>à</B> celle des cellules.
Les angles ou arêtes de ces blocs sont arrondis comme in diqué par les rayons<B>25,</B> dont la longueur est comprise entre<B>1,5</B> et<B>2,5</B> fois R, par exemple égale<B>à</B> 2 R. Lorsqu'ils sont comprimés chacun dans une cellule, le dispositif n'étant pas chargé et comme représenté<B>à</B> la fig. 2, le rayon des arrondis des blocs est tel qu'indiqué en<B>26</B> et présente une longueur comprise entre 1,2 et <B>1,8</B> R environ, par exemple égale<B>à 1,6</B> R.
Sous l'action d'une charge et comme représenté<B>à</B> la fig. <B>3,</B> le rayon de l'arrondi de certaines des arêtes devient encore légèrement plus faible, par exemple égal<B>à 0,3</B> R ou 0,4 R aux extré mités libres des lames, comme représenté en <B>27 à</B> la fig. <B>3,</B> et<B>à</B> R aux racines des lames, en<B>23.</B> Les blocs sont également arrondis en vue latérale, comme indiqué en<B>28 à</B> la fig. <B>1,</B> et en plan, comme indiqué en<B>29 à</B> la fig. 4, selon un rayon ne dépassant de préférence pas R et compris par exemple entre 0,4 et<B>0,8</B><I>R,</I> une valeur moyenne étant environ égale<B>à<I>0,5</I></B> R.
La longueur des blocs est, de préférence, telle que ceux-ci remplissent les cellules dans le sens de leur longueur, même lorsque le dis positif est<B>à</B> l'état non chargé.
Les faces latérales des blocs considérés<B>à</B> l'état libre forment un angle inscrit d'environ <B>7 à 15</B> % supérieur<B>à</B> l'angle correspondant de la cellule, les surfaces du bloc reliant les faces latérales<B>à</B> son extrémité extérieure et<B>à</B> son ex trémité intérieure étant cylindriques,
comme représenté<B>à</B> la fig. <B>5.</B> La surface de la cellule <B>C</B> avec laquelle le bloc entre en contact lorsque le dispositif n'est pas chargé peut être comprise entre 30 et 60 % de la surface totale de la cel- lule. Semblablement,
la partie du contour de la cellule considérée en direction axiale qui entre en contact avec le bloc lorsque le dispositif n'est pas chargé peut être comprise entre<B>30</B> et<B>60</B> Vo du contour total de cette cellule.
<B>A</B> l'état non chargé, des espaces sont laissés libres le long des quatre arêtes de chacune des cellules contenant les blocs, ces derniers étant en contact avec les anneaux intérieur et exté rieur et avec les deux lames adjacentes. Ces espaces sont remplis par du caoutchouc au fur et<B>à</B> mesure que la charge agissant sur le dis positif augmente.
Les blocs conformés comme indiqué ci-des sus ont tendance<B>à</B> remplir les espaces laissés libres dans les cellules sous l'effet de charges croissantes, et ceci en venant en prise avec les cellules par roulage. Semblablement, lorsquela charge diminue, ces blocs sortent de prise avec les cellules selon une action de roulage, de ma nière que le frottement des blocs contre les parois des cellules et qui a tendance<B>à</B> provo quer une désintégration de ces blocs est réduit. Le dispositif peut, par conséquent, présenter un haut degré d'élasticité<B>à</B> la torsion, les blocs ayant une longue durée de vie.
De plus, la réduction de la surface de contact entre chaque bloc et la cellule dans des proportions attei gnant au moins<B>50</B> ()/o par rapport aux cons tructions connues facilite notablement l'inser tion des blocs dans les cellules lors du montage initial du dispositif, de même que l'enlèvement de ces blocs en vue de les inspecter ou de les remplacer.
Dans le dispositif décrit, les surfaces des cellules peuvent être laissées<B>à</B> l'état brut de fonderie si bien que ce dispositif peut être pro duit de manière notablement plus économique que lorsque lesdites surfaces doivent être usi nées afin de réduire la friction exercée sur les blocs.
Grâce<B>à</B> une disposition et<B>à</B> un dimension- nement appropriés des pièces du dispositif, on peut obtenir d'excellentes caractéristiques d'ab sorption des chocs et on peut modifier le degré d'élasticité<B>à</B> la torsion du dispositif dans une mesure appréciable et donner<B>à</B> la torsion toute valeur convenant aux divers emplois d'un tel dispositif, par exemple entre<B> </B> 0,5,1 et<B> </B> 5,1.
Comme représenté aux fig. <B>6 à 9,</B> les blocs de caoutchouc peuvent, en pratique, avoir la forme de cylindres circulaires 34,<B>35</B> qui, pour donner au dispositif une élasticité maximum, présentent un diamètre tel que chaque cylindre touche tout juste les anneaux intérieur et exté rieur et les lames opposées le long de quatre génératrices qui sont approximativement équi distantes, comme représenté<B>à</B> la fig. <B>6.</B> Avec cette disposition, lorsque le dispositif est soumis <B>à</B> l'action d'une charge maximum dans un sens, comme représenté<B>à</B> la fig. <B>7,</B> les cylindres 34 d'un des jeux de cylindres alternés sont hors de prise avec les lames,
tandis que les cylindres <B>35</B> de l'autre jeu remplissent les espaces laissés libres dans les angles des cellules correspon dantes. Si l'on désire que le dispositif soit moins élastique, on insère dans les cellules des cylin dres de caoutchouc de plus grand diamètre, de sorte que ces cylindres sont comprimés lorsque le dispositif est<B>à</B> l'état non chargé, comme re présenté<B>à</B> la fig. <B>8.</B> Lorsque le dispositif est soumis<B>à</B> l'action d'une charge maximum dans un sens, comme représenté<B>à</B> la fig. <B>9,</B> les cylin dres<B>35</B> de l'un des jeux de cylindres alternés remplissent les cellules correspondantes,
tandis que les autres cylindres 34 sont encore léiù- rement comprimés ou touchent tout au moins les lames adjacentes.
L'emploi de cylindres en caoutchouc offre la possibilité d'obtenir une plus grande élasti cité<B>à</B> la torsion que cela n'est possible avec les blocs de caoutchouc en forme de coin précé demment décrits et permet également d'obtenir une résistance<B>à</B> la torsion variable et de carac téristiques non-linéaires, cette résistance crois sant de façon appréciable lorsque le couple de charge croît, au lieu de rester pratiquement constant au cours des premiers stades de défor mation du dispositif, comme c'est le cas avec des blocs de caoutchouc en forme de coin, tout en conservant la propriété d'éviter un surchauf- fage des blocs de caoutchouc par friction et d'éviter également des contraintes excessives.
De plus, l'emploi de tels cylindres de caout chouc fournit une manière simple de modifier le degré d'élasticité du dispositif selon les exi gences particulières de l'utilisation envisagée.
Les cylindres de caoutchouc dont il a été parlé ci-dessus sont fabriqués dans des tubes d'acier normaux et non dans des moules fendus extrêmement coûteux nécessaires pour la pro duction de blocs en forme de coin. De ce fait, on réduit les frais de production des blocs de caoutchouc dans des proportions considérables et l'on rend ainsi possible un échange entre des blocs d'une dimension et des blocs légèrement plus petits ou plus grands, dans le but d'obtenir des caractéristiques de résistance<B>à</B> la torsion différentes, ceci presque<B>à</B> volonté et sans que cela ne pose un grave problème, comme c'est le cas avec des blocs en forme de coin ou avec des éléments de transmission de force moulés de n'importe quelle autre forme et qui, pour leur fabrication,
exigent l'utilisation d'un moule en plusieurs parties fabriqué lui-même avec précision. De plus, l'emploi de cylindres de caoutchouc facilite l'assemblage et l'entretien du dispositif.
Lorsque le dispositif, par exemple un ac couplement, est<B>à</B> l'état non chargé, chaque bloc en forme de cylindre laisse subsister des espaces aux quatre angles de la cellule corres pondante, ce qui fait qu'on obtient un haut degré d'élasticité<B>à</B> la torsion en même temps qu'un genre naturel et uniforme de déformation des cylindres.
On peut facilement augmenter ou réduire l'élasticité du dispositif dans la mesure voulue en remplaçant les blocs par d'autres de plus petit ou de plus grand diamètre ou en rempla çant les blocs d'un diamètre donné par d'autres présentant un degré ou une valeur de dureté différent.
Le dispositif peut constituer un accouple ment destiné<B>à</B> accoupler l'un<B>à</B> l'autre des ar bres présentant entre eux un défaut d'aligne ment, par exemple de 2 ou 311, par exemple des parties de l'arbre<B>à</B> cardan d'un véhicule<B>à</B> mo teur. Dans ce but, on utilise deux dispositifs, dont les plaques<B>16</B> sont coaxiales et reliées l'une<B>à</B> l'autre de manière rigide. Chacune des plaques<B>16</B> pourrait aussi être remplacée par un tambour muni de flasques<B>à</B> ses deux extré mités, lesdits tambours étant reliés l'un<B>à</B> l'autre par les flasques adjacents et leurs autres flas ques étant boulonnés respectivement<B>à</B> la pièce 14 du dispositif correspondant.