Machine à cercler un objet, notamment une caisse
La présente invention concerne une machine à cercler un objet, notamment une caisse au moyen d'un lien métallique qui peut etre constitué par un profilé quelconque (rond, plat, ovale ou autre) devant former, autour de l'objet, une boucle dont les deux parties extrêmes sont à réunir par deux torsades de sens inverses et distantes l'une de l'autre, machine comprenant en combinaison une pince pour maintenir l'une des extrémités du lien, I'un dispositif mobile de traction pour serrer la boucle autour de l'objet, un pignon rotatif fendu radialement, dont la fente est destinée à recevoir les deux parties à réunir de la boucle, un dispositif de commande à levier oscillant pour faire notamment tourner ce pignon, et une cisaille disposée entre ce pignon et le dispositif mobile de traction pour couper,
au ras de la torsade adjacente, le brin du lien pris dans ce dispositif de traction.
Dans les machines connues de ce type, le levier oscillant de manoeuvre est relié généralement au pignon fendu de manière telle que la rotation de ce pignon, devant provoquer la torsade, est assurée par la course aller de ce levier, la course de retour étant une course morte.
Dans la machine objet de l'invention, la course complète, aller et retour, du levier oscillant de manoeuvre est mise à profit pour provoquer la rotation du pignon fendu en vue de la formation des deux torsades. Cette machine est caractérisée par le fait que le levier de ma oeuvre est relié au pignon fendu par deux trains d'engrenages inverses, en parallèle et combinés avec un mécanisme qui, au cours d'une phase d'actionnement de la machine, met en prise le levier de manoeuvre avec l'un desdits trains pour le mouvement d'aller d'une course d'oscillation d'ampleur prédéterminée du levier de manoeuvre, et met en prise, à la fin de ce mouvement, d'aller, l'autre desdits trains pour le retour, de sorte que, pour deux mouvements complets,
c'est-à-dire d'aller et de retour de la course prédéterminée du levier de manoeuvre, le pignon fendu tourne dans un seul sens.
De préférence ledit mécanisme comprend une butée effaçable combinée avec l'un des trains d'engrenages et agissant entre le levier de manceuvre et le pignon fendu, de manière telle que, pour chaque cerclage, le levier puisse accomplir successivement, d'abord une grande course aller et retour de torsion d'amplitude correspondant, compte tenu des trains d'engrenages, à la rotation dans un seul sens d'un nombre entier de tours du pignon fendu pour former les torsades et constituant ladite phase d'actionnement, puis une petite course supplémentaire aller et retour d'amplitude plus faible, destinée à provoquer une rotation supplémentaire aller et retour du pignon fendu en vue de soumettre le lien à une surtorsion, faute de quoi il serait difficile de dégager les deux brins du lien pris dans la fente du pignon et cela en raison de l'élasticité du matériau constituant le lien.
Cette seconde opération constitue une autre phase d'actionnement.
La machine, objet de l'invention est représentée, à titre d'exemple, au dessin; dans ce lui-ci :
La fig. 1 est une vue de face et en élévation de la machine objet de l'invention;
la fig. 2 est une vue analogue, avec coupe partielle
la fig. 3 est une coupe sensiblement horizontale suivant la ligne 3-3 de la fig. 1
les fig. 4 à 7 sont des coupes verticales transversales suivant les lignes 4-4 à 7-7 de la fig. 1 ;
les fig. 8 à 13 sont des schémas correspondant à diverses positions des organes interposés entre le levier de manoeuvre et le pignon fendu.
La machine à cercler est destinée à ligaturer, autour d'un objet, d'une caisse ou autre emballage A, par exemple (fig. 1), une boucle d'un lien. Ce lien peut être un fil métallique B, en acier par exemple, constitué par un profilé rond, plat ou de préférence méplat (ovale par exemple).
Cette machine comprend, comme connu, solidaires d'un bâti C, une pince fixe D, destinée à retenir l'extrémité bl du fil B, un dispositif E de traction, capable d'agir dans le sens de la flèche fi pour saisir et tendre l'autre extrémité b" du fil formant la boucle qui fait le tour de l'objet A et restituer tout excédent de fil à la bobine de réserve.
Entre la pince D et le dispositif E, la machine comprend, comme connu, un pignon rotatif 1, fendu radialement, dans lequel les deux brins d'extrémité bl et b2 de la boucle B sont introduits, côte à côte, de manière que, par une rotation de ce pignon 1, les deux brins soient torsadés l'un autour de l'autre en formant deux torsades de sens inverses, de part et d'autre de ce pignon qui est lié à un mécanisme F permettant de l'entraîner en rotation.
Enfin, entre le pignon 1 et le dispositif de traction E sont disposées une pince G, destinée à tenir les deux extrémités bl et b2 de la boucle au cours de la formation des torsades et une cisaille H, destinée à détacher la boucle en cisaillant le brin b2 attenant à la bobine de laquelle il est déroulé.
On va reprendre ci-après, en détail, chacun des dispositifs C à H.
Bâti C. - Ce bâti est formé de deux parties assemblées dans le plan vertical transversal 5-5 (fig. 1). Chacune comprend une embase 2 respectivement 3 sur laquelle font saillie divers bossages et deux demi-coquilles 4 et 5 qui, par leur réunion dans le plan précité 55, forment un carter. Les deux parties de ce bâti sont réunies par un certain nombre de vis 6 (fig. 1, 3).
Pince D. - Cette pince, destinée à retenir l'extrémité b1 du lien B, est formée, d'une manière connue, par une enclume 7 du bâti et un levier 8, articulé autour d'un axe horizontal 9 sur une portion verticale de ce bâti. Ce levier comprend, à son extrémité inférieure, deux surfaces étagées 10 et 11 arquées, parallèles entre elles, mais de centre de courbure excentré par rapport à l'axe 9.
La surface 10, qui est la plus éloignée de cet axe, est striée et destinée à serrer contre l'enclume 7 l'extrémité b1 du lien B, cependant que la surface 11 est suffisamment en retrait pour permettre un libre passage entre elle et l'enclume 7 de la partie du lien attenant à l'extrémité b' > . L'excentricité des surfaces 10 et 1 1 est telle qu'une traction exercée, de la gauche vers la droite, sur le brin bl du lien B provoque, par la rotation dans le sens de la flèche f2 du levier 8, un serrage de ce brin entre la surface 10 et l'enclume 7. Il suffit, par contre, de faire osciller le levier 8 en sens inverse de la flèche f2 pour augmenter l'espace disponible entre la surface 10 et l'enclume.
Dispositif de traction E. - Ce dispositif est destiné à être accroché au brin d'extrémité b2 de la boucle formée et à exercer une traction dans le sens de la flèche fZ sur ce brin.
Ce dispositif comprend un corps 12, rapporté par des vis 13 sur la portion adjacente du bâti C. Dans ce corps 12 est ménagé un alésage cylindrique, de section sensiblement semicirculaire 14, doublé d'une chemise 15. Cet alésage est fermé, sur le devant, et sur les côtés par un couvercle 16, ayant en plan la forme d'un U et fixé à l'aide de vis 17 et pourvu, sur toute la longueur de sa face antérieure d'une. fenêtre 18 (fig. 1), destinée à permettre l'introduction du brin b2 dans ce dispositif E.
Dans la chemise 15 sont mobiles deux pinces PZ et P'.
La pince Pi comprend un bloc 19, mobile dans le sens de la flèche f1 sous l'action d'un levier de manoeuvre 20, claveté sur un tourillon 21, monté rotatif dans le corps 12. Ce levier comprend un tourillon excentré 22, engagé à travers une lumière du corps 12 dans une rainure transversale 23 du bloc 19, de telle sorte qu'une oscillation de ce levier dans le sens de la flèche f (fig. 2) assure un déplacement vers la droite du bloc 19, à l'encontre d'un ressort de rappel 24.
Le bloc 19 présente une rainure 25, oblique par rapport à l'axe longitudinal de l'alésage 14. Dans cette rainure est logée la mâ- choire mobile 26 de la pince. Cette mâchoire, en forme de coin, coopère, par une face striée 27, parallèle à l'axe longitudinal de l'alésage, avec une face lisse 28 ménagée dans le bloc 19. La mâchoire mobile 26 est repoussée vers la gauche (fig. 2) par un ressort 29 prenant appui sur une butée 30, solidaire du bloc 19.
Sous l'action de ce ressort, la pince tend donc à se fermer.
A l'extrémité gauche de l'alésage, une butée 31, portée par le corps 12 fait saillie dans la rainure 25 du bloc 19, de manière telle que, lorsque la pince Pl est dans sa position de repos, à gauche, la mâchoire 26 est écartée de la face lisse 28, à l'encontre de l'action du ressort 29, par ladite butée 31.
La pince de droite p2 est fixe ; elle comprend une pièce 32 bloquée dans le corps 12 à l'aide d'une vis 32 . Cette pièce présente une rainure oblique 33, dans laquelle peut se mouvoir une mâchoire mobile 34 à face de serrage striée 35, destinée à coopérer avec une face lisse 36 de cette pièce 32. Un ressort 37, prenant appui sur la mâchoire mobile et sur une butée 38 fixée à la pièce 32, tend à fermer la mâchoire.
Le biseau 39 d'un poussoir 40 solidaire d'un bouton d'appui 41, et monté coulissant dans le corps 12 et la pièce 32, permet, par l'enfoncement de sa tige à l'encontre d'un ressort de rappel 42, de déplacer vers la droite la mâchoire mobile 34 et d'ouvrir ainsi la pince p2.
L'ensemble du dispositif E est complété, à son extrémité de droite, par un crochet 43, disposé entre la pièce fixe 32 et l'aile correspondante d'extrémité du couvercle 16. Ce crochet 43 est articulé autour d'un tourillon 44 et est adapté de manière que son extrémité s'étende en travers de la fenêtre 18 du couvercle 16 pour empêcher le brin b2 introduit dans le dispositif È, de quitter celui-ci.
Ce dispositif fonctionne comme suit : le brin b2 est introduit dans les deux pinces par la fenêtre 18 du couvercle 16, le crochet 43 s'effaçant à l'encontre d'un ressort de rappel 45 et la pince P2 étant ouverte par un appui provisoire d'un doigt de l'opérateur sur le bouton 41, cependant que la pince pl est ouverte automatiquement par la butée 31. Le brin b2 introduit, on libère le poussoir 40 et, sous l'action du ressort 37, la pince p2 se referme sur ce brin.
Dès ce moment, lorsqu'on fait osciller le levier 20 dans le sens de la flèche 3, la pince pl est déplacée vers la droite et la mâchoire 26 libérée de la butée 31, sous l'action du ressort 29, se ferme sur le brin b2. Qn notera que la pression de fermeture de la pince est d'autant plus forte que le brin b2, qui résiste, tend à déplacer davantage la mâchoire 26 par rapport au bloc 19 vers la gauche (fig. 2) et ce, en raison de l'obliquité de la rainure 25.
Par conséquent, le brin b2 est pincé fortement et n'est plus lâché par la pince Pi pendant tout le déplacement vers la droite de cette pince ; le brin b2 glisse alors librement vers la droite dans la pince p2,
Lorsqu'on ramène le levier 20 dans le sens inverse de la flèche fs, la pince Pi revient vers la gauche sous l'action du ressort 24, mais la mâchoire 26 glisse alors dans la rainure 25, vers la droite, en comprimant le ressort 29;
la pince s'ouvre ainsi et permet à la mâchoire de glisser sur le brin b" qui ne peut pas revenir vers la gauche, car il est alors maintenu par la pince p2,
Mécanisme d'entraînement F. - Le pignon fendu 1, dont on voit sur les fig. 2, 5 et 6 la fente longitudinale 1 destinée à recevoir, côte à côte, les deux brins bu et b2 de la boucle B, est monté fou par deux tourillons 1 dans des portées ménagées dans les deux demicoquilles 4 et 5 du bâti C.
En vue de son entraînement en rotation, le pignon 1 est combiné avec le mécanisme F.
Celui-ci comprend un arbre 46, porté par deux paliers 47 solidaires du bâti et dans l'un desquels il est immobilisé par une vis 48 (fig. 2).
Sur cet arbre peut basculer un levier 49 terminé en forme de fourche à deux branches 49f et 49.
La branche 498 comprend (fig. 3 à 4) deux alésages parallèles 50 et 51 dont les axes sont situés dans un plan perpendiculaire à l'arbre 46. Dans ces alésages sont mobiles, respectivement, un cliquet principal 52 et un cliquet auxiliaire 53. Des ressorts 54 et 55 tendent à repousser ces cliquets vers l'extérieur pour appliquer leurs têtes contre un disque à entraîner 56.
Ce disque 56 est monté fou sur l'arbre 46 et présente deux entailles 57 et 58, ménageant entre elles un tenon 59 à faces parallèles, avec lesquelles coopèrent les faces actives 60 et 61 des cliquets pourvus de faces arrière obliques d'effacement 62 et 63.
On notera que le cliquet auxiliaire 53 présente un prolongement médian sous la forme d'un nez 64, destiné, normalement, à se déplacer dans une gorge 65 du disque 56. Mais, dans cette gorge 65 est logée, vers l'avant de la machine, une came fixe formant butée 66 (fig. 1, 4 et 8 à 10) venue de matière ou rapportée sur le bâti C et adaptée pour repousser, après une rotation de 1800 du levier 49, ce cliquet auxiliaire 53 en vue de lui permettre de franchir le tenon 59 du disque 56, lors du début de la grande course de retour du levier, comme il sera exposé plus loin et comme il est représenté à la fig. 10.
Lorsque le levier 49 accomplit sa grande course aller, de 180tex dans l'exemple choisi, par oscillation autour de l'arbre 46, dans le sens de la flèche f (fig. 8 et 9) le cliquet principal 52 entraîne le disque 56 dans le sens de la flèche F', le cliquet auxiliaire 53 se dépla çant au fur et à mesure devant le tenon 59.
Il en est ainsi jusqu'à la position de la fig. 10 pour laquelle le cliquet auxiliaire 53 est effacé par la came 66 pour lui permettre de franchir le tenon 59 en vue du retour vers l'arrière, dans le sens de la flèche fG, du levier 49.
L'autre branche 49b de ce levier présente un alésage unique 67, dans lequel coulisse un cliquet 68 sous l'action d'un ressort de rappel 69 qui tend à appliquer sa tête contre un deuxième disque 70, disposé contre l'autre demi-coquille 5 du bâti. Ce disque présente une encoche 71 ménageant un ressaut 72 destiné à coopérer avec la face active du cliquet 68, la face opposée de ce cliquet étant oblique en vue de son effacement. Le ressaut 72 et la face active du cliquet 68 sont disposés de telle sorte que ce cliquet permette d'entraîner le disque 70 dans le sens de la flèche F (fig. 10) pendant la grande course de retour du levier 49 de la position de la fig. 10 à celle des fig. 8 ou 12.
Les deux disques 56 et 70 sont reliés au pignon fendu l chacun par un train d'engrenages permettant, pour des rotations inverses de ces disques, c'est-à-dire pour les oscillations de sens inverse du levier 49, d'entraîner le pignon fendu 1 toujours dans le même sens, sauf pendant l'oscillation de retour après la rotation aller de surtorsion, comme il sera précisé plus loin au cours de l'exposé du fonctionnement.
Sur le disque 56 est claveté en 73, à travers la paroi de la demi-coquille 4, le moyeu d'une couronne dentée extérieurement 74 (fig.
2. 3, et 5). Cette couronne engrène directement avec le pignon 1 et constitue le premier train d'engrenage, de sorte que, lors des oscillations aller du levier 49 dans le sens de la flèche fj (fig. 5, 8 et 9), la couronne 74 entraîne directement le pignon I dans le sens de la flèche f. Le rapport de multiplication entre la couronne 74 et le pignon l est tel que, pour une oscillation, par exemple de 180 , du levier 49 de la position de la fig. 8 à celle de la fig. 10, le pignon I accomplit une rotation d'un tour et demi.
L'autre disque 70 est relié au pignon fendu
I par l'intermédiaire d'un deuxième train d'engrenages, tel que par entraînement du disque 70 dans le sens de la flèche f (fig. 8 à 12) c'est-à-dire dans le sens inverse de la rotation (r) du disque 56, ce disque 70 continue à traîner le pignon fendu 1, toujours dans le sens de la flèche f < , pour lui faire accomplir à nouveau une rotation d'un tour et demi et cela, pendant l'oscillation de retour du levier 49, dans le sens de la flèche f de la position de la fig. 10 et celle de la fig. 12.
Dans ce but, sur le disque 70 est clavetée en 75 à travers l'autre demi-coquille 5 du bâti, une couronne dentée extérieurement 76 pareille à la couronne 74, mais déportée axialement par rapport au pignon I de sorte qu'elle n'engrène pas avec ce pignon, la liaison étant assurée par un pignon intermédiaire 77 (fig. 2 et 5), monté fou sur un axe 78, porté par les deux demicoquilles 4 et 5.
Grâce aux transmissions ci-dessus décrites, un mouvement aller et retour du levier 49, de la position de la fig. 8 à la position de la fig.
12, provoque une rotation continue du pignon fendu 1, dans le sens de la flèche 8 et cela sur un nombre entier de tours, trois dans l'exemple choisi. Il en résulte que lorsque le levier a accompli son mouvement d'aller et retour, la fente 1ft du pignon se retrouve (fig.
12) exactement dans la même position qu'au
moment du départ (position de la fig. 8).
Mais l'ensemble du mécanisme F est complété par des moyens auxiliaires dont l'action est telle que, alternativement, les mouvements
aller et retour du levier 49 sont une fois d'une
grande amplitude (par exemple 180" comme
indiqué) et assurent la rotation précitée du pi
gnon fendu I dans le sens de la flèche fs en
vue de la torsion du lien puis une fois d'amplitude plus faible, destinée à provoquer une rotation de surtorsion du pignon fendu 1 d'abord dans le sens de la flèche j9, puis une rotation égale de retour, l'amplitude des mouvements aller et retour du pignon 1 étant alors, par exemple, de 900. L'amplitude correspondante de la petite oscillation aller et retour du levier 49, à partir de sa position arrière de repos,
dépend de celle désirée pour le pignon fendu, et du rapport de multiplication donné par le premier train d'engrenages. Dans l'exemple choisi, le pignon fendu 1 devant tourner de 90ç, I'amplitude du deuxième mouvement du levier 49 doit être de 300 étant donné le rapport de multiplication choisi qui est de trois.
En vue d'assurer ce mouvement limité aller et retour du levier 49, le mécanisme est complété comme suit : sur l'arbre 46 est montée folle, entre les couronnes dentées 74 et 76, une came 79 qui est solidaire en rotation de la couronne dentée 76, grâce à un clavetage 80 (fig. 3 et 5). Cette came principale 79 présente, d'une part, un bossage circulaire 81 qui ne s'étend qu'à une portion du pourtour de la came, ce bossage étant limité par deux faces radiales 82 et 83 (fig. 5) et, d'autre part, une encoche 84. Cette encoche est destinée à coopérer avec un levier 86 présentant une butée de verrouillage constituée par un nez 85.
Ce levier 86 est articulé en 87 sur le bâti et est sollicité par un ressort 88 dans le sens qui applique le nez 85 sur la périphérie de la came 79. Le levier présente, sur sa face supérieure et vers le milieu de sa longueur, un bossage 89 formant un ressaut 90 et raccordé par une rampe 91 au champ supérieur 92 du levier (fig. 5). Avec ce bossage 89 et avec le bossage 81 de la came principale 79 coopèrent respectivement les talons 93 et 94 d'une came auxiliaire 95 en forme de A.
Cette came est montée folle sur un axe 96, porté par les deux demi-coquilles 4 et 5 du bâti et elle est sollicitée à tourner dans le sens de la flèche f9, par un ressort 97, disposé autour de cet axe 96 dont il est solidaire par l'une de ses extrémités tandis que l'autre extrémité est fixée à la came. En outre, cette came 95 a une largeur telle que son talon 93 se trouve au droit du bossage 81 de la came 79, tandis que son autre talon 94 est au droit du levier 86 (voir fig. 3).
Compte tenu de la forme de la came auxiliaire 95, les dimensions des bossages 81 de la came principale 79 et 89 du levier 86 de butée et de verrouillage sont telles qu'une rotation d'un tour de la came 79, rotation correspondant à l'aller et retour de grande amplitude du levier 49., c'est-à-dire au passage du mécanisme de la position de la fig. 8 à la position de la fig. 12, n'est pas suffisante pour ramener les cames principale 79 et auxiliaire 95 dans la même position relative.
En effet, si, au début du mouvement, ces cames sont dans la position représentée à la fig. 8, telle que le talon 94 de la came 95 bute contre la face radiale 83 du bossage 81 de la came principale 79, tandis que le talon 93 appuie sur le ressaut 90 du levier 86 (fig. 8), à la fin du mouvement de retour du levier 49 (fig. 12), la came auxiliaire 95 est effacée par rapport au levier 86 car son talon 94 est encore au contact du bossage 81 ; la libération de la came auxiliaire 95 n'est possible que par un supplément de rotation de la came 79 dans le sens indiqué par la flèche fl (fig. 12).
Pince G. - Cette pince est destinée à serrer le brin b2 et la portion adjacente de la boucle B entre le mécanisme de torsion et la cisaille H. Cette pince est disposée à la suite d'une fourche de guidage 98 encastrée dans le bâti et elle comprend une enclume inférieure 99 formant une mâchoire fixe et un levier supérieur 100, sensiblement horizontal et formant une mâchoire mobile.
Ce levier 100 est articulé autour d'un axe 101 (fig. 7) porté par le bâti et il est sollicité à osciller autour de cet axe, dans le sens de la flèche fll, par un ressort 102 agissant contre son extrémité arrière. I1 est normalement appuyé sur la mâchoire fixe 99, sauf lorsque le levier 49 est dans sa position de repos, à ce moment, un bossage 103 d'une came 104, clavetée en 105 sur le disque 70, vient prendre appui sur ce levier pour l'écarter de la mâchoire fixe 99, comme représenté sur la fig. 7.
Cisaille H. - Celle-ci est disposée entre la pince G et un épaulement du bâti. Elle est destinée à couper le brin b- qui relie la boucle B à la bobine d'alimentation. Cette cisaille comprend un couteau, constitué par un levier
106, monté oscillant autour de l'axe 101, présentant une partie tranchante 107 destinée à coopérer avec l'arête supérieure adjacente de la mâchoire fixe 99 agissant comme contrecouteau, et sollicité par un ressort 109 qui l'écarte de ladite arête.
En vue de la coupe, le couteau 106 est soumis à l'action du bossage 101 d'une came 112.
Cette came coaxiale à la came 104, dans laquelle une partie de son moyeu est logée, est également clavetée en 105 sur le disque 70.
On notera enfin que la partie tranchante 107 du couteau 106 présente un évidement 107fut à son extrémité arrière.
Fonctionnement de la machine
Soit à former une boucle B, à partir d'un lien, autour de l'objet A et à fermer cette boucle. Le lien nécessaire, pris sur une bobine, non représentée, est, comme on l'a déjà dit, engagé par son extrémité b' dans la pince D où il se trouvera maintenu par la surface excentrée 10 de cette pince.
Immédiatement après la pince D, le lien est engagé une première fois dans le pignon fendu 1, puis dans la fourche de guidage 98, dans la pince G et sous le couteau H, puis on forme la boucle B autour de l'objet A. A la fin de la boucle, le lien passe à nouveau dans la pince D, mais cette fois, sans être serré car il est situé entre l'enclume 7 et la surface 11, puis une deuxième fois dans le pignon fendu 1, dans la fourche de guidage 98, dans la pince G, sous le couteau H où il repousse le brin b1 ou droit de l'évidement 1070 du couteau, et enfin dans les pinces du dispositif
E de mise sous tension.
Cela fait, par des mouvements d'oscillation du levier 20, on provoque, comme il a été exposé plus haut, la mise sous tension de la boucle B.
La tension désirée étant obtenue, il ne reste plus qu'à opérer d'abord la torsion, puis la surtorsion des deux brins b et b2, à l'aide du pignon fendu 1 ; pour suivre ces opérations on se reportera aux schémas des fig. 8 à 13.
Au début de l'opération de torsion, les organes du mécanisme F sont dans la position représentée à la fig. 8.
La première opération consiste à faire basculer vers l'avant, de 180 , le levier 49, dans le sens de la flèche f4, le faisant ainsi passer de la position de la fig. 8 à celle de la fig. 10.
Le cliquet 52, qui est au contact du tenon 59 du disque 56, entraîne ce disque dans le sens de la flèche f5 et, par le clavetage 73, la couronne 74 qui fait tourner d'un tour et demi le pignon fendu 1 dans le sens de la flèche fX.
Simultanément, ce pignon I entraîne, par l'intermédiaire du pignon 77, la couronne dentée 76 et le disque 70 dans le sens de la flèche ft, de telle sorte que le ressaut 72 de ce disque 70 tourne autour de l'axe de l'arbre 46, en sens inverse du cliquet 68 qui suit le levier 49 dans ses oscillations (voir notamment la position intermédiaire représentée à la fig. 9).
A la fin du mouvement aller du levier 49 (fig. 10), le cliquet 68 retombe dans l'encoche 71, en contact avec le ressaut 72, cependant que le cliquet auxiliaire 53 est effacé par la came fixe 66. Il en résulte que l'on peut ramener immédiatement, sans autre mesure, le levier 49 en arrière, en le faisant passer de la position de la fig. 10 à la position de la fig.
12. Au cours du retour du levier, c'est le cliquet 68 qui entraîne le disque 70 et, par conséquent, la couronne 76. Celle-ci, qui tourne dans le sens de la flèche f7 continue à entraîner, dans le sens de la flèche f8, le pignon fendu 1, en raison du mouvement inverse du pignon intermédiaire 77, cependant que le disque 56 entraîné par le pignon I continue à tourner dans le sens de la flèche r pour arriver finalement dans sa position initiale (comparer les positions identiques des fig. 8 et 12).
Pendant tout ce mouvement de retour du levier 49, le cliquet auxiliaire 53, qui a franchi le tenon 59 du disque 56 à la fin de la course aller du levier en raison de son effacement provisoire par la came fixe 66, glisse sur la surface cylindrique de ce disque 56 pour revenir contre son talon 59, dans la position de la fig. 12.
Le passage de la position de la fig. 8 à la position de la fig. 12, qui correspond à un mouvement aller et retour de grande amplitude du levier 49, a donc fait tourner d'un nombre entier de tours, soit trois tours dans l'exemple représenté, le pignon fendu 1 et a provoqué sur les deux brins juxtaposés bl et b- du lien deux torsades situées chacune de part et d'autre de ce pignon.
Mais, si l'opération s'arrêtait là, c'est-àdire si la rotation du pignon 1 était limitée à un nombre entier de tours, il serait difficile de dégager les brins du lien de la fente 18 de ce pignon en raison de l'élasticité du matériau constituant le lien.
Il est nécessaire de provoquer un mouvement de surtorsion du lien, d'amplitude telle que, par élasticité, les portions des deux brins situées entre les deux torsades reviennent dans la même position relative qu'avant la formation de ces torsades.
Cette surtorsion est assurée par une deuxième course aller du levier 49, mais, cette fois, d'amplitude plus faible, au cours de laquelle entrent en jeu les cames principale 79 et auxiliaire 95 et le levier 86 ; le retour du levier permettant le retour du pignon fendu, donc aussi le retour élastique des deux brins dans la position finale désirée.
Si on se reporte aux fig. 8 à 12, on constate que, au début du mouvement de grande amplitude, le levier 86 est mai che 84 de la came 79 qui tourne dans le sens de la flèche fZg, de franchir librement le nez 85 du levier 86.
Un peu après le passage par la position de la fig. 9, le bossage 81 de la came 79 vient, par sa face radiale 82, appuyer sur le talon 94 de la came 95 et oblige celle-ci à basculer, à l'encontre de l'action de son ressort de rappel, pour venir dans la position de la fig.
10. Le levier 86, libéré de l'action de la came 95, bascule autour de son axe 87 sous l'action de son ressort de rappel 88 mais, à ce moment, L'encoche 84 de la came 79 a déjà franchi le nez 85 du levier 86 et celui-ci porte donc sur la partie circulaire de la came 79, son basculement est donc sans effet.
Il en est ainsi jusqu'à la position de la fig. 12. Mais, comme on l'a souligné plus haut, pour cette position qui correspond, on le rapelle, à la fin du mouvement de retour de grande amplitude du levier 49, la came auxiliaire 95 n'a pas pu reprendre sa position initiale de la fig. 8, car elle n'a pu échapper au bossage 81 de la came 79. Cette came auxiliaire 95 est donc encore effacée et le levier 86 continue à porter sur la partie circulaire de la came 79.
Lorsqu'on amorce le mouvement aller de faible amplitude, destiné à provoquer la surtorsion, le cliquet 52 entraîne le disque 56 et provoque une rotation supplémentaire du pignon fendu 1. Cette rotation supplémentaire, qui correspond à la surtension nécessaire, est, par exemple, de 90O de sorte que la fente 1 vient dans la position de la fig. 13.
Le nez 85 du levier 86 s'engage alors, sous l'action du ressort 88, dans l'encoche 84 de la came 79, interdisant d'aller plus loin ; I'ensemble du mécanisme est ainsi arrêté dans un sens.
La machine se trouve alors dans la position de la fig. 13, mais l'amplitude aller de surtorsion a été suffisante pour que la face radiale 83 du bossage de la came principale 79 ait abandonné le talon 94 de la came 95 et celle-ci, sous l'action de son ressort de rappel 97, a basculé, ramenant son talon 93 au contact du levier 86.
Il ne reste plus, pour terminer, qu'à ramener le levier 49 dans le sens de la flèche f1 jusqu'à sa position de départ de la fig. 8. Au cours de ce mouvement de retour, ce n'est plus le cliquet 68 qui est susceptible d'entraîner le disque 70 dans le sens de la flèche f de la fig. 12 car, à la fin de la course de faible amplitude aller, les pièces se trouvant dans la position de la fig. 13, ce cliquet 68 est éloigné périphériquement du ressaut 72 du disque 70. Le mouvement de retour est assuré par le cliquet auxiliaire 53 qui, jusqu'ici, n'avait eu aucune utilité.
Ce cliquet 53 entraîne le disque 56 dans le sens de la flèche fli, inverse de sens normal de rotation de ce disque, et il en résulte, de ce fait, une rotation du pignon 1, de la came 79 et du disque 70 dans le sens des flèches Ji, fla et et f1 < qui sont de sens in- inverses à ceux indiqués sur les fig. 8 à 12.
Par suite de ces rotations suivant fl à f17, après la course de retour de faible amplitude, I'ensemble des organes se retrouve dans la position de la fig. 8.
En effet, par suite de la rotation dans le sens de la flèche f16 le nez 85 du levier 86 est dégagé de l'encoche 84 par la came 95 dont le talon 93 monte la rampe 91 pour s'engager sur le ressaut 90, du fait que cette came est actionnée par la face radiale 83 de la came 79 ; le levier 86 sera ainsi maintenu effacé au cours de la grande course suivante, afférente à un nouveau cerclage.
Il reste à examiner le comportement au cours du cycle, d'une part, de la pince G et, d'autre part, de la cisaille H.
En ce qui concerne la pince G, on rappelle qu'au repos (c'est-à-dire au début d'un cycle), le bossage 103 appuie sur le levier 100 constituant la mâchoire mobile supérieure de cette pince qui est alors ouverte, permettant ainsi l'introduction dans cette pince des deux brins juxtaposés du lien. Mais, pour toutes les autres positions du levier 49, le bossage 103 est effacé par rapport au levier 100 et, sous l'action du ressort 102, ce levier est sollicité dans le sens de la flèche fll et appuie sur la mâchoire fixe 99, maintenant ainsi les deux brins ; ceux-ci ne sont donc libres qu'au début et à la fin de la manoeuvre et pendant l'instant intermédiaire, où, à la fin de la grande course de retour de torsion, le levier 49 se trouve dans sa position de repos, avant le début de la course de surtorsion.
Enfin, en ce qui concerne la cisaille H, la coupe du brin b2 s'effectue au cours de la période même de torsion, car le bossage 111 de la came 112 repousse alors le couteau 106 à l'encontre de l'action de rappel du ressort 109. Par conséquent, à la fin de la manoeuvre de surtorsion, le brin b2 est coupé depuis un certain temps et on peut dégager le brin b encore engagé dans le dispositif de traction E et retirer de la machine la boucle B tendue et fermée par ses deux torsades.
Un cycle complet de fonctionnement est terminé; la machine est prête à accomplir une nouvelle opération.
La forme d'exécution représentée et décrite, n'a été donnée qu'à titre d'exemple d'autres formes d'exécution sont possibles.