Machine pour la fabrication du papier La présente invention a pour objet une machine pour la fabrication du papier, du type comportant un rouleau capteur à aspiration sur lequel passe un élément capteur perméable sans fin coopérant avec une toile métallique formeuse dans le voisinage d'un rouleau coucheur pour enlever la nappe de pâte à papier, un rouleau de transfert à aspiration disposé sur le côté du rouleau capteur éloigné du rouleau coucheur et sur lequel passe un feutre de transfert pour recevoir ladite nappe de l'élément capteur et l'amener à une presse, et un rouleau guideur agencé pour obliger l'élément capteur à engager la surface du rouleau de transfert en quittant le rouleau capteur.
Dans certaines machines de ce genre, le rou leau capteur à vide (agissant dans un feutre de transfert) est le rouleau placé tout à fait en bas d'une presse qui est formée d'un empilage de rouleaux par les rouleaux supérieurs de laquelle la nappe de pâte à papier est soumise à une compression et transférée sur le côté supérieur d'un feutre par lequel elle continue à être ache minée à travers la machine.
Dans d'autres ma chines, la nappe de pâte à papier est entraînée par le côté inférieur du feutre de transfert auquel elle a été amenée à partir de la toile métallique formeuse par le rouleau capteur agissant par le vide, et rencontre un feutre inférieur en parve nant à la commissure ou un peu avant d'attein- dre la commissure d'un rouleau d'aspiration inférieur et d'un rouleau de compression supé rieur formant par leur ensemble une presse de transfert, puis est sensiblement écartée du rou leau capteur.
Comme son nom l'indique, cette presse sert essentiellement à transférer la nappe de pâte à papier sur le côté supérieur du feutre inférieur, puis une nouvelle compression a lieu dans une presse séparée à laquelle la nappe de pâte est amenée par le feutre inférieur. Une compression plus accentuée peut être effectuée ensuite le cas échéant.
La présente invention concerne une modifi cation de la deuxième construction avec capta tion de la nappe de pâte à papier par le vide telle qu'elle vient d'être décrite; elle vise à réaliser une simplification du mécanisme principal essentiel ainsi qu'à supporter dans de meilleures condi tions la nappe de pâte à papier séparée de la toile métallique.
La machine faisant l'objet de l'invention est caractérisée en ce que le rouleau de transfert à aspiration est disposé près du rouleau capteur de manière à obliger l'élément capteur à passer, en contact avec ledit feutre de transfert, sur le rouleau de transfert, pratiquement en quittant le rouleau capteur, le rouleau guideur étant placé pour obliger cet élément capteur à s'incurver autour d'une partie du rouleau de transfert au moment où il s'écarte du rouleau capteur, puis à diverger du feutre de transfert quand la nappe de pâte à papier et le feutre ont quitté le rouleau de transfert.
Quand la nappe de pâte à papier a été déga gée de la toile métallique par le rouleau capteur, elle est amenée par l'élément capteur en contact avec le feutre de transfert sur l'arc du rouleau de transfert enveloppé par cet élément capteur, et l'aspiration qui est appliquée par le rouleau de transfert agit pour détacher de l'élément capteur la nappe de pâte à papier qui demeure sur le côté supérieur du feutre de transfert au moment où ledit élément et ledit feutre diver gent. Il en résulte que la nappe de pâte se trouve supportée très rapidement par le feutre de trans fert après qu'elle a été dégagée par le rouleau capteur de la toile métallique.
Comme elle est appliquée au feutre de transfert tout près du point de captation, elle peut être amenée direc tement par ce feutre à une presse, de sorte qu'une presse de transfert devient inutile.
Le rouleau de transfert peut occuper une position telle qu'il forme une commissure avec le rouleau capteur, l'élément capteur, le feutre de transfert et le nappe de pâte à papier étant interposés entre eux. Cette commissure n'est pas destinée à exprimer une quantité notable d'eau mais surtout à contribuer au transfert de la nappe de pâte. Il suffit à cet effet que la pression entre les rouleaux soit comparativement faible, par exemple au plus égale à 18 kilos, environ pour 25 mm dans le sens linéaire.
A titre de variante, un intervalle peut être ménagé entre le rouleau capteur et le rouleau de transfert, cet intervalle étant franchi en pont par l'élément capteur au moment où il s'écarte du rouleau capteur pour rencontrer le feutre de transfert à la hauteur du rouleau de transfert.
La nappe de pâte à papier est alors soumise à une pression exercée uniquement par les arcs de l'élément capteur et le feutre de transfert enve loppant le rouleau de transfert, une souplesse suffisante étant ménagée pour le passage des grumeaux et pour faire la part des variations d'épaisseur ou des plis du feutre sans qu'il y ait risque d'endommagement comme celui qui pour rait se produire au passage de la nappe de pâte à travers une commissure positive entre les deux rouleaux.
L'élément capteur peut être un feutre sans fin, mais il est de préférence constitué par un tablier métallique capteur formé d'une toile sans fin dans les cas où le papier en cours de fabrica tion est d'une qualité telle qu'il n'y ait pas d'in convénient pour lui à avoir deux côtés marqués par la toile métallique. L'utilisation d'une toile métallique qui a une texture ouverte évite d'ail leurs les difficultés de nettoyage qu'on rencontre avec un feutre de transfert.
La toile métallique sans fin peut être insérée en place par des méthodes généralement ana logues à celles qu'on emploie pour l'insertion de la toile métallique formeuse sans fin à l'ex trémité humide de la machine.
Le dessin représente, à titre d'exemple, une forme et des variantes d'exécution de la machine selon l'invention. _ La fig. 1 est une vue en élévation latérale avec coupe partielle montrant l'organe de captation et la première section de pressage de ladite forme d'exécution avec rouleau de transfert disposé comme le montre schématiquement la fig. 7.
La fig. 2 est une vue correspondant à une partie de la fig. 1 et montrant la disposition des organes de la machine en vue de permettre le changement de la toile métallique et un équipe ment spécial prévu à cet effet.
La fig. 3 est une vue montrant l'équipement spécial représenté à la fig. 2, prêt à recevoir la toile métallique de transfert par le côté de la machine. La fig. 4 est une vue en coupe par la ligne 4-4 de la fig. 3, certains organes étant supposés brisés pour la commodité de l'illustration. La fig. 5 est une vue correspondant à la fig. 2, mais montrant une variante du mécanisme cap teur, des organes de la machine servant à changer la toile métallique, et de l'équipement spécial.
La fig. 6 est une vue correspondant égale ment à la fig. 2, mais montrant une autre variante du mécanisme capteur, du dispositif de change ment de la toile métallique, et de l'équipement spécial. Les fig. 7 à 18 sont des schémas montrant diverses dispositions du rouleau capteur et du rouleau de transfert l'un par rapport à l'autre, mais aussi par rapport au rouleau coucheur (dans certains cas avec un rouleau d'entraîne ment avant pour la toile métallique formeuse), la fig. 7 correspondant à la disposition que montrent les fig. 1, 5 et 6.
La machine représentée en fig. 1 comprend un rouleau de transfert à aspiration 20 supporté par des paliers fixes dans un carter 21 au-delà d'un rouleau avant 22 entraînant une toile métal lique 23 au-delà d'un rouleau coucheur 24. Un feutre de transfert 25 passe à peu près verticale ment (en 26) du côté du rouleau de transfert 20 le plus voisin du rouleau 22, puis s'élève selon une faible inclinaison jusqu'à la commissure d'une presse à aspiration comprenant un rouleau d'aspiration inférieur 27 et un rouleau de pres sion lisse 28. A sa sortie de la commissure, le feutre 25 retourne, en longeant des rouleaux guideurs 29 et des dispositifs tendeurs et net toyeurs 30, 31, au rouleau de transfert.
Dans la variante de la fig. 7, un récipient collecteur de liquide 32 est placé au-dessous du rouleau de transfert 20. Dans une autre variante représentée à la fig. 9, ne présentant pas de récipidnt collec teur, le feutre retourne horizontalement au rou leau comme représenté en 33. Un rouleau capteur à aspiration 34 est sup porté par deux bras 35 (dont un seul est visible) pivotant en 36 en un endroit convenable de leur longueur sur un arbre à came 37.
La rotation de cet arbre 37, par l'intermédiaire de crémaillères 38 commandées par des cylindres pneumatiques 40 et agissant sur des pignons 39, assure un sou lèvement rapide du rouleau 34 à l'écart du brin 41 de la toile métallique 23 entre le rouleau coucheur 24 et le rouleau entraîneur avant 22. Les extrémités supérieures 42 des bras 35 sont sollicitées par des cylindres pneumatiques 43 pour ménager une commissure réglable avec le rouleau de transfert 20. Une toile métallique de captation sans fin 44 passe de haut en bas du côté du rouleau 34 le plus voisin du rouleau coucheur 24, sous le rouleau 34, et au-dessus du feutre de transfert 25 pour gagner le rouleau de transfert 20.
Diver geant en 45 du feutre 25, la toile métallique 44 franchit une tuyère de nettoyage 46 et un pla teau 47 pour passer sur un rouleau tendeur 48 monté sur des bras 49 pivotant sur un axe 50 et soumis à la charge de ressorts 51, puis sur des rouleaux guideurs 52 pour gagner le rouleau capteur 34.
Le rouleau capteur 34 comporte une boîte d'aspiration interne réunie de façon étanche à l'intérieur d'un boisseau à paroi perforée 53 du rouleau pour ménager une embouchure 54 s'étendant au-dessus d'un arc de faible longueur à peu près depuis le premier point de rencontre entre la toile métallique de captation 44 avec le brin 41 de la toile métallique formeuse 23. Cet arc est suivi d'un autre arc 55 correspondant à l'embouchure d'une boîte d'aspiration s'éten dant jusqu'à l'endroit où la toile métallique 44 est sur le point de s'écarter du rouleau 34.
Ce deuxième arc 55 peut être le siège d'un degré d'aspiration inférieur pour maintenir contre la toile métallique 44 la nappe de pâte à papier déjà détachée du brin 41 de la toile métallique formeuse 23 à l'aide de l'aspiration plus forte se manifestant dans l'étendue du premier arc 54 et pour empêcher l'eau entraînée dans les trous de la paroi du boisseau 53 d'être refoulée dans la toile métallique 44 et la nappe de pâte à papier.
Dans la boîte d'aspiration du rouleau de transfert 20 est ménagé un compartiment 56 étanchéifié contre l'intérieur du boisseau métal lique perforé 57 du rouleau sur lequel est disposé un manchon de caoutchouc perforé 58, de façon à ménager une embouchure s'étendant sur un arc à peu près depuis le premier contact du feutre de transfert 25 avec la nappe de pâte à papier disposée sur la toile métallique capta- trice 44 jusqu'au voisinage du point où le feutre de transfert 25 et le brin 45 de cette toile métal lique 44 commencent à diverger, ce qui assure le transfert de la nappe de pâte sur le feutre 25.
Quand cependant la machine est étudiée de façon à ménager une commissure déterminée entre le rouleau de transfert 20 et le rouleau de capta tion 34 (voir les fig. 1, 2, 5, 6, 7, 8, 11, 12, 15 et 16), un compartiment supplémentaire 56A est prévu du côté d'entrée de la commissure pour l'évacuation de toute eau ayant pu être exprimée.
L'arc de contact de la toile métallique 44 avec le rouleau de transfert 20 est fonction de la position occupée par le rouleau de tension 48 qui agit donc aussi comme rouleau guideur. Dans une variante (fig. 9), un rouleau guideur auxiliaire 59 est disposé entre les rouleaux 20 et 48 et tout près du rouleau 20 pour permettre de modifier à volonté la grandeur de l'arc de contact en question.
La nappe de pâte à papier (qui n'est pas visible dans le dessin) suit un trajet sinueux à partir du point où elle est détachée du brin 41 de la toile métallique formeuse jusqu'au point où elle s'est écartée du brin 45 de la toile métal lique captatrice pour suivre le brin supérieur du feutre de transfert 25, c'est-à-dire qu'elle décrit un arc convexe de haut en bas en contournant le rouleau 34, puis un arc de courbure inverse en contournant le rouleau 20. Ce trajet résulte de diverses dispositions relatives (en hauteur) des axes du rouleau coucheur, du rouleau de capta tion et du rouleau de transfert.
En règle générale, comme le rouleau capteur a un diamètre moindre que le rouleau coucheur, la partie inférieure de sa surface se trouve approximativement au même niveau que l'axe du rouleau coucheur, mais elle peut aussi être au-dessus ou au-dessous de ce niveau. Dans les fig. 7 à 18 qui sont décrites ci-après, le rouleau capteur est représenté dans diverses positions relatives par rapport au rou leau coucheur et au rouleau transporteur.
Un engrenage à vis sans fin et à écrou 60-61, commandé par un volant de manoeuvre 62, peut être relié aux extrémités supérieures 42 des bras 35 du rouleau capteur (après débrayage des cylin dres 43 comme le montre la fig. 2) pour faire pivoter le rouleau 34 nettement à l'écart du brin 41 de la toile métallique formeuse, afin de changer la toile métallique captatrice 44.
Les rouleaux 52 sont supportés par des poutrelles 63 montées sur des socles 64 comportant des élé ments de dégagement 65 des flasques latérales 66 par rapport à la section de pressage de la machine (voir les fig. 2 et 4). Les poutrelles 63 reliées par des traverses 67 supportent également l'engre nage 60-61-62 agissant sur les bras 35 et un engrenage débrayable 68-69 agissant sur le ressort de charge 51 du rouleau tendeur 48.
Pour changer la toile métallique 44, on sup porte provisoirement le poids des poutrelles 63 par d'autres poutrelles 70 qu'on introduit dans la machine après que le rouleau capteur 34 a été relevé par pivotement, les pièces amovibles 65 étant ensuite enlevées. Le rouleau tendeur 48 est dégagé de ses bras 49 et posé derrière des con soles 71 reposant sur les poutrelles 63. Les poutrelles 70 reposent à une extrémité sur des entretoises 72 entre les traverses 67. Leurs autres extrémités s'étendent latéralement en travers et le long de la machine; elles sont supportées à cet endroit par un bâti 73 (fig. 3 et 4).
A ce moment les traverses 67 ne sont pas supportées entière ment par le bâti de la machine mais par les pou trelles 70 constituant un support continu depuis le bâti 73 en travers du côté de la machine et transversalement à elle jusqu'à la flasque la térale opposée 66A de la machine. Les pou trelles 70 sont amenées en position par des câ bles de suspension 74 à l'aide d'une grue ou d'un pont roulant.
Entre le bâti 73 et la flasque latérale 66 qui est la plus voisine se trouvent deux paires de montants d'infrastructure 75, 76 portant un cadre 77 muni de consoles 78 de support de barres 79 autour desquelles la toile métallique captatrice 44A est enroulée. Au début les barres 79 sont disposées de façon compacte dans des consoles 80 et sur des traverses 81, cet ensemble étant compris dans le périmètre du portique 77. Les poutrelles 70 sont engagées à travers la toile métallique et supportées comme décrit ci-avant. Les barres 79 sont ensuite pla cées dans les consoles 78, ce qui permet à la toile métallique 44A de s'enrouler autour de cinq barres (fig. 2).
On soulève ensuite le portique 77 à l'aide d'une grue pour l'écarter des montants 75, 76 (fig. 3 et 4) et on le transporte du bas-côté en travers de la machine, puis on l'abaisse sur des potences de support 82 (fig. 2). La toile métal lique enroulée comme il a été dit fait le tour de l'ensemble du mécanisme supporté par les pou trelles 67, 70. La toile métallique 44A est ensuite retirée des barres 79, puis le portique 77 est enlevé pour permettre au mécanisme de la ma chine d'être ramené à sa position originelle, les poutrelles 77 étant retirées après remise en place des pièce amovibles 65.
D'après ce que montre la fig. 5, au lieu que le rouleau capteur soit rapidement soulevé (comme le montre la fig. 1), le rouleau entraîneur avant 83 peut être rapidement abaissé comme représenté en 83A afin de faire cesser le contact entre le brin de la toile métallique formeuse et le rouleau capteur 34 au moment de la mise en route de la machine et quand il se produit une rupture ou, au contraire, soulevé pour influer sur le degré d'enveloppement du rouleau 34 par le brin 41 de la toile métallique. La commissure que font entre eux le rouleau capteur 34 et le rouleau de transfert 20 est commandée par des cylindres 84, les bras 85 du rouleau pivotant sur des axes 86.
Dès qu'on débraye les cylindres 84, le rou leau capteur 34 peut être soulevé par une grue jusqu'à ce que des encoches 87 des bras 85 soient engagées par des verrous automatiques 88. Un rouleau tendeur et guideur 89 est supporté par un coulisseau ou chariot 90 qui peut être déplacé le long de poutrelles de support 91 jus qu'à la position représentée en 90A. Les pou trelles 91 peuvent alors être supportées de la manière décrite en regard des fig. 1 à 4 en vue de l'application d'une nouvelle toile métal lique 92 enroulée par rapport à un portique 93 semblable au portique 77. Il n'est pas nécessaire d'abaisser le rouleau 83 pour changer la toile métallique 92.
La variante de la fig. 6 présente aussi un rouleau entraîneur avant 94 apte à être abaissé (94A) pour faire cesser le contact entre le brin 41 de la toile métallique formeuse et le rouleau capteur 34. Les bras 95 de ce rouleau sont montés à pivotement pour permettre à ce rou leau 34 d'être soulevé jusque dans l'alignement d'un bâti 97 du type cantilever placé à la partie arrière de la machine, un des bras étant divisible par enlèvement d'une partie 96 pour permettre au rouleau 34 et à la partie restante 95A de ce bras d'être séparés de la partie principale du bras.
On peut débrayer les bras 95 de leurs cylindres de charge 95B et les faire pivoter pour qu'un pêne de verrouillage puisse être introduit dans des gâches 95C et 95D pratiquées respec tivement dans les bras et dans la charpente de la machine. Ceci a pour effet d'amener le rou leau 34 à la position dessinée en traits mixtes. Dans cette position, une extrémité du rouleau 34 peut être supportée par une poutrelle 97A elle- même montée en porte-à-faux sur le bâti 97, après quoi la partie 96 peut être enlevée pour diviser le bras 95.
Un rouleau tendeur et gui- deur 98 et des rouleaux guideurs 99 sont montés de même dans le bâti 97 et assujettis à lui par une extrémité. Les rouleaux ainsi montés en porte-à-faux dans le bâti sont placés vis-à-vis d'une nouvelle toile métallique 100 enroulée sur des barres 101 supportées par une poutrelle 102 suspendue à une grue ou à un pont roulant. La poutrelle 97A est engagée à travers la toile métallique et porte contre le rouleau 34 avant que le bras 95 ne soit divisé comme il a été dit.
La toile métallique est ensuite entraînée vers l'intérieur par la poutrelle 102 par-dessus les rouleaux 34, 98 et 99 après quoi la partie 96 est réengagée dans le bras 95 et la poutrelle 97A est enlevée. On peut alors dérouler complètement la toile métallique, les rouleaux 98 et 99 étant ramenés à leurs positions de travail, après quoi les bras 95 pivotent jusqu'à ce que les cylindres 95b soient embrayés à nouveau.
Le rouleau capteur est, de préférence, entraîné positivement, par exemple au moyen d'un moteur incorporé à la machine et mobile avec ce rouleau. Mais il peut aussi être entraîné par l'intermédiaire d'un accouplement flexible permettant un mouvement suffisant pour la mon tée rapide du rouleau capteur même (quand il est prévu comme le montrent les fig. 1 et 2), mais débrayable pour permettre au rouleau d'ef fectuer le notable mouvement qui est nécessaire au moment où l'on change la toile métallique.
De même encore, le rouleau capteur peut être entraîné à partir d'un arbre coaxial au rouleau transporteur par l'intermédiaire d'un engrenage apte à pivoter avec ledit rouleau sans que ses pignons cessent d'engrener pendant la montée rapide relativement peu importante.
Dans les machines des fig. 1, 5 et 6, le dia mètre du rouleau de transfert 20 est approxima- tivement égal ou en fait légèrement inférieur à celui du rouleau coucheur 24. Par contre, dans les variantes des fig. 7 à 18, son diamètre est plus nettement compris entre ceux du rouleau 24 et du rouleau 34. Aux autres égards, la fig. 7 corres pond aux fig. 1, 5 et 6.
Une latitude considérable est permise en ce qui concerne les hauteurs respectives des axes du rouleau capteur 34, du rouleau de transfert 20 et du rouleau coucheur 24. Des variations de ces hauteurs respectives et d'autres variations pos sibles quant aux dispositions des rouleaux cap teur et de transfert sont représentées dans les fig. 7 à 18; certaines montrent le rouleau capteur appuyant sur le rouleau coucheur au lieu d'être en contact avec la toile métallique formeuse entre le rouleau coucheur et un rouleau entraî neur avant.
Aucune description supplémentaire n'est nécessaire pour la fig. 7 puisqu'elle correspond de façon générale aux fig. 1, 5 et 6. Il convient cependant d'indiquer que cette figure montre l'axe 103 du rouleau de transfert 20 nettement au-dessous du niveau de l'axe 104 du rouleau capteur 34. Dans la fig. 8, l'axe 103 se trouve à peu près à la même hauteur que l'axe 104, ce qui ménage un espace 105 plus grand entre le rouleau entrai- neur avant 22 et le brin 106 du feutre de trans fert 25, ledit brin pouvant s'écarter davantage de la verticale pour augmenter encore l'espace en question.
La variante représentée en fig. 9 diffère de celle que montre la fig. 7 principalement par le fait que le rouleau capteur 34 et le rouleau de transfert 20 sont suffisamment écartés grâce à un intervalle 107 ménagé entre eux pour qu'il n'y ait pas entre eux de commissure directe. Le brin 108 de la toile métallique 44 s'étend entre l'endroit où elle quitte le rouleau 34 et l'endroit où elle rencontre le feutre 25 sur le rouleau 20 en franchissant ainsi l'intervalle 107. L'embou chure 109 de la boîte d'aspiration du rouleau 20 est plus étroite dans une mesure correspondante.
Un rouleau guideur auxiliaire 59 sert à déter miner la longueur de l'arc de contact entre le brin 45 de la toile métallique et le rouleau 20. La variante représentée en fig. 10 ressemble de façon générale à celle que montre la fig. 9. Toutefois l'axe 103 du rouleau de transfert est presque de niveau avec l'axe 104 du rouleau capteur.
Dans la variante de la fig. 11, la toile métal lique 44 passe tout d'abord sur un rouleau guideur avancé 110 avant d'atteindre le rouleau capteur 34. Le rouleau guideur et le rouleau capteur sont tous deux nettement séparés du rouleau coucheur 24 de la toile métallique for- meuse d'une distance supérieure à l'épaisseur de la toile métallique 44 pour qu'une ligne droite tangentielle à l'autre surface des deux rouleaux 110 et 34 en contact avec la toile métallique forme, sur une portion de sa longueur,
la corde du segment de cercle constitué par la partie du rouleau coucheur 24 qui est enveloppée par la toile métallique formeuse 23. Ceci permet le passage des grumeaux qui se trouvent au sein de la pâte de papier formant la nappe en cours de formage et tient compte, en outre, de toute variation d'épaisseur se manifestant dans la toile métallique 44 avec un moindre risque d'en dommagement de ladite nappe.
Le rouleau cou cheur 24 comporte une boîte d'aspiration dont l'embouchure 111 s'étend dans la partie chevau- chante de la toile métallique preneuse 44 et de la toile métallique formeuse 23 en vue de l'en lèvement de l'eau exprimée; elle est suivie d'une autre embouchure 112 pour l'écoulement d'air comprimé de l'intérieur du rouleau 24 pour contribuer au dégagement de la nappe de pâte de la toile métallique formeuse 23 un peu en avant du premier endroit de contact entre la toile métallique 44 et le rouleau 34.
La variante que montre la fig. 12 est sem blable à celle que montre la fig. 11 en ce qui concerne le rouleau guideur avant 110. Mais l'axe 103 du rouleau de transfert se trouve presque au niveau de l'axe 104 du rouleau cap teur.
Les variantes représentées par les fig. 13 et 14 ressemblent respectivement à celles que montrent les fig. 11 et 12, mais l'intervalle 107 entre le rouleau 34 et le rouleau 20 est franchi en pont par le brin 108 de la toile métallique de trans fert 44, ce qui évite une commissure directe à la hauteur de l'organe de captation ou de transfert. Ici encore un rouleau guideur auxiliaire 59 est prévu pour influer sur le brin 45 de la toile métallique 44.
Dans les variantes des fig. 15 et 16, le rou leau guideur avant 110 est conjugué avec l'organe capteur depuis le brin 41 de la toile métallique formeuse entre le rouleau coucheur 24 et le rouleau entraîneur avant 22. Dans la fig. 16, l'axe 103 du rouleau de transfert 20 est relevé, ce qui représente, quand cela est possible, une solution mécanique préférable à cause du plus large intervalle 105 entre le rouleau 22 et le brin ascendant 26 du feutre de transfert 25.
Enfin, les variantes que montrent les fig. 17 et 18 ressemblent à celles qui sont représentées par les fig. 15 et 16 mais, ici encore, l'intervalle 107 entre le rouleau capteur 34 et le rouleau de transfert 20 est franchi en pont par le brin 108 de la toile métallique de transfert 44. Comme dans le cas des fig. 13 et 14, il n'y a pas ici de commissure directe à la hauteur de l'organe de captation ou de l'organe de transfert. C'est le rouleau guideur auxiliaire 59 qui commande le brin 45 de la toile métallique de transfert.