Machine à affûter un outil de coupe, notamment une fraise La présente invention a pour objet une machine à affûter un outil de coupe, notam ment une fraise.
Selon l'invention, la machine comprend un bâti sur lequel est monté un porte-outil et un porte-meule susceptible d'osciller et portant une meule,
de façon que celle-ci puisse tourner autour d'un axe incliné par rapport à l'axe d'os cillation du porte-meule et un dispositif servant à faire osciller le porte-meule de façon que la surface de la meule passe sur l'outil à affûter monté sur le porte-outil dans un plan d'affû tage perpendiculaire à l'axe d'oscillation.
Cette machine est caractérisée en ce que le porte- meule est monté oscillant sur une tourelle ajustable angulairement sur le bâti -autour d'un axe de pivotement perpendiculaire à l'axe d'oscillation.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme - d'exécution de l'objet de l'in vention. Dans ce dessin la fig. 1 est une vue en plan d'une machine réglée pour affûter une fraise en bout, cette fraise ayant été représentée en position sur la machine; la fig. 2 est une vue de face de cette ma chine ;
la fig. 3 est une coupe, approximativement par le plan indiqué par la ligne 3-3 de la fig. 1, du porte-meule et des pièces de la machine qui s'y rattachent, la partie supérieure de cette coupe étant faste approximativeiùent dans le plate indiqué par la ligne 3-3 de la fig. 4 ; la fig. 4 est une vue de la tourelle du porte meule observée dans la direction indiquée par 1a ligne 4-4 de la fig. 3, une de ses plaques couvercles étant enlevée ;
les fig. 5, 6 et 7 sont des coupes par les lignes 5-5, 6-6 et 7-7 de la fig. 3, respective- ment, le plan de coupe de la fig. 7 étant aussi indiqué par la ligne 7-7 de la fig. 8 ; la fig. 8 est une coupe par la ligne brisée 8=8 de la fig. 7 ;
la fig. 9 est une coupe verticale du porte- meule et des pièces correspondantes de la ma chine, par la ligne 9-9 des fig. 1 et 12 ; la fig. 10 est une coupe transversale, par la ligne 10-10 de la fig: 9, de la manette ser vant à dégager le cliquet ; la fig: 11 est une coupe axiale par la ligne 11-11 de la fig. 10 ;
la fig. 12 est une vue de côté, avec coupe verticale partielle; de la tête porte-outil à affû- tez, et des pièces de la machine s'y-rapportant; la fig. 13 est un détail en coupe par la ligne 13-13 de la fig. 12 ; la fig. 14 est un diagramme des mouve ments communiqués par came à la tête porte- meule ;
la fig. 15 est une vue en plan partielle de la machine sur laquelle est montée une fraise en disque à coupe latérale ; .
la fig. 16 est un détail en coupe du dispo sitif dé blocage du socle coulissant<B>.-</B> la fig. 17 est un détail en coupe du dispo sitif à dash-pot servant à déterminer la posi tion repérée de retaillage de la meule ; la fig. 18 est un schéma de câblage électri que de la machine<B>;</B> la fig. 19 est une vue de face fragmentaire représentant à plus grande échelle la relation existant à la fig. 2 entre la meule et la fraise à affûter ;
la fig. 20 est une vue en plan fragmentaire représentant également la relation mentionnée au sujet de la fig. 19 ; la fig. 21 est une vue semblable à la fig. 19, mais représentant une construction de la ma chine modifiée ;
la fig. 22 est une vue du mécanisme de re- taillage de la meule représenté, partie en élé vation et partie en coupe, par la ligne 22-22 dé la fig. 23 ; la fig. 23 est une coupe transversale de ce même mécanisme par la ligne 23-23 de la fig. 22.
la fig. 24 est un détail en coupe par la ligne 24-24 de la fig. 22.
Dans. la machine représentée aux fig. 1 et 2, 21 désigne un bâti supportant une colonne 22 pourvue de glissières verticales 23 le long desquelles peut être ajusté un chariot 24. Une tourelle 25 est ajustable sur le chariot 24 au tour d'un axe horizontal 26 et porte une tête porte-meule 27 destinée à pivoter âutour d'un axe 28 perpendiculaire à l'axe 26.
Une meule W, dont la surface de travail est conique, est montée sur une broche qui peut tourner dans le porte-meule 27 disposé sous un certain angle par rapport à l'axe de pivotement 28.
Cette meule est animée d'un mouvement dans les deux sens en travers de la face avant d'une des lames ou dents coupantes d'une fraise ou autre outil C à affûter, la surface conique de la meule entrant en contact avec la lame dans un plan perpendiculaire à l'axe 28. Ainsi qu'il ressort de la fig. 3 (voir aussi fig. 19 et 21), l'axe 26 se trouve dans ce plan dénommé plan d'affûtage.
Le porte-meule reçoit périodique ment un mouvement de pivotement dextrorsum (en regardant la fig. 1) dont l'amplitude est suffisante pour écarter la meule W de la fraise et permettre ainsi à cette dernière de recevoir un mouvement angulaire repéré, pour amener chacune des lames successives à la position d'affûtage, et pour permettre à la meule elle- même d'être retaillée à l'aide d'un diamant D porté par un bras de retaillage 29 supporté par la tourelle 25.
La fraise ou autre outil à affûter est montée sur une broche qui tourne dans une tête porte outil 31, montée sur une tourelle 32 de façon qu'on puisse l'ajuster autour d'un axe horizon- tal 33 qui fait un angle droit avec l'axe de la broche, et cette tourelle est ajustable sur un chariot transversal 34 autour d'un axe vertical 35 qui coupe l'axe 33.
Ce chariot transversal est ajustable, dans la direction de la flèche 36, sur un socle coulissant 37 qui est lui-même mobile dans la direction de la flèche 38 le long de glissières 39 du bâti 21.
Grâce aux réglages susmentionnés prévus pour le porte-meule 27 et le porte-outil 31, on peut régler la position d'une fraise en bout C, telle que celle repré sentée aux fig. 1 et 2, ou celle d'une fraise à disque à coupe latérale C' (fig. 15), de façon que les lames ou dents desdites fraises soient affûtées aux divers angles désirés par une meule rotative et oscillante W.
Pendant l'affû tage, un jet de liquide réfrigérant peut être projeté par une pompe 40, actionnée par un moteur 41,à partir d'un puits prévu dans le bâti, à travers un tuyau 42, une chambre 43, un tuyau 44 et une buse 45, sur la lame ou dent de la fraise attaquée par la meule.
On se référera maintenant au porte-meule et au dispositif prévu pour le supporter et l'ac tionner. Le chariot 24 est réglé verticalement le long des glissières 23 de la. colonne 22, à l'aide d'une vis 46 (fig. 3) engagée dans. un écrou porté par ledit chariot et tourillonnée dans la colonne. On fait tourner cette vis, de réglage par la manoeuvre d'un volant de ré glage gradué 47 et, une fois le réglage effectué, on bloque le chariot sur la colonne en serrant une clavette 48 à l'aide d'une vis de blocage (non représentée).
La position de réglage du chariot est indiquée par une graduation 49. La tourelle 25 comprend un tourillon 51, qui est monté de façon angulairement réglable dans le chariot 24, autour de l'axe 26, le réglage étant obtenu par la rotation d'une vis sans fin 52 qui est supportée de façon rotative dans le chariot et engrène avec une roue tangente 53 fixée au tourillon 51. Après un tel réglage angulaire de la tourelle, qui détermine l'orien tation du plan dans lequel la meule oscillera, on peut bloquer la tourelle à l'aide d'une vis 54.
L'opérateur peut avoir accès à une poignée de réglage portée par la vis sans fin 52 et à une manette portée par la vis de blocage 54, ainsi qu'à d'autres pièces situées à l'intérieur de la colonne 22, en ouvrant des portes 55. La posi tion angulaire de la tourelle 25 est indiquée par une graduation et un index 50 correspon dant, respectivement portés par la tourelle et le chariot 24 (fig. 2 et 15).
La meule W est montée sur l'arbre d'induit d'un moteur électrique 56, lui-même monté à l'intérieur de la tête porte-meule 27, et la sur face environnante de cette tête est pourvue d'ailettes de refroidissement propres à dissiper la chaleur du moteur. Pour supporter la tête 27 de façon qu'elle effectue son oscillation au tour de l'axe 28, cette tête est pourvue de tou rillons opposés 57 tournant dans des paliers 58 de la tourelle 25.
En même temps que la tête oscille, elle est entraînée suivant son . axe-<B>28,</B> de sorte que, à chaque passage en travers de l'outil à affûter, la meule enlève un peu plus de métal. Les paliers 58 permettent ce mouve ment d'entraînement axial qui est communiqué à la tête par l'entremise de. roulements<B>de</B> butée 59. Les chemins intérieurs de ces roulements sont fixés à l'un des tourillons 57 et les che mins extérieurs sont fixés à un coulisseau d'avance 61 (fig. 3 et 8) qui coulisse dans. des glissières 62 de la tourelle 25.
Les mouvements d'oscillation et d'avance sont effectués par un mécanisme qui est logé entièrement à l'intérieur de la tourelle 25 et qui comprend un moteur 63.
En alignement de l'arbre de ce moteur, et entrainée par cet arbre, est disposée une vis sans fin 64 qui en grène avec une roue tangente 65 (fig. 6) qui est fixée à une arbre portant un pignon à longue denture 66 (fig. 3, 7 et 8). Ce pignon 66 en grène avec une roue dentée 67 portée par une came 68 qui peut tourner, mais qui est main tenue axialement sur un arbre 69 parallèle à l'axe 28.
Cette came présente une gorge péri phérique continue 71 dans laquelle est engagé un galet 72 porté par le coulisseau d'avance 61. La forme de la gorge ou chemin-came 71 est telle que, à chaque tour complet ,de la came, le coulisseau d'avance effectue un mouvement lent (vers le haut aux fig. 2, 3 et 8), pour faire avancer la meule W<B>à</B> l'intérieur de la fraise C, puis, à la fin de cette rotation, il est ramené rapidement à son point .de départ.
La came 68 présente aussi sur une de ses faces extrêmes un chemin-came 73 qui est ouvert en un: point 74 diamétralement opposé à une portion d'arc circulaire dudit chemin. Le chemin 73 est parcouru par un galet 75 qui est monté excentriquement et forme un ex centrique sur un@bout d'arbre 76 tournant dans des roulements à billes 77 montés à l'intérieur d'un secteur denté 78.
Ce secteur est monté pour osciller dans la tourelle autour d'un axe 79 (fig. 7) et il engrène avec un secteur 81 fixé à un des tourillons 57 du porte-meule. Un pignon 82, fixé au bout d'arbre 76, reçoit sa commande, par l'intermédiaire d'une roue mon tée folle 83 tournant autour 'dé l'axe 79, d'une roue dentée 84 qui est montée sur le même arbre que celui qui porte la roue tangente 65 et le pignon à longue denture 66.
Lorsque la came 68 a été amenée par rotation à une posi tion telle que la portion d'arc circulaire du chemin 73 entre en contact avec le galet ex centré 75, la rotation du bout d'arbre 76, par l'intermédiaire de la transmission à engrenages qui vient d'être décrite, a pour effet que l'ex centricité du galet 75 provoque une oscillation de l'arbre 76 et du secteur denté 78 autour de l'axe 79,
ce secteur effectuant ainsi une oscil lation à chaque tour du bout d'arbre 76. Ce mouvement est transmis, par l'intermédiaire du secteur 81, au porte-meule 27, ce qui fait os ciller la meule W alternativement dans un sens et en sens inverse en travers de la face avant de la dent de fraise en cours d'affûtage. Ainsi qu'il a été décrit précédemment, au cours de ce mouvement d'oscillation,
la meule reçoit progressivement un mouvement d'avance _ sui vant l'axe 28, de sorte que, à chacune des courses, une quantité supplémentaire de métal est enlevée par meulage de la lame ou dent en cours d'affûtage.
Pendant que la portion d'arc circulaire du chemin-came 73 est en contact avec le galet excentré 75, une portion d'arc circulaire 85 du secteur denté 81 est maintenue au contact d'un galet 86 porté par un poussoir à ressort 87 coulissant dans la tourelle 25.
Toutefois, lors que la came 68 a tourné d'un angle suffisant pour que la partie non circulaire du chemin 73 entre en contact avec le galet excentré, la posi tion moyenne des secteurs dentés 78 et 81 a été déplacée angulairement. Finalement, lors que le chemin 73 occupe la position représen tée à la fig. 7, les deux secteurs dentés ont été déplacés suffisamment pour que le galet 86, soumis à la poussée du ressort,
entre en con tact avec une rampe ou surface de came incli née 88 du secteur denté 81 et sollicite ce der nier dans le sens dextrorsum (à la fig. 7) pour l'amener contre une butée 89.
A ce moment, la meule W a été écartée de la fraise C et elle peut être retaillée à l'aide du diamant D ; ou bien la fraise peut être amenée à une nouvelle position repérée de travail-, ou bien encore ces actions peuvent être l'une et l'autre effectuées. A ce moment, le galet excentré ne fait pas os ciller les secteurs dentés puisqu'il tourne libre ment dans la portion ouverte 74.
L'intérieur de la tourelle 25 est rempli d'huile de graissage et des.moyens sont prévus pour utiliser aussi cette huile de manière à amortir le mouvement du porte-meule jusqu'à la position repérée déterminée par la butée 89.
A cet effet, cette butée est établie sous forme d'un poussoir à ressort (représenté clairement à la fig. 17) qui peut subir un mouvement li mité dans la direction verticale de la fig. 17, à l'intérieur d'un alésage de la tourelle, et qui prend appui sur un bouchon vissé dans la tou relle.
L'huile peut pénétrer librement dans la chambre entre le poussoir et le bouchon en repoussant le clapet 90, lorsque le poussoir se meut dans le sens déterminé par la poussée de son ressort, mais elle ne peut s'échapper que lentement, en passant à travers un orifice cali bré autour du clapet, lorsque ce clapet se ferme,
ce qui a lieu lors du mouvement com muniqué au poussoir dans le sens opposé par le secteur denté 81 au moment où le porte- meule est amené par pivotement à sa position de retaillage de la meule par le galet à ressort 86.
Pour amener la meule à sa position de retaillage, la came 68 reçoit un mouvement sui vant son axe et entraîne dans ce mouvement le coulisseau d'avance 61, le porte-meule 27 et la meule W. Ce mouvement axial résulte d'une rotation de l'arbre 69 sur lequel la carne est montée de façon rotative. Cet arbre 69 est mobile axialement, mais non angulairement, dans la tourelle 25, et il est vissé dans une roue tangente 91 (fig. 6 et 8) maintenue de façon qu'elle ne puisse effectuer aucun mouvement axial dans la tourelle.
Une vis sans fin 92 en grenant avec la roue tangente 91 est montée sur un arbre 93, qui porte une roue à denture droite 94 à l'une de ses extrémités et un bouton de réglage gradué 95 à l'autre extrémité. Un bouton semblable 96 porte un pignon droit engrenant avec la roue dentée 94.
De cette façon, l'opérateur peut faire tourner dans le même sens soit le bouton 95, soit le bouton 96, selon celui des deux boutons qui est à sa portée, afin de faire avancer la meule pour le retaillage. A ce propos, -on se rend compte que, dans certaines positions de réglage de la tourelle, il se peut que l'opérateur soit placé en face du bouton 95 et que, dans d'autres positions de la tourelle, il se trouve en face du bouton 96,
et toute confusion est évitée s'il peut toujours faire tourner les deux boutons dans le même sens.
A l'un des tourillons 57 (le plus haut à la fig. 3) sont fixées des cames 97 et 98 desti nées à actionner des interrupteurs de fin de course 99 et 100 montés sur la tourelle 25.
L'interrupteur 99 est normalement fermé et commande un dispositif d'embrayage à frein 102 interposé entre l'arbre d'induit du moteur 63 et la vis sans fin 64, alors que l'interrupteur 100 est normalement ouvert et commande une lampe<B>101</B> (fig. 18) qui s'allume pour avertir l'opérateur que le porte-meule a atteint sa posi tion de changement de position et de retaillage. Des câbles 103 et 104 (fig. 4),
servant à ame ner le courant au moteur 56 et aux conducteurs aboutissant aux interrupteurs de fin de course 99 et 100, sont raccordés à des câbles 105 et 106 partant respectivement du moteur 63 et du dispositif d'embrayage à frein 102, les câbles raccordés ayant une longueur suffisante, entre le bâti et la tourelle, pour permettre à cette dernière de recevoir un mouvement de réglage d'un tour entier autour de l'axe 26.
Le câble 103 est enroulé à l'intérieur du tourillon 57, sous forme d'une hélice dont la longueur est suffisante pour qu'elle puisse fléchir facilement et permettre ainsi l'oscillation du porte-meule: Pour empêcher que la tourelle puisse effectuer un mouvement de réglage de plus que 3600, il est prévu sur le tourillon 57 et le chariot 24 des éléments de butée 107 et 108 respective ment.
L'élément de butée 108 est monté de façon pivotante, en 109, afin qu'il puisse effec tuer un mouvement limité entre des butées fixes 111, son pivotement permettant à l'élé ment de butée 107 de tourner d'un angle très légèrement supérieur à 3601, autour de l'axe 26 (fig. 5).
Les chemins 71 et 73 de la came 68 pos sèdent, de préférence, une forme telle que les mouvements d'avance et d'oscillation respecti vement produits par eux s'effectuent, l'un par rapport à l'autre, dans les conditions indiquées dans le diagramme de la fig. 14.
L'installation électrique destinée à la ma chine et représentée à la fig. 18 comprend, outre les éléments dont il a été question pré- cédemment, un réseau de distribution<B>*</B> de cou rant alternatif à trois fils, comprenant les lignes principales L1, L2 et L3,
un relais de com mande 112 servant à connecter avec les lignes le moteur 41 et le moteur 56 de la meule, un relais de commande 113 servant à connecter le moteur d'entraînement 63 avec les lignes, un interrupteur inverseur 114 pour le moteur 56,
. un redresseur 115 dont le rôle est de fournir du courant continu à - l'enroulement d'em brayage 116 et à l'enroulement de frein 117 du dispositif d'embrayage à frein 102, un relais de commande 118 pour ce dispositif 102 et plu sieurs interrupteurs à bouton-poussoir. Ces der niers comprennent des interrupteurs de mise en marche et d'arrêt 119 et 121 pour les moteurs 41 et 56,
des interrupteurs de mise en marche et d'arrêt 122 et 123 pour le moteur d'entrai- nement 63 et un interrupteur de mise @ en mar che de l'avance (embrayage) 124.
La machine est arrêtée avec la came 68 à la position O représentée à gauche de la fig. 14, dans laquelle les deux chemins 71 et 73 sont au repos. Pour mettre la machine en marche, on ferme momentanément l'interrupteur de mise en marche 119 du moteur de la meule, ce qui établit un circuit par la ligne Lt, l'interrupteur d'arrêt 121, l'interrupteur de mise en marche,
le fil 125 et l'enroulement du relais 112 et la ligne L2. Ce circuit excite le relais 112 et pro voque la rotation du moteur 56 de la meule dans le sens déterminé par l'interrupteur-inver- seur 114, le sens choisi dépendant de la position relative des arêtes de coupe de l'outil par rap port à la meule.
Aussitôt que le relais 112 est excité, il s'établit autour de l'interrupteur de mise en marche 119, un circuit shunt qui, par tant de l'interrupteur d'arrêt 121, passe par le fil 126 et un contact maintenant fermé dudit relais et aboutit à l'enroulement de ce relais, de sorte que l'ouverture de l'interrupteur 119 n'a maintenant aucun effet et que le moteur de la meule continue à fonctionner jusqu'à ce que l'interrupteur d'arrêt 121 ait été ouvert.
On ferme ensuite l'interrupteur 122 de mise en marche du moteur d'entraînement 63, ce qui provoque le démarrage de ce moteur par l'excitation du relais 113 à travers le circuit suivant :
ligne Lh interrupteur d'arrêt 121, fil 126, contact du relais 112, fil 125, interrup teur d'arrêt 123, interrupteur de mise en mar che 122, fil 127, enroulement du relais 113 et ligne L2.
Aussitôt que le relais 113 est excité, un shunt s'établit autour de l'interrupteur 122, de sorte que l'ouverture de cet interrupteur n'a pas d'effet, ce circuit shunt partant de l'inter rupteur d'arrêt 123 et passant par un fil 128 et un contact maintenant fermé du relais 113, à l'enroulement de ce relais. Il en résulte que le moteur 63 continue à tourner jusqu'à ce que l'un ou l'autre des interrupteurs d'arrêt 123, 121 ait été ouvert.
L'enroulement d'embrayage 116 peut main tenant être excité pour que le dispositif 102 accouple le moteur 63 avec la vis sans fin de commande 64, cc qui s'obtient en fermant l'in terrupteur de mise en marche 124 pour établir un circuit allant de la ligne Lr à la ligne L2 en passant par l'interrupteur d'arrêt 121, le fil 126, le contact du relais 112, le fil 125, l'in- terrupteur d'arrêt 123, le fil 128, le contact-du relais<B>113,</B> le fil 127, l'interrupteur de mise en marche 124,
un fil 129 et l'enroulement du relais 118. Par conséquent, le relais 118 s'ex cite de telle sorte que ses contacts 131 et 132 se ferment et que ses contacts 133 et 134 s'ou vrent. L'enroulement 116 de l'embrayage est maintenant excité par un circuit allant du posi tif au négatif du redresseur 115 en passant par le contact 132 et ledit enroulement.
La came 68 reçoit maintenant un mouve ment de rotation du moteur d'entraînement 63. Les chemins 71 et 73 -restent inactifs jusqu'à ce que la position 135 (fig. 14) se trouve at teinte. A ce moment, le chemin 71 commence à rappeler le coulisseau d'avance 61 à partir de sa position la plus avancée (c'est-à-dire de sa position la plus haute à la fig. 3), et le che min 73 commence- à reprendre la commande du galet excentré 75.
A la position 136, le rap pel du coulisseau d'avance est- terminé et le mouvement d'avance dudit coulisseau, sous la commande du chemin 71, commence. Le che min 73 agit à ce moment sur le galet excentré 75 pour faire pivoter le porte-meule autour de l'axe 28 et ce chemin a commencé à déplacer le galet dans le sens dextrorsum (fig. 7) autour de l'axe 79, dé sorte que la meule oscillante W est en train de pivoter pour venir au contact de la fraise C.
Aussitôt que la meule a pivoté d'un angle suffisant pour éloigner la saillie de la came 97 du poussoir de l'interrupteur 99, ce dernier se ferme, ce qui établit un circuit shunt autour de l'interrupteur de mise en marche 124, cir cuit comprenant le fil 127, l'interrupteur 99 et le contact 131 et aboutissant à la bobine du relais 118.
Une fois le shunt établi, l'ouver ture de l'interrupteur 124 n'a plus d'effet, et l'enroulement 116 de l'embrayage reste excité jusqu'à ce que se produise ultérieurement l'ou verture de l'interrupteur de fin de course 99 ou de l'interrupteur d'arrêt 121 ou 123.
Lorsque 1a came 68 atteint la position 138 (fig. 14), le mouvement d'avance du coulis- seau 61 effectué par le chemin 71 a progressé suffisamment pour rattraper tout jeu éventuel dans le mécanisme d'avance, et le galet ex centré 75 est en contact avec la portion d'arc circulaire du chemin 73, de sorte que la meule W reçoit un mouvement d'oscillation en travers de la face d'une dent coupante.
Le mouvement d'avance de la meule, effectué par le chemin 71, se poursuit à une vitesse constante jusqu'à ce que, à la position 139, il ralentisse pour s'arrêter ensuite à la position 140, de sorte que les toutes dernières courses de la meule en tra vers de l'outil en cours d'affûtage s'effectuent sans avance. A la position 141, le chemin 73 recommence à faire pivoter le galet excentré 75 dans le sens senestrorsum (à la fig. 7) autour de l'axe 79, pour écarter la trajectoire de la meule oscillante W de la dent coupante.
A la position 142, le chemin 73 a atteint la période de repos, au cours de laquelle le galet à ressort 86 reprend la commande du porte-meule qu'il fait pivoter jusqu'à sa position-limite, ou de retaillage, déterminée par la butée 89.
Juste avant que la butée 89 soit poussée à fond, l'interrupteur de fin de course 99 est ouvert par la came 97, ce qui désexcite le relais. 118 et coupe le circuit de l'enroulement 116 de l'embrayage au contact 132. En même temps, l'enroulement 117 du frein est excité par un circuit qui part de la borne positive<B>d'a</B> redresseur 115 et va à la borne négative dudit redresseur, en passant par le contact 134 et l'enroulement<B>117.</B> Il en résulte que le dispo sitif 102 freine la vis sans fin 64 et la dégage du moteur d'entrainement 63.
Au moment où s'effectue l'arrêt de la vis sans fin, la came 68 a atteint sa position O, ou 3600, et un cycle de la machine est terminé.
A ce moment, la came 98 ferme l'interrup teur de fin de course 100 normalement ouvert pour établir un circuit qui allume la lampe indi- catrice 101, lequel circuit va de la ligne LI <I>à</I> la ligne L@ en passant par le contact 133 et l'interrupteur de fin de course.
La fraise C (ou<B>C</B>) peut maintenant recevoir son mouve ment de repérage angulaire pour amener une autre de ses dents à la position d'affûtage ; ou bien le diamant retailleur D peut être actionné pour rectifier la meule W, ou bien encore les deux opérations peuvent être effectuées l'une et l'autre. Le cycle d'affûtage peut alors re commencer par la fermeture de l'interrupteur de mise en marche 124. Bien entendu, aussitôt que le porte-meule s'écarte de la position de retaillage, l'interrupteur de fin de course 100 s'ouvre, coupant ainsi le circuit de la lampe.
On se référera maintenant aux détails du mécanisme représentés aux fig. 9 à 13 inclu ses, et servant à supporter la fraise C ou<B>C</B>. La broche porte-fraise, désignée par 143, est mon tée dans des roulements à billes. 144 de la tête porte-outil 31. Sur cette broche est monté de façon rotative un plateau-diviseur principal 145 présentant un très grand nombre d'encoches 146 qui sont réparties à des intervalles égaux sur sa périphérie et dans lesquelles. est destiné à s'engager un cliquet de repérage 147.
Au plateau 145 est fixé, à l'aide de vis 148, un disque-cache 149 présentant un nombre plus petit d'encoches, correspondant au nombre de lames ou dents de la fraise ou outil de coupe particulier qui doit être affûté. Le cliquet 147 ne peut pénétrer que dans celles des encoches du plateau 145 qui sont placées en; regard:
des encoches de ce disque-cache et, pour affûter une fraise pourvue. d'un nombre différent de dents coupantes, on substitue au disque-cache un autre disque ayant un nombre correspon dant d'encoches.
Un élément- d'embrayage 151, pourvu, de griffes d'embrayage 152 engrenant avec des griffes complémentaires prévues sur la face intérieure d'un volant de manaeuvre 153, est aussi monté de façon rotative sur la broche et fixé par un goujon 154 au plateau-diviseur 145, de manière à participer à la rotation de ce plateau. Le volant 153 est fixé à la broche par une vis 157 et par un dispositif d'assemblage à rainure et languette 155 dont le jeu peut être éliminé à l'aide d'une vis 156.
Lorsqu'on des serre la vis 157, un ressort de compression, 158 agit de manière à dégager le volant de l'élé ment d'embrayage 151, ce qui permet à la bro che porte-fraise de recevoir un mouvement de rotation par rapport 'au plateau-diviseur, 145 pour amener la face d'une dent de la fraise ap proximativement ù la position désirée autour de l'axe de la broche.
Le cliquet de repérage 147 est fixé à un arbre 159 qui est supporté par des paliers 161 pour osciller à l'intérieur d'une douille 162 portée par un secteur de roue tangente 163. Ce secteur est monté pour tourner autour de l'axe de la broche sur une couronne 164 fixée au porte-outil 31.
Une vis sans fin 165, engre nant avec le secteur 163, tourillonne dans la tête porte-outil, ce qui permet de faire tourner cette vis à l'aide d'un bouton de manoeuvre 166 ; un ressort en hélice 167, interposé entre le porte-outil 31 et ledit secteur, sollicite cons- tamment ce dernier dans un sens (dextrorsum à la fig. 12) pour rattraper le jeu entre les dents de la vis sans fin et du secteur de roue tan gente.
Après que le secteur a été réglé par rota tion du bouton 166. pour amener-la fraise à la position exacte désirée autour de l'axe de la broche, on peut le bloquer sur le porte-outil grâce à une rondelle 168 (fig. 13)
et une vis de serrage 169 qui traverse une ouverture ar quée 171 du porte-outil et se visse dans le secteur. Le cliquet de repérage 147 est poussé dans une des encoches du plateau-diviseur par un poussoir à ressort 172 porté par le secteur 163. Pour dégager le cliquet de l'encoche, une ma nette 173 est montée de façon rotative sur l'arbre 159.
Un goujon 174, porté par un collet 175 de l'arbre, traverse une ouverture 176 du moyeu de la manette et il est soumis à l'action d'un poussoir à ressort 177 porté par le moyeu. Ce poussoir sollicite la manette dans.
le--sens dextrorsum de la fig. 10 jusqu'à une position- limite déterminée par le contact d'un doigt 178 porté par la manette avec une paroi extrême d'un évidement 179 formant butée de la douille 162. Comme représenté à la fig. 11, le collet 175 présente une ouverture 181 permettant le libre- passage du doigt 178.
Pour effectuer 1e déplacement repéré de la fraise, l'opérateur fait d'abord tourner la ma nette 173 dans le sens senestrorsum de la fig. 10 (dextrorsum à la fig. 12), jusqu'à la posi- tion-limite déterminée par le doigt 178 et la butée 179.
Pendant que la manette tourne, la paroi de l'ouverture 176 agit sur le goujon 174 en provoquant la rotation de- l'arbre 159 pour dégager le cliquet 147 de l'encoche du plateau- diviseur 145.A l'aide, de son autre main pla cée sur le volant 153, l'opérateur fait alors tourner la broche 143, maintenant libre.
Aus sitôt que la rotation du volant a commencé, l'opérateur lâche la manette 173, de sorte que le poussoir à. ressort 172 pousse le cliquet con tre la surface périphérique du disque-cache, le long de laquelle il glisse jusqu'à ce qu'il tombe dans la prochaine encoche non masquée du plateau-diviseur. Aussitôt que la manette 173 a été libérée, la poussée relativement faible du poussoir à ressort 177 ramène cette manette à sa position-limite,
déterminée par la rencontre du doigt 178 avec la paroi de l'évidement 179. De cette façon, la manette est normalement ra menée à sa position de repos avant que le cli- quet se soit de nouveau engagé dans. -une enco che du plateau-diviseur.
Pour soulever le cli- quet, il suffit à l'opérateur d'exercer sur- la manette une poussée juste suffisante pour vain cre la poussée du ressort de rappel du pous soir 172, étant donné que ce ressort est dis posé en tandem avec le ressort plus léger prévu pour rappeler le poussoir 177, de sorte que les forces exercées par les deux ressorts ne s'ajou- tent pas.
Pour vérifier l'état de précision des diver ses arêtes de coupe d'une fraise après l'affû tage, et pour d'autres fins, il est parfois dési rable de verrouiller le cliquet de repérage dans sa position d'effacement. A cet effet, un pous soir à ressort 182 est monté dans le moyeu de la poignée 173.
Lorsqu'on fait tourner la poi gnée jusqu'à sa position-limite, dans le sens senestrorsum de la fig. 10, le poussoir 182 peut pénétrer dans une entaille 183 de la douille 162, et y rester, sous la poussée de son ressort, jusqu'à ce qu'il soit dégagé manuellement par une traction exercée sur son bouton 184.
Une saillie 185 du bouton 184 est normalement en contact avec la face extrême de la manette 173 de manière à maintenir le poussoir dégagé de l'entaille 183, mais, lorsqu'on fait tourner le bouton 184 de façon que cette saillie vienne en regard d'une entaille 186 de la manette et puisse s'y engager, le poussoir 182 s'engage lui- même dans l'entaille 183 au cours de la ma noeuvre suivante consistant à dégager le cliquet de repérage par rotation dé la manette 173.
Comme représenté à la fig. 9, le poussoir 182 traverse une ouverture élargie du collet 175 de l'arbre et, par suite, ne peut pas entrer en prise avec ce collet.
En vue de son réglage autour de l'axe 33, le porte-outil 31 est pourvu de tourillons 187 qui sont montés pour tourner dans la tourelle 32 et à l'un desquels est fixée une roue tan gente 188 en prise avec une vis sans fin de réglage 189. On peut fàire tourner cette vis dans la tourelle à l'aide d'un volant 191 (fig. 1), après desserrage d'un levier de blocage 192.
Comme représenté à la fig. 12, le levier de blocage 192 est vissé à l'extrémité d'un des tourillons 187, et il agit, par l'intermédiaire d'une pièce en forme de cuvette 193, de ma nière à bloquer contre la tourelle un disque 194 qui est accouplé avec ledit tourillon par une clavette<B>195.</B> Des graduations portées sur le disque 194 -et sur la tourelle indiquent la position de réglage du porte-outil autour de l'axe 33.
On peut ajuster la tourelle 32, autour de l'axe vertical 35, en la faisant tourner autour d'un centre 196 porté par le chariot transversal 34, après avoir desserré l'écrou 197 d'un bou lon de blocage dont la tête est ancrée dans une fente de section en forme de T (non représen- tée) qui s'étend le long du socle coulissant 37, dans la direction de la flèche 36.
La tourelle est pourvue d'un index 198 qui se déplace en face d'une graduation portée sur, le chariot transversal pour indiquer la position de réglage autour de l'axe 35. Pour amener rapidement la tourelle à l'une ou l'autre des deux positions dans lesquelles elle est le plus souvent utilisée (ces positions étant respectivement celles des fig. 1 et 15), il est prévu un poussoir à ressort 199 porté par la tourelle et deux entailles cor respondantes 201 dans le chariot transversal.
Ce poussoir 199 peut être soulevé et dégagé d'une desdites entailles et ainsi amené à la posi tion représentée à la fig. 12, en tournant un levier 202 dont le tourillon est pourvu d'un doigt excentré 203 en prise avec le poussoir. Après que la tourelle a tourné suffisamment à partir d'une de ses positions pour que le pous soir ait atteint une position où il cesse d'être en regard d'une des entailles, le levier 202 peut être relâché, de sorte que le poussoir tombe dans l'autre entaille aussitôt que la tourelle atteint sa seconde position.
Après desserrage de l'écrou de blocage 197, on peut aussi régler le chariot transversal le long de glissières 204 du socle 37, dans la di rection de la flèche 36 de la fig. 1. On effectue ce réglage en faisant tourner un bouton 205 fixé à une vis 206 qui est supportée pour tour ner dans le socle coulissant et qui se visse dans une oreille 207 du chariot transversal. Une graduation 208 portée par le socle coulissant et un index correspondant porté par le chariot transversal indiquent la position de réglage.
On règle la position du socle coulissant le long des glissières 39, dans la direction de la flèche 38 de la fig. 1, en faisant -tourner un volant 211 fixé à une vis 212. Cette vis est montée pour tourner dans le bâti 21 et elle se visse avec une oreille 213 du socle coulissant 37. Une graduation prévue sur le bâti vient en regard d'un index 214 du socle 37 et- indique la position de ce réglage. Une fois le réglage ef fectué, on bloque le socle sur le bâti en relevant un levier 215.
Comme représenté aux fig. 2 et 16, l'extrémité intérieure, en forme de fourche, du levier 215 embrasse un boulon 216 qui' coulisse dans une douille 217 portée par le bâti. Ce boulon est pourvu, à son extrémité supérieure, d'une tête ancrée dans une fente de section en forme -de T pratiquée dans. le socle 37 et s'étendant dans la direction de la flèche 38, fig. 1.
Un écrou<B>218</B> est fixé à l'ex trémité inférieure du boulon et, lorsqu'on re lève le levier 215, cet écrou est contraint de s'écarter de la douille 217 et, par cela même; à tirer le socle 37 contre le bâti. Le levier est maintenu relevé par une action de frottement jusqu'à ce qu'on le libère manuellement. Des goupilles 219 retiennent le levier sur le boulon 216 lorsqu'il est libéré.
On voit que les dispositifs de réglage dé crits permettent d'amener une fraise C (ou C') montée sur la machine dans toute position dési rée par rapport à la meule W, en la déplaçant dans le sens des flèches 36 et 38 et autour des axes 33 et 35.
Le réglage dans la direction verticale s'effectue en faisant mouvoir le cha riot 24 le long des glissières 23 de la manière précédemment décrite. Pour ménager la place nécessaire entre le porte-ouvrage et le porte meule à l'effet d'enlever ou de remplacer une fraise sur la broche 143, on peut facilement retirer le socle 37 en libérant le levier 215 et en faisant tourner le volant 211, sans que ceci modifie en aucune façon les autres réglages.
Entre deux affûtages successifs, on fait or dinairement tourner la fraise, ou autre outil à affûter, d'un petit angle autour de son axe pour en faire avancer les lames ou dents dans une mesure égale à l'épaisseur du métal qui doit être enlevé.
De cette façon, on peut d'abord affûter grossièrement toutes les lames d'une fraise C, faire ensuite tourner la fraise d'un petit angle, par rotation du bouton de manoeu- vre 166, de manière à faire avancer les faces avant des lames de la fraise d'une faible dis tance (de l'ordre du dixième de millimètre, par exemple) et effectuer alors l'affûtage de préci sion final de toutes les lames.
Avec la présente machine, une autre méthode d'avance des lames de la fraise entre les affûtages successifs peut être appliquée, cette méthode consistant à faire avancer la meule W en ligné droite vers et dans l'outil, par rotation du volant 47.
Par la pre mière méthode, la face avant de chaque lame est successivement affûtée vers l'arrière dans des plans radiaux, alors, que, par la seconde méthode, cette face est affûtée en arrière dans des plans parallèles.
Dans le cas où l'on n'aurait qu'un seul type de fraise à affûter, on pourrait simplifier la machine en supprimant certains des dispositifs de réglage susmentionnés.
Par exemple, si l'on ne désirait affûter que des fraises à disque à taille latérale: telles que celle représentée en C' à la fig. 15, on pourrait monter rigidement le porte-outil 31 sur le socle coulissant 37, dans la position représentée dans cette figure, ce qui supprimerait les dispositifs de réglage autour des axes 33 et 35 (fig. 1 et 2) ainsi que dans la direction de la flèche 36.
A la fig. 19, l'angle que font entre eux l'axe de rotation de la meule W et l'axe 28, est dési gné par A, et le bord périphérique de la meule, autre que le bord de la face de travail, est dési gné par E. Dans l'une et l'autre des fig. 19 et 20, le bord E est représenté par des traits pleins au moment où la meule est au milieu de sa course d'oscillation, c'est-à-dire lorsque l'axe de la meule est situé dans le plan commun de l'axe 26 de la tourelle et de l'axe d'oscillation 28.
Lorsque la meule pivote autour de son axe 28 vers sa position de retaillage, le plan du bord E se déplace aussi autour de l'axe 26, et il en résulte que ce bord peut entrer en contact avec une lame de la fraise adjacente à la lame en cours d'affûtage si les lames sont très rap prochées.
A la fig. 20, le bord E est représenté en. <B>E</B> dans la position qu'il occupe autour de l'axe 28 lorsque le risque de rencontre avec les lames est maximum; la rencontre entre le bord<B>E</B> dans cette position et celle des lames de la fraise qui est située immédiatement au- dessous de la lame en cours d'affûtage ressort clairement de la fig. 19.
Pour éviter le risque d'une telle rencontre dans les cas où la machine est appelée à effec tuer l'affûtage de fraises dont les lames sont étroitement espacées, on peut soit diminuer le diamètre de la meule W, soit, de préférence, diminuer l'angle A. L'effet d'une telle diminu tion de l'angle A est représenté à la fig. 21 où l'angle<I>A'</I> est la moitié de l'angle <I>A</I> de la fig. 19.
Grâce à ce changement d'angle, la meule, même lorsqu'elle a été amenée par pivotement à sa position où le risque de rencontre avec les lames est maximum (le bord E étant alors dans la position représentée en E"), ne rencon tre pas la lame adjacente de la fraise. Pour maintenir l'épaisseur et la résistance mécanique de la meule et lui assurer aussi une longue durée de service, il est préférable de lui donner la forme d'une assiette, le profil de sa section axiale étant alors celui représenté à droite de la fig. 21.
Comme représenté aux fig. 15, 22, 23 et 24, le bras de retaillage 29 est monté sur un arbre oscillant 221 qui est supporté par des roulements à billes 222 dans un boîtier 223.
Ce boîtier est monté sur la tourelle 25 de ma nière à pouvoir être amené le long d'une voie 223' (fig. 1) parallèle à l'axe 26 à une position de réglage qui est telle que, lorsque la meule W occupe sa position de retaillage, représentée par des traits discontinus à la fig. 15, c'est-à-dire la position-limite déterminée par la butée 89 de la fig. 7, la trajectoire courbe 224 du diamant D autour de l'axe de l'arbre 221 est approxima tivement perpendiculaire à la meule en un point moyen-de la surface active de cette der nière.
Grâce à cette disposition, la surface ac tive de la meule peut être retaillée et recevoir une forme presque exactement conique.
La course de travail du bras de retaillage 29 dans le sens dextrorsum des fig. 15 et 23 est effectuée par un ressort de compression hé licoïdal 225 faisant mouvoir un coulisseau 226 qui coulisse d'ans le boîtier 223, et qui est pourvu d'une denture de crémaillère qui en- grène avec des dents 227 de l'arbre 221. L'en semble composé du ressort, du coulisseau et du bras est armé pour effectuer sa course de tra vail par une rotation senestrorsum communi quée à l'arbre à l'aide d'une poignée 228 qui est articulée sur l'arbre par une goupille transver sale 229.
Cet ensemble est maintenu armé par la butée d'un doigt 231 porté par ladite poi gnée contre un doigt 232 porté par le boîtier. La poignée 228 porte un poussoir à ressort 233 qui tend constamment à la faire pivoter autour de l'axe de la goupille 229 (dans le sens senestrorsum à la fig. 22) pour maintenir les doigts<B>231</B> et 232 en contact. Pour effectuer la course de travail du bras de retaillage après que l'ensemble a été armé,
-il suffit que l'opé rateur pousse la poignée 228 autour de l'axe de la goupille 229 jusqu'à la position en traits mixtes qu'occupe cette poignée à la fig. 22. Ceci éloigne le doigt <B>231</B> du doigt 232 et per met au ressort 225 de faire mouvoir l'ensemble sur toute l'étendue de la course de retaillage de la meule.
La vitesse de cette course, qui détermine la texture ou le grain de la surface retaillée sur la meule rotative W, est régie par un dispositif à dash-pot. A cette fin, l'intérieur du boîtier, composé de la chambre formant cylindre 234 et de la chambre opposée formant cylindre dans laquelle débouche le trou 230 pratiqué dans l'extrémité du coulisseau 226 pour rece voir le ressort 225, est rempli d'un liquide.
Un passage dans le coulisseau faisant"communi- quer le trou 230 avec la chambre 234 est fermé par un clapet de retenue à bille 235, qui est destiné à s'ouvrir pour laisser passer librement le liquide dudit trou à ladite chambre et à se fermer pour empêcher le passage de liquide dans le sens opposé. Toutefois, le liquide dé placé hors de la chambre 234 par le mouve ment communiqué au coulisseau 226 sous l'ac tion de son ressort passe dans la chambre op posée par des conduits communicants 236, 237 et 238 du boîtier.
En quittant le conduit 238, le liquide passe par un conduit pratiqué dans une vis 239 dans une gorge annulaire 241 pratiquée dans un robinet tournant 242, d'où il passe par un con- duit 243 dans l'une ou l'autre de deux lumières 244, 245 pratiquées dans la paroi adjacente du boîtier. Ces lumières débouchent respective ment par des conduits 246 et 247 dans la partie de chambre formant cylindre dans laquelle dé bouche le trou 230.
Le conduit 246 est en par tie obstrué par un obturateur ajustable 248, qui est verrouillé par un ressort et réglé de manière à permettre un courant de liquide assez rapide, mais le conduit 247 est obstrué partiellement par un obturateur semblable 249, réglé de ma nière à assurer un courant de liquide plus lent.
Le robinet 242 est pourvu d'une poignée 251 à l'aide de laquelle on peut le faire tourner sur la vis 239, entre deux positions-limites op posées déterminées par la rencontre d'un doigt 252 porté par le boîtier avec les:
extrémités. d'une entaille arquée 253 fraisée dans la face intérieure du robinet. Lorsqu'on fait tourner la poignée 251 dans le sens senestrorsum jus qu'à sa position limite représentée à la fig. 22, le conduit 243 du robinet vient en regard de la lumière 244 et, par conséquent, la course de travail du diamant est relativement rapide,
comme cela est normalement désirable pour donner à la meule un fini grossier en vue d'une première opération de a meulage ou d'affûtage. Si l'on fait. tourner la poignée 251 jusqu'à sa position-limite opposée, comme indiqué en 251' à la fig. 22, le conduit 243 vient se placer en regard de la lumière 245 et, par suite,
la course du bras de retaillage est plus lente et soumet la meule à une opération de finissage ou à grain plus fin, telle que celle qu'on désire normalement pour l'affûtage final d'une fraise.
Si la poignée est amenée par rotation à sa posi- tïon médiane indiquée par .des traits mixtes 251" à la fig. 22, le conduit 243 du robinet ne coïncide avec aucune des lumières 244 et 245, de sorte que le liquide ne peut pas quitter la chambre 234 et que la course dé travail est empêchée.
On remarquera à cet égard que, dans certains cas au moins, par exemple lors que les arêtes des lames de la fraise sont forte ment émoussées, il peut être désirable d'effec tuer une ou plusieurs passes d'affûtage grossier sur toutes les lames de la fraise, de manière à enlever la partie endommagée, et d'effectuer ensuite l'affûtage final de toutes les lames. par une opération de finissage.
Lorsque toutes les lames ont été soumises à un premier affûtage, ou dégrossissage, an peut faire tourner légère ment la fraise, pour permettre d'y enlever du métal dans un affûtage ou finissage ultérieur en faisant tourner le bouton de réglage 166, après avoir desserré la vis de blocage 169.