Machine à coudre La présente invention a pour objet une machine à coure.
A la fin d'une opération de couture effec tuée sur une machine à coudre usuelle à ai guille unique, on élève l'aiguille à la position supérieure et on soulève le pied de biche pour libérer le tissu, on retire -le -tissu de la machine et on sectionne ou rompt les fils supérieur et inférieur en laissant des bouts de fil qu'on sup prime ultérieurement en les rectifiant.
Cette opération de rectification est nuisible en ce sens qu'il peut en résulter des accidents par section nement du tissu,' et elle n'est pas économique à cause de la main-d'oeuvre complémentaire et des déchets de fil provenant de l'enlèvement des bouts de fil.
La machine à coudre faisant l'objet de l'in vention compoTte au moins une aiguille animée d'un mouvement de va-et-vient sensiblement vertical, un mécanisme complété par un volant pour assurer le mouvement de va-et-vient de l'aiguille, une barre presse-étoffe actionnée par un mécanisme d'élévation et d'abaissement, un tendeur du fil supérieur, une plaque de recou vrement placée sous la barre presse-étoffe et présentant un trou pour le passage du fil in férieur,
et un pied de biche -porté par la barre presse-étoffe, cette machine étant caractérisée par un dispositif incorporé au pied de biche pour le sectionnement et le maintien du fil su@ péneur, par un dispositif disposé sous la plaque de recouvrement pour le sectionnement et le maintien du fil inférieur,
par des moyens pour actionner les dispositifs de sectionnement et de maintien des fils supérieur et inférieur, ces moyens comprenant des solénoïdes dans le cir cuit desquels sont intercalés eu série un premier interrupteur normalement ouvert et un deuxiè me interrupteur normalement fermé de façon que les solénoïdes ne soient excités que lorsque les deux interrupteurs sont simultanément fer més,
le mécanisme destiné à élever et à abaisser la barré presse-étoffe intervenant pour ouvrir le deuxième interrupteur lorsque cette barre est soulevée,
des moyens de commande coopérant avec le volant et le mécanisme pour l'élévation et l'abaissement de la barre presse-étoffe pour ne permettre la fermeture du premier interrup- teur que lorsque le volant occupe une position angulaire correspondant à la position supérieure de l'aiguille,
ceci pour empêcher toute collision entre l'aiguille et les ' dispositifs de sectionne ment et de maintien des fils.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de la machine fai- sant l'objet de l'invention ainsi qu'un détail d'une variante.
La fig. 1 est une vue en élévation de face de cette forme d'exécution, munie d'un dispo- sitif pour le sectionnement simultané des fils su périeur et inférieur à la fin d'une opération dé couture.
La fig. 2 est une vue en élévation latérale de la machine à coudre que montre la fig. 1. La fig. 3 est une vue en élévation de dos de cette machine à coudre. La fig. 4 est une vue en coupe verticale à plus grande échelle du pied de biche<B>de</B> la machine à coudre que montrent les fig. 1, 2 et 3.
La fig. 5 est une vue en coupe transver sale suivant la ligne 5-5 de la fig. 4 et montre des lames de sectionnement et de maintien du fil dans les positions normales de repos.
La fig. 6 est une vue similaire à celle de la fig. 5, mais montre les lames de sectionne ment et de maintien d'ans leurs positions de travail.
La fig. 7 est une vue en plan des lames de sectionnement st de maintien que montrent les fig. 4, 5 et i6.
La fig. 8 est une vue en coupe suivant la ligne 8-8 de la fi-. 4.
La fig. 9 est une vue sur la face inférieure du dispositif de sectionnement et de maintien inférieur de la machine à coudre que montrent les fig. 1, 2 et 3, la lame de sectionnement et les organes correspondants étant représéntés en traits mixtes dans la position de travail.
La fig. 10 est une vue en élévation latérale du dispositif représenté sur la fig. 9, la lame de sectionnement étant représentée dans la po sition normale de repos.
La fig. 11 est une vue en coupe verticale d'une partie du dispositif représenté sur les fig. 9 et 10, la lame étant cependant repré sentée dans la position de travail en vue de la représentation de ses actions de sectionnement et de maintien.
La fig. 12 est une vue en coupe,d'un frein destiné à commander la vitesse de fonctionne- ment d'un solénoïde actionnant le dispositif in férieur de sectionnement et de maintien.
La fig. 13 est un schéma des connexions électriques.
La fig. 14 se rapporte à une variante, et est une vue partielle en élévation latérale à échelle plus réduite, du mécanisme d'actionne- ment du dispositif de sectionnement et de main tien du fil inférieur.
La machine à coudre représentée en fig. 1, 2 et 3, désignée dans son ensemble par le chiffre de référence 10, est équipée d'un appa reil pour le sectionnement et le maintien simul tanés des fils supérieur et inférieur à la fin d'une opération de couture.
La machine à coudre peut être d'un .type usuel quelconque, tel qu'il est utilisé pour la couture dé vête ments, et comporte un socle plat 12 portant un montant 14 prolongé par un col de cygne 16 muni à son extrémité libre d'une tête 18.
Dans cette tête est montée à coulissement ver tical une barre à aiguille 20, à laquelle est fixée une aiguille 22 présentant un trou pour le pas sage du fil supérieur. La machine à coudre 10 est également munie d'un tendeur automatique de fil 24 (fig. 1 et 2) et d'un levier tendeur 26 mobile verticalement,
et elle comprend un mé canisme usuel pour entraîner en va-et-vient la barre à aiguille 20 et pour faire osciller le le vier tendeur. Ce mécanisme est actionné par un moteur électrique, de préférence par un train de transmission à engrenages comme dans la plupart des machines du commerce,
ou encore par une pédale et une courroie passant sur une poulie faisant partie<B>d'a</B> volant 28.
La machine à coudre représentée comporte un pied de biche dont l'ensemble est désigné par le chiffre de référence 30, et qui est fixé à l'extrémité inférieure de la barre presse-étoffe 32 mobile verticalement, montée à côté de la barre à aiguille 20.
La barre presse-étoffe 32 est élevée par l'intermédiaire d'un balancier 34, qui est articulé entre ses extrémités au col de cygne 16 de la manière indiquée en 36 en fig. 3, et la barre presse-étoffe est articulée à une ex trémité de ce balancier. L'autre extrémité du balancier 34 est articulée à une tringle dé transmission 38,
qui descend vers une pédale appropriée (non représentée) de façon qu'un mouvement de descente de la tringle 3 8 élève la barre presse-étoffe 32 ainsi que le pied de biche que porte cette barre.
Des moyens décrits en détail ci-après sont incorporés au pied de biche 30 pour le section nement et le maintien du fil supérieur à la fin d'une opération de couture. D'autres moyens également décrits en détail ci-après, sont dis posés sous la plaque amovible de recouvrement 40 montée sur le socle 12 au-dessous du pied de biche, pour le sectionnement et le maintien du fil inférieur tiré de la navette (non représen tée).
Les dispositifs de sectionnement et dé maintien des fils supérieur et inférieur sont ac tionnés par des solénoïdes électriques comman dés par un micro-interrupteur 42 fixé sur un support 44 monté sur la face antérieure dû montant 14 à proximité du sommet de celui-ci (fig. 1).
L'interrupteur 42 est normalement ou vert et comporte un doigt de commande 46 s'étendant devant une extrémité d'un levier de commande 49 monté sur un support 50 de fa çon à pivoter autour d'un axe vertical. L'ex trémité du levier 48 opposée au doigt 46 porte une plaquette 52 avec un embout 54 pouvant venir en prise avec une encoche 56 pratiquée dans le bord périphérique du volant 28.
Dans une position angulaire du volant 28, corres pondant à la position la plus élevée de la barre à aiguille 20, l'embout 54 vient en prise avec l'encoche pour permettre la manoeuvre du le vier 48 par une pression exercée manuellement sur la plaquette 52. Ce mouvement du levier 48 déplace le doigt 46 du micro-interrupteur 42 dans le sens de la fermeture de celui-ci.
Il res sort de ce qui précède que l'interrupteur 42, qui est normalement ouvert, ne peut être fermé que lorsque la barre à aiguille 20 et l'aiguille 22 qu'elle porte occupent leur position la plus élevée, de façon que l'aiguille soit complète- ment retirée de la plaque de recouvrement 40 et du pied de biche 30.
Ainsi que le montrent les fig. 4 à 8, le pied de biche 30 comporte une douille de fixation 58 destinée à recevoir la barre 32 à laquelle elle doit être fixée temporairement. Sa partie infé- rieure est divisée en deux branches espacées 60 dans lesquelles est encastrée une broche trans- versale 62 sur laquelle est articulé un sabot 64 entre ses extrémités antérieure et
postérieure. Dans le sabot 64 est pratiquée une fente cen trale 66 qui s'ouvre vers l'avant pour recevoir l'aiguille 22 pendant les mouvements -de va-et- vient de celle-ci. Une semelle 68 est librement montée sur la face inférieure du sabot 64. Cette semelle est relevée à l'avant du sabot, et dans la partie antérieure est pratiquée une fente 70 qui s'ouvre vers l'avant et qui est disposée en regard de la fente 66 pour laisser passer l'ai guille 22.
La fixation libre ou flottante de la semelle 68 sur la face inférieure du sabot 64 est as surée par des vis 72, qui passent librement ou à coulissement dans dés trous à épaulement du sabot 64,à proximité des quatre coins de celui- ci, et qui sont vissées dans des trous taraudés correspondants de la semelle 68.
On voit que les vis 72 peuvent être réglées par vissage dans la semelle 68, de façon que, lorsque cette se melle est en contact avec la face inférieure<B>d'a</B> sabot 64, un certain jeu soit ménagé entre les têtes des vis 72 et les épaulements des trous du sabot 64, la semelle 68 pouvant ainsi se rap procher et s'écarter de la face inférieure dû sabot 64.
Dans ce sabot 64 est pratiqué un alésage vertical 74 à l'arrière de la broche 62. La par tie inférieure de cet alésage est élargie et débou che dans la partie postérieure d'une large rai nure 76 pratiquée dans la face inférieure du sabot 64. Cette rainure s'étend transversale- ment jusqu'aux bords du sabot 64.
Un pivot vertical 78 est engagé dans l'alésage 74 et pré sente une tête inférieure 80 en prise avec la partie inférieure élargie de l'alésage 74.
Ainsi que le montre la fig. 7, la tête inférieure 80 du pivot présente sur sa face inférieure une rai nure diamétrale 82 qui est destinée à recevoir les queues droites d'une lame de sectionne ment 84 et d'une lame de maintien 86<B>du</B> fil supérieur, qui sont superposées de. façon que le pivot 78 puisse les faire osciller d'ans la rai nure 76 du sabot 64.
Une vis 88 traverse les lames 84 et 86 pour être vissée dans un trou taraudé au centre du pivot, en vue de la fixa tion des lames au pivot dans la rainure 82.
On voit également sur la fig. 7 que les ex trémités antérieures des lames de sectionnement et dé maintien 84 et 86 sont décalées latérale ment par rapport à leurs queues, la partie an térieure de la lame de sectionnement inférieure 84 étant plus décalée que la partie antérieure de la lame superposée de mainmien 86.
Pendant le pivotement des lames dans le sens antihoraire (sur la fig. 7), l'arête antérieure 90 de la lame de maintien 86 précède donc l'arête antérieure de coupe 92 de la lame de sectionnement 84.
On voit sur la fig. 5 que l'arête antérieure 90 de la lame de maintien est arrondie, tandis que l'arête de coupe 92 de la lame 84 est perpendi culaire aux faces de la lame, pour coopérer avec l'arête de coupe 94 qui est formée par une tranche inclinée du côté droit dé la fente 70 de la semelle 68 du pied de biche, ainsi que le montrent les fig. 5 et 6.
Normalement; c'est-à-dire pendant une opé ration de couture, le pivot 78 est orienté de façon que les lames 84 et 86 soient escamotées sur un côté des fentes 66 et 70 (fig. 5) pour ne pas contrarier le mouvement de va-et-vient de l'aiguille 22.
Cependant, à la fin d'une opéra tion de couture, et lorsque l'aiguille a été éle vée et retirée des fentes @66 et 70, le pivot 78 est déplacé angulairement pour faire pivoter les lames 84 et 86 dans la rainure 76 et en regard des fentes 66 et 70.
Pendant ce mouvement des lames de sectionnement et de maintien, l'arête 90 de la lame de maintien 86 arrive d'abord en contact avec le fil supérieur TI pas sant dans les fentes @66 et 70.
Ce fil est donc repoussé vers un côté, de la manière indiquée sur la fig. 6, et coincé entre la face supérieure de la lame de maintien 86 et la face inférieure du sabot 64 sur un côté de la fente 66 qui forme le fond de la rainure 76.
Lorsque le fil est coincé ou maintenu de cette manière, le dépla cement complémentaire des lames dé section nement et de maintien. fait passer l'arête de coupe 92 de la lame de sectionnement 84 sur l'arête aiguë 94 de la semelle 68 du pied dé biche, de sorte que le fil TI est sectionné. Ainsi que le montre la fig. 4, un bras radial de commande 96 est fixé à l'extrémité supé rieure du pivot 78 par une vis de serrage. Ce bras est orienté sensiblement vers l'arrière en partant du pivot.
Un ressort hélicoïdal de com pression 98 est intercalé entre la face inférieure du bras 96 et la face supérieure du sabot 64. Ce ressort est destiné à solliciter le pivot 78 pour serrer élastiquement les lames 84 et 86 l'une contre l'autre et contre le sabot 64.
La lame de maintien 86 est ainsi élastiquement appliquée contre le fond de la rainure 76, ce qui permet de maintenir des fils de grosseurs différentes entre la lame de maintien et le fond de la rainure sans qu'il soit nécessaire de régler le pied de biche.
Par exemple, si on utilise un fil relativement épais, les lames 84 et 86 sont repoussées vers le bas avec le pivot par rap port au sabot, et le montage flottant décrit pré cédemment pour la semelle 68 du pied de biche permet un mouvement descendant des lames de sectionnement et de maintien. Etant donné que les lames de sectionnement et de maintien du pied de biche 30 ne sont actionnées que lorsque le pied de biche occupe sa position in férieure dans laquelle il main-tient le tissu,
on voit que la pression exercée par le pied de biche sur les points de couture est suffisante pour amener la semelle 68 à la position de sec tionnement par rapport à la lame 84.
Un levier d'aationnement 100 est articulé en son milieu, c'est-à-dire en 102, au dos de la douille 58 du pied de biche pour pivoter dans un plan vertical et transversal. L'extrémité in férieure de ce levier 100 présente une coulisse longitudinale 104 d'ans laquelle est engagée une tête sphérique 106 ménagée à l'extrémité libre du bras 96.
Un mouvement d'oscillation du levier 100 autour de son tourillon 102 est ainsi transformé en un mouvement angulaire du bras 96 et du pivot 78 autour d'un axe ver tical pour la commande des lames 84 et 86.
Ainsi que le montrent les fig. 2 et 3; un levier profilé 108 est articulé entre ses ex trémités, en 110, à la face postémieure de la tête 18 de la machine à coudre pour pivoter latéralement, c'est-à-dire dans un plan parallèle au plan de pivotement du levier 100. L'extré- mité inférieure de ce levier 108 présente une coulisse longitudinale 112 dans laquelle est engagé : un doigt 114 de l'extrémité supérieure du levier 100, .en vue de la transmission du mouvement angulaire du levier 108 au levier 100 du pied de biche.
L'extrémité supérieure du levier 108 est articulée en 116 à une extré mité d'une bielle dont l'ensemble est désigné par le chiffre de référence 118.
La bielle 118 comprend deux tringles 120 et 122 qui sont accouplées l'une à l'autre par un man chon réglable 124, ce qui permet de modifier la longueur de la bielle 118 pour le réglage de l'amplitude d'oscillation du levier 108, donc des lames de sectionnement et de maintien dans le pied de biche 30. L'extémité de la bielle<B>118</B> opposée au levier 108 articulée en 126 à la tête de l'armature mobile d'un solénoïde dé traction 128 porté par un support 130, monté sur la face postérieure du montant 14 à proxi mité du sommet de celui-ci.
Lorsque le solé noïde 128 est excité, " la traction exercée de droite à aauche (sur la fig. 3) par la bielle 118 est transmise par les leviers 108 et 100 au bras 96 du pied de biche pour faire pivoter les lames de sectionnement et de maintien 84 et 86 en partant de leur position de repos (fig. 5) vers la position de travail (fig. 6).
Le retour dés lames de sectionnement et de maintien du pied de biche vers la position de repos est assuré par un ressort de rappel 132, dont les extrémi tés sont respectivement accrochées à une bu tée 134 à l'arrière de la tête 18, et à une ba gue 136 fixée sur la tringle 120 dé la bielle 118. Le ressort 132 sollicite donc la bielle 118 vers la droite (sur la fig. 3) à l'encontre dé la trac tion exercée par le solénoïde 128 lorsque celui- ci est excité.
Une butée, qui se présente sous la forme d'une bague 138 sur la tringle 120, et qui peut coopérer avec la butée 134, est des tinée à limiter la course de la bielle dans. la di rection du rappel assuré par le ressort 132, et détermine ainsi les positions de repos des la mes de sectionnement et de maintien à l'inté rieur du pied de biche.
On voit sur la fig. 13 que le solénoïde 128 est connecté en série avec le micro-interrupteur 42, qui est intercalé dans les conducteurs 140 de façon que le solénoïde ne soit excité que lorsque l'interrupteur 42 est fermé.
Ainsi qu'il a été indiqué précédemment, l'interrupteur 42 peut être fermé par une pression manuelle exer- cée sur la plaquette 52 (fig. 1), mais seulement lorsque le volant 28 occupe une position angu laire dans laquelle l'aiguille 22 est élevée et retirée du pied de biche.
Un autre interrupteur 142 est connecté en série avec l'interrupteur 42, et cet interrupteur est normalement fermé lors que le pied de biche est abaissé et appliqué sur le tissu. L'interrupteur 142 est ouvert, pour empêcher l'excitation du solénoïde 128, dès que le pied de biche est relevé.
Pour assurer l'ouverture de cet interrupteur 142, qui est monté à l'arrière du montant 14 (fig. 3), une bague 144 est fixée sur la tringle de com mande 38 du mécanisme d'élévation du pied de biche. Cette bague peut coopérer de haut en bas avec un levier d'ouverture 146 de l'inter- rupteur 142 sortant de son boîtier.
Lorsque la tringle 38 est abaissée pour élever 1ë pied de biche 30, la bague 144 actionne le levier 146 dans le sens de l'ouverture de l'interrupteur 142 Le solénoïde 128 n'est donc excité que lorsque les interrupteurs 42 et 142 sont simultanément fermés, c'est-à-dire lorsque l'aiguille 22 est éle vée, tandis que le pied de biche 30 est abaissé .
de façon que l'aiguille soit bien retirée du pas sage des lames 84 et 86 à l'intérieur du pied de biche.
La rotation du volant 28, jusqu'à la. poli= tion dans laquelle l'embout 54 vient en prise avec l'encoche 56 pour permettre la fermeture de l'interrupteur 42, peut être effectuée à 1a main tandis qu'une pression continue est -exer cée sur la plaquette 52 par la paume de la main faisant tourner le volant 28.
Cependant, il est également possible de faire tourner lentement le volant 28 par le moteur d'entrainement nor mal, ét d'exercer en même temps une pression manuelle sur la plaquette 52 de façon que l'embout 54 vienne en prise avec l'encoche 56 dès qu'il arrive en regard de cette encoche, ce qui arrête la rotation du volant 28, tandis que le levier 48 est actionné dans le sens de la fermeture de l'interrupteur 42.
Lorsque le vo lant d'une machine à coudre du commerce, en- traînée par des engrenages, doit être entraîné lentement par le moteur dans le but qui vient d'être indiqué, on intercale de préférence un dispositif d'accouplement à friction 148 (fig. 13) entre le moteur 150 et le mécanisme de transmission (non représenté).
Lorsque le mou vement de rotation du volant 28 est brusque ment arrêté par le fait que l'embout 54 vient en prise avec l'encoche 56, le dispositif d'accou plement 148 glisse pour mettre le mécanisme de transmission à l'abri d'un choc excessif.
La tension du fil supérieur est réduite en même temps qu'a lieu le sectionnement et le maintien de ce fil par les lames 84 et 86 du pied de biche. Au début de l'opération de cou- ture suivante sur la machine à coudre, le fil supérieur est alors suffisamment mou pour permettre la formation dies premiers points.
Pour assurer la réduction automatique de la tension du fil supérieur lorsque les lames 84 et 86 entrent en action, une tige de réduction 152 s'étend du tendeur 24 vers l'arrière et sort sur le côté postérieur de la tête. Son extrémité libre porte une plaquette à came 154 à face posté rieure inclinée pouvant coopérer avec le levier 108.
Cette plaquette à came est profilée de fa çon qu'un pivotement du levier 108 dans le sens de l'actionnement des lames de sectionnement et de maintien du pied de biche 30 fasse avan-, cer cette plaquette à came 154 ainsi que la tige 152 pour séparer les rondelles du tendeur 24 entra lesquelles passe le fil supérieur, de sorte que celui-ci est libéré détendu.
La machine à coudre 10 comporte égale ment un dispositif de sectionnement et de main,- tien du fil .inférieur, dont l'ensemble est dési gné par le chiffre de référence 156 (fig. 9, 10 et I1), et qui est monté au-dessous de la pla que amovible de recouvrement 40.
Ainsi que le montre la fig. 9, ce dispositif de sectionne ment et de maintien 156 comporte une lame 158 articulée sur une vis 160 et pouvant pi voter dans un plan horizontal directement au- dessous de la plaque 40.
La lame 158 présente un bec de coupe 162, qui se déplace avec la lame entre la position de repos indiquée en traits pleins sur la fig. 9, et la position de sec tionnement et de maintien indiquée en traits mixtes sur la fig. 9.
Pendant ce déplacement, le bec de coupe 162 passe sur un trou 164 prati qué dans la plaque 40, par lequel passe le fil inférieur T2 provenant de la navette usuelle (non représentée). Un extracteur de fil 166 s'étend en partant de la lame 158, et présente un aeillet 168 à son extrémité libre, à travers lequel passe le fil inférieur.
L'extracteur de fil 166 est proportionné et disposé de façon que, lorsque la lame 158 occupe sa position nor male ou position de repos, son oeillet 168 soit centré sur le trou 164 de la plaque 40.
Dès que la lame 158 pivote autour de son tourillon 160 vers la position de sectionnement, telle qu'elle est indiquée en traits mixtes sur la fig. 9 (et également sur la fig. 11), le fil infé- rieur est entrainé par l'oeillet 168 pour être suf fisamment mou après le retour de la lame 158 à la position normale,
et pour permettre la formation des premiers points de l'opéra tion suivante de couture sur la machine.
Au-dessous de la plaque 40 est' également montée une lame élastique<B>de</B> maintien 170 dont l'extrémité libre 172 est taillée en coin (fig. 11), et sur laquelle le bec de coupe 162 de la lame 15.8 s'engage pendant le pivotement vers la position de sectionnement. On voit sur la fig. 11 que le mouvement de la lame 158 vers la position de sectionnement est accompa gné d'une extraction du fil inférieur T2 sous la lame de maintien 170 par l'action de l'extrac teur 166,
le bec de coupe 1162 passant ensuite sur le trou 164 pour sectionner le fil infé- rieur, tandis que la partie du fil au-dessous de la plaque 40 est maintenue élastiquement en tre les faces inclinées de l':extrémité en coin 172 de la lame de maintien et du bec de coupe 162 de la lame de sectionnement.
Pour l'entrée en action simultanée de la lame 158 avec le fonctionnement des lames 84 et 86 qui. sectionnent et maintiennent le fil supérieur, la lame 158 est actionnée par un solénoïde 174 connecté en parallèle avec le solénoïde 128 (fig. 13) pour être commandé de la même manière que celui-ci. Le solénoïde 174 est également du type à traction. Il est monté sur un support 176 s'étendant vers l'ar rière au-dessous du socle 12 de la machine à coudre (fig. 2 et 3).
L'armature du solénoïde 174 est accrochée à un câble flexible 178, guidé à coulissement dans une gaine flexible 180 et accroché à son tour à un doigt 182 de la lame 158 en un point écarté du pivot 160 de cette lame,
de sorte qu'une traction exercée sur le câble 178 par le solénoïde correspondant fait pivoter la lame en partant de la position nor male de repos vers la position de travail. Le retour de la lame 158 en partant de la position de travail vers la position de repos (repré sentée en traits pleins sur la fig. 9) est assuré par des ressorts de traction 182 (fig. 2 et 3),
accrochés par une extrémité aux extrémités d'une broche 184 traversant l'armature du so lénoïde 174 et par l'extrémité opposée à des boulons 186 solidaires du support 176. Lors que le solénoïde 174 est excité, il agit à l'en contre de la .résistance des ressorts 182 pour déplacer le câble 178 et pour actionner la lame 158, tandis que la désexcitation du solénoïde 174 permet aux ressorts 1.82 de rappeler la lame 158 vers la position de repos par un coulissement approprié du câble 178.
De préférence, le mouvement de l'armature du solénoïde 174 est commandé de façon que le déplacement initial de la lame 158 en par tant de la position de repos ait lieu à une vi tesse relativement faible, pour permettre l'ex traction du fil de la navette par l'action de l'ex tracteur 166 tout en évitant la rupture acciden- telle du fil, et pour assurer ensuite un déplace ment relativement rapide de la lame 158 vers la position de travail en vue du sectionne ment lorsque le bec de coupe 162 de la lame passe sous le trou 164 de la plaque 40.
Cette commande de la vitesse de déplacement de l'ar mature du solénoïde 174 est assurée par un frein dont l'ensemble est désigné par le chiffre de référence 188, et qui est monté sur le sup port 176. Ainsi que le montre lia fig. 12, l'en semble du frein 188 comporte un cylindre 190 maintenu immobile et dont l'axe est parallèle à la direction du déplacement de l'armature du solénoïde 174.
Une extrémité du cylindre 190 est close par un fond 192, dans lequel est pratiqué un canal 194 qui fait communiquer l'intérieur du cylindre avec l'air extérieur. Un pointeau réglable 196 pénètre d'ans le canal 194 en vue de son étranglement variable. Un piston 198 est monté à coulissement dans le cylindre 190.
Ce piston: est prolongé par une tige axiale 200 qui présente sur le côté infé rieur une encoche 202 en prise avec la broche 184 que porte l'armature du solénoïde 174.
Lorsque ce solénoïde 174 est excité, le piston 198 du frein se déplace vers la gauche (sur la fig. 12) avec l'armature, et la vitesse du dépla cement du piston 198, donc celle de l'armature du solénoïde 174, est commandée par la vi tesse à laquelle l'air extérieur peut pénétrer dans le cylindre 190.
Pendant la première partie du mouvement du piston, l'air n'entre dans le cylindre 190 que par le canal étranglé 194.
Pour augmenter ensuite la vitesse de cou lissement du piston 198, donc la vitesse du déplacement de l'armature du solénoïde, un o ri ifice latéral 204 est pratiqué dans la paroi périphérique du cylindre 190.
Cet orifice est démasqué par le piston 198 après une course initiale partielle prédéterminée, de sorte que l'air extérieur peut alors pénétrer dans le cy lindre 190 à la fois par le canal 194 et par l'orifice 204, ce qui réduit la résistance à l'avancement du piston et permet au bec de coupe 162 de la lame 158 de passer en re gard du trou 164 de la plaque 40 à une vi tesse relativement grande pour assurer le sec tionnement du fil inférieur T2.
Dans une variante à laquelle se rapporte la fig. 14, le mouvement de l'armature du so lénoïde<I>174a</I> actionnant le dispositif inférieur de sectionnement et de maintien du fil (non représenté)
est commandé par voie magnéti que de façon que le déplacement initial de l'ar mature du solénoïde et du câble 180a aboutis sant à la lame ait lieu à une vitesse relative ment faible pour permettre l'extraction du fil de la navette dé la manière précédemment d'é crite, tandis que cette lame est déplacée rapide ment dans la dernière partie de son mouvement pour assurer le sectionnement du fil inférieur.
Cette commande magnétique dé l'armature du solénoïde est assurée par un aimant perma nent 206, monté sur l'armature dû solénoïde <I>174a</I> pour se déplacer avec celle-ci, et qui co opère avec une tige 208 montée à coulissement dans un chevalet 210 du support 176a.
Un ressort 212 agit sur la tige 208 pour la solli citer élastiquement vers la position représen tée sur la fig. 14, dans laquelle un épaulement de la tige 208 vient buter contre le chevalet 210 pour limiter le mouvement de rappel de la tige en partant de l'aimant 206.
Lorsque le solénoïde 174a est désexcité, les ressorts de rappel 182a agissent sur l'armature pour la déplacer avec l'aimant 206 vers la@ droi te (sur la fig. 14), dé sorte que cet aimant est amené en contact avec l'extrémité de la tige 208 et adhère à celle-ci.
Lorsque le solénoïde <I>174a</I> est excité pour actionner le dispositif de sectionnement et de maintien du fil inférieur, le déplacement initial de l'armature du solé noïde vers la gauche (sur la fig. 14) a lieu avec l'aimant 206 adhérant à la tige coulissante 208,
de sorte - que ce déplacement initial est contrarié par la résistance du ressort 212.
Tou tefois, la résistance à l'entrainement de la tige 208 par l'aimant 206 et par le solénoïde aug mente au fur et à mesure que le ressort 212 est comprimé. Cette résistance du ressort 212 devient finalement supérieure à la force d'at traction de l'aimant permanent 206, de sorte que la tige 208 est arrachée.
La dernière par tie du déplacement de l'armature du solénoïde a donc lieu sans être contrariée par le ressort 212, c'est-à-dire à une vitesse relativement grande.
Il ressort de ce qui précède que la forme d'exécution représentée, ainsi que la variante, sont capables de sectionner ou de rectifier le fil supérieur et le fil inférieur à la fin d'une opé ration de couture, et de les sectionner à proxi- mité du tissu,
de sorte qu'il n'est pas nécessaire de couper les boufs de fils restants. La sup pression de toute opération de rectification distincte et des déchets résultant de l'eî2ève- ment de bouts de fil relativement longs du tissu cousu assure pratiquement des économies ap-, préciables. De plus,
grâce au mode de com- mande des interrupteurs 42 et 142, destinés à empêcher l'entrée en, action du dispositif de sectionnement et de maintien du fil supérieur ou du dispositif de sectionnement et de main tien du fil inférieur pendant que l'aiguille 22 est engagée sur la trajectoire des lames 84, 86, 158,
toute possibilité de détérioration de l'ai guille ou des lames est positivement rendue im possible. Il convient également de noter que.la plaquette 52, sur laquelle on exerce une pres sion manuelle pour la fermeture de l'interrup- teur 42,
est placée à proximité du volant 28 pour faciliter sa manoeuvre pendant la mani pulation du volant en vue de l'élévation de l'ai guille 22.
On pourrait envisager une autre forme d'exécution à deux aiguilles au lieu d'une ai- guipe unique.