Dispositif de commande de chasse et de style pour machines à composer photographiques La présente invention se rapporte à un dispositif de commande de chasse et de style pour des machines à composer photographi ques.
On entend par chasse la largeur d'un caractère, c'est-à-dire l'espace occupé par ce caractère entre deux autres caractères d'un mot. La chasse varie pour chaque caractère. Le style d'un caractère est défini par la forme du tracé, l'empattement (terminaison des jambages), et la disposition des pleins et des déliés.
La composition typographique exige une grande diversité dans le nombre de caractères et parmi leurs styles et corps. En outre, les différents caractères du même alphabet sont de largeurs différentes et il est nécessaire d'avoir une gamme de largeurs ou chasses étendue du point de vue esthétique. Il est donc nécessaire d'emmagasiner toutes les informa tions relatives à chaque caractère dans la ma chine à composer.
Un but de la présente invention est d'ob tenir un dispositif simple pour transmettre les dites informations d'un clavier à un dispositif enregistreur qui enregistre une ligne complète et qui commandera ultérieurement la photogra phie des caractères pour composer une ligne.
Le dispositif faisant l'objet de la présente invention est caractérisé en ce qu'il comprend, entre un clavier et un dispositif enregistreur destiné à enregistrer la chasse des caractères, leur style et leur dessin individuel, des circuits à entrées et sorties multiples établis au pré alable pour chaque style et chasse et suscepti bles d'être sélectionnés à partir du clavier, pour associer à chaque caractère les largeurs correspondantes au style, d'une part, et à la chasse, de l'autre.
Ces circuits à entrées multiples peuvent remplir essentiellement deux fonctions. La pre- mière est d'attribuer à chaque caractère une largeur en unité relative, par exemple le carac tère m doit avoir 15 unités et le caractère i 5 unités 1/2, le caractère c 7 unités, etc.
, La seconde fonction est de traduire ces va leurs relatives en chiffres binaires, par exem ple, représentant le produit de ces valeurs par la chasse, c'est-à-dire en dimension linéaire. Ainsi, pour chaque caractère, le dispositif ob jet de l'invention permet d'obtenir un chiffre binaire proportionnel à l'espace que le carac- tère doit occupez dans la ligne et le traduire en millimètres ou autre unité de longueur. C'est ce chiffre binaire qui est enregistré.
Les infor mations additionnelles relatives. au style, etc., sont également enregistrées au moyen de tou ches et de circuits de commande, comme il sera ultérieurement décrit.
Le dessin représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispositif selon l'inven tion.
La fig. 1 représente schématiquement une machine à composer complète qui comprend cette forme d'exécution ; les fig. 2 à 17 montrent des éléments que comprend ladite forme d'exécution; la fig. 2 est une vue schématique d'un enre gistreur ; la fig. 3 est une vue de côté<B>dû</B> mécanisme de sélection d'un élément de circuit multiple ; les fig. 4, 5 et 6 sont respectivement des vues latérales, de dessus, et en élévation d'un support pour un certain nombre dé circuits multiples également dénommés cartes ;
la fig. 7 est une vue du levier de change ment de circuit multiple et pièces associées ; la fig. 8 est une vue de détail d'une partie de la fig. 7 ; la fig. 9 est une coupe selon 9-9 de la fig. 3 ; la fig. 1d est une vue en plan du panneau de leviers de changement de circuit multiple ; les fig. 11 et 12 sont des vues latérales d'un circuit multiple ou carte pour la multipli cation des valeurs de largeur relative de cha que caractère par la chasse ;
les fig. 13 et 14 sont des vues. similaires d'un circuit à éléments multiples ou carte pour la sélection des valeurs de largeur relative pour un style déterminé et pour chaque carac tère ; la fig. 15 est un schéma des connexions des éléments représentés sur les fig. 13 et 14 ;
la fig. 16 est un diagramme de connexion des éléments du type représenté sur les fig. 11 et 12,; et la fig. 17 est un circuit des. moyens de commutation associés aux leviers de change ment de circuit multiple.
La machine représentée sur la fig. 1 com prend un élément de clavier usuel KB pourvu d'une touche pour chaque caractère (45 dans l'exemple choisi), une barre d'espacement SB et un certain nombre de clés spéciales. En outre, le clavier est muni d'un jeu de barres de permutation<I>PB</I> du type utilisé dans les appareils téléimprimeurs. Cette unité<I>PB</I> est munie de quatre circuits de sortie. Le premier circuit ou circuit universel u reçoit une im pulsion électrique temporaire toutes les fois qu'une touche ou la barre d'espacement est appuyée.
Le second circuit est constitué par six fils de sortie B à G, constituant avec un fil A un groupe de code alphabétique <I>AC.</I> Une combinaison distincte de ces bornes de sortie reçoit un potentiel toutes les fois que les tou ches, à caractères sont abaissées. Le troisième circuit est constitué par un câble 12. Ce câble contient un fil pour chaque touche (45 dans l'exemple décrit) et chaque fil est excité lors que la clé correspondante est abaissée. Le qua trième circuit est constitué par un fil 14 qui est excité toutes les fois que la barre d'espacement est abaissée.
Au clavier de la machine à écrire est an nexé un clavier spécial comportant un certain nombre d'autres clés. Celles-ci comprennent une clé Majuscule ou Capitale CSK par laquelle le fil universel u est adjoint au code alphabétique A par l'excitation d'un relais <I>CS.</I> Une clé de demi-chasse HSK permet d'ex citer un relais de demi-chasse HS, divisant par deux la valeur de la chasse. Une clé DSK et un relais DS permettent également de doubler la chasse de n'importe quel caractère.
Le groupe des fils de code alphabétique<I>AC</I> est -relié directement à une unité enregistreuse REC qui transfère l'information à un enregis treur. proprement dit REG à raison d'un carac tère à chaque opération. L'unité REC peut être du type à ruban perforé ou peut consister en un enregistreur mécanique tel que représenté sur la fig. 2. La fig. 2 représente un châssis portant un certain nombre de broches mobiles disposées en colonnes. Chaque broche peut prendre deux positions.
Dans le présent exem ple, il y a quinze broches S',<I>A', 2', B', 4', C',</I> 8', D', l6', E', 32', F', 64', G' et 128', dispo sées en colonnes, chaque colonne représentant un caractère d'une ligne. Les broches sont en foncées par un marteau actionné par un solé noïde, comme représenté pour les fils 4 et 8.
Outre le code alphabétique<I>AC,</I> un groupe de fils de code numériques. NC aboutit à un enregistreur. Ce groupe est constitué par sept fils : 2, 4, 8, 16, 32, 64 et 128. Ce groupe de code est utilisé pour représenter la largeur de chaque caractère en tenant compte de son style, de sa largeur en unités relatives et de la chasse. En outre, il y a un fil isolé S qui est excité, ainsi que le conducteur 18 à travers le fil 14 pour indiquer un espace entre mots.
Egalement, par des moyens décrits plus loin, un fil 20 est excité en même temps et transmet une valeur de largeur indirectement (fig. 16) au groupe de code numérique<I>NC,</I> cette valeur étant la largeur minimum assignée aux espaces entre mots. Le groupe de code numérique<I>NC</I> est éga lement relié à un compteur de ligne<I>CL,</I> de préférence du type binaire.
Ce compteur ac cumule les largeurs des caractères sélectés dans la ligne, ce qui permet de déterminer les incré ments ou espaces additionnels qui doivent être ajoutés aux espaces entre mots ou, si on le désire, entre caractères pour justifier la ligne, c'est-à-dire amener toutes les lignes à la même longueur.
La détermination des incréments de justifi cation est faite au moyen d'un justificateur JU qui ne sera pas décrit en détail et peut être du type décrit dans le brevet 286884.
A cet effet, un compteur d'espaces<I>CI</I> est également lié au justificateur. Ce compteur CI peut être un sélecteur rotatif ou pas à pas du type décrit dans le brevet cité ci-dessus, qui avance d'un pas chaque fois que la barre d'es- pacement est abaissée par le fonctionnement d'un relais IW commandé par le fil 14.
Lorsqu'une ligne entière de caractères a été enregistrée, l'opérateur peut lire le texte non justifié sur son clavier de machine à écrire témoin pour détecter toute erreur éventuelle. Après que la ligne a été composée et corri gée, les informations enregistrées dans l'enre gistreur sont lues par le dispositif lecteur REA, à raison d'un caractère à la fois, et transférées à une unité de transcription TU et à un dispo sitif d'espacement des caractères SM.
Norma lement, les unités<I>T U</I> et<I>SM</I> fonctionnent de façon alternée, l'unité<I>TU</I> traduisant d'abord un caractère déterminé, par exemple en le pro jetant sur un film photographique sensible et l'unité SM déplaçant ensuite le film d'une dis tance correspondant à la largeur du caractère, de façon à -amener le film en position correcte pour le caractère suivant. Comme il apparaîtra clairement, le mécanisme SM est également sous la commande du justificateur JU.
Le dispositif de commande d'espacement est de préférence d'un type utilisant des entrées binaires.
Les moyens par lesquels le câble 12 et les fils correspondant à chacune des touches à caractères, sont reliés au code numérique<I>NC</I> des sept fils binaires aboutissant à l'unité enre gistreuse REC, seront décrits plus loin. Ces moyens comprennent principalement deux groupes de circuits à éléments multiples que l'on peut sélectionner suivant le style et la chasse des caractères.
Sur la fig. 1, on voit deux câbles 28 et 30, dont chacun d'eux peut comporter autant de fils que le câble 12. Pour la simplification du dessin, dix fils seulement ont été représentés, bien que 45 fils soient utilisés dans l'exemple décrit. Ces câbles sont connectés à travers des contacts de transfert des relais CS de passage en capitale. Le câble 28 correspond aux carac tères minuscules ou bas de casse, et le câble 30 aux caractères capitales. Ces câbles sont repré sentés sur la fig. 15 où ils sont connectés aux quatre circuits, multiples 33, 34, 366t 38.
La construction mécanique et le système de sélec- tion de ces éléments sont représentés sur les fi-. 3 à 14 incluse.
La fig. 3 montre une vue latérale d'un mé canisme de sélection de cartes qui est manipulé par un levier 40 de changement de style pas sant dans des fentes 42 ménagées dans-une pla que perforée 44 (fig. 10)..I1 y a deux mécanis mes de ce type, le second étant commandé par un levier 46 de changement de chasse, mais un seul mécanisme sera décrit, étant donné qu'ils sont pratiquement identiques.
Le levier 40 peut être tourné vers la droite ou vers la gauche, comme représenté sur la fig. 10, autour d'un pivot 48 (fig. 3 et 7). Le pivot est monté sur deux prolongements d'un manchon 50 monté sur une tige 52. Le levier peut également être déplacé vers le haut ou vers le bas, comme représenté sur la fig. 10 pour déplacer 1e manchon 50 sur la tige. Un bras 54, fixé au manchon, transmet le dépla cement, au moyen d'un bloc 56 pivotant sur le bras, au prolongement d'un levier 58 monté sur un pivot fixe, ledit levier étant monté de façon à pouvoir glisser dans le bloc 56.
Le levier 58 coopère avec un' bloc 60 (fig. 3 et 9) monté de façon à pouvoir glisser sur une tige 62 montée sur le châssis de la ma chine. Le bloc 60 est fixé à un chariot porte cartes 65 en forme d' U renversé, dans lequel on peut placer un support de cartes amovible 66 et l'y maintenir en place.
Le support de cartes est représenté en détail dans les fig. 4, 5 et 6. Il consiste en des pla ques supérieure et inférieure 68 et 70 fixées par un séparateur de cartes à encoches 72, une paire de pièces 76 fixées au séparateur de car tes à l'extrémité avant du support et une paire de pièces similaires 78 fixées sur le séparateur à l'arrière du support et ayant des surfaces inclinées --parallèles avec celles des pièces 76.
Les pièces 76 et 78 et le séparateur à enco ches 72 constituent des moyens pour supporter un certain nombre d'éléments de circuits mul tiples ayant la forme de cartes (fig. 13) répartis en quatre groupes, deux de chaque côté, les cartes de chaque groupe étant placées parallè lement et en se recouvrant légèrement. Ces cartes sont maintenues en place par leurs côtés les plus étroits au moyen des plaques de fixa tion 80.
La plaque supérieure 68 porte des ergots 82 qui s'engagent dans une rainure prévue sur la surface inférieure du chariot 65. La plaque inférieure porte des galets 84 pivotant sur les plaques 80, ces galets étant prévus pour se déplacer dans une rainure du cadre 86. Le séparateur est muni d'une poignée 88 pour faciliter la manipulation du support de cartes. Le support avec ses cartes mises en place est placé sur la machine en levant le verrou 90 pivotant sur le chariot 65, en insérant le sup port avec ses glissières 82 dans les rainures du chariot et ses galets 84 dans les rainures du châssis 86 et en fermant le verrou sur un ergot 92 fixé au séparateur 72.
Il est également né cessaire d'abaisser un verrou à ressort 94, de telle sorte qu'il soit libéré d'une crémaillère 96 fixée au support de cartes. Un électro-aimant de libération du chariot 98 (fig. 3 et 17) peut également être excité pour actionner le verrou.
La crémaillère et le verrou sont utilisés pour mettre en place le support de cartes de façon précise par rapport à deux porte-balais 100 (fig. 3 et 9), chacun portant deux colonnes 102 de balais montés à ressort, chacune des colonnes étant montée sur une paire de leviers coudés 103, eux-mêmes montés sur des barres verticales 104, grâce auxquels les balais 106 peuvent être amenés en contact avec une carte choisie par rotation desdits leviers.
Les deux rangées ou colonnes de balais de chaque côté du support de cartes se déplacent simultané ment au moyen de barres horizontales, de con nexions 108 par un électro-aimant 110 ou 112 fig. 3, 9 et 17), et sont normalement amenées en contact avec les cartes par des ressorts 114 ou 116. Les électro-aimants 110 et 112 sont connectés en parallèle (fig. 17) de façon à ac tionner .les quatre contacts en synchronisme. Il est clair que d'autres mécanismes que les leviers coudés représentés peuvent être utilisés pour déplacer les balais. Par exemple, on peut utiliser d'autres dispositifs connus tels que ceux à déplacement parallèle des balais.
Les électro-aimants 118, 120 et 122 de la fig. 17 correspondent respectivement aux élec- tro-aimants 110, 112 et 98 et sont associés à un mécanisme similaire actionné par les leviers de changement de chasse 46.
La construction des cartes individuelles de style du chariot 65 est représentée sur les fig. 13 et 14. Les cartes dans le chariot de chan gement de chasse sont de construction similaire comme représenté sur les fig. 11 et 12. L'ar mature de chaque carte est de préférence com posée de substance plastique ou imprégnée, munie d'une mince couche de cuivre sur cha que face. Les surfaces de cuivre sont ensuite attaquées à l'acide pour donner finalement un groupe de lignes isolées entre elles, comme re présenté sur les dessins.
Après attaque à l'acide, un certain nombre de trous sont per forés dans la carte et l'ensemble est traité par galvanoplastie ou autre procédé pour établir une connexion métallique à travers chacun des trous ménagés entre les languettes de cuivre situées de chaque côté de la carte.
Une marge 124 sur chaque carte est de préférence recouverte par galvanoplastie ou autre procédé d'un métal inaltérable tel que de l'or, pour assurer un bon contact avec les balais.
Les balais faisant contact avec chacune des cartes sont divisés en deux groupes, un groupe d'entrée 126 de quarante-cinq balais représen tés dans la fig. 15 sous forme de dix balais pour simplifier les dessins, et un groupe da sortie 130 de treize balais. Ainsi, un balai d'entrée correspondant à un caractère déter miné peut être connecté à travers la carte à un balai de sortie correspondant déterminant une certaine largeur relative.
On voit qu'à n'importe quel moment, les quatre colonnes de balais sont en contact avec quatre cartes, c'est-à-dire une carte placée dans chacun des quatre groupes montée dans le support 66. La fig. 15 représente schémati quement ces cartes vues en plan avec les con nexions électriques. Il y a autant de cartes dans chaque groupe qu'il y a de styles différents ou de positions des leviers dans la grille 42 (16 dans l'exemple décrit).
A l'aide du relais CS de passage en majuscules (fig. 1), l'opérateur transfère les connexions du câble 12 soit vers la paire de cartes de droite 34 et 38 d'un côté du support 66 qui représente les caractères minuscules ou bas de casse, soit vers la paire de cartes de gauche 33 et 36 de l'autre côté du support représentant les capitales ou ma juscules.
Chacun des fils d'entrée relie un balai d'en trée sur chacune des deux cartes correspondant au style et au groupe majuscules et minuscules. Cependant, il est prévu qu'un seulement des balais trouvera un circuit fermé. Si le caractère sélecte est un caractère dont la largeur relative est : 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16 ou 18 dans le style choisi, le circuit est fermé à travers la carte 33 (capitale) ou 3,4 (bas, de casse, minuscule) ;
si sa largeur relative est 4, <B>4</B> 1/27 5 1/27 6 1/2) 7 1/2f " 1/Z7 9 1/27 <B>10</B> 1/2, 11 1/2f 121/2 ou 17, le circuit est fermé à travers la carte 36 (majuscules) ou 38 (minuscules).
Par exemple, la carte 34 des fig. 13 et 14 représente les caractères bas de casse du style Baskerville romain qui ont des valeurs relati ves telles que représenté sur la fig. 15. On verra que le caractère a représenté par le balai 132 a une valeur de sortie 8 , le ca ractère b , représenté par le balai 134, a une valeur 10 et le c , représenté par le balai 136, ne conduit à aucun circuit. La valeur pour c est 71/2 et la connexion cor respondante est faite par la carte 38.
Les, circuits de sortie des cartes de styles sont représenxés à la fig. 15. Les circuits de sortie passent à travers un relais spécial de changement de style SS, actionné par une clé spéciale de changement de style SSK, et un relais spécial de transfert de style SL, vers 24 fils de sortie représentés au bas de la fig. 15.
Ces fils de sortie, avec leur largeur relative ap propriée, sont représentés au sommet de la fig. 16 qui représente les connexions des cartes de style 138, 140, 142 et 144 sur le chariot commandé par le levier 46 (fig. 10).
Ces connexions sont établies à travers les contacts d'un relais SR dit de chasse com mandé par une clé SRK. Lorsque cette clé est ouverte, l'opérateur a un choix de valeurs de chasse correspondant aux fentes prévues dans la grille 146 comme suit : 5, 5 '/2, 6, 61/2, 7, 7 8, 8 '/2, 9, 9 '/2, 10, 10'/2, 11, 11 '/2, 12 et 14.
Lorsque la clé est fermée, les valeurs de chasse sont changées respectivement en 5'/#, 5'/4, <B>6</B> I/4, 6'/4, <B>7</B> '/4, <B>7</B> '/4, <B>8</B> '/4, 8 '/4, <B>9</B> '/4, 9 '/4, <I>10'14,</I> 10'/4, 11 '/4, 11 '/4, 12'/2 et<B>13.</B> Les valeurs ci-dessus qui ne sont pas limitati ves sont de préférence indiquées sur la grille et s'obtiennent en déplaçant le levier 46 dans la position désirée.
Une valeur égale à deux fois la valeur sélectée peut également être obtenue pour n'importe quelle position du levier en actionnant la clé de doublage de chasse DSK (fig. 1), et une valeur moitié en fermant la clé de demi-chasse HSK.
Lorsque la clé SRK est ouverte, les 24 en trées vers les cartes. de chasse sont reliées aux cartes 138 et 142 sur un côté du. support de cartes de chasse, ces cartes correspondant à la chasse sélectée dans le premier des groupes ci- dessus ; et lorsque la clé est fermée, des con nexions identiques (non représentées) sont éta blies avec les cartes 140 et 144 de l'autre côté correspondant au second groupe de chasse.
On remarquera qu'il y a 16 cartes de chasse dans chacun des quatre groupes de cartes. Ces cartes sont construites comme représenté sur les fig. 11 et 12 avec 49 balais d'entrée et 9 balais de sortie 148. Les fils d'entrée sont divisés en deux groupes de balais d'entrée de chaque côté du support de la carte. La carte 140 montrée sur les fig. 11 et 12, par exem ple, correspond à la chasse 10 '/4 et est prévue pour recevoir les largeurs relatives 4, 4'/2, 5, 5 'b, 6, 6 '/_, 7, 7 '/2, 8, 8 '/2, 9 et 18.
Chacun des 24 fils d'entrée au sommet de la fig. 16 est relié à quatre redresseurs, chaque redresseur conduisant à une lame du relais SR, excepté pour les entrées 17 , 18 , qui sont munies chacune de cinq redresseurs. Pour simplifier le dessin, on a représenté seulement les redresseurs pour le circuit d'entrée 18 . Bien que l'on n'ait représenté qu'un seul fil 150 pour ce circuit d'entrée relié à la carte 138, il y a quatre autres fils 152 qui sont con nectés avec les balais d'entrée voisins. Ainsi, l'entrée 18 correspond en fait à deux balais d'entrée représentés sur le dessin par le balai 154.
De façon analogue, chacun des* autres balais d'entrée représentés sur le dessin corres pond à quatre balais faisant un total de qua rante-neuf pour chaque carte.
Les balais de sortie 148 (fig. 11) ont des valeurs allant de gauche à droite de 24 , 6 , 2 , 4 , 8 , 16 , 32 , 64 et 128 . La combinaison de ces balais, qui est excitée, représente le produit des largeurs relatives d'entrée et des valeurs de chasse sélec- tées par la carte. Par exemple, l'entrée 4 est représentée par une impulsion apparaissant sur quatre balais 156. Pour une chasse de 10'/4, le produit exact est de 43.
On verra d'après le dessin que les sorties binaires 32 , 8 , 4 sont excitées, représentant un total de 44 , cette valeur étant la valeur la plus pro che du produit exact que l'on peut utiliser dans l'exemple décrit. Dans certains cas, les balais de sortie non binaires 24 et 6 sont aussi exci tés. Ceux-ci sont connectés à travers des re dresseurs aux sorties binaires comme représenté dans la fig. 16. Les sorties binaires des quatre cartes de chasse sont reliées à un câble 158 représenté sur la fig. 1.
Ce câble est relié à travers des contacts de transfert des relais de double chasse ou demi-chasse DS et HS au câble<I>NC</I> et au compteur<I>CL.</I>
On voit de ce qui précède que l'abaisse ment de la barre d'espacement SB envoie une impulsion sur le fil 20 (fig. 1 et 16) et arrive sur la carte de chasse sélectée sous forme d'une valeur de largeur relative de 4 et est multi pliée par la même valeur de chasse que le ca ractère sélecté. Ainsi, dans le cas d'une largeur de chasse de 10'/4, le signal de largeur arrivant sur l'enregistreur pour un espace entre mots est 44 .
On a exposé précédemment que . chacune des quarante-cinq touches du clavier peut être utilisée pour envoyer un signal dans l'enregis treur en excitant une combinaison déterminée des fils B à G. Ainsi, les lettres F et f peuvent être représentées par la combinaison EF plus certaines combinaisons de largeur binaire ayant des valeurs de 2 à 128 suivant que la lettre est une majuscule ou une minus cule, suivant son style et la chasse. De même, un caractère majuscule se distingue des carac- tères minuscules correspondants par l'entrée du code A dans. l'enregistreur.
De façon ana logue, un espace entre mots apparaît sous forme de la combinaison S 4 et une certaine combinaison des largeurs 2 à 128 dépendant de la chasse choisie. D'au tres entrées de code décrites plus loin peuvent être faites dans l'enregistreur pour représenter le style désiré et les chasses de chaque carac tère sélecté et des changements de style spé ciaux qui peuvent être faits sans manipuler le levier 40.
Les entrées de code représentant les styles et les largeurs des caractères sont faites. à par tir des plaques de code 160 et 162 (fig. 17). Celles-ci sont des plaques fixes construites en substance isolante et portant des bandes conduc trices représentées sur le dessin par des surfa ces hachurées. La plaque 160 est montée de façon adjacente au manchon 50 du mécanisme de changement de style, comme représenté sur la fig. 7. La plaque 162 est montée de façon similaire adjacente au mécanisme de change ment de chasse, non représenté.
Huit balais 164, portés sur le manchon 50, sont disposés pour pouvoir se déplacer sur la plaque à n'im porte laquelle de seize positions 166 qu'elles occupent lorsque le levier 40 est engagé dans les diverses positions de la grille 42. A travers les contacts d'un relais de code de style à relâ chement lent ST, les six bandes conductrices supérieures sont reliées aux conducteurs<I>C, D,</I> <I>E, F, G et S</I> conduisant à l'enregistreur.
Comme indiqué ci-après., les fils S et C sont excités chaque fois qu'un changement de style se produit. Chacune des deux positions adjacentes du levier 40 (une de chaque côté de la grille) provoque l'excitation d'une combinai son commune des fils E, F et G, comme indi qué sur la fig. 17. La position de droite se dis tingue de la position de gauche de chacune des dites, paires par l'excitation du fil D au moyen de la fermeture d'une clé 168 (fig. 7, 8 et 17), lorsque l'on déplace le levier vers la droite. Il n'y a pas de clé correspondante dans le méca nisme de changement de chasse, à tous autres égards les autres mécanismes sont identiques.
La fermeture de la clé 168 est faite- au moyen d'un bras 170 fixé au levier 40 qui coopère avec un levier 172 poussant lui-même un bou ton 174.
Associés également avec la plaque 160 se trouvent des contacts de transfert 176 et 178 (fig. 7 et 17) portés par le manchon 50 qui sont actionnés.par un levier 180 pivotant sur le manchon 50 au moyen d'un bouton 182 monté sur un côté du levier. 40. Ce bouton actionne les contacts lorsque le levier 40 est dans " sa position verticale (neutre) mais ne les actionne pas lorsque le levier est dans une position de sélection de chacun des côtés de la grille.
Les entrées de code désignant le style ne se font pas dans l'enregistreur,- sauf lorsqu'il y a lieu de changer de style. A ce moment, un code de changement de style est enregistré dans. la position suivante de l'enregistreur après le der nier caractère du style antérieur comme suit le levier 40 est mis dans la position neutre ac tionnant les contacts 176 et 178 de façon à appliquer la batterie aux électro-aimants de libération des balais 110 et 112 et aux relais de code de style à relâchement lent<I>ST.</I> L'élec- tro-aimant 98 de libération du chariot est éga lement excité par la fermeture des contacts
associés à l'électro-aimant 110. Le levier est alors engagé dans la nouvelle position, rame nant les contacts 176 et 178 dans les positions montrées, relâchant ainsi les électro-aimants 110, 112 et 98 pour bloquer le chariot des car tes dans sa nouvelle position et réengager les balais.
La coupure de la batterie sur le relais- ST ne provoque pas le relâchement immédiat, mais permet d'appliquer la batterie pour un bref intervalle de temps à l'enregistreur à tra vers le fil 184, aux balais en contact avec les bandes caractérisant le code, et aux bandes de code appropriées et aux contacts du relais<I>ST.</I>
Le code de dimension de caractère est en voyé dans l'enregistreur toutes les fois qu'il doit y avoir un changement de chasse ou d'agran dissement des caractères. Ceci est accompli automatiquement -en actionnant le levier de changement de chasse 46.A titre d'exemple, on décrira une opération de ce genre :
le levier 40 est- placé en position neutre actionnant les contacts 186 et 188 pour connecter la batterie aux électro-aimants- de libération des balais. 118 et 120 et à un, relais de code à relâchement lent<I>LE.</I> L'électro-aimant 122 de désengagement du - chariot est également excité par le fonc tionnement de l'électro-aimant 118. Le levier est alors engagé dans la nouvelle position, ramenant les contacts 186 et 188 dans, la posi tion montrée, désexcitant ainsi les , électro aimants<B>118,</B> 120 et 122.
Le relâchement lent du relais<I>LE</I> connecte brièvement la batterie à l'enregistreur à travers la<I>clé</I> SCD change ment de chasse seulement , la connexion étant faite directement aux fils. communs S et B et indirectement à travers une bande 192 vers les quatre balais supérieurs et la combi naison appropriée des bandes de code vers une combinaison dés fils<B><I>D</I></B><I>, E,</I> F et G.
Les bandes de code sont disposées de telle sorte que cha cune des dimensions de caractères disponibles qui peut être représentée dans l'enregistreur est assignée à une ou plusieurs des valeurs de chasse qui peuvent être sélectées. par l'opéra teur. Ainsi, le code pour une grosseur parti culière est enregistré automatiquement dans l'enregistreur chaque fois que la chasse est changée de la manière décrite précédemment. Cependant, il peut se produire que l'on désire changer la -chasse sans changer le corps. Ceci est réalisé de la façon suivante : la clé SCO est ouverte-et le levier amené dans la nouvelle posi tion de chasse.
Après qu'il a atteint cette posi tion et que le relais<I>LE</I> a relâché, la clé SCO .est refermée. On voit que ceci empêche le code de changement de corps correspondant normalement à la nouvelle chasse, d'atteindre l'enregistreur.
Comme il a été mentionné précédemment, les fils de sortie des cartes. de style (fig. 15) sont -reliés avec les cartes de chasse par des contacts d'un relais spécial de changement de style SS et d'un relais spécial de transfert de style SL. Ces relais sont excités. seulement dans des circonstances particulières lorsque l'on dé sire effectuer un rapide changement de style, par exemple de- Romain à Italique au moyen d'une clé, de la même façon que pour un changement de Minuscule à Majuscule et sans avoir à manipuler le levier 40.
Si l'on: désire faire un changement de ce genre entre deux styles, déterminés., ceux-ci doi vent être tels que les valeurs, de largeurs rela tives de chaque caractère dans les deux styles tombent dans la gamme de valeurs de 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16 et 18. On peut voir que si cette condition est remplie, un des styles peut être représenté en totalité par deux cartes seulement, telles, que la carte 33 pour les, caractères majuscules et la carte 34 pour les caractères minuscules ou bas de casse.
Aucune connexion pour ce style ne sera faite sur les positions 36 et 38 des cartes, étant donné que les, largeurs d'entrée relatives nor malement assignées à ces cartes. ne sont pas utilisées.
Au lieu de prévoir des cartes dans les posi tions 36 et 38 sans connexion vers les bornes de sortie, on peut utiliser une paire de cartes de style telles que les cartes. 33 et 34. Celles-ci sont prévues pour les, valeurs d'entrée 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 1.5, 16 et 18 et correspondent à un second style.
Le trans fert du style représenté par les cartes 33 et 34 au style représenté par les cartes spéciales dans les positions 36 et 38 est fait simplement au moyen d'une clé SCK comme suit Au commencement d'une composition dans l'un des deux styles, on actionne la clé SSK. Ceci excite le relais SS, qui reste fermé jusqu'à ce que la composition soit terminée, transférant les sorties des. cartes 36 et 38 aux contacts du relais SL comme représenté.
Avec la clé SCK, normalement dans la position représentée, le relais SL est au repos et seules les. sorties des cartes 33 et 34 correspondant à l'un des styles trouvent un circuit vers les cartes de chasse. Pour effectuer le changement de style, la clé SCK est actionnée, excitant ainsi le relais SL et transférant les sorties des cartes 36 et 38 vers les cartes de chasse.
Un code spécial est envoyé dans l'enregis treur lorsque l'on fait un tel changement. Comme représenté sur la fig. 15, l'abaissement de la clé excite les fils<I>S, A</I> et<I>B</I> et connecte la batterie à un relais à fonctionnement lent<I>SC</I> qui ouvre alors le circuit de l'enregistreur. Le relais SC reste excité jusqu'à ce que l'on re vienne au style antérieur en déplaçant la clé SCK sur la position représentée. La batterie trouve alors un circuit temporaire vers les fils <I>S, A</I> et C qui s'ouvre lorsque le relais SC re lâche.
On verra d'après ce qui précède que ceci permet de doubler le nombre de styles qui peuvent être sélectés pour une position donnée du levier 40 dans la grille 42.
On voit par suite que l'exemple décrit per met d'enregistrer certaines informations qui sont nécessaires dans la composition photographique et permettent une très grande souplesse de composition.