CH331785A - Procédé pour l'étirage continu du verre en feuille et dispositif pour sa mise en oeuvre - Google Patents

Procédé pour l'étirage continu du verre en feuille et dispositif pour sa mise en oeuvre

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CH331785A
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Long Bernard
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Cie Reunies Glaces Et Verres
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    • C03GLASS; MINERAL OR SLAG WOOL
    • C03BMANUFACTURE, SHAPING, OR SUPPLEMENTARY PROCESSES
    • C03B15/00Drawing glass upwardly from the melt
    • C03B15/02Drawing glass sheets
    • C03B15/04Drawing glass sheets from the free surface of the melt

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  • Re-Forming, After-Treatment, Cutting And Transporting Of Glass Products (AREA)

Description


  Procédé pour     l'étirage    continu du verre en feuille  et dispositif pour sa mise en     aeuvre       La présente invention a pour objet un pro  cédé pour l'étirage continu du verre en feuille  à partir de la surface libre d'un bain de verre  liquide et un dispositif pour la mise en     oeuvre     de ce procédé. Elle vise la réalisation d'un  procédé et d'un dispositif permettant de ré  gulariser l'épaisseur moyenne de la feuille et  de réduire, en même temps, l'importance des  accidents locaux de sa surface, connus sous  le nom d'ondulations.  



  On sait que, dans l'étirage continu à par  tir de la surface libre d'un bain de faible pro  fondeur, tel qu'il est réalisé, par exemple, dans  le procédé     Libbey-Owens,    le verre qui pénè  tre dans le récipient ou pot d'étirage passe in  tégralement dans la feuille.  



  On sait aussi que cette feuille est nourrie  non seulement par du verre venant en ligne di  recte de l'entrée ou partie avant du pot, mais  aussi, pour une part importante, par du verre  qui, après avoir longé le fond du pot sur une  certaine partie de sa largeur et après être passé  sous le pied de la feuille, va buter contre la  paroi arrière du pot, est fortement dévié de sa  direction primitive et vient s'incorporer dans  le pied de la     feuille    en se déplaçant, en sur  face du bain, dans la direction opposée à celle  du verre qui s'y incorpore en ligne directe.

      On conçoit aisément que l'incorporation  dans le pied de la feuille de ce verre de l'ar  rière du pot, après avoir subi un renversement  total de direction, complique considérablement  la formation de la feuille, c'est-à-dire la juxta  position de veines de verre de diverses direc  tions en vue de réaliser une épaisseur moyenne  régulière sur toute la largeur.  



  Dans l'étirage à partir de la surface libre  d'un pot de faible profondeur, tel qu'il est pra  tiqué actuellement, la proportion de verre en  provenance de l'arrière du pot, qui entre dans  la feuille peut varier notablement suivant les  conditions thermiques régnant dans le bain aux  différents niveaux et suivant que les refroidis  seurs qui     raffermissent    le verre du pied de la  feuille sont plus ou moins actifs, mais il con  vient de souligner que cette proportion est tou  jours importante.  



  On sait également que le pied de la feuille  du côté de l'avant du pot se raccorde, en géné  ral, avec la surface libre du bain d'étirage de  façon plus progressive que du côté de l'ar  rière du pot.  



  Dans des conditions normales d'étirage,     il     est permis d'avancer que la grandeur du rayon  de courbure du profil du pied de la     feuille    au  voisinage de la surface libre du bain dépend  directement, d'un côté comme de l'autre, de      l'importance de l'alimentation en verre.     Ainsi,     une faible     alimentation    par du verre venant de  l'arrière se traduit par un raccordement abrupt  du pied de la feuille avec la surface libre du       bain    du côté arrière.  



       Il    convient de rappeler en outre que les  ondulations     superficielles    des faces de la feuille  connues sous le nom de martelage, ont pour       origine    des actions     convectives        irrégulières    de  l'atmosphère de la chambre d'étirage s'exer  çant sur la surface libre du bain et sur la sur  face du pied de la feuille ou ménisque.  



  Le procédé faisant l'objet de la présente in  vention est caractérisé en     ce    qu'on fait arriver le  verre du côté avant du pied de ladite feuille et  qu'on canalise le     flux    de verre depuis l'entrée  dans le pot d'étirage jusqu'à la base du pied de  la feuille, de manière à éviter que ledit     flux     heurte la paroi arrière du pot et que les filets  de verre subissent de brusques changements de       direction.    Ainsi l'apport à la     feuille    de verre  en provenance de l'arrière du pot, est faible  et même pratiquement insignifiant.  



  On peut donner au bain d'étirage une pro  fondeur diminuant progressivement depuis son  entrée jusqu'à son extrémité arrière.  



  On peut étirer la feuille verticalement ou  obliquement de telle manière que la face ar  rière de son pied se raccorde directement avec  la paroi réfractaire qui contient l'extrémité ar  rière du bain.  



  On peut également augmenter le raffermis  sement de la peau du bain et du pied de la  feuille côté avant, et on peut déplacer cette  peau à grande vitesse sur le verre     sousjacent     de plus faible viscosité.  



  On peut renforcer le chauffage de la par  tie inférieure extrême arrière du pot d'étirage.  Le     dispositif    pour la mise en     oeuvrë    du pro  cédé ci-dessus est caractérisé par le fait qu'il  comprend un pot     d'étirage    dont la profondeur  diminue progressivement depuis son entrée jus  qu'à l'endroit où le pied de la feuille de verre  se raccorde avec le côté arrière du récipient.  



  La surface intérieure du fond du pot peut  avoir la forme d'un plan incliné sur l'horizon  tale, allant de l'extrémité avant plus basse du  pot à son extrémité arrière plus haute, ou la    surface intérieure du fond du pot peut avoir la  forme d'une surface courbe dont la concavité  est orientée vers le haut.  



  Le rayon de courbure de la surface inté  rieure du fond du pot peut diminuer progres  sivement de l'extrémité avant à l'extrémité ar  rière.  



  Le profil de la surface intérieure du fond  du pot peut présenter un décrochement à l'en  droit où le pied de la feuille de verre se rac  corde avec le côté arrière du pot.  



  On peut prévoir au moins un refroidisseur  à circulation d'eau au-dessus du pot d'étirage.  On peut également prévoir des moyens  au-dessus du pot d'étirage, pour souffler de  l'air à la surface du bain et pied de la feuille  de verre.  



  On peut également prévoir des moyens  pour souffler de l'air de chaque côté de la  feuille en cours d'étirage.  



  Des moyens peuvent être utilisés pour réa  liser le chauffage du fond du pot, notamment  de sa partie extrême où la profondeur du bain  devient nulle. .  



  Le chauffage de la partie arrière du pot  d'étirage peut être renforcé au moyen de ré  sistances électriques disposées dans des alvéo  les pratiqués dans le mur qui ferme la cham  bre se trouvant sous ladite partie arrière.  



  Dans la mise en     oeuvre    du procédé ci-dessus  défini, le verre le plus chaud qui chemine au  contact du fond du récipient contenant le bain,  est amené directement, et sans être raffermi,  à la face arrière du pied de la feuille qui nour  rit la partie arrière de l'épaisseur de la     feuille.     Par suite de sa viscosité relativement faible,  ce verre subit un fort étirage et n'apporte  qu'un mince revêtement arrière à la feuille ;  par conséquent, le profil arrière de la feuille  est extrêmement abrupt.  



  Le raccordement avec le bain, donc avec  l'extrémité du pot, est d'autant plus court,  d'après ce qui précède, qu'à l'entrée dans  le récipient d'étirage le verre du fond est à une  température plus élevée.  



  Le raccordement en question est raccourci  encore davantage grâce à l'augmentation men  tionnée plus haut du chauffage du fond du      pot, notamment dans sa partie extrême,     c'est-          à-dire    à l'endroit où la profondeur du bain de  vient nulle.  



  Le procédé conduit donc à former l'épais  seur de la feuille par du verre arrivant dans  son pied du côté du pot par rapport à son plan  médian. Autrement dit, le verre du côté ar  rière n'apporte qu'un léger placage de verre  de faible viscosité sur une feuille essentielle  ment faite de verre raffermi à la surface du  bain du côté avant.  



  On pourrait croire que la suppression pres  que totale de l'alimentation côté arrière doit  nécessairement conduire à une diminution im  portante de la production par rapport aux pro  cédés actuels d'étirage sur bain de faible pro  fondeur. Ce n'est là qu'une apparence car, dans  le procédé selon l'invention, il devient possible  de pousser beaucoup plus le raffermissement  de la peau du bain et du pied de la feuille côté  avant et de déplacer cette peau à grande vitesse  au contact de verre     sousjacent    de plus faible  viscosité.  



  Ce raffermissement plus poussé peut être  obtenu comme indiqué plus haut au moyen  de refroidisseurs à circulation d'eau du type  habituel, mais il est plus indiqué de l'obtenir  en soufflant de l'air à la surface du bain et du  pied de la feuille.  



  La réduction considérable de l'alimentation  arrière et la suppression de la surface libre ho  rizontale du bain côté arrière, concourent à  diminuer les risques d'ondulations sur la face  arrière.  



  En effet, en procédant ainsi, la face arrière  de la feuille ne reçoit pratiquement plus de  verre     thermiquement    hétérogène et le verre qui  la forme est, avant de se figer, exposé pendant  moins de temps à l'action     convective    irrégu  lière de l'atmosphère de la chambre d'étirage.  



  Il est connu que le pliage sur rouleau ho  rizontal que l'on fait habituellement subir à la  feuille, avant de la recuire, tend à niveler les  ondulations de la face arrière mais il n'en de  meure pas moins que ce nivellement repousse  les ondulations de la face arrière sur la face  avant.    Le procédé s'applique principalement à l'é  tirage vertical à partir du bain, suivi de pliage       horizontal    et de     recuisson    de la feuille en po  sition     horizontale,    comme c'est le cas dans le  procédé     Libbey-Owens.     



  Il procure toutefois des avantages plus im  portants encore lorsque l'étirage à partir du  bain est effectué dans une direction faisant un  certain angle avec la verticale.  



  En effet, le pied de la feuille offre alors  une ouverture beaucoup mieux appropriée au  départ des veines étirées.  



       Etant    donné que l'effet de la gravité     sur    le  pied de la feuille se trouve notablement réduit,  l'étirage oblique permet de diminuer l'effort ap  pliqué à la peau de la feuille pour réaliser une  épaisseur et une vitesse d'étirage données, par  conséquent, il permet d'atténuer les accidents  de la     surface,    notamment le martelage.  



  L'étirage oblique facilite le pliage en direc  tion horizontale et tend à diminuer l'impor  tance des défauts que ce pliage occasionne,  mais ce pliage n'est pas une obligation. Dès       qu'elle    est suffisamment raffermie, la feuille  étirée obliquement peut être figée au contact  d'une table inclinée ou d'une succession de  rouleaux formant table qui assure sa planéité,  puis être recuite dans un     canal    incliné.  



  Pour mieux faire comprendre l'invention,  on va d'abord expliquer, en se référant aux  deux premières figures du dessin annexé, les  inconvénients de l'alimentation arrière de la  feuille dans l'étirage sur bain de faible pro  fondeur tel     qu'il    est pratiqué actuellement, puis  on décrira, à titre d'exemples, un     certain    nom  bre de modes de mise en     aeuvre    de l'invention  représenté sur les autres figures du dessin an  nexé sur lequel  la     fig.    1 est une coupe verticale suivant  l'axe longitudinal d'un récipient ou pot d'éti  rage de type connu et de la feuille en cours  d'étirage vertical à partir du bain de verre qui  y est contenu ;

    la     fig.    2 est une vue en plan du pot d'éti  rage de la     fig.    1, sur laquelle on a représenté  la coupe du pied de la feuille par le plan ho  rizontal des bords du pot ;      la     fig.    3 représente, en coupe verticale sui  vant l'axe longitudinal, un récipient d'étirage  pour la mise en     #uvre    du procédé selon l'in  vention, dont la profondeur diminue progressi  vement et qui comporte, à son extrémité, une  feuille étirée verticalement ;  la     fig.    4 représente à plus grande échelle  l'extrémité du récipient d'étirage de la     fig.    3 ;

    les     fig.    5 et 6 représentent deux dispositions  particulières, de deux autres modes de mise  en     #uvre    de l'invention, du profil de la sur  face intérieure du pot d'étirage à l'endroit où  la face arrière du pied de la feuille s'y raccorde ;  la     fig.    7 représente, en coupe verticale, l'ex  trémité arrière d'une variante du pot d'étirage  présentant une diminution plus rapide du rayon  de courbure du profil intérieur que dans le  cas de la     fig.    3 ;  la     fig.    8 représente, en coupe verticale lon  gitudinale, une chambre d'étirage pour la mise  en     #uvre    du procédé suivant l'invention ;

    la     fig.    9 est une coupe longitudinale par  tielle de la chambre de la     fig.    8 dans laquelle  on     utilise    des moyens     différents    pour     refroidir     le pied de la feuille ;  la     fig.    10 est une coupe verticale longitudi  nale d'un bain d'étirage à partir duquel on étire  obliquement une feuille qui adhère à son ex  trémité.  



  Sur les     fig.    1 et 2, le récipient ou   pot    d'étirage 1 est du type employé habituellement.  Il repose sur des briques 11 et le bain de verre  2 qu'il contient présente la même profondeur  depuis son entrée jusqu'à la paroi verticale ex  trême qui limite sa longueur.  



  Le verre pénètre dans le   pot   de gau  che à droite, comme l'indiquent les flèches 6  et 8, et il en sort sous forme de la feuille 3  qui est étirée verticalement (suivant la flèche F)  à une distance relativement importante de l'ex  trémité arrière 12 du pot.  



  Sur le dessin les molettes chargées de main  tenir les bords de la feuille sont désignées par  4 et la surface du bain est représentée par la    ligne horizontale 5 qui est à une faible distance  au-dessous du plan horizontal contenant la  partie supérieure 36 du bord du pot. La feuille  3 présente, à sa base, un évasement 3a dénom  mé couramment   pied de     feuille      ou   mé  nisque   et dont l'importance a été volontaire  ment exagérée pour faciliter la lecture des  figures. Ce pied de feuille 3a se raccorde avec  le bain  - vers l'avant du pot, par une surface  courbe représentée par la ligne courbe  9;  - vers l'arrière du pot, par une surface  courbe représentée par la ligne courbe  10.  



  Le verre qui, à l'entrée dans le pot d'étirage,  est au contact du fond 37 chemine suivant les       flèches    6. On sait que ce verre est à tempé  rature plus élevée que le verre voisin de la  surface 5 du bain qui se déplace suivant les  flèches 8.  



  Sur une partie de la largeur et sur une par  tie de la hauteur du bain, le verre qui avoisine  le fond 37 passe sous le pied 3a ' de la feuille  puis va rencontrer la paroi verticale arrière  12 du pot, ce qui a pour effet de le dévier  vers les parois latérales du pot en même temps  qu'il monte vers la surface pour s'incorporer  à la feuille 3.  



  Les     flèches    7 schématisent le mouvement de  la fraction de ce verre qui se répartit dans la  partie arrière de la feuille 3 en favorisant ses  zones moyennes et marginales et en défavori  sant sa zone centrale. Les lignes en traits fins  schématisent les trajets suivis par les différen  tes veines de verre.  



  Sur les     fig.    3 à 10, on a représenté diffé  rents modes de mise en     #uvre    de l'invention,  les éléments analogues ou identiques des     fig.     1 et 2 d'une part et 3 à 10 d'autre part portant  les mêmes numéros de référence, alors que  les éléments réalisés selon l'invention (pot et  son extrémité arrière) comportent l'addition  du signe       prime         .     



  Sur les     fig.    3 et 4, le pot d'étirage com  porte un fond qui se relève progressivement,      depuis son extrémité avant (à gauche sur les  figures) jusqu'à son extrémité arrière (à droite  sur les figures) où la profondeur du bain est  nulle.  



  Le verre plus chaud qui chemine au voisi  nage du fond suivant les flèches 6 aboutit à  l'endroit où la face arrière 10 du pied 3a de  la feuille 3 se raccorde avec le fond devenu le  bord 12' du pot l'. Ce verre plus chaud est  entraîné sous forme de couche mince sur la  peau épaisse et fortement raffermie qui recou  vre la surface du bain et la surface avant 9  du pied 3a de la feuille. C'est pourquoi le pro  fil arrière 10 du pied 3a de la feuille est abrupt  alors que le profil avant 9 ne se raccorde avec  la     surface    libre horizontale 5 qu'à une     distanec     relativement grande du plan médian de la  feuille 3.  



  La surface libre du bain n'existe pratique  ment plus du côté de l'arrière 12' du pot l'  puisque le pied 3a de la feuille y adhère.  



  En supprimant pratiquement l'alimentation  arrière de la     feuille    3, la régularité de l'épais  seur sur toute la largeur de la feuille est évi  demment plus facile à obtenir puisqu'elle dé  coule du seul réglage de l'alimentation avant.  



  Sur les     fig.    5 et 6, le profil de la surface  intérieure du pot 1' présente un décrochement  13 à l'endroit où vient se raccorder le pied 3a  de la     feuille    3 avec le côté arrière 12' du pot.  



  Au prolongement normal de cette surface  intérieure     (fig.    3 et 4), on a substitué  - dans la variante de la     fig.    5, un élément  14 de plan horizontal ;  - dans la variante de la     fig.    6, un élément  14a de plan incliné.  



  Un tel décrochement 13 permet de réaliser  un     profil    de l'arrière 10 du pied de la feuille 3  pratiquement vertical, ce qui favorise l'en  trée dans le pied 3a de la feuille du verre qui  remonte la pente 37 du pot suivant la flèche 6.  



  Sur la     fig.    7, le fait que l'extrémité arrière  12' du pot l' tend progressivement à devenir  verticale a pour conséquence que les filets de  verre plus chaud se déplaçant au contact du  fond 37 suivant la flèche 6 viennent se pla-         quer    de façon parfaite sur la face arrière 10 du  pied de la feuille 3a.  



  Sur la     fig.    8, le pot d'étirage l', qui con  tient le bain de verre 2, est supporté par des  briques 11 qui reposent sur une     dalle    15 en  un matériau réfractaire isolant. Cette dalle  comporte des saignées     semi-cylindriques    16a  dans lesquelles reposent des résistances électri  ques 16 en forme de boudins.  



  Le chauffage de la partie arrière 12' du  pot l' est renforcé par des résistances électri  ques 17 logées dans des     alvéoles    17a prati  qués dans un mur 20 qui ferme, vers l'arrière,  le dessous du pot     d'étirage.     



  La dalle 15, le mur 20 et le pot 1' délimi  tent une chambre 18 qui est fermée vers le  haut par des briques réfractaires 19 qui pren  nent appui sur le bord du pot ainsi que sur le  mur 20 et qui surplombent le raccordement  de la face arrière 10 du pied 3a de la     feuille    3  avec le pot.  



  La surface 5 du bain 2 est couverte, près  de l'entrée du pot, c'est-à-dire sur la gauche  de la figure, par un écran 21 en matériau ré  fractaire.  



  La formation d'une peau fortement raffer  mie à la surface du bain est obtenue grâce à  un refroidisseur     horizontal    22 et à un refroidis  seur vertical 23, ces refroidisseurs étant du type  connu à circulation d'eau.  



  Pour éviter toute action     convective    irré  gulière de l'atmosphère de la chambre d'étirage  sur la peau du bain 2 et même sur la peau de  la face avant 9 du pied 3a de la feuille 3, on  fait circuler entre les refroidisseurs 22, 23 et  la surface 5 du bain 2 une nappe d'air au  moyen d'un tube     souffleur    24, qui est en acier  inoxydable et dont on réduit     l'échauffement     par un tube 24a à circulation d'eau qui lui est  associé.  



  Cette nappe d'air est reprise par un tube  aspirateur 25 muni également d'un tube re  froidisseur 25a à circulation d'eau.  



  Pour être     suffisamment    régulière,     cette    nap  pe d'air figurée par des flèches doubles F',  doit résulter du mélange de nombreux jets éma  nant de plusieurs rangées de trous en quin  conce percés dans le tube 24.      On peut régler le refroidissement par rayon  nement exercé par les refroidisseurs 22 et 23  en faisant varier leur     inclinaison.     



  La mince couche de verre relativement       fluide    dont se recouvre, du côté arrière 10, la  peau fortement     raffermie    qui a été formée  à la surface 5 du bain est figée grâce à une       nouvelle    nappe d'air, figurée par des flèches  triples F", qu'émet un tube     souffleur    26, en  acier inoxydable, percé, comme le tube 24, de  plusieurs rangées de trous disposés en quin  conce. Cette nouvelle nappe d'air est reprise  par un tube aspirateur 27. Sur la     fig.    8 on a  également représenté les tubes refroidisseurs  26a et 27a des tubes 26 et 27 respectivement.  



  Grâce aux briques 19 qui débordent légè  rement vers l'intérieur du pot 1' et à la nappe  d'air (F") émise par le souffleur 26, la face ar  rière 10 du pied de feuille est soustraite aux  courants de convection régnant dans la cham  bre d'étirage.  



       Etant    donné que la pellicule de verre rela  tivement chaude qui     forme    cette face arrière  10 est soudainement figée par le souffleur 26,  on comprend aisément qu'aucun martelage n'af  fecte ladite face, même si le rouleur plieur 28  comporte un refroidisseur horizontal 29 à cir  culation d'eau.  



  Après pliage sur le rouleau plieur 28, la  feuille 3 passe sur le rouleau porteur 30 puis  sur les rouleaux 31 formant table, sur lesquels  elle se fige avant de s'engager dans la galerie  de     recuisson    (non représentée).  



  Sur la fi-, 9 qui est une variante de la fi-.  8, le     raffermissement    de la peau 5 du bain et  de la zone 9 du pied 3a de la feuille 3 est prin  cipalement réalisé par convection de masses  d'air représentées par des flèches doubles     F     au moyen d'un tube     souffleur    32, d'un disposi  tif aspirateur et souffleur 33, d'un petit refroi  disseur à circulation d'eau 34, quia pour mis  sion de raffermir par rayonnement, à hauteur  du sommet du pied 3a de la feuille, le verre       sousjacent    plus mobile     entraîné    par le frotte  ment de la peau raffermie, et enfin d'un tube  aspirateur 35.  



  Il n'est pas     inutile    de souligner ici que le  mode de formation de la     feuille    3 c'est-à-dire    une alimentation forte du côté avant 9 et une  alimentation faible sinon négligeable du côté  arrière 10, permet de déplacer rapidement la  peau 5 fortement raffermie du bain 2 et par  conséquent d'augmenter notablement la vi  tesse d'étirage pour une épaisseur donnée.  



  On peut encore augmenter la vitesse d'éti  rage en augmentant le chauffage électrique du  fond 37 du pot l' par les résistances 16 et 17.  On augmente ainsi sensiblement la température  des veines inférieures de verre représentées par  les flèches 6 et aussi le gradient de température  en profondeur dans le bain de verre 2.  



  Sur la     fig.    10, qui représente une autre  variante du dispositif de la     fig.    8, la feuille 3  est étirée dans une direction F faisant un angle  important (de l'ordre de     45o    par exemple) avec  la verticale, avant d'être pliée sur le rouleau  plieur 28.

   Une peau épaisse et fortement raf  fermie est     réalisée    à la surface 5 du bain 2  grâce à l'action conjuguée du refroidissement  par rayonnement dû au refroidisseur à circu  lation d'eau 22, du refroidissement par con  vection dû au tube souffleur 24 et du dispositif  33 formé d'un tube aspirateur et d'un tube  souffleur accolés à un tube à circulation d'eau  33a (comme dans le mode de réalisation de la       fig.    9) ; de même, le petit refroidisseur 34 à  circulation d'eau est chargé de raffermir le  sommet du pied 3a de la feuille.  



  Comme conséquence de l'étirage oblique  suivant F, la face avant 9 du pied de la feuille  3 se raccorde avec la surface 5 du bain 2 par  un arc de grand rayon de courbure ce qui fa  cilite le passage dans le pied 3a de la feuille du  flux de verre qui arrive dans le pot d'étirage  l' ; en outre, comme l'influence de la gravité  sur le verre se trouvant dans le     coeur    du pied 3a  de la feuille 3 est notablement diminuée, la vi  tesse d'étirage, pour une épaisseur donnée, est  notablement augmentée.  



  La nappe d'air soufflée par le tube 24  suit schématiquement le parcours indiqué par  les     flèches    doubles F' avant d'être aspirée par  le tube aspirateur du dispositif 33. La nappe  d'air émise par le tube     souffleur    du dispositif  33 est reprise par le tube aspirateur 35. De  même, le tube     souffleur    26 refroidit la face ar-           rière    10 de la     feuille    3 par une nappe d'air qui  suit schématiquement le parcours indiqué par  les flèches triples F" avant d'être aspirée par  le tube aspirateur 27.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS 1. Procédé pour l'étirage continu du verre en feuille à partir de la surface libre d'un bain de verre liquide, caractérisé par le fait qu'on fait arriver le verre du côté avant du pied de ladite feuille et qu'on canalise le flux de verre depuis l'entrée dans le pot d'étirage jusqu'à la base du pied de la feuille de manière à évi ter que ledit flux heurte la paroi arrière du pot et que les filets de verre subissent de brus ques changements de direction. Il. Dispositif pour la mise en oeuvre du pro cédé selon la revendication I, caractérisé par le fait qu'il comprend un pot d'étirage dont la profondeur diminue progressivement depuis son entrée jusqu'à l'endroit où le pied de la feuille se raccorde avec le côté arrière du récipient. SOUS-REVENDICATIONS 1.
    Procédé selon la revendication I, carac térisé en ce qu'on étire la feuille, de manière que la face arrière de son pied se raccorde di rectement avec la paroi arrière du pot. 2. Procédé selon la revendication I, carac térisé en outre en ce qu'on raffermit la peau du bain et du pied de la feuille côté avant et on déplace cette peau par rapport au verre sousjacent de plus faible viscosité. 3. Dispositif selon la revendication II, ca ractérisé en ce que la surface intérieure du fond du pot a la forme d'un plan incliné sur l'hori zontale allant de l'extrémité avant plus basse à l'extrémité arrière plus haute. 4. Dispositif selon la revendication II, ca ractérisé en ce que la surface intérieure du fond du pot a la forme d'une surface courbe tournant sa concavité vers le haut. 5.
    Dispositif selon la revendication II et la sous-revendication 4, caractérisé en ce que le rayon de courbure de la surface intérieure du fond du pot diminue progressivement de l'ex trémité avant à l'extrémité arrière. 6. Dispositif selon la revendication II, ca ractérisé en ce que le profil de la surface inté rieure du fond du pot présente un décroche ment à l'endroit où le pied de la feuille se rac corde avec le côté arrière du pot. 7. Dispositif selon la revendication II, ca ractérisé en ce qu'on prévoit au-dessus du pot d'étirage des refroidisseurs à circulation d'eau. 8. Dispositif selon la revendication II, ca ractérisé en ce qu'on prévoit au-dessus du pot d'étirage des moyens pour souffler de l'air à la surface du bain et du pied de la feuille. 9.
    Dispositif selon la revendication II, ca ractérisé par des moyens pour souffler de l'air, de chaque côté de la feuille de verre qui est étirée. 10. Dispositif selon la revendication II, caractérisé par des moyens pour réaliser le chauffage du fond du pot, notamment de sa partie extrême où la profondeur du bain de vient nulle.
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