Appareil indicateur de taxes téléphoniques pour impulsions de taxation de 16 kHz Les impulsions de 16 kHz employées pour les taxations téléphoniques présentent l'incon vénient d'être fortement amorties entre les centraux téléphoniques où elles sont émises et les appareils indicateurs placés chez les abon nés, en sorte que l'énergie disponible aux bor nes de ces appareils n'est pas toujours suffi sante pour assurer leur fonctionnement.
On a cherché à remédier à cet inconvé nient en réduisant au maximum la longueur des lignes, et en amplifiant ces impulsions, par exemple au moyen de transistors, à l'entrée des appareils indicateurs.
En outre, les appareils employés actuelle ment comportent généralement des dispositifs indicateurs à aiguille et cadran étalonné en unité de taxes dont la lecture est mal com mode.
La présente invention a pour objet un ap pareil indicateur de taxes téléphoniques pour impulsions de taxation de 16 kHz ne nécessi tant pas l'emploi d'amplificateur et d'une lec ture facile.
Cet appareil indicateur, qui comprend un totalisateur général et un totalisateur partiel, chacun du type à tambours chiffrés et pignons de transfert, et un mécanisme de remise à zéro, est caractérisé par le fait que l'organe actionnant lesdits totalisateurs est constitué par une bobine susceptible d'osciller dans le champ magnétique d'un aimant permanent à l'encontre d'une force de rappel élastique, cette bobine, parcourue par les impulsions de taxa tion, étant agencée de manière à effectuer une oscillation à chaque impulsion de taxation, une alternance sous l'action de la force électroma gnétique engendrée par le passage de l'impul sion, l'autre sous l'action de la force de rap pel.
Le dessin annexé représente, à titre d'exem ple, une forme d'exécution de l'objet de l'in vention.
La fig. 1 en est une perspective schémati que.
La fig. 2 est une vue de détail.
L'appareil représenté au dessin comprend un aimant permanent 10 et une armature de fer doux 11 qui délimitent deux entrefers 12a et 12b cylindriques, diamétralement opposés, dans lesquels oscillent les nappes de fils 13a et 13b d'une bobine 13. Cette bobine, qui est pivotée sur un axe 14 et est destinée à être parcourue par les impulsions de taxation, est formée de spires rigides dépourvues de cadre de support.
L'ancre 15, dont les levées sont constituées par deux cliquets 16a et 16b, qu'un ressort 17 applique respectivement contre les dentures de deux rochets 18a et 18b, et dont la queue 19 est pourvue d'une denture engre- nant avec une roue dentée 20 solidaire de la bobine 13, convertit, en collaboration avec deux roues dentées 2la et 21b solidaires des deux rochets 18 et en prise l'une avec l'autre, le mouvement oscillant de la bobine 13 en un mouvement rotatif intermittent qui est com muniqué à la roue de commande 22 des tota lisateurs.
Les deux courses ou alternances de la bo bine 13 - produites respectivement par les impulsions de courant et par le ressort de rap pel 23 - font avancer chacune d'une demi- unité les premiers tambours chiffrés des deux totalisateurs, de manière que chaque impulsion de taxation engendre une rotation d'une unité de ces tambours. Des butées non représentées limitent l'amplitude des oscillations de la bo bine afin que les nappes actives restent entiè rement et continuellement dans leurs entre- fers respectifs.
Le mouvement rotatif intermittent qui est imprimé à la roue 22 est transmis, d'une part, au totalisateur général qui n'est pas représenté, et, d'autre part, par l'intermédiaire d'un train d'engrenage traditionnel formé des mobiles 24 et 25, et de la roue 26, au totalisateur partiel A. Ce dernier est du type à tambours chiffrés 27, pignons de transfert (non visibles sur le dessin) et caeurs 28. Sa remise à zéro est com mandée par un levier 29 dont un des bras forme un poussoir 29a sur lequel on agit dans le sens de la flèche<I>FI.</I> Ce levier présente un deuxième bras 29b, assujetti, par l'intermé diaire d'un ressort 30,à un segment denté 31, pivoté sur un axe 32 et en prise avec un second segment oscillant 33.
Sur l'axe de pi votement 34 de ce dernier sont également calés les marteaux de remise à zéro 35. Les queues 35a de ces marteaux maintiennent, à l'encon tre d'un ressort 36, une palette 37a d'une bas cule 37 portant les pignons de transfert, dans une position pour laquelle ces derniers engrè nent avec les roues 26.
Quand on agit sur le poussoir 29a, le res sort 30 s'arme jusqu'au moment où il atteint un état d'équilibre instable à partir duquel il se détend spontanément en faisant culbuter les segments 31 et 33 vers le haut de la fig. 1, ce qui fait pivoter l'arbre 34 dans le sens de la flèche F.,. Le pivotement de cet arbre amène les têtes des marteaux 35 sur les coeurs de remise à zéro et simultanément libère la bas cule 37 ; celle-ci, sous l'action du ressort 36, s'écarte des tambours, ce qui dégage les pi gnons de transfert des roues 26 et permet aux marteaux de remettre les tambours chiffrés à zéro.
Lorsqu'on abandonne le poussoir 29a, le ressort 30 rappelle les divers organes du mé- canime de remise à zéro dans leurs positions initiales.
L'appareil décrit comporte, outre les tota lisateurs, leur dispositif d'actionnement, et le mécanisme de remise à zéro, décrits ci-dessus, un mécanisme B destiné, d'une part, à ouvrir un interrupteur 38 court-circuitant le disque d'appel de l'appareil téléphonique lorsqu'on remet les tambours chiffrés à zéro et, d'autre part, à fermer automatiquement cet interrup teur au moment du passage dans la bobine 13 de la première impulsion de taxation; ce mé canisme permettant encore d'effectuer manuel lement cette dernière opération.
L'organe de ce mécanisme destiné à com mander l'ouverture de l'interrupteur 38, inter rupteur dont les contacts sont portés respecti vement par une lame de ressort coudée 38a et par une lame de ressort rectiligne 38b, est formé par un segment denté 39 attenant au levier 29.
Ce segment 39 engrène avec un segment similaire 40 monté fou -sur l'arbre 41. Ce der nier, qui est soumis à l'action d'un ressort 42 tendant à le faire tourner dans le sens de la flèche F3 (fig. 2), porte en outre une came 43 et un volet indicateur 44. Le segment 40 et la came 43 sont d'une pièce avec les éléments menants respectivement menés, d'un accouple ment 45 destiné à les solidariser en rotation pendant les déplacements angulaires qu'effec tue le premier nommé dans le sens de la flè che F, (fig. 1), lors de la remise à zéro.
Le segment 39 porte en outre une cheville 46 qui, de son côté, éloigne, pendant la remise à zéro, la lame 38a de la lame 38b, permet tant ainsi à un bec 47a d'un levier 47 soumis à l'action d'un ressort 48 de venir prendre po- sition contre le coude 38c de la lame 38a et de maintenir cette dernière, en agissant de con cert avec la came 42, dans cette position.
La commande de la fermeture de l'inter rupteur 38 est réalisée par l'intermédiaire de deux bras 49 et 50 du levier 47 ; le premier de ces bras, qui est muni d'un poussoir 49a, est destiné à la fermeture manuelle de l'inter rupteur, tandis que l'autre, qui coopère avec la denture 51a d'une roue à rochet 51 calée sur l'arbre 22a, est destiné à commander auto matiquement la fermeture de l'interrupteur 38 au moment du passage de la première impul sion de taxation.
Ce mécanisme fonçtionne de la manière suivante : quand on remet le totalisateur par tiel à zéro en pressant sur le poussoir 29a, le segment 39 fait pivoter le segment 40 qui en traîne la came 43 dans le sens de la flèche F4, par l'intermédiaire de l'accouplement 45. Pen dant ce pivotement, la came 43 se déplace de la position représentée en trait interrompu sur la fig. 2 du dessin, pour laquelle elle assurait, sous l'action du ressort 42, la fermeture de l'interrupteur 38, à la position représentée en trait continu sur la même figure.
Simultanément, la cheville 46 écarte la lame 38a de sa position de repos (en trait mixte sur la fig. 2) jusque dans la position re présentée en trait continu dans cette figure, permettant ainsi au levier 47 de tourner dans le sens de la flèche F5 sous l'action du ressort 48. Le levier 47 s'immobilise au moment où l'extrémité<I>50a</I> du bras 5 bute contre le fond de la denture 51a.
Dans cette position du levier 47, le bec 47a a légèrement dépassé le coude 38c de sorte que les actions conjuguées de la came 43 sur la lame 38a et de cette dernière sur le bec 47a maintiennent le méca nisme en équilibre sans le concours de la che ville 46 qui peut être retirée et qui l'est effec tivement lorsque, la remise à zéro ayant eu lieu, on relâche le poussoir 29a.
La fermeture manuelle de l'interrupteur 38 est commandée en agissant sur la palette 49a, dans le sens de la flèche F6. Cette action a pour conséquence de faire franchir au bec 47a la distance qui le sépare du coude 38c et, ce faisant, de placer le mécanisme dans un état instable, par suite de la prépondérance des actions conjuguées de la lame 38a et du res sort 42 sur celle du ressort 48. Cette prépon dérance se traduit par le basculement spontané du levier 47 dans le sens de la flèche F4, le retour de la lame 38a dans sa position de repos et la fermeture de l'interrupteur 38.
La fermeture automatique de ce dernier est produite d'une façon analogue par la rota tion de la roue 51 dont la denture est dimen- sionnée de telle manière qu'elle avance d'une dent à chaque impulsion de taxation. Ainsi, l'interrupteur 38 étant ouvert et le levier 47 occupant la position dessinée à la fig. 2, la première impulsion de taxation, en faisant tourner la roue 51 dans le sens de la flèche F7, a pour effet de provoquer le soulèvement du bras 50, ce qui amorce, comme dans le cas de la fermeture manuelle, le basculement du levier 47 dans le sens de la flèche F4 et la fer meture de l'interrupteur 38.
L'appareil représenté comprend enfin un interrupteur rotatif 52 inséré dans le circuit de la bobine 13. Cet interrupteur, qui est des tiné à interrompre ce circuit pendant les cour ses de retour de la bobine, est formé par un tambour métallique 52a calé sur l'arbre 22a et muni, sur une de ses moitiés, de touches isolantes 52b, et par deux balais 53a et<I>53b</I> glissant respectivement sur les deux moitiés du tambour. La largeur des touches 52b et des parties métalliques intercalaires est déterminée de manière que les balais 53 soient isolés ou court-circuités selon que la bobine se déplace sous l'action de la force électromagnétique en gendrée par le passage d'une impulsion de courant ou du ressort de rappel 23.