Brûleur pour combustible liquide vaporisé La présente invention a pour objet un brûleur pour combustible liquide vaporisé.
Le type courant de brûleur comprend une pompe qui place le contenu du réservoir sous pression afin d'envoyer de force le combustible dans la zone chaude prévue pour la vaporisation. Lorsque la pres sion tombe dans le réservoir, un nouveau pompage doit être réalisé pour maintenir le brûleur allumé. Dans un autre type de brûleur, le combustible est soutiré dans la zone de vaporisation par une action capillaire. Suivant la présente invention, le brûleur pour combustible liquide vaporisé comprend une chambre fermée de mise sous pression, agencée pour être chauffée par la flamme du brûleur et par la flamme d'amorçage et remplie d'air, cette chambre communiquant avec un réservoir de combustible par un conduit débouchant au-dessus du niveau nor mal du combustible, la paroi interne radiale de la chambre est incurvée en forme concave de godet.
Deux formes d'exécution de l'objet de l'invention sont représentées à titre d'exemple au dessin annexé. La fig. 1 est une vue en élévation, partiellement en coupe, de la première forme d'exécution.
La fig. 2 en est une vue en plan.
La fig. 3 est une vue en élévation, partiellement en coupe, de la seconde forme d'exécution.
A la fig. 1, le brûleur comprend un réservoir de combustible 10 de forme habituelle, comportant une ouverture de remplissage fermée par un bou chon 11, une tête 12 et une coupelle d'amorçage 13. Le réservoir est monté sur trois pieds 14 qui s'étendent vers le haut et sont recourbés pour fermer une plate-forme pour une marmite en un chaudron quelconque.
La tête 12 peut être d'un type standard com mun au réchaud de ce genre. Cependant, au des sin, la tête diffère de ce type standard. Elle com prend: un conduit vertical 15 communiquant avec le combustible se trouvant dans le réservoir et sup portant la coupelle d'amorçage 13 ; une chambre de vaporisation 16 à laquelle le conduit 15 aboutit ; et un second conduit 17 partant de la chambre, qui est fermé à son extrémité 17a et mène au bec 16a situé en dessous de la chambre 16. Le conduit 15 est biseauté à son extrémité supérieure 19 afin que le combustible puisse pénétrer dans la chambre 16 à un niveau bas, tandis que le conduit 17 rejoint cette chambre à un niveau élevé.
Une" chambre fermée de mise sous pression an nulaire 20 entoure la tuyère 18 et la tête 12 avec laquelle elle est coaxiale. Elle est soutenue par une pièce de support 21 et, diamétralement à l'opposé de celle-ci, par un conduit 22 qui met la chambre 20 en communication avec un espace annulaire 23 en tourant le conduit 15. Cet espace 23 qui forme con duit, débouche au-dessus du niveau normal du com bustible dans le réservoir 10.
L'espace fermé délimité par la chambre 20, le conduit 22 et l'espace libre 24 au-dessus du niveau de combustible dans le réservoir contient une masse d'air emprisonné, lorsque le bouchon de l'ouverture de remplissage 11 est en place.
Le fonctionnement du brûleur suppose son amor çage de la manière habituelle par brûlage d'un fluide combustible dans la coupelle 13. La tête de combus- Lion non seulement élève la température de la cham bre de vaporisation 16 jusqu'au degré nécessaire à la vaporisation du combustible liquide, mais encore, par léchage de la paroi interne radiale 20a de la chambre 20, permet la dilatation de la masse d'air emprisonné dans le brûleur, ce qui met le réservoir sous pression pour envoyer de force le combustible tout au long du conduit 15 vers la chambre 16.
L'espace pour l'air est évidemment calculé pour que la masse d'air emprisonné soit de volume suf fisant pour mettre le réservoir 10 sous pression, même lorsque le liquide qui s'y trouve tombe à un faible niveau, ce volume n'étant cependant pas suf fisant pour permettre une élévation dangereuse de la pression durant le fonctionnement du brûleur.
Le combustible pénètre dans la chambre 16 à un niveau bas, y est vaporisé, et la vapeur passe au bec 16a par le conduit 17 où elle est enflammée grâce à la flamme de la coupelle 13.
L'effet de la chambre de vaporisation est que, lorsque le brûleur fonctionne, le combustible péné trant dans cette chambre y est instantanément vapo risé puis expulsé vers la tuyère 18 par la pression établie dans la chambre. Comme la chambre de vapo risation présente une grande surface exposée à la flamme d'amorçage, comparativement aux têtes de brûleurs courants, une vaporisation du combustible commence plus rapidement après allumage du li quide d'amorçage, que ce n'est le cas ordinairement.
En outre, si le combustible commence à pénétrer dans la chambre avant que cette dernière ne soit suffisamment chaude pour le vaporiser, la cavité de la chambre constitue un espace d'emmagasinage temporaire du combustible, qui aura ainsi moins de propension à être projeté à l'extérieur du bec sous la forme d'un jet enflammé, ce qui arrive sou vent avec les brûleurs habituels.
La paroi interne radiale 20a de la chambre de mise sous pression est incurvée en forme concave de godet afin qu'elle soit chauffée par la flamme du brûleur et par la flamme d'amorçage.
La chambre de vaporisation 16 peut supporter une série de déflecteurs 25 qui font dévier, vers la paroi 20a, la flamme passant par l'ouverture annu laire 28 entre les chambres 16 et 20.
Dans la forme d'exécution de la fig. 3, le réser voir 10a est séparé de la tête 12a du brûleur, à laquelle il est relié par- une conduite 34. La chambre de mise sous pression 20y est reliée au réservoir par un conduit 35 débouchant au-dessus du niveau nor mal du combustible. La tuyère 18a est alimentée de puis une chambre de vaporisation 16a. La tête de brûleur, le réservoir et les parties associées sont montés sur un châssis 36. Le brûleur peut être en fermé dans une boite qui peut être close par un couvercle, afin de permettre le transport aisé du brûleur, par exemple, à titre de réchaud de pique- nique.
Le brûleur peut faire l'objet de beaucoup d'appli cations, parmi lesquelles on peut mentionner son adaptation comme lampe-tempête, lampe à souder, appareil de chauffage (les manchons étant disposés en avant d'un réflecteur parabolique ou semi-cylin- drique), projecteur, phare, etc.
Dans les deux formes d'exécution, aucune inter vention de l'usager n'est nécessaire, à part le charge ment et l'amorçage du brûleur, car, dès que du com bustible vaporisé est éjecté du bec, la flamme du li quide d'amorçage l'allume. Lors de l'épuisement du liquide d'amorçage, le brûleur continue à fonction ner de la manière propre à ce type de brûleur, sauf que le milieu gazeux ou vaporeux maintient le com bustible du réservoir constamment sous pression. La mise sous pression du réservoir est ainsi automatique, de sorte qu'aucune pompe n'est nécessaire.
Dans tous les cas, une soupape de sûreté peut être prévue pour le cas où des pressions anormales se développeraient dans le réservoir.