Machine-outil La présente invention se rapporte à une machine- outil telle que par exemple un tour, comportant des porte-ouvrage, plusieurs outils déplaçables suivant un mouvement de va-et-vient, pour agir sur l'ou vrage monté sur ces porte-ouvrage, et un arbre d'entraînement.
Suivant l'invention, cette machine-outil se carac térise en ce qu'elle comporte un autre arbre et plu sieurs cames supportées par cet arbre, lesdites cames étant propres, quand elles agissent sur les outils, à rapprocher ceux-ci dudit ouvrage, des moyens d'ac couplement en entraînement formant un ensemble aisément accessible, amovible et remplaçable.
Le dessin ci-annexé montre, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la machine-outil objet de l'invention.
Les fig. 1, 2, 3, 4 et 5 montrent, respectivement en élévation, en plan, en vue par l'arrière, en vue depuis la droite et en vue depuis la gauche, ladite forme d'exécution de la machine-outil.
Les fig. 6A et 6B, considérées ensemble, mon trent, à plus grande échelle et en coupe longitudinale suivant 6-6 des fig. 2, 4 et 15, cette même machine.
Les fig. 7, 8 et 9 montrent, à une échelle ,plus grande que celle de la fig. 6B et respectivement en coupe longitudinale, en coupe transversale suivant 8-8 de la fig. 7 et en coupe suivant 9-9 de la fig. 8, une broche de cette machine.
Les fig. 10 et 11 montrent, en élévation (parties en coupe et parties arrachées), un mandrin avec doigt de commande occupant ses positions de serrage et de desserrage respectivement sur ces deux figures. Les fig. 12A et 12B considérées ensemble, mon trent, à plus grande échelle et en plan (parties en coupe) l'arbre à cames, supporté par des paliers, avec les organes montés sur cet arbre.
Les fig. 13 et 14 montrent, à plus grande échelle et respectivement en vue en bout après coupe sui vant 13-13 des fig. 6A et 12A et en coupe suivant 14-14 des fig. 12A et 13, le socle de droite du bâti et le groupe de cames commandant l'usinage en bout ainsi que la liaison de ce groupe au mécanisme d'en traînement des broches d'usinage.
La fig. 15 montre, à plus grande échelle et en coupe transversale suivant 15-15 des fig. 6A, 16 et 17, le mécanisme d'entraînement avec un acces soire et les broches d'usinage.
La fig. 16 montre, en coupe transversale suivant 16-16 des fig. 15 et 17, l'arbre d'entraînement avec poulie, la transmission à vitesse variable pour les broches, le mécanisme d'avance à entraînement mé canique et le mécanisme d'actionnement de certaines des pompes.
La fig. 17 montre, en coupe suivant 17-17 des fig. 15 et 16, la transmission à vitesse variable et le mécanisme d'actionnement de l'arbre à cames. La fig. 18 montre, en coupe transversale suivant 18-18 des fig. 6 et 16, la commande manuelle pour l'avance à grande vitesse, le bras de commande de la tourelle d'extrémité et une partie du mécanisme de verrouillage de sécurité.
Les fig. 19 et 20 montrent, respectivement en coupe suivant 19-19 des fig. 17 et 18; et en coupe suivant 20-20 de la fig. 19 (à plus grande échelle), le bras de commande de la tourelle d'extrémité, l'embrayage de l'arbre à cames et le mécanisme de verrouillage de sécurité.
La fig. 21 montre, à plus grande échelle et en coupe suivant 21-21 des fig. 6A et 12A, les engre nages des broches et la commande du mécanisme d'embrayage de la broche d'agrippage.
Les fig. 22, 23, 24 et 25 montrent, à plus grande échelle et respectivement en coupe longitudinale sui vant 22-22 de la fig. 21, et en coupes transversales suivant 23-23 de la fig. 22, 24-24 de la fig. 22 et 25-25 de la fig. 22, le mécanisme d'embrayage de la broche d'agrippage. La fig. 26 est une coupe suivant 26-26 de la fig. 25.
La fig. 27 montre, à plus grande échelle et en coupe suivant 27-27 de la fig. 6A, l'emplacement des broches autour du centre de la pointe et la posi tion radiale des chariots transversaux autour des broches. La fig. 28 montre, en coupe suivant 28-28 de la fig. 27, le mécanisme à cames principal et les moyens de réglage d'un chariot auxiliaire. La fig. 29 montre, en coupe suivant 29-29 de la fig. 28, la vis de réglage principale ainsi que les moyens de réglage du chariot auxiliaire. La fig. 30 montre, en coupe suivant 30-30 des fig. 6B et 28, le mécanisme d'entraînement d'un cha riot transversal.
La fig. 31 montre, en coupe suivant 31-31 de la fig. 6B, les mécanismes d'entraînement des bro ches.
La fig. 32 montre, en coupe suivant 32-32 de la fig. 6B, le mécanisme avec cames de verrouillage. La fig. 33 montre, en plan (parties en coupe et parties arrachées), le mécanisme avec doigt de ver rouillage.
Les fig. 34 et 35 montrent, en coupe, le méca nisme de débrayage monté sur l'arbre à cames pour libérer le mécanisme d'avance de l'ouvrage, le man drin et les mécanismes de repérage de la partie res tante des mécanismes d'entraînement de la machine. La fig. 36 montre, en vue en bout, les moyens de réglage pour verrouiller le bras à ergot. Les fig. 37 et 38 montrent, respectivement en coupe suivant 37-37 de la fig. 6B et en coupe sui vant 38-38 de la fig. 37, le mécanisme d'avance de l'ouvrage.
Les fig. 39 et 40 montrent, respectivement en vue en bout et en coupe suivant 40-40 de la fig. 3, le mécanisme de repérage. La fig. 41 montre, en vue depuis l'arrière, la machine avec le mécanisme d'avance de l'ouvrage.
La fig. 42 montre, schématiquement, les divers mécanismes d'entraînement de la machine.
La machine, montrée sur le dessin, comporte un bâti 1 supporté, à ses extrémités opposées, par deux socles écartés 2 et 3. Sur la face supérieure de chacun de ces socles sont fixés des couvercles d'ex trémité 4 et 5 et un couvercle médian 6 est emboîté entre les couvercles 4 et 5 tout en étant supporté par ceux-ci. Un arbre à cames est tourillonné dans les deux socles, cet arbre actionnant certains organes décrits plus loin.
Dans le socle 3 est logé l'en semble des chariots porte-outils transversaux, le mé canisme porte-broches, le mécanisme d'avance de l'ouvrage, le mécanisme avec mandrins porte-ouvrage et le mécanisme de repérage (diviseur) du porte broches, les dispositifs d'entraînement de ces organes étant décrits plus loin.
Dans le socle 2 sont logées plusieurs broches pour l'usinage en bout et une broche d'agrippage, le groupe de cames pour la commande de l'usinage en bout, les pompes pour débiter le mélange utilisé pour le graissage et la coupe, ainsi que leurs mé canismes d'entraînement.
Le porte-broches et le plateau diviseur sont mon trés plus spécialement sur les fig. 6B et 39. Le porte-broches 263 est du type < Cone bien connu et supporte six broches tournant à grande vitesse et étant désignées, d'une manière générale, par 265.
Sur le porte-broches 263 est fixé, à l'aide d'un arbre fileté 266, d'une butée filetée 267 et d'une clavette empêchant la rotation rotative, un manchon 268 por tant une bride sur laquelle est attaché, par des vis, un plateau diviseur 269 qui supporte, à l'aide de vis et d'ergots, des éléments de repérage 270, entre les quels sont formées des rainures propres à recevoir le bras de repérage par lequel les positions du porte- broches sont déterminées.
Le mécanisme de commande des mandrins est montré sur les fig. 6B, 12B et 37.
Chacune des broches comprend un mandrin porte- ouvrage actionné par un disque profilé 51 qui com porte un bossage 258 formé de part et d'autre de son plan pour venir en contact, d'abord, avec le bras 260 qui ouvre le mandrin et permet à l'ouvrage d'avancer jusqu'à la butée qui détermine la première position d'usinage après qu'un ouvrage achevé a été enlevé. Ensuite, quand le porte-broches s'arrête à la première position, l'ouvrage a avancé complètement pendant l'opération de repérage et le bossage a atteint le bras 259 qui provoque la fermeture du mandrin.
Les deux bras 259 et 260 agissent sur les mâchoires 261 du mandrin qui sont supportées par les tiges 262 et coulissent sur celles-ci, lesdites tiges 262 étant montées sur le porte-broches 263. .
Le mécanisme d'avance réglable de l'ouvrage est montré sur les fig. 12B, 37, 38, 39, 40 et 41. L'avance de l'ouvrage a lieu à l'aide du tambour à came 52, d'un galet 325 et d'un bras 326 qui peut pivoter autour d'un axe 327. Un autre galet 329 peut coulisser dans une rainure 328 ménagée dans l'extrémité inférieure du bras 326, ce galet prenant appui sur une partie d'un bloc 330 muni d'une queue d'aronde qui peut coulisser dans une rainure 331, de forme correspondante, du bras 332 pivo tant autour d'un axe 333. Sur l'extrémité de gauche du bras 332 est fixé un ergot 334 engagé dans une gorge 335 de l'arbre d'avancement 336.
Ce méca nisme agit sur les manchons-poussoirs 337 qui re foulent l'ouvrage dans l'un ou l'autre sens et au moment convenable, quand la tête 339, portant ces manchons-poussoirs, est arrêtée dans une position repérée entre les têtes 341 et 342.
Le manchon-poussoir est d'abord déplacé vers l'arrière contre l'action du ressort 340 et est prêt à faire avancer l'ouvrage dans le mécanisme d'avance et dans la tête 341. Quand l'ouvrage a avancé jus qu'à la position montrée sur la fig. 41, l'arbre 336 déplace la tête 342, par exemple à l'aide des écrous 343 et des ressorts 344. Le ressort 340, qui a été comprimé, aide le mécanisme d'avance afin qu'il fonctionne plus doucement. Un organe 345 est calé sur l'arbre 336 et coulisse sur l'arbre stabilisateur 346 fixé dans le bâti de la machine. L'amplitude de l'avance est réglable à l'aide d'une manivelle 347 fixée sur une tige filetée 348 tourillonnée dans l'arbre 332 et vissée dans le bloc 330 afin que celui-ci puisse être déplacé dans les rainures -331 et 328.
Le mécanisme d'arrêt de l'ouvrage est montré principalement sur la fig. 27.
Il est actionné par le tambour à cames 70 à l'aide d'un galet 250 monté sur un bras 251 d'un levier coudé dont l'autre bras porte un secteur denté 252. Les dents de celui-ci engrènent avec celles d'une crémaillère rectiligne 253 supportée dans une console 254 fixée à la partie supérieure du so cle 3, sur un manchon fendu 255 supporté entre les deux socles 2 et 3, ce manchon étant également utilisé pour supporter des accessoires servant au centrage par l'arrière, au forage, etc. L'extrémité inférieure de la crémaillère 253 porte la tête curvi ligne 256 pour arrêter l'ouvrage en place quand il avance pendant que le porte-broches est déplacé d'une position repérée à la suivante.
Les chariots porte-ouvrage transversaux sont montrés sur les fig. 27, 28 et 29.
La fig. 27 montre une disposition en éventail ou radiale de ces chariots autour des broches. Cha que chariot est constitué en deux parties, c'est-à-dire un coulisseau interne 301 et un coulisseau externe 300, montrés en détail sur les fig. 28 et 29. Le coulisseau externe 300 supporte les outils et est fixé au mécanisme de réglage micrométrique porté par le coulisseau interne 301. Ce coulisseau interne est, à son tour, commandé par une came réglable, cette came étant désignée d'une manière générale par 302 et réglée à l'aide du mécanisme à vis sans fin 303 tout en étant actionnée par le tambour à came 49.
Le coulisseau externe 300 est réglé micro- métriquement par le coulisseau interne 301 à l'aide d'un micromètre 257, du type à barillet, agissant sur un ergot 304. Chaque paire de coulisseaux interne et externe glisse, en formant un ensemble, dans les rainures usuelles par rapport au bâti de la machine et ces coulisseaux sont convenablement clavetés pour pouvoir être maintenus en place.
Le mécanisme pour arrêter positivement les cou- lisseaux transversaux inférieurs est monté sur les fig. 1, 2, 3, 5, 6B et 28. Ce mécanisme est actionné par la face profilée 275 formée sur le bord interne du disque rotatif 269. Celui-ci tourne avec le porte broches et ladite face est en contact avec un galet 276 monté sur un support 277 fixé sur l'arbre trans versal 278. Sur les extrémités de cet arbre sont calés des leviers 279 et 280 auxquels sont articulées des tiges 281 et 282 qui, à leur tour, sont articulées aux leviers coudés 283 et 284 qui peuvent pivoter de part et d'autre du socle 3.
Les bras supérieurs de ces leviers coudés comportent des faces d'extré mité dressées 285 contre lesquelles des butées ou vis d'arrêt positif, désignées d'une manière générale par 286, viennent buter (six butées étant prévues sur chacun de ces deux coulisseaux inférieurs) quand les deux coulisseaux inférieurs 301 s'approchent de l'ouvrage (fig. 28). Chacun des quatre coulisseaux supérieurs comporte seulement une butée d'arrêt. La raison pour laquelle existe cette différence entre le nombre de ces butées est que les deux premiers coulisseaux servent au dégrossissage (positions une et deux) et n'ont besoin que d'une butée d'arrêt.
Le coulisseau occupant la troisième position, à l'avant, est un coulisseau de finissage, de sorte qu'une butée pour chaque position de broche est nécessaire. Le coulisseau occupant la quatrième po sition, à l'arrière, est également un coulisseau de finissage et a besoin de six butées. Le coulisseau qui occupe la cinquième position est généralement utilisé pour le rabotage et n'a besoin que d'une butée d'arrêt car l'accessoire utilisé pour le rabotage suffit à assurer le maintien des dimensions voulues. Le coulisseau qui occupe la sixième position est le coulisseau de tronçonnage et il n'est pas nécessaire de prévoir une grande précision à cet effet, de sorte qu'une seule butée d'arrêt suffit.
Les butées ou vis d'arrêt sont engagées dans les coulisseaux transversaux ou dans des consoles fixées aux coulisseaux.
Le chariot 200 pour les outils d'usinage en bout est montré sur les fig. 1, 3, 6A, 6B et 27. Il est supporté par un arbre 201 dont une extrémité peut coulisser dans le support de la broche porte-ouvrage, alors que son autre extrémité est tourillonnée dans un palier porté par le socle de droite 2. Il est commandé en coulissement par le tambour à came 62 monté sur l'arbre à cames principal à l'aide d'un galet 202 agissant sur un levier à deux bras 203 pivo tant autour d'un axe 204. L'extrémité inférieure de ce levier est engagée dans une gorge 205 ménagée dans l'arbre 201.
Pour empêcher le chariot ou la tourelle 200, ainsi que l'arbre 201, de tourner l'un par rapport à l'autre, on fait comporter à l'arbre 201 deux mé plats avec des épaulements opposés (fig. 20) sur lesquels reposent deux galets 206 supportés par des axes 207 vissés dans un manchon 208. Les galets et le manchon se déplacent vers l'arbre 201, les galets roulant dans des. rainures 209 taillées dans un manchon 210 supporté rigidement par les deux parois 211 et 212 du socle de droite 2, le manchon étant empêché de tourner en étant maintenu en place par une clavette.
Les commandes de la broche d'agrippage et des broches auxiliaires pour l'usinage en bout sont mon trées sur les fig. 6A, 12A, 13, 14 et 18.
Le groupe de cames pour l'avancement axial est formé par une série de cames, une came étant prévue, à chaque position de broche, pour déplacer la broche d'agrippage et la broche auxiliaire pour l'usinage en bout, vers l'ouvrage, ces broches étant ramenées par des ressorts.
Quand la machine est équipée complètement, elle comporte cinq broches auxiliaires pour l'usinage en bout et une broche d'agrippage, les broches porte- outils étant munies d'outils convenant aux usinages envisagés. Pour éviter une répétition inutile et des détails superflus, on va décrire seulement une broche auxiliaire pour un usinage en bout 29 ainsi que la broche d'agrippage 30. Les fig. 13, 15, 18 et 21 montrent que quatre trous sont percés dans chacune des cloisons transversales du socle 2 pour les quatre autres broches auxiliaires.
Le méca nisme, servant à la commande des six broches, com porte un groupe de cames 61 entraînées par l'arbre à cames 43 à l'aide des engrenages 58, 59 et 60. La broche 29, établie à la quatrième position, est actionnée par une came 171 (fig. 6A et 12A) agis sant sur un galet 172 monté sur un bras d'un levier coudé qui peut pivoter autour de l'axe d'un arbre vertical 162. L'autre bras de l'arbre coudé 173 porte un galet 175 logé dans une fente d'un bras 176 calé sur l'arbre vertical 168. Un autre bras 176a est calé sur l'extrémité inférieure de cet arbre 168 (fig. 6A, 13 et 14).
Quand le bras 176 est déplacé angulairement par la came 171, il fait avancer une tige 199 reliée, d'une manière réglable et par une console 198, à la broche 29 occupant la quatrième position, de sorte que la broche avance également. Les mouvements de retour de ces organes sont obte nus à l'aide de ressorts 177 et 178 qui sont reliés respectivement à l'arbre 176 et au levier coudé 173.
Par des liaisons mécaniques analogues, le groupe de cames peut agir sur les autres broches auxiliaires pour l'usinage en bout occupant la première, la deuxième, troisième ou cinquième position. Ainsi, la came 182 (fig. 13) fait osciller un bras 192 calé sur l'extrémité supérieure d'un manchon 193 qui entoure l'arbre vertical 187 et comporte un bras 192a, à son extrémité inférieure, faisant avancer une tige 199 analogue à celle montrée à la fig. 6A pour la broche occupant la première position.
D'une manière analogue, la broche, occupant la deuxième position, est commandée par la came 181, par un bras 189 monté sur la partie supérieure d'un manchon<B>190</B> et par un bras 191 monté sur la partie inférieure dudit manchon 190.
La broche, occupant la troisième position, est commandée par la came 180, par un bras 186 calé sur la partie supérieure de l'arbre 187 et par un bras 188 calé sur la partie inférieure de cet arbre.
La broche, occupant la cinquième position, est commandée par la came 179, un bras 183 monté sur la partie supérieure d'un manchon 184 et un bras 185 monté sur la partie inférieure de ce man chon (fig. 14).
La broche d'agrippage 30, qui occupe la sixième position, est commandée par une came 160 agissant sur un galet 161 porté par un bras d'un levier coudé 162 (fig. 13) dont l'autre bras 163 (fig. 14) porte un galet 164 logé dans la fente ménagée dans un bras 165 calé sur la partie supérieure d'un man chon 166 qui peut osciller autour de l'axe de l'ar bre 168. Un bras 167 (fig. 6A et 12A) est calé sur l'extrémité inférieure de ce manchon 166. Le bras fait avancer et reculer une des tiges 199 reliée à la broche d'agrippage 30 par des moyens de liaisons réglables.
Les mouvements de recul de cette broche sont provoqués par les ressorts 169 et 170 (fig. 13). Des ressorts analogues ou équivalents sont disposés pour faire reculer les broches auxiliaires dans cha cune des autres positions. Les deux cames 194 et 195 sont utilisées pour actionner des accessoires spéciaux et la came 196 est généralement prévue pour des mécanismes de taraudage. A l'extrémité supérieure du groupe de cames est établie une autre came 197 qui peut être utilisée pour commander divers interrupteurs limiteurs pour des accessoires spéciaux.
La broche d'agrippage et les broches auxi liaires pour l'usinage en bout sont rapprochées et écartées de la zone de travail à l'aide de tiges 199 qui sont reliées à des consoles différentes 125 et à des bras correspondants établis à l'extrémité de la machine où se trouve le groupe de cames.
Le groupe de cames 61 peut être aisément en levé, dans son ensemble, pour être remplacé par un autre groupe quand on passe d'un travail à un autre. Le groupe de cames peut être logé dans un carter B qui peut être ouvert, de sorte que ce groupe peut être séparé de ses organes d'entraînement en écartant les engrenages 59 et 60 l'un de l'autre.
Le mandrin de la broche d'agrippage est montré sur les fig. 6A et 21 à 26.
L'ensemble de la broche d'agrippage est déplacé jusqu'à ce que son mandrin soit engagé sur l'ou vrage, après quoi la came 63 déplace le bras 120 angulairement en faisant rouler le pignon 12.1 sur le secteur denté 122 établi à l'extrémité inférieure du bras 120. Le pignon 121 est calé sur un arbre 123 qui peut tourner et coulisser et qui porte un filetage à droite et un filetage à gauche sur lesquels sont engagés respectivement une fourchette 124 et une console 125, ce qui provoque l'écartement de ces deux organes, la fourchette 124 agissant sur un man chon 126 qui oblige le mandrin 127 à serrer la pièce quand celle-ci est découpée de la barre logée dans la broche d'agrippage 30.
Ceci est obtenu à l'aide d'un mécanisme de serrage avec billes 128 qui fonctionne comme suit.
La console 125 est intercalée entre deux colliers 129 et 130, calés sur un tube extérieur 131 faisant partie de l'ensemble de la broche d'agrippage 30, de sorte qu'elle ne peut pas se déplacer. Par contre, quand l'arbre 123 fait tourner la fourchette 124, le manchon 126 se déplace pour refouler les billes dans le mandrin 128 entre les deux coins. 136, ce qui oblige ceux-ci à s'écarter l'un vers le tube exté rieur 131 et l'autre vers le tube intérieur 132. Comme le tube 132 est retenu par l'écrou 133 établi à proximité du pignon 32, il ne peut pas se déplacer et la pression exercée par les billes provoque donc le déplacement du tube extérieur 131 qui glisse sur la tête de serrage 134, ce qui ferme le mandrin sur la pièce.
Quand celle-ci a été découpée et que l'en semble de la broche d'agrippage a reculé, le mandrin s'ouvre et la pièce est éjectée. Cette broche d'agrip- page peut également être utilisée comme suit pour une deuxième opération d'usinage. La pièce étant découpée et serrée dans le mandrin d'agrippage et la broche ayant reculé, un deuxième outil d'usinage peut intervenir, par exemple un outil pour forer un trou de centrage peut être placé sur le passage de la broche, après quoi celle-ci avance jusqu'à ce que la pièce vienne en contact avec cet outil. La broche recule ensuite et la pièce est éjectée.
En ce qui concerne les mécanismes d'entraîne ment, on se réfère à la fig. 42 qui montre schémati quement les divers mécanismes actionnés par un dis positif moteur tournant à vitesse constante et constitué par une poulie à gorges 10 calée sur un arbre 11 et entraînant un différentiel 12 actionnant une trans mission à engrenages 13 pour les broches et l'arbre 14. Depuis cet arbre 14, l'entraînement se fait dans trois sens.
Un premier entraînement se fait à l'aide d'un pignon 15 qui engrène avec les dents extérieures 16 d'une couronne 17 dentée extérieurement et inté rieurement et dont les dents intérieures 18 engrènent avec un pignon 19 calé sur un arbre 20 portant un pignon 21 engrenant avec les dents extérieures 22 d'une autre couronne 23 dentée extérieurement et intérieurement, dont les dents intérieures 24 engrè nent avec les pignons 25 actionnant les broches. Un deuxième entraînement a lieu depuis l'arbre 14 par le pignon 15, la couronne dentée 17, un pignon in terne 26 jusqu'à un arbre 27 et par un grand engre nage 28 et un pignon 28a jusqu'aux broches 29 des accessoires et la broche d'agrippage 30 à l'aide des engrenages 31 et 32.
Un troisième entraînement se fait depuis l'arbre 14 par une vis sans fin 33, montée sur cet arbre, et par une roue tangente 34 montée sur un arbre d'avance 35, actionné mécaniquement (fig. 15, 16, 17 et 19) qui est entraîné par ce mécanisme à une vitesse réduite et transmet son mouvement à la transmission à vitesse variable 36 pour l'avance et à un arbre 37. Ce dernier porte un embrayage à glissement 38 accouplé à un arbre 39.
On suppose que tous les chariots porte-outils aient reculé et soient prêts à se rapprocher rapide ment de l'ouvrage. L'embrayage à disque 40 est serré pour relier le pignon 41 à l'arbre 11 et trans mettre ainsi le mouvement à vitesse élevée depuis l'engrenage 42 à l'arbre 39. Les deux arbres 35 et 39 tournent alors à des vitesses différentes dans des sens opposés. mais l'arbre 39, qui tourne plus vite, fait patiner l'embrayage 38 et l'arbre à cames 43 est entraîné à une vitesse élevée par une vis sans fin 39a de l'arbre 39 et par une roue tangente 43a monté sur l'arbre à cames 43, ce qui entraîne les cha riots porte-outils rapidement vers l'intérieur jusqu'à un endroit déterminé. Quand cet endroit est atteint, l'embrayage 40 est desserré et l'embrayage 38 pour l'avance intervient comme expliqué plus loin.
Les chariots transversaux sont actionnés par l'arbre à cames. 43 à l'aide des engrenages 44, 45, 46 et 47 ainsi que par l'arbre 48 (fig. 12B) et les cames 49 (fig. 30) adjointes à ces chariots.
L'entraînement est transmis, en cet endroit, au porte-broches, à une came 50 qui commande l'ergot de verrouillage, à un disque 51 qui commande le mandrin, au tambour à came 52 pour l'avance de l'ouvrage, aux engrenages de repérage 53, 54 et 55 du porte-broches et au bras de repérage 56 (fig. 39 et 40). L'arbre à cames est constitué en deux parties reliées entre elles, par exemple à l'endroit où se trouve l'embrayage 57 (fig. 12B), par un accouple ment commandé à la main, dont il est question plus loin.
A l'autre extrémité de l'arbre à cames 43, la transmission à vitesse élevée se fait à l'aide des engrenages 58, 59 et 60 vers le groupe de cames 61 qui font avancer les broches des accessoires pour les usinages en bout.
Sur l'arbre à cames est également monté un arbre à came 62 qui commande les déplacements de la tourelle d'extrémité en plus de ceux des. broches ou accessoires pour les. usinages. en bout. Un tambour porte également une came 63 qui commande l'em brayage 40 pour l'entraînement à vitesse élevée. Le tambour à came 63 commande le mandrin de la broche d'agrippage comme expliqué plus loin. Le tambour à came 70 commande l'arrêt de l'ouvrage.
Quand les outils ont été amenés à grande vitesse près de l'ouvrage, l'embrayage 40 est desserré et un freinage momentané est exercé en 64 sur l'engre nage 64a dont la vitesse diminue et l'embrayage du mécanisme d'avancement entraîne celui-ci à vitesse réduite et la vitesse de tous les outils est diminuée jusqu'à être égale à celle de l'avancement lent. A la fin du cycle d'avancement, l'embrayage 40 est à nou veau serré et les outils sont à nouveau écartés à une vitesse élevée et arrêtés, l'ergot de verrouillage 108 est soulevé, le porte-broches est amené à sa position repérée suivante et l'ergot de verrouillage est remis en place.
Le cycle est ainsi répété aussi longtemps que la machine fonctionne.
A proximitié de la poulie 10 sont établis les engrenages pour l'entraînement de la pompe et les transmissions à chaînes 65, 66, 67, 68 et 69.
Un accouplement inverseur 71 est monté sur l'arbre 11 de la poulie, à proximité de son extrémité qui porte la poulie, cet accouplement étant entraîné par une roue dentée 72 et faisant partie d'un méca nisme de sécurité décrit plus loin.
Les moyens pour obtenir le débrayage de l'arbre à cames sont montrés sur les fig. 32 à 36.
Si l'opérateur désire mettre hors d'action le mé canisme d'avancement de l'ouvrage et les mécanismes de serrage de l'ouvrage et de repérage, pendant qu'il termine un échantillon d'essai de l'ouvrage ou pen dant qu'il procède au réglage d'un outil il agit sur une manette 100 (fig. 32 et 33) pour desserrer l'em brayage 57. Il écarte ainsi, également, la came 50, qui commande l'ergot de verrouillage, d'un engre nage 44. La partie de droite de la machine fonctionne alors normalement tandis que la partie de gauche s'arrête. La manette<B>100</B> est calée sur une tige <B>101</B> dont l'extrémité interne porte une pièce munie d'un ergot 103 engagé dans. une gorge 104 d'un organe baladeur 105.
Cet organe coulisse sur une tige 106 pour mettre l'embrayage 57 en contact avec l'en grenage 44 ou pour l'écarter de celui-ci, cet engre nage 44 étant engagé, à clavette longue, sur une partie d'un arbre à cames 43 en deux pièces. Le dispositif avec ergot de verrouillage, montré sur les figures- susdites, est constitué par un levier à deux bras dont le bras horizontal 107 porte l'ergot de verrouillage 108 alors qu'un bras vertical 109 co opère avec la came 50, qui commande l'ergot de verrouillage.
Le levier à deux bras 107, 109 est arti culé à un axe excentré 110 (fig. 32) et est réglable en faisant tourner une plaque 111 (fig. 33 et 36) montée à l'extérieur de l'axe 110 pour corriger tout défaut d'alignement entre l'ergot de verrouillage 108 et le bloc 112 faisant partie du porte-broches. Un ressort 113 exerce une pression sur le bras 109 et également sur l'ergot<B>108</B> pour éviter tout jeu entre ces pièces.
Les mécanismes inverseur et de sécurité sont montrés sur les fig. 17, 18 et 19.
Il est parfois avantageux de pouvoir inverser le sens de marche de la machine pour le réglage des outils ou la vérification des pièces. Il est alors néces saire de faire intervenir un mécanisme de sécurité ou de verrouillage afin que la machine ne puisse être mise en marche, à la vitesse d'avancement, dans les deux sens à la fois. A cet effet, un levier 140, com mandé à la main, est monté sur l'arbre 141, la manoeuvre de ce levier servant à desserrer l'em brayage 38.
Quand on fait tourner l'arbre 141 dans le sens indirect (celui des aiguilles d'une montre) par rapport à la fig. 18, on oblige le méplat 142 (fig. 19) à soulever le bras inférieur 143 du levier 144 et à déplacer le bras supérieur 145 vers la gauche de la fig. 18, ce qui desserre l'embrayage 38 pour l'avancement. En même temps, une pièce 146, calée sur l'arbre 141, tourne pour présenter une gorge 147 à un ergot 148 monté sur un levier 149 afin que ce levier puisse être déplacé vers la droite ou la gauche pour serrer l'embrayage inverseur 71 et desserrer l'embrayage 40 pour la vitesse d'avan cement élevée,
les deux organes de commande de ces embrayages étant reliés entre eux par une tige 15la (fig. 16), de sorte que ces organes sont déplacés simultanément. On procède en sens inverse pour ser rer l'embrayage 40 pour l'avance à grande vitesse et pour desserrer l'embrayage inverseur 71 à grande vitesse. L'avancement lent ne doit pas pouvoir se faire quand la vitesse d'inversion est utilisée. Quand le levier 140 vient à sa position initiale, la pièce 146 est abaissée et le levier 149 peut seulement être dé placé vers la gauche pour permettre l'avancement à grande vitesse.
Les grandes poignées<B>150,</B> fixées sur l'arbre 151 et dont une se trouve à l'avant et l'autre à l'arrière de la machine, sont utilisées pour produire le serrage, à la main, de l'embrayage à grande vi tesse 40 dans le cas où l'opérateur désire faire avan cer pas à pas le chariot porte-outil pendant le réglage d'un outil ou la vérification d'une pièce. Une came, montée sur le tambour 62, fait intervenir l'avancement à grande vitesse, pendant le cycle de fonctionnement régulier, à l'aide du levier 152 et de la bielle 153. La came, pour la grande vitesse, peut être mise hors d'action comme à l'ordinaire, en tirant sur un bouton 154 (fig. 1, 12A et 18) qui écarte un galet 155 de cette came.