CH341463A - Procédé pour obtenir une pièce métallique par fluage forcé à froid et machine pour la mise en oeuvre de ce procédé - Google Patents

Procédé pour obtenir une pièce métallique par fluage forcé à froid et machine pour la mise en oeuvre de ce procédé

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CH341463A
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Albert Chappuis John
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Chappuis Marguerite
Chappuis Tilla Marguerite
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Chappuis Jacques Albert
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    • BPERFORMING OPERATIONS; TRANSPORTING
    • B21MECHANICAL METAL-WORKING WITHOUT ESSENTIALLY REMOVING MATERIAL; PUNCHING METAL
    • B21CMANUFACTURE OF METAL SHEETS, WIRE, RODS, TUBES, PROFILES OR LIKE SEMI-MANUFACTURED PRODUCTS OTHERWISE THAN BY ROLLING; AUXILIARY OPERATIONS USED IN CONNECTION WITH METAL-WORKING WITHOUT ESSENTIALLY REMOVING MATERIAL
    • B21C23/00Extruding metal; Impact extrusion
    • B21C23/21Presses specially adapted for extruding metal
    • B21C23/211Press driving devices

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  • Engineering & Computer Science (AREA)
  • Mechanical Engineering (AREA)
  • Forging (AREA)

Description


  Procédé pour obtenir une pièce     métallique    par fluage forcé à     froid     et     machine    pour la mise en     aeuvre    de ce procédé    Il est déjà connu de former des pièces métalli  ques, par fluage forcé à froid, en utilisant pour cela  une machine dans laquelle on emmagasine de l'éner  gie par déformation élastique dans au moins un or  gane     élastiquement        déformable    de cette dernière,  tout en amenant à sa limite d'écrasement le métal  de la pièce à obtenir et qui, au moment où cette li  mite est atteinte, rend cette énergie pour donner la  forme finale désirée à la pièce.  



  On peut utiliser pour cela, même une presse à  marche relativement rapide, ce qui réduit notable  ment le coût de la fabrication des objets envisagés.  



  Mais il est par contre apparu que cette manière  de faire ne s'applique pas à des métaux durs, par  exemple à l'acier doux.  



  On sait d'autre part qu'un choc très brusque, ap  pliqué à un métal, même très dur, enfermé dans une  cavité, comme c'est le cas par exemple dans une  presse mécanique utilisée pour la frappe, ne permet  de faire surgir du métal que des bossages de faible  relief en comparaison avec l'épaisseur de l'ébauche.  



  L'une et l'autre manière de procéder ne permet  pas de faire fluer à froid de l'acier doux. La pression  élastique citée en premier lieu devient     insuffisante    et  un choc capable de produire la déformation recher  chée atteindrait, selon des observations faites, envi  ron vingt fois la limite élastique du métal en usi  nage. La limite élastique des meilleurs aciers pour  outil à étamper ne dépassant pas quatre fois celle de  l'acier doux, toute tentative de déformer ce maté  riau en le faisant fluer à froid sous la seule     influence     d'un choc provoque par conséquent la rupture de  l'outil.

      Des essais ont par contre montré que si l'acier  doux est préalablement soumis à une très forte pres  sion, de l'ordre de celles permettant le     fluage    à froid  d'autres métaux moins résistants, l'application brus  que d'un choc à ce moment en permet le     fluage    sans  surcharger l'outil d'une manière dépassant les li  mites pratiquement admissible.  



  Se basant sur de telles observations, le procédé  pour obtenir une pièce métallique par     fluage    forcé à  froid selon la présente invention, est caractérisé en  ce qu'on soumet l'ébauche de la pièce à obtenir à  une pression en interposant au moins un organe     élas-          tiquement        déformable,    mais en amenant l'ébauche  au-delà de sa limite d'élasticité, après quoi on sup  prime brusquement l'amortissement élastique pour  soumettre l'ébauche à un choc brusque la faisant  fluer.  



  Cela revient à dire que, soumettant l'ébauche à  une pression brusquement appliquée, on ralentit tou  tefois la vitesse de l'outil dès l'application de cette  pression, de façon que cette     dernière    augmente pro  gressivement, ce qui évite une     sollicitation    excessive  à laquelle l'outil ne pourrait pas résister, après quoi  on fait subir à l'ébauche l'effet d'un choc,     comme    si  on lui donnait un coup de marteau alors qu'elle a dé  passé la limite d'élasticité. A ce moment l'ébauche se       comporte    comme si elle avait atteint un certain degré  de plasticité.  



  La machine pour la mise en     #uvre    de ce procédé  comportera un outil comprenant une matrice desti  née à contenir l'ébauche et un poinçon, l'une au  moins de ces deux parties étant reliée à un méca  nisme moteur par     l'intermédiaire    d'au moins un or-           gane        élastiquement        déformable,    des moyens étant  agencés pour établir brusquement avant la fin de  course du poinçon, une liaison rigide entre celui-ci  et ledit mécanisme moteur, cela au moment où les  organes     élastiquement        déformables    ont atteint une       déformation    qui peut être prédéterminée par réglage.  



  Les presses de tout genre se prêtent à être la ma  chine pour la mise en     oeuvre    du présent procédé.  



  Le dessin sert à expliquer le procédé selon l'in  vention au moyen d'un exemple de mise en     oeuvre.     La     fig.    1 montre, plus ou moins schématiquement  en coupe, la tête d'une presse à manivelle et l'outil  au moment où, l'ébauche ayant déjà été découpée  par le poinçon, celui-ci prend appui sur elle et     celle-          ci,    au fond de la matrice.  



  La fié. 2 montre les mêmes organes au début  de l'opération et alors que l'ébauche, sous l'action  de la pression élastique, présente déjà une faible dé  formation, mais de l'ordre de grandeur de celle ob  tenue au cours d'une opération de frappe habituelle.    La     fig.    3 dans laquelle apparaît la liaison rigide  du poinçon avec le mécanisme moteur, montre l'opé  ration de     fluage    proprement dite.    La     fig.    4 représente enfin les éléments précités  de la presse au moment où la pièce étant terminée,  le poinçon se retire.  



  La     fig.    5 est un diagramme sur lequel sont repré  sentés le mouvement de la tête de la presse, celui du  poinçon, et enfin l'écrasement correspondant des or  ganes     élastiquement        déformables    interposés.  



  Les     fig.    6 et 7 sont des coupes     verticales    par  tielles similaires à celle de la     fig.    3, mais montrant  à une échelle un peu plus grande, deux des multiples  et différentes formes que peuvent présenter le poin  çon et la matrice.    En se référant à la     fig.    1 on voit que la presse  comprend une tête 1, présentant des tourillons 2, sur  lesquels sont articulées des bielles 3 liées à un ar  bre à manivelle, ou à excentrique, non représenté.

    Cette tête présente une chambre cylindrique, dans  l'axe de laquelle s'étend une tige     verticale    4 coulis  sant librement dans la tête, et dont la partie supé  rieure est filetée et     porte    un écrou 5 destiné à buter  contre la tête 1. La     partie        inférieure    de la tige est  solidaire d'un bloc fileté 6, portant un écrou 7 dont  la position en hauteur est réglable par rotation.  



  Le dispositif représenté usine dans ce cas des  ébauches cylindriques x découpées d'une bande de  métal X, qui repose sur la face supérieure de la  matrice 10.    Le poinçon 8 sert à la fois au découpage en  question, et au travail de la pièce découpée.  



  Dans l'exemple représenté, il s'agit d'obtenir une  pièce constituée d'un disque circulaire, du centre  duquel s'élève une tige d'une longueur multiple de    l'épaisseur de l'ébauche. Le poinçon 8 présente, à  cet effet, un trou axial 9.  



  Dans la chambre cylindrique de la tête, entre  le bloc fileté 6 et la paroi supérieure, sont disposés  les organes     élastiquement        déformables,    constitués ici  de rondelles Belleville 12 entourant la tige 4 et pre  nant appui contre le bloc 6 d'une part et contre la  paroi supérieure précitée d'autre part. Mais il reste  entendu que même si l'exemple décrit ici prévoit un  organe élastique composé de rondelles Belleville,  d'autres types d'organes élastiques peuvent être dis  posés en un endroit quelconque de contact avec l'ou  til et employés pour la mise en     oeuvre    du procédé sur  une presse quelconque. Pour la clarté de l'expli  cation, nous en resterons ici au cas des rondelles  Belleville seulement.  



  Donc chacune de ces rondelles est en forme de  soucoupe dont le fond serait percé. Ces rondelles  sont superposées alternativement face contre face,  de manière à former une pile     axialement    compressi  ble ; on peut les assembler ainsi par groupes de deux  (comme représenté au dessin), ou d'un plus grand  nombre de rondelles. Ces rondelles sont en acier à  ressort, très dur. La façon de les grouper permet  d'obtenir divers coefficients d'élasticité de la pile.  On prévoira par exemple un assemblage de dix ron  delles disposées en cinq groupes opposés, compre  nant chacun deux rondelles superposées, comme le  montre le dessin.  



  Dans la disposition représentée au dessin, les  rondelles élastiques sont en outre soumises à une  faible pression initiale lorsque la presse est à vide,  c'est-à-dire lorsque l'écrou 5 bute contre la tête 1.  Il est parfois désirable de les soumettre à une pres  sion initiale ou     précompression    d'une     certaine    impor  tance ; on y parvient en vissant l'écrou 5.  



  Dans l'exemple, ces rondelles sont en particulier  suffisamment résistantes pour que la pression qu'el  les exercent sur le poinçon permette à celui-ci de  découper une ébauche dans la bande X lorsque, la  tête de la presse commençant sa course de descente,  le poinçon rencontre cette dernière.  



  L'ébauche découpée tombe ou est poussée dans  le fond de la matrice et l'opération de     fluage    dé  bute, comme le montre la     fig.    1, par l'application du  poinçon 8 sur l'ébauche x, les rondelles élastiques  12 présentant leur tension minimum prédéterminée  par réglage.  



  La tête de la presse continuant à descendre, les  rondelles élastiques sont de plus en plus comprimées  et l'ébauche subit une pression élastique allant en  s'accroissant, pratiquement jusqu'à la position de la       fig.    2.  



  Dans cette position on voit qu'une faible     partie     du volume de l'ébauche x a pénétré en y dans le trou  axial 9, y constituant un bossage de l'ordre de gran  deur de ce que l'on obtiendrait par frappe habituelle  du métal, ou à peine un peu supérieur.  



  Vu que cette déformation a été obtenue sans  choc, il apparaît qu'en appliquant brusquement la      pression élastique à l'ébauche, on crée dans la ma  tière un état dépassant sa limite d'élasticité qui,  maintenu durant un laps de temps     prédéterminé,     semble rendre le métal relativement plastique. C'est  en raison de cela qu'au-delà de cette période de  pression élastique, l'ébauche commence très légère  ment à     fluer    dans le trou 9 du poinçon, et y pro  duit le bossage représenté. Mais, si l'opération était  interrompue à ce moment, le déplacement du métal  serait tout à fait insuffisant, comme on l'a dit, de  l'ordre de grandeur de ce que l'on pourrait obtenir  par frappe habituelle.  



  Or, c'est à ce moment que la tête s'abaissant un  peu plus qu'en     fig.    2, sa base rencontre l'écrou 7,  comme on le voit en 13 à la     fig.    3, et que le poinçon  forme subitement un tout rigide avec la tête de la  presse, au mouvement de laquelle il participe brus  quement. Dès lors, l'ébauche est subitement soumise  à un choc semblable à un coup de marteau.  



  Ce changement soudain de la qualité et de la ra  pidité de la pression oblige alors le métal déjà plas  tique de l'ébauche à Huer dans le trou 9 et à le rem  plir, comme représenté en z à la     fig.    3, ce qui provo  que donc une     perte    de volume de l'ébauche initiale  en faveur de cet élément émergeant.  



  Ce remarquable déplacement de métal se produit  donc à froid, c'est-à-dire sans chauffer préalablement  la bande et l'ébauche, ni le poinçon 8, ni la matrice  10. C'est par le choix judicieux de la durée et des  valeurs de la pression qu'on rend l'ébauche relative  ment plastique ; puis on profite de cette plasticité  pour mettre le métal dont elle est composée en mou  vement et on le fait fluer dans le trou du poinçon et  de la matrice.  



  On peut aussi dire que le procédé     comporte    deux  intervalles de temps, soit celui durant lequel la pres  sion initiale ou     précompression    est appliquée, et celui  durant lequel s'effectue le fluage. Le premier, quoi  que d'une durée de quelques centièmes de seconde  seulement par exemple, est plus long que le second.  



  A une vitesse donnée de la presse, la durée du  premier intervalle peut être     prédéterminée    par le  choix d'un     certain    chemin de pression élastique. La  durée du second intervalle est limitée notamment par  la caractéristique de la presse employée. Mais tou  tes deux doivent être choisies d'après la qualité du  métal de l'ébauche, l'épaisseur de celle-ci et la pro  portion du métal à déplacer.  



  On règle l'espace devant subsister entre le poin  çon et le fond de la matrice ou enclume, lorsque la  presse atteint son point bas, de façon à obtenir une       certaine    dimension finale de l'objet terminé. A cet  effet, on peut soit rendre la position du poinçon       axialement        ajustable    par     rapport    au bloc 6, soit  ajuster la hauteur de l'enclume ; parfois, on a avan  tage à inverser les positions en reliant la matrice  et l'enclume au bloc 6, en lieu et place du poinçon.  Ces dispositions n'ont pas été représentées au dessin.  



  Du fait de l'élasticité de divers organes, en l'ab  sence d'une ébauche, le cas peut se présenter où, à    son point bas, le poinçon entre en contact avec le  fond de la matrice.  



  La     fig.    4 montre enfin comment, la tête 1 se re  tirant une fois l'opération terminée, les rondelles 12  se détendent jusqu'au moment où, l'écrou 5 de la  tige 4 rencontrant la face supérieure de la tête 1, le  poinçon 8 se retire à son tour.  



  Les courbes de la     fig.    5 expliquent ce qui se  passe au     cours    d'une opération de fluage telle que  celle que l'on vient de décrire.  



  La ligne sinusoïdale 14 correspond au mouve  ment de descente et de remontée que le vilebre  quin de la presse transmet à la tête 1, et qui serait  aussi le mouvement imparti au poinçon 8, si ce der  nier était rigidement relié à ladite tête.  



  La courbe 15, par contre, montre la course du  poinçon 8 qui, jusqu'en 16, accompagne la tête. Ren  contrant à ce moment l'ébauche x (nous faisons abs  traction du découpage), le poinçon reste presque im  mobile, tandis que la tension 17 des ressorts aug  mente.  



  Les points 18 et 19     correspondent    alors à l'ac  couplement rigide brusque du poinçon et de la tête,  soit en 18 au     départ    d'un mouvement sinusoïdal du  poinçon et en 19 au début de la phase de     surtension     des     ressorts.     



  Le surplus de ces courbes s'explique de     lui-          même.     



  Quoique, pour raison de simplicité, la descrip  tion qui précède concerne une enclume non perforée  et un poinçon ne présentant qu'un seul trou, ce qui  produit donc un objet plat présentant une seule tige  se dressant sur sa face supérieure, il est bien entendu  que l'on peut obtenir d'autres objets de formes di  verses.  



  Ainsi par exemple, la     fig.    6 montre la fabrication  d'un objet présentant plusieurs tiges     z1,        z2,    sur une  face et une (ou plusieurs autres) tiges     z3    sur l'autre  face. Dans ce cas, la tige inférieure résultera de la  présence d'un trou dans l'enclume 11.  



  La     fig.    7 montre     enfin    la fabrication d'un objet  présentant une nervure annulaire z sur une face et  une tige centrale     zà    sur l'autre face ; le poinçon 8  présente un logement en forme de rainure annulaire  en lieu et place d'un trou. Il pourrait aussi présenter  un logement se continuant par au moins un trou,  par exemple de direction générale perpendiculaire  au plan selon lequel la pression s'exerce sur l'ébau  che.  



  Lorsqu'on forme un plus grand nombre de par  ties en relief, il est possible de déplacer une plus  grande quantité de métal. Mais cette quantité dépend  aussi du volume initial de l'ébauche.  



       Il    est évident que les exemples donnés d'ébauches  de profil circulaire ne sont pas     limitatifs    et que l'on  peut aussi bien travailler des ébauches carrées, rec  tangulaires, polygonales, etc., et obtenir des proémi  nences de section correspondante.  



  Des essais ont montré qu'en travaillant des ébau  ches plates du genre de celle décrite, la couche de      métal en contact avec la matrice et celle en contact  avec le poinçon ne contribuent pas à la formation  des bossages ; ce sont les couches plus profondes ou  intermédiaires qui fournissent le métal nécessaire.  Le métal de ces couches coule tout d'abord dans  une direction parallèle aux faces de l'ébauche puis  change de direction pour couler dans les trous de  l'outil.  



  Une certaine quantité de chaleur presque instan  tanée est probablement dégagée durant la déforma  tion de l'ébauche, aidant le métal à se maintenir dans  un état malléable et retardant le durcissement ou  écrouissage qu'on observe souvent lorsque du métal  a été travaillé à froid.  



  Lorsqu'on met en     oeuvre    des métaux tendres, le  fluage peut être obtenu sans grandes difficultés, du  fait que les efforts nécessaires à déformer rapide  ment de tels métaux en les obligeant à remplir com  plètement la cavité de l'outil n'excèdent pas la résis  tance de l'acier à outil. Mais lorsqu'on travaille de  l'acier doux, une durée supérieure de la première  phase de travail est nécessaire à l'obtention de ré  sultats satisfaisants, c'est pourquoi le présent procédé  prévoit un ralentissement de la vitesse de déplace  ment du poinçon dès le moment où celui-ci entre en  contact avec l'ébauche, cela pour éviter de le sou  mettre à des efforts dangereux.

   Cette vitesse dépend  de la limite d'élasticité du métal à usiner ; plus cette       limite    sera élevée, plus faible devra être la vitesse du  poinçon.  



  Le premier laps de temps sera d'autant plus long  que la forme définitive différera plus de celle de  l'ébauche, c'est-à-dire que l'obtention de l'état de  plasticité qu'on pourrait aussi désigner par état de  pression hydrostatique, exigera plus de temps. Une  fois cette condition atteinte, la déformation ou     fluage     devra intervenir rapidement.  



  Comme cela a été indiqué ci-dessus, on limite la  pression appliquée à l'ébauche lors du premier con  tact du poinçon avec le métal puis on l'augmente, ou  la maintient à sa valeur, selon le sens large qu'on en  tend donner dans le présent brevet à l'expression    organe     élastiquement        déformable     . Dans l'exemple  donné, la pression augmente du fait que les rondelles  élastiques sont de plus en plus comprimées. Il est  évident que les organes     élastiquement        déformables     pourraient se trouver ailleurs que décrit et représenté,  c'est-à-dire qu'ils pourraient se trouver quelque     part     dans la chaîne cinématique reliant l'outil au moteur.  



  Dans l'exemple décrit, c'est au cours de la période  précitée d'augmentation de la pression, qui ne dure  dans ce cas que quelques centièmes de seconde, que  l'ébauche est obligée de prendre exactement la forme  de la cavité dans laquelle elle est enfermée. Immé  diatement après, lorsque l'état de pression hydrosta  tique est atteint, la pression dite de     fluage    est ap  pliquée afin d'obtenir le déplacement de métal désiré.  Pendant ce déplacement de métal, il n'est plus néces  saire de limiter la vitesse à laquelle le poinçon se  meut.

      Des essais effectués au moyen d'une presse à ma  nivelle tournant à 100 tours à la minute, et dont la  course était de 60 mm, sur des ébauches d'acier doux  d'un diamètre de 11,5 mm et de 3 mm d'épaisseur,  avec un poinçon présentant un trou dont le diamètre       était        environ        22        %        de        celui        de        l'ébauche,        ont        fourni     les résultats suivants  Sans rondelles élastiques, le métal de l'ébauche  a pénétré dans le trou du poinçon sur une longueur  de 0,3 mm seulement.

   En utilisant huit rondelles  élastiques, disposées en quatre groupes de deux  rondelles opposées, et en agissant pendant un temps  très court et avec une faible déformation élastique  de 2,2 mm, le résultat obtenu était à peu près le  même pour autant que la pression appliquée n'était  qu'élastique, soit sans accouplement rigide entre  poinçon et tête de presse. Mais en réglant l'écrou 7  de façon qu'il vienne buter contre la tête 1 à la fin de  la période de pression élastique, la matière Huée  dans l'ouverture centrale du poinçon atteignait une  longueur de 1,5 mm.  



  Avec deux fois plus de rondelles élastiques et  4,4 mm de déformation élastique et dans les mêmes  conditions, la tige de métal Huée dans le trou mesu  rait 3,2 mm.  



  Avec trois fois plus de rondelles, se déformant  d'une longueur de 6,6 mm, le métal s'élevait de  4,1 mm dans le trou du poinçon.  



  Toutefois l'expérience montre, dans le cas parti  culier des rondelles élastiques seulement, qu'en aug  mentant la déformation élastique au-delà de ces li  mites, c'est-à-dire en allongeant encore l'intervalle  de temps pendant lequel la pression initiale est appli  quée, les résultats ne sont pas meilleurs, mais au con  traire moins satisfaisants. Ainsi, en augmentant la  déformation élastique des rondelles jusqu'à 8,8 mm,  on obtient une tige de métal fluée de seulement  3,1 mm de haut.

   Une augmentation de la     déforma-          tion        élastique        de        25%        supérieure,        permet        de        fluer     une tige de 2,6 mm de long. Il y a donc une valeur  optimum de la durée de la pression élastique pour  le cas produisant un déplacement maximum de ma  tière. Un tel optimum dépend de causes diverses,  entre autres de la nature et de la dureté du métal  à usiner et on peut la calculer sur la base d'essais,  pour un métal donné, en fonction de la quantité de  matière que l'on veut déplacer.

   Elle dépend aussi  des taux de progression de la pression élastique im  posée à l'ébauche. Ainsi dans les cas d'organes élas  tiques à taux de progression constant, une loi géné  rale pour     déterminer    le ralentissement nécessaire ou  optimum n'a pas encore pu être établie.  



  Cette durée de l'application de la pression élas  tique était comprise dans un cas donné, entre 5 à       '5/m    de seconde, tandis que le temps durant lequel le  poinçon s'est déplacé rigidement avec la tête de la  presse était notablement inférieur, soit entre 1 et  de seconde. En pratique, ces temps     diffèrent    considé  rablement, dépendant de conditions particulières,  telles que les dimensions et la dureté de l'ébauche, la      quantité de métal à déplacer, le genre d'organe élas  tique employé, etc.  



  Dans le dispositif décrit, l'instant où l'on passe  de la pression élastique à l'application d'une pression  non élastique par l'accouplement rigide du poinçon,  peut être prédéterminé à volonté en modifiant la po  sition de l'écrou 7 sur le bloc 6. Par cette modifi  cation on fait varier aussi les durées respectives  des deux phases de l'opération.  



  Concernant la valeur de la pression nécessaire,  il a été constaté que pour des ébauches d'acier doux,  d'une dureté de 100 à 115 Brinell et ayant une sur  face de<B>100</B> à 110     mme,    la pression élastique maxi  mum requise était de 17 tonnes, soit donc environ  200     kg/mm=.     



  Le pourcentage de métal qu'il est possible de  déplacer par     fluage,    selon le présent procédé, est  relativement grand. Par exemple, pour de l'acier  doux et avec un poinçon présentant une ouverture  évaluée à 22     %    du diamètre de l'ébauche, le métal  déplacé représente environ 28     %    du volume initial  total de l'ébauche. Mais d'autres circonstances ont  permis d'obtenir jusqu'à     60'%    de déplacement, dans  le cas d'acier doux également.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé pour obtenir une pièce métallique par fluage forcé à froid, caractérisé en ce que l'on sou met l'ébauche de la pièce à obtenir à une pression en interposant au moins un organe élastiquement dé- formable mais amenant l'ébauche au-delà de sa li mite d'élasticité, après quoi on supprime brusque ment l'amortissement élastique pour soumettre l'ébau che à un choc brusque la faisant Huer. II.
    Machine pour la mise en oeuvre du procédé selon la revendication I, caractérisée par un outil comprenant une matrice destinée à contenir l'ébauche et un poinçon, l'une au moins de ces parties étant reliée à un mécanisme moteur par l'intermédiaire d'au moins un organe élastiquement déformable, des moyens étant agencés pour établir brusquement, avant la fin de course du poinçon, une liaison rigide entre celui-ci et ledit mécanisme moteur, cela au moment où les organes élastiquement déformables ont atteint une déformation qui peut être prédéter minée par réglage.
    SOUS-REVENDICATIONS 1. Procédé selon la revendication 1, caractérisé par l'emploi d'un outil comprenant une cavité se continuant par au moins un trou dans lequel le métal de l'ébauche- est destiné à Huer et par le fait que l'on enclôt l'ébauche dans cette cavité. 2. Procédé selon la sous-revendication 1, ca ractérisé en ce que l'on ne supprime l'amortissement élastique qu'au moment où le métal de l'ébauche rem plit complètement ladite cavité de l'outil et en épouse la forme.
    3. Procédé selon la revendication I, pour -obte nir une pièce métallique comprenant un corps duquel émerge au moins un élément de section transversale inférieure à celle de ce corps, mesurée dans la même direction, caractérisé en ce que l'on place l'ébauche dans l'outil, et en ce que la pression appliquée à l'ébauche par l'intermédiaire de l'organe élastique a une valeur initiale finie que l'on maintient au moins telle jusqu'à ce que le métal devienne plastique, après quoi on supprime brusquement l'amortissement élas tique. 4.
    Procédé selon la revendication I, caractérisé par le fait que l'on utilise une ébauche présentant une face pratiquement plane, sur laquelle on applique la pression au moyen d'un outil présentant au moins un trou dirigé sensiblement perpendiculairement audit plan, une partie du métal de l'ébauche étant con traint de Huer dans ce trou pour constituer une pro éminence. 5.
    Procédé selon la revendication I, caractérisé par le fait que l'on utilisé une ébauche présentant une face pratiquement plane, et par l'emploi d'un outil comprenant un logement présentant au moins une cavité dirigée sensiblement perpendiculairement audit plan, le métal de l'ébauche étant contraint de Huer partiellement dans cette cavité pour constituer une proéminence. 6.
    Machine selon la revendication II, caracté risée par le fait qu'elle consiste en une presse dont le porte-outil comprend des éléments permettant à l'outil de n'être soumis qu'à une pression limitée et réglable, ledit outil pouvant être subitement rigide ment relié, au cours de sa course, au porte-outil de façon à en suivre les déplacements, des moyens per mettant, par réglage, de choisir l'instant où ledit porte-outil mobile est subitement rigidement relié à son porteur. 7.
    Machine selon la revendication II, caractéri sée par la combinaison d'une matrice destinée à re cevoir l'ébauche, avec des moyens permettant de dé placer un poinçon correspondant en direction de cette matrice, ainsi qu'avec des moyens autorisant un ra lentissement de l'un desdits mouvements au moment où, une ébauche étant en place, le poinçon entre en contact avec cette dernière, ainsi qu'avec des moyens permettant de relier, à un moment donné de l'opéra tion le poinçon rigidement aux moyens le déplaçant. 8. Machine selon la revendication II et les sous- revendications 6 et 7, caractérisée en ce que le poin çon, en l'absence d'une ébauche, touche le fond de la matrice en fin de course.
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