Machine pour la fabrication d'éléments allongés L'invention a pour objet une machine pour la fabrication d'éléments allongés, notamment à partir de copeaux et d'un liant. La machine selon l'inven tion est caractérisée en ce qu'elle comprend au moins un plateau supérieur et plusieurs plateaux inférieurs, ou au moins un plateau inférieur et plusieurs plateaux supérieurs, et des éléments limiteurs latéraux disposés le long de ces plateaux pour définir avec eux un canal d'extrusion pour le matériau introduit dans la machine, la distance et l'inclinaison mutuelle des plateaux étant réglables, des moyens d'amenée du matériau étant agencés à l'entrée du canal, dans lequel le matériau est destiné à avancer sous la pres sion d'un coulisseau animé d'un mouvement alterna tif.
L'invention a également pour objet un procédé de mise en action de cette machine. Ce procédé est caractérisé en ce que l'on règle l'inclinaison mutuelle des plateaux de façon telle qu'une première partie du canal soit tout au plus très légèrement conver gente, qu'une deuxième partie du canal soit diver gente et qu'une troisième partie du canal soit con vergente.
Une forme d'exécution de la machine selon l'in vention est représentée, à titre d'exemple, au dessin ci-annexé, où La fig. 1 est une vue en élévation latérale de cette forme d'exécution.
La fig. 2 est une vue en élévation en bout d'un dispositif de cuisson intermédiaire de la machine, vu dans le sens indiqué par 2-2 à la fig. 1.
La fig. 3 est une vue en élévation en bout d'un dispositif de cuisson antérieur de la machine, vu dans le sens indiqué par 3-3 à la fig. 1. La fig. 4 est une vue en plan du mécanisme de commande du coulisseau, vu dans le sens indiqué par 4-4 à la fig. 1.
La fig. 5 est une vue en coupe et en élévation, suivant la ligne 5-5 de la fig. 4, du mécanisme de commande du coulisseau.
La fig. 6 est une vue en plan d'un ensemble formé par des excentriques et un chariot pour la commande du coulisseau.
La fig. 7 est une vue en coupe suivant la ligne 7-7 de la fig. 6.
La fig. 8- est une vue en coupe, à plus grande échelle, suivant la ligne 8-8 de la fig. 5, représentant des détails des guides du chariot et des roues de g<B>CI</B> uidage. La fig. 9 est une vue en élévation, à plus grande échelle, d'un montant type du bâti du dispositif de cuisson, avec des moyens permettant le réglage et l'indication de la position verticale du plateau infé rieur de ce dispositif.
La fig. 10 est une vue en coupe suivant la ligne 10,10 de la fig. 2, représentant des détails des moyens de réglage vertical.
La fig. 11 est une vue en coupe suivant la ligne 11-11 de la fig. 5, représentant des détails des moyens de réglage vertical d'un dispositif de formation.
La fig. 12 est une vue en coupe suivant la ligne 12-12 de la fig. 11.
La fig. 13 est une vue fragmentaire représentant le montage réglable d'un élément limiteur latéral entre les plateaux. La fig. 14 .est une vue en perspective d'un élé ment d'agitation et d'amenée utilisé dans une trémie d'alimentation ; et la fig. 15 est une vue schématique montrant l'in clinaison des plateaux de la machine.
Si l'on se réfère aux dessins de façon détaillée, on voit que la forme d'exécution représentée à la fig. 1 comprend un bâti 20, supportant une trémie d'ali mentation 22 et les différents dispositifs de la ma chine, c'est-à-dire le dispositif de commande du cou- lisseau, désigné d'une manière générale par 23, le dispositif de formation, désigné d'une manière géné rale par 24 et les dispositifs de cuisson intermédiaire et antérieur, désignés d'une manière générale par 25 et 26, respectivement.
L'énergie nécessaire pour la commande du cou- lisseau est fournie par un moteur de grande puis sance 27, commandant une poulie 28, qui est reliée par des courroies en V 29 à un volant 30. Le volant 30 est avantageusement de construction lourde et a donc une inertie élevée ; il peut être fait en métal massif, comme l'indique la fig. 5. La poulie 28 du moteur, les courroies en V 29 et le volant 30 sont contenus dans une enveloppe de protection 32, comme représenté.
Le volant 30 est monté fixe sur l'extrémité d'un arbre horizontal 33. Comme on peut le voir à la fig. 5, le volant est fixé par une tige 34 à un collier de retenue 35, qui, à son tour, est fixé à l'arbre 33 au moyen d'une clavette 36. L'arbre 33 traverse un palier lourd 37, dans lequel il peut tourner et qui est monté dans le bâti 20; l'arbre 33 porte, à son autre extrémité, un pignon conique 38, fixé sur lui au moyen d'une clavette 39 et retenu par une plaque 40.
Le pignon conique engrène avec un pignon co nique de grand diamètre 42, qui est fixé à l'extrémité inférieure d'un arbre de commande vertical 43, sur lequel il est retenu par une plaque 44. L'arbre de commande est supporté par un palier de grande puissance 45, monté dans le bâti, et il porte, à son extrémité supérieure, un excentrique double réglable, comprenant un excentrique intérieur 46, qui y est fixé au moyen de coins 47, comme on peut le voir à la fig. 4.
Comme l'indiquent les fig. 6 et 7, l'excentrique 46 se trouve dans un excentrique externe 48, ces deux excentriques étant entaillés à intervalles, comme indiqué en 49, ce qui permet toute une variété de positions de réglage relatif, dans lesquelles ils peu vent être fixés au moyen d'une cale 50. L'excentrique externe 48 est monté à rotation dans un manchon 52, lui-même contenu dans une pièce coulissante 53, laquelle peut se déplacer transversalement dans un chariot mobile longitudinalement 54. Le chariot est pourvu de roues de guidage 55 (voir fig. 4 et 8), qui sont prévues pour se déplacer dans des rainures en V 56 de guides 57 du chariot, qui sont montés fixes sur le bâti.
Un couvercle de protection 58 est prévu, au-dessus du chariot, pour couvrir la pièce coulis sante 53 et les excentriques.
Comme on peut le voir à la fig. 5, l'extrémité antérieure du chariot porte une console 59 suppor tant une plaque de coulisseau 60, agencée pour effectuer un mouvement alternatif en dessous de la trémie d'alimentation 22 et dans le dispositif de formation 24. A l'extrémité antérieure de la plaque de coulisseau est fixée une tête 61 et à son côté inférieur est fixé un élément d'espacement susceptible de coulisser 62.
La tête de coulisseau 61 est animé d'un mouve ment alternatif la faisant passer de la position anté rieure extrême représentée à la fig. 5 à une position postérieure, pour laquelle elle se trouvera en dessous de l'ouverture rétrécie 63 de la trémie d'alimenta tion 22. La trémie d'alimentation est destinée à rece voir un mélange de matières réduites en fragments et d'agent liant, provenant d'un appareil de mélange et d'alimentation, non représenté, agencé de manière à amener la matière, de façon uniforme, à l'ouver ture 63 de la trémie.
Comme on peut le voir aux fig. 1 et 5, la trémie d'alimentation comprend des parois latérales 64, une paroi postérieure 65, incli née vers l'avant, et une paroi antérieure 66, inclinée vers l'arrière, qui se prolonge par une partie trans versale verticale 67 rejoignant le dispositif de for mation. La trémie est supportée comme un tout par un châssis secondaire 68, qui est monté mobile, au moyen de roues 69, sur des voies 70, qui, à leur tour, sont supportées par un prolongement 71 du bâti. Les extrémités internes des voies 70 sont cour bées vers le haut comme indiqué en 72, pour limiter le trajet de la trémie dans les deux sens.
La trémie peut ainsi être déplacée facilement, comme un tout, pour passer de la position de travail normale, repré sentée en traits pleins à la fig. 1, vers l'arrière, à la position dessinée en pointillé, quand il est néces saire de vider ou de nettoyer la machine. En outre, pour permettre de vider et de nettoyer la machine, l'extrémité inférieure de la partie de paroi anté rieure 67 est formée par une grille 73, articulée à ladite partie 67 en 74.
L'intérieur de la trémie est pourvu d'une plaque 75, constituant un prolongement de la paroi anté rieure 66, et d'une plaque de prolongement 76, fixée à coulissement sur la plaque 75, de façon que la plaque de prolongement puisse être déplacée par rapport à la plaque 75 pour permettre une modifi cation contrôlée du passage d'ouverture compris entre le bord externe de la plaque de prolongement et la paroi postérieure opposée 65, ceci assurant le contrôle de l'alimentation vers la partie inférieure rétrécie de la trémie.
Le retrait et l'extension de la plaque de prolongement 76 peuvent être commandés de l'extérieur de la trémie, à l'aide d'un volant 77, qui peut être utilisé pour faire tourner un arbre 78 et produire ainsi un mouvement de coulissement de la plaque de prolongement, par exemple par un mécanisme à crémaillère (non représenté). Pour maintenir uniforme la consistance de la matière amenée dans la trémie et pour la diriger de façon uniforme vers l'ouverture de sortie de la trémie, sans tassement ni création de poches d'air, on prévoit plusieurs éléments d'amenée rotatifs 79, s'étendant latéralement dans la trémie. Ces éléments sont com mandés par un moteur électrique 80, monté sur le châssis 68 de la trémie, moteur qui commande un pignon de chaîne 82, au moyen d'une chaîne 83.
Du pignon 82 et d'un arbre secondaire 84, la com mande est transmise, par une chaîne 85,à un pignon en engagement avec un élément d'amenée supérieur extrême. Ainsi qu'on peut le voir à la fig. 5, l'élé ment d'amenée supérieur extrême est en engagement, par son pignon 86 et une chaîne 87, avec des pignons semblables 79 fixés aux extrémtiés des autres élé ments d'amenée. Les éléments d'amenée sont reliés de façon à tourner dans des sens différents.
La conformation des éléments d'amenée s'est avérée avoir une importance considérable. Un type d'élément d'amenée, qui a été reconnu très avan tageux, est représenté à la fig. 14 ; il comprend à chaque extrémité une partie 88 qui traverse la paroi latérale 64 de la trémie et y tourne, et une section intermédiaire 89, de section transversale carrée. De la section intermédiaire 89 s'étendent plusieurs aubes 90, présentant chacune des faces de travail oppo sées 91 et 92 et une surface d'extrémité externe oblique 93. Pour un fonctionnement optimum, il est désirable qu'au moins les éléments d'amenée supé rieurs tournent dans le sens indiqué par la flèche 94, les faces les plus longues, 92, des aubes 90, agissant sur la matière, pour l'agiter et la travailler.
Les éléments d'amenée inférieurs, voisins de l'ouverture de sortie de la trémie, peuvent être disposés de façon opposée, si bien que, lors de la rotation, leurs faces les plus courtes 91, et les surfaces d'extrémité externe inclinées 93 agissent sur la matière et provoquent sa descente. Les aubes des éléments d'amenée sont fixées à la section intermédiaire 89, de manière à être décalées l'une par rapport à l'autre, comme re présenté, et lors de la rotation dans le sens conve nable, elles font avancer la matière en fragments et l'agent liant, de façon uniforme, et sans tassement.
La matière est chassée par le coulisseau de l'ou verture de sortie de la trémie dans le dispositif de formation 24 de la machine. Si l'on se réfère à nouveau à la fi-Y. 5, on voit que le dispositif de for mation comprend des plateaux supérieur et inférieur 95, relativement courts, parallèles et espacés l'un de l'autre. Les plateaux 95 ont leurs surfaces en regard 96 finies au chrome ou autrement traitées en vue d'une réduction de la friction, et ils présentent des passages internes 97 pour un fluide de chauf fage. On peut évidemment prévoir des moyens de chauffage électriques, électroniques, à haute fré quence ou autres, pour fournir la chaleur aux pla teaux et à la matière se trouvant entre eux.
Le pla teau inférieur se prolonge, vers l'arrière, au-delà du plateau supérieur et en dessous de l'ouverture de sortie de la trémie d'alimentation, son extrémité pos térieure en prolongement 98 constituant un palier de coulissement pour le coulisseau.
Au dos des plateaux 95 sont prévues des couches isolantes 99, qui, à leur tour, sont supportées par un dispositif de support 100. Entre les plateaux et près de chacun de leurs côtés est monté un élément 102 destiné à limiter la largeur latérale du passage de formation. Cet élément limiteur latéral 102, repré senté à la fig. 13, est constitué par un bloc de métal définissant avec les plateaux un passage de forma tion rectangulaire.
On peut prévoir un dispositif de réglage latéral de chaque élément limiteur, pour son alignement et pour la modification de la largeur du passage de formation, constitué par des tiges 103, filetées, qui, vers l'extérieur, en des endroits espacés de chaque élément limiteur, traversent des oreilles 104, présentant une ouverture convenable et montées fixes sur des éléments 105 du bâti. Au moyen des écrous de serrage 106, on peut régler facilement la position latérale des tiges et des éléments limiteurs, et les fixer dans toute position relative désirée.
Le plateau supérieur du dispositif de formation est supporté de façon fixe par le bâti, au moyen de branches d'étrier 107 (fig. 1), qui, partant des deux côtés des dispositifs de support 100, descendent vers des oreilles 108, montées à la partie supérieure de montants 109 du bâti, pour passer entre elles et se trouver hors d'engagement avec elles par des broches amovibles 110. Le dispositif de support supérieur et les éléments y associés peuvent être mis en enga gement et soulevés par pivotement comme un tout, en cas d'arrêt nécessaire pour inspection ou net toyage, par simple enlèvement des broches 110 de l'un des côtés, les broches 110 de l'autre côté étant alors utilisées comme pivots.
Le plateau inférieur 95 est supporté de façon réglable suivant deux lignes transversales espacées longitudinalement, correspondant sensiblement aux lignes de centre des montants de bâti 109. Si l'on se réfère aux fig. 11 et 12, on voit que le dispositif de support inférieur 100' est pourvu de deux paires, espacées transversalement, de blocs d'appui 112, dont les surfaces d'appui inférieures 113 forment un angle aigu avec l'horizontale et se trouvent dans le même plan. Chaque surface d'appui 113 est pourvue, de chaque côté, de rebords de retenue s'étendant vers le bas 114.
Immédiatement en dessous de chaque paire de blocs d'appui 112, un support trans versal 115 porte une paire de blocs d'appui espacés de façon correspondante 116, dont les surfaces d'ap pui supérieures 117 se trouvent dans un plan hori zontal commun. Latéralement par rapport aux sur faces d'appui<B>117,</B> les blocs d'appui 116 présentent des rainures 118 et des rebords de retenue s'étendent vers l'intérieur 119 (fig. 12 ). Entre les blocs d'ap pui 112 et 116 de chaque jeu se trouve un coin 120 et, entre chaque coin et les blocs d'appui qui coopè rent avec lui au-dessus et en dessous, il est prévu un support à rouleaux 122, comprenant une série de rouleaux 123 retenus par des barres latérales 124.
Il est clair que le mouvement latéral des coins 120 permet de modifier la position verticale du dis positif de support 100' et du plateau qui s'y trouve, et des moyens sont prévus pour régler avec préci sion et séparément la position transversale de chaque coin. Comme on peut le voir aux fig. 11 et 12, chaque coin 120 s'élargit en une partie 125. La partie élargie 125 est forée transversalement en 126 et reçoit un arbre de réglage fileté 127, qui, partant de cette partie, traverse un collier de lubrification 128 et le montant de bâti 109 en alignement avec lui.
L'arbre 127 est supporté à rotation et retenu axiale- ment dans le montant de bâti et dans un palier 129 ; à l'extérieur de celui-ci, il se prolonge par une partie d'extrémité 130 à section transversale carrée, sur laquelle est montée fixe un plateau d'entraînement 132. Le plateau d'entraînement 132 contient une bille<B>133,</B> poussée vers l'intérieur par un ressort 134 et prévue pour s'engager alternativement dans l'un ou l'autre des arrêts 135 prévus dans la surface de la partie d'extrémité 130 de l'arbre.
De cette ma nière, le plateau d'entraînement peut se trouver temporairement, soit dans la position dessinée en traits pleins, soit dans la position dessinée en poin tillé à la fig. 11.
Le plateau d'entraînement 132 porte également une broche 136 s'étendant latéralement, prévue pour s'engager, quand ledit plateau se trouve dans la position dessinée en traits pleins, dans un forage 137 d'une roue de commande 138, qui est montée à rotation sur la partie interne cylindrique voisine de l'arbre. Comme le montre la fig. 1, les roues de commande 138 peuvent être réunies, pour le fonc tionnement, par une chaîne 139, en engagement avec leurs périphéries dentées et avec un galet de ten sion 140. Grâce à une autre chaîne 142, les roues de commande 138 peuvent, de même, être en enga gement avec les roues de commande correspondantes des dispositifs de cuisson 25 et 26.
Pour indiquer constamment la position du coin pour chaque condition, ou la position verticale cor respondante du plateau inférieur, il est prévu un câble ou une corde flexible 143, qui, partant du coin, passe sur une poulie 144 pour rejoindre un tambour d'enroulement 145, qui peut être monté à rotation sur un arbre 146, supporté par un sup port 147. Le tambour d'enroulement est entraîné par un ressort à boudin 148, en engagement avec l'arbre 146 et le tambour 145, ce qui empêche la corde 143 d'avoir du mou.
A la face externe du tambour 145 est fixé un cadran indicateur 149, pourvu de signes appropriés pour indiquer, en liaison avec une aiguille <B>150</B> se trouvant en engagement à friction avec l'ar bre 146, les positions relatives du coin et du plateau inférieur. Un petit bouton à main 152 est fixé à l'aiguille 150, pour en faciliter le réglage.
Si l'on se réfère aux fig. 1 et 2, on voit que le dispositif de cuisson intermédiaire 25 correspond sensiblement, au point de vue constructif, au dispo sitif de formation, tout en étant cependant d'une longueur considérablement plus grande. Les dispo sitifs de support des plateaux 153 sont supportés par quatre montants également espacés 154. Le dis positif de support supérieur 155 porte, à chacun de ses côtés, des branches d'étrier 156 s'étendant vers le bas, qui aboutissent chacune à une douille<B>157,</B> prévue entre des oreilles ouvertes 158, partant des montants. Normalement, chaque douille 157 est en engagement, avec possibilité de détachement, avec les oreilles correspondantes 158, grâce à une broche amovible 159.
Comme dans le cas du dispositif de support 100 du dispositif de formation, on peut faire pivoter vers le haut les dispositifs de support supé rieurs des dispositifs de cuisson 25 et 26, en enlevant simplement les broches 159 de l'un des côtés et en utilisant les broches de l'autre côté comme pivots. Pour soutenir et maintenir temporairement les dis positifs de support dans la position élevée, pendant le nettoyage ou un autre travail, on a prévu des consoles 160 s'étendant vers l'extérieur à partir des montants du bâti.
Comme le montre la fig. 2, les consoles 160 et les branches d'étrier voisines présen tent des ouvertures correspondantes en 162 et 163, ce qui fait que le dispositif de support supérieur peut être temporairement supporté par des broches, quand il a pivoté vers le haut de 90,1 sur les broches de pivo tement 159' de ce côté. La position d'ouverture du dispositif de support supérieur 155 est indiquée en traits mixtes à la fig. 2.
Comme dans le cas du dispositif de formation, le plateau inférieur 153 du dispositif de cuisson intermédiaire est supporté, avec possibilité de réglage, suivant plusieurs lignes transversales espacées longi tudinalement, correspondant sensiblement aux lignes de centre des montants de bâti 154. Comme le montre la fig. 2, en chaque endroit d'appui réglable, le dispositif de support inférieur 155 est lui-même supporté par deux blocs d'appui espacés transversa lement 164, et l'élément de bâti 165 supporte, en dessous de ces blocs, une paire de blocs d'appui espacés de façon correspondante 166.
Comme les efforts ne sont pas aussi grands que dans la section de formation, les blocs d'appui 164 et 166 peuvent être simplement garnis de plaques d'appui en métal 167, contre lesquelles les faces du coin 168 s'ap puient directement. Les plaques d'appui 167 rem placent dans ce cas les supports à rouleaux 122 prévus dans la section de formation.
Le dispositif de cuisson antérieur 26 comprend des plateaux supérieur et inférieur 169 qui corres pondent sensiblement, en longueur, aux plateaux intermédiaires 153. Le dispositif de cuisson antérieur correspond d'une manière générale, au point de vue de sa construction et de ses détails, au dispositif de cuisson intermédiaire précédemment décrit, bien que, ici, trois montants suffisent pour le support et le réglage. Des moyens sont toutefois prévus pour faire dévier élastiquement vers le bas l'extrémité arrière du plateau supérieur, dans un but qui sera décrit ci-après.
Des boulons 170 fixant le plateau supérieur au dispositif de support supérieur (fig. 3) peuvent être laissés desserrés pour permettre la dé viation vers le bas, sur une certaine distance, de la moitié arrière du plateau, et tout dispositif usuel, tel que des cylindres pneumatiques, peut être prévu pour exercer une pression continue et élastique vers le bas, sur l'extrémité arrière du plateau. Dans la forme d'exécution représentée (fig. 1 et 3), des tiges 171 montent de l'extrémité arrière du plateau supé rieur 169, traversant le dispositif de support supé rieur et portant des colliers 172, vissés sur elles.
Un fort ressort hélicoïdal 173 entoure chaque tige<B>171</B> et est comprimé entre le collier 172 et un élément de retenue en forme de U 174, monté sur le dispositif de support. L'extrémité externe de la tige traverse l'élément de retenue et sert de guide, et le ressort applique évidemment une force de déviation conti nue, vers le bas, sur l'extrémité du plateau. La force de déviation des ressorts 173 peut facilement être modifiée par réglage des colliers 172 vissés sur les tiges 171, réglage qui modifie la charge de ces res sorts. En variante, des moyens semblables peuvent être prévus pour faire dévier vers le haut l'extrémité arrière du plateau inférieur ou, encore, on peut pré voir une déviation élastique, vers l'intérieur, des extrémités des deux plateaux.
Le fonctionnement de la machine sera maintenant décrit de façon détaillée. De la matière réduite en fragments est mélangée et amenée de façon continue à la trémie d'alimentation 22, par un appareil séparé, non représenté. Une telle matière peut, par exemple, comprendre des copeaux mélangés de bois dur et de bois tendre ainsi qu'un agent liant durcissant à la chaleur, par exemple de la résine d'urée-formal- déhyde, comme composants principaux. Des matières d'addition, telles que de la farine servant de charge pour l'agent liant, des agents lubrifiants et analogues, peuvent également être ajoutés au mélange.
Bien que ne se limitant pas à cet usage, la machine trouve son meilleur rendement dans l'étirage d'une telle ma tière pour la formation de planches et de produits analogues. Lorsqu'on emploie un agent liant dur cissant à la chaleur, de la chaleur doit être fournie à certains au moins des plateaux, en particulier dans le dispositif de formation. Dans certaines conditions, par exemple lorsqu'il s'agit d'étirer des produits d'une épaisseur relativement forte, toute la longueur de plateaux de la machine peut être chauffée.
Le mouvement alternatif du coulisseau est pro voqué par le moteur 27 qui, par l'intermédiaire des courroies en V 29, commande le volant 30 et le pignon conique 38 associé à ce dernier. Le pignon conique 38 commande le pignon conique 42, avec lequel il est en engagement, et, ainsi, l'arbre de commande vertical 43, qui tourne sur un axe fixe et commande l'excentrique 46 qui y est fixé. L'ex centrique 46 commande l'excentrique externe 48, qui se trouve en engagement fixe avec lui, dans une position choisie.
Le jeu d'excentriques tourne dans le manchon coulissant 52, auquel il impartit un mou vement circulaire, qui est transformé, par le dispositif constitué par la pièce coulissante et le chariot, en un mouvement alternatif transversal de la pièce cou lissante 53 par rapport au chariot 54 et en un mou vement alternatif longitudinal de ce chariot. Comme on peut le voir en particulier aux fig. 4 et 8, le chariot effectue son mouvement alternatif longitu dinal par ses roues de guidage 55, engagées dans les rainures 56 des guides 57 montés sur le bâti.
Dans le cas illustré par la fig. 6, les excentriques 46 et 48 occupent leur position relative correspon dant à la course longitudinale maximum. Le réglage relatif des deux excentriques peut être modifié sur toute une gamme de possibilités intermédiaires et atteindre un état pour lequel l'excentrique externe se trouve décalé par rapport à l'excentrique interne de 1800 à partir de la position relative représentée, les deux excentriques atteignant ainsi leur position correspondant à la course minimum. Des longueurs de course intermédiaires peuvent être obtenues par un choix convenable de la concordance des entailles 49 dans les surfaces en contact des excentriques et le réglage obtenu peut être maintenu fixe temporai rement au moyen de la cale 50 engagée dans les entailles en regard.
De cette manière, on peut prévoir une large gamme de longueurs de course, ces courses pouvant par exemple varier de 5 à 15 cm.
Le mouvement alternatif longitudinal du cha riot 54 est transmis, par la console 59 et la plaque de coulisseau 60, à la tête de coulisseau 61. Au bout postérieur de chaque course du coulisseau, de la matière provenant de la trémie 22 est distribuée sur l'extrémité postérieure en prolongement 98 du pla teau inférieur 95 du dispositif de formation, immé diatement en face du coulisseau, et, lors de sa course vers l'avant, le coulisseau comprime cette quantité de matière et la chasse dans le dispositif de forma tion de la machine, où une planche, ou produit ana logue, est formée par compression pas à pas, comme on le comprendra aisément.
La matière contenue dans la trémie d'alimenta tion 22 peut normalement progresser sous l'effet de son poids. La plaque de prolongement réglable 76 peut, toutefois, être utilisée pour compenser des variations de la densité effective de la matière et elle sert à régulariser l'écoulement normal de celle-ci vers le fond de la trémie. Lors du fonctionnement, les éléments d'amenée 79 sont animés d'une rotation continue par le moteur 80. La rotation des éléments d'amenée provoque des vibrations de la trémie et les nombreuses aubes 90, par leurs faces actives 91 et 92 et leurs surfaces d'extrémité 93, impriment un mouvement à la matière, qui descend de façon uni forme.
Il s'est avéré que si l'un au moins des éléments d'amenée 79 tourne dans un sens opposé à celui des autres, on obtient un mélange uniforme de la matière amenée, que la matière amenée n'est pas trop com- pacte et que la formation de poches d'air dans celle-ci est évitée.
Ainsi qu'il a été dit précédemment, chaque course du coulisseau vers l'avant comprime une certaine quantité de matière amenée par la trémie et la chasse dans le passage de formation délimité par les pla teaux 95 du dispositif de formation 24 et par ses éléments limiteurs latéraux 102. La tête de coulis- seau 61 a nécessairement des dimensions telles qu'elle s'adapte étroitement à l'espace compris entre les plateaux 95 et, en largeur, à l'espace compris entre les éléments limiteurs latéraux 102. La disposition relative des plateaux est importante ; elle permet d'assurer la fabrication d'un produit d'une unifor mité et d'une résistance remarquable, présentant éga lement d'autres propriétés désirables.
L'agencement des plateaux et leurs inclinaisons sont illustrées sché matiquement à la fig. 15 des dessins ci-annexés. Les plateaux 95 du dispositif de formation sont relative ment courts. Suivant un exemple, le plateau supérieur peut avoir de 50 à 60 cm de long, le plateau inférieur étant plus long de 15 cm par exemple, en raison de son extrémité arrière de prolongement 98. Les pla teaux du dispositif de formation peuvent être main tenus sensiblement parallèles ; dans certaines condi tions, ils seront réglés de façon à converger très légè rement de l'entrée vers la sortie, comme le montre la fig. 15 d'une manière exagérée.
Les plateaux 95, avec leurs éléments limiteurs latéraux 102, définissent la première partie du canal d'extrusion dans laquelle une pression relativement élevée est appliquée et maintenue sur la matière. Cette pression, avec la chaleur fournie par les pla teaux, stabilise la forme du produit. L'ouverture arrière de la première partie du canal d'extrusion détermine les dimensions de la section transversale du produit qui sera obtenu. La matière sortant de cette partie du canal est normalement à l'état sensi blement rigide et elle peut ensuite être cuite d'une manière contrôlée quand elle traverse les parties suivantes du canal.
Il s'est avéré très avantageux, pour permettre le mieux possible de contrôler le produit initialement formé, avec maintien de sa forme stabilisée, que les plateaux intermédiaires 153 divergent légèrement de l'entrée vers la sortie. L'angle de divergence sera normalement inférieur à 1 degré et habituellement de l'ordre de 0,5 degré. La légère divergence a pour effet un relâchement progressif de la pression élevée sur le produit initialement stabilisé, ce qui, contrai rement à ce qu'on obtiendrait avec une pression élevée continue après la stabilisation initiale, donne un produit d'une résistance supérieure, avec une densité et une texture superficielle plus uniformes.
Il est clair également que la partie divergente du canal, formée par les plateaux 153 offre une résistance réduite au passage de la matière, ce qui implique une réduction sensible de la dépense d'énergie. La partie divergente est également efficace pour main tenir pendant la cuisson la forme du produit initia- lement stabilisé et permettre la sortie de la vapeur sans dommage. Pour des raisons bien évidentes, les extrémités d'entrée des plateaux 153 doivent être ali gnées avec les extrémités de sortie des plateaux 95 du dispositif de formation, la divergence étant don née par l'espacement des extrémités de sortie des plateaux 153.
Ainsi qu'il a été noté antérieurement, les plateaux intermédiaires sont d'une longueur con sidérablement supérieure à celle des plateaux 95 du dispositif de formation ;ils peuvent avoir une lon gueur équivalente à 4 à 5 fois celle de ces derniers.
Les plateaux 169 du dispositif de cuisson anté rieur assurent un contrôle continu sur le produit partiellement cuit sortant des plateaux intermédiaires 153 et ils forment une partie du canal d'extrusion pour l'achèvement de la cuisson, ce qui est parti culièrement avantageux dans le cas de la fabrication de produits relativement épais. A leurs extrémités d'entrée, les plateaux 169 sont espacés de façon à se trouver en alignement avec les extrémités de sortie des plateaux intermédiaires 153. Il est important de bien régler les plateaux de sortie 169, pour qu'ils convergent légèrement de leurs extrémités d'entrée à leurs extrémités de sortie pour créer, à ces der nières, un passage de sortie rétréci.
L'angle de conver gence des plateaux de sortie 169 correspondra nor malement approximativement à l'angle de divergence des plateaux inntermédiaires 153. On peut augmen ter sensiblement l'effet de resserrement du passage de sortie en faisant dévier élastiquement les extré mités de sortie des plateaux 169 vers l'intérieur, par exemple au moyen des ressorts à boudin 173 agis sant sur l'extrémité de sortie du plateau supérieur 169. Le resserrement du passage de sortie et, en particulier, la force élastique exercée en cet endroit déterminent, sur le produit cuit, une force de résis tance à l'avancement par friction, ce qui coopère à donner son uniformité au produit et à la maintenir.
Comme les variations des conditions d'amenée et de température ainsi que d'autres facteurs ont tendance à influer sur les dimensions et la densité du produit fini, des moyens de réglage sensibles sont prévus dans la machine pour assurer et maintenir un contrôle exact du produit. Toute variation de dimension du produit fini qui se présenterait pendant un fonctionnement en continu peut être compensée, pendant le fonctionnement, par réglage des éléments limiteurs latéraux du dispositif de formation, au moyen des écrous de serrage 106 (fig. 13), de même que par réglage dans le sens vertical de l'extrémité de sortie du plateau de formation inférieur 95, au moyen du coin arrière 120.
La densité du produit cuit qui est étiré peut être grossièrement mesurée par observation de la longueur du produit sortant du plateau 169 à chaque course du coulisseau. Si on observe une déviation de la norme établie, on peut effectuer un réglage grossier en modifiant légè rement dans le sens vertical la position de l'extré mité de sortie du plateau inférieur 95. Un léger res serrement de l'ouverture déterminant la dimension du produit, dans le dispositif de formation, peut in fluer sensiblement sur la densité sans affecter sensi blement l'épaisseur du produit fini. On peut effectuer facilement un contrôle final de la densité en modi fiant l'effet de résistance à l'avancement à l'extrémité de sortie des plateaux 169.
Ceci se fait par simple réglage de la force tendant à resserrer élastiquement le passage de sortie. Dans l'exemple considéré, il suffit simplement d'un réglage de la position des col liers 172 sur les tiges 171, ce qui détermine une modification de la charge des ressorts 173 agissant sur l'extrémité de sortie du plateau supérieur 169. Un accroissement de la charge des ressorts <B>173</B> aura pour résultat un très léger accroissement de la densité du produit et, de façon correspondante, une diminu tion de la charge des ressorts produira une légère diminution de la densité du produit. Si l'on utilise des cylindres pneumatiques au lieu des ressorts, on peut facilement modifier la pression par réglage d'une soupape de décompression.
Le mécanisme de commande du coulisseau est massif et il est considérablement plus lourd que ne le requiert la seule résistance. La haute inertie de la commande du coulisseau a pour effet de produire des courses de compression uniformes et régulières sur la matière, sans possibilité de vibrations ou d'ac célérations ou diminutions de vitesse brusques. En conséquence, le produit étiré est extrêmement uni forme, sans variation de densité dans ou entre les parties successives de matière comprimée lors des différentes courses.
La commande excentrique, avec la pièce coulissante et le chariot, s'est avérée très avantageuse pour la transmission de la force déter minant le mouvement alternatif du coulisseau et elle augmente la régularité de l'accélération et de la dimi nution de vitesse pendant les courses de compres sion, ce qui contribue également à assurer l'unifor mité du produit.
La machine décrite peut facilement être réglée pour donner une large gamme de dimensions, allant, en épaisseur, par exemple de 12 à 50 mm et, en largeur, jusqu'à 130 cm. Le réglage de la largeur peut être facilement effectué par réglage latéral des éléments limiteurs latéraux 102 ou par le rempla cement de ceux-ci par des éléments limiteurs laté raux de dimensions différentes. Pour adapter la machine à la fabrication d'un produit d'une épais seur différente, il suffit de changer la plaque de coulisseau 60, la tête de coulisseau 61 et l'organe d'espacement y associé 62, d'élever ou d'abaisser les plateaux inférieurs des différents dispositifs et de remplacer les éléments limiteurs latéraux par d'autres, de dimensions convenables. Dans ce cas, il peut être désirable également de régler la course de la commande du coulisseau.
Eventuellement, en particulier quand il s'agit d'adapter la machine à la fabrication d'un produit d'épaisseur plus forte, on peut faire cette adaptation sans démonter ni vider la machine. Ainsi qu'on peut le voir à la fig. 5, la console 59 est facilement acces- sible, en particulier quand elle est retirée, et la plaque de coulisseau, la tête de coulisseau et l'organe d'espacement peuvent facilement être retirés et rem placés par un ensemble semblable correspondant à l'épaisseur désirée. On peut simultanément régler dans le sens vertical les plateaux inférieurs 95, 153 et 169 en faisant tourner l'un des arbres 127 au moyen d'un volant ou d'une manivelle en engage ment avec la partie d'extrémité de cet arbre.
La rota tion de l'un des arbres 127 peut être transmise à tous les autres arbres 127 par des roues de com mande 138 et des chaînes 142, les roues de com mande étant en engagement avec les arbres par leurs plateaux d'entraînement 132. De cette manière, on peut soulever ou abaisser simultanément les trois plateaux inférieurs, tout en maintenant leur position angulaire relative avec les plateaux supérieurs et entre eux. Le fonctionnement ayant commencé, le réglage individuel des plateaux et de leur inclinaison peut se faire pendant le fonctionnement, jusqu'à ce qu'un état de stabilisation permettant d'obtenir le produit désiré soit atteint.
Le réglage individuel d'un plateau inférieur en un point de support quelconque sur sa longueur se fait facilement par dégagement du plateau d'entraînement 132 de sa roue de com mande 138, le plateau d'entraînement étant déplacé vers sa position externe indiquée en pointillé à la fig. 11. Après cela, on peut faire tourner l'arbre voulu 127 au moyen d'une manivelle et régler indé pendamment le coin en engagement, de façon à régler séparément la position verticale de la partie de plateau se trouvant au-dessus. Le cadran indica teur 149 et l'aiguille 150, pour chaque condition de réglage, indiquent constamment la position relative du coin et du plateau qui se trouve au-dessus, et ils peuvent être utilisés pour les réglages.
La stabilisa tion des conditions peut également entraîner un changement des températures des plateaux et/ou des modifications de la longueur chauffée de ceux-ci.
Entre les périodes de fonctionnement, et aux fins de nettoyage, inspection ou autres, ils peut être néces saire de vider la machine. A cet effet, on vide sim plement la trémie d'alimentation 22 en coupant l'arrivée de matière à celle-ci et on peut arrêter le mécanisme de commande du coulisseau en privant le moteur 27 d'excitation, mais, de préférence, on le met au repos en l'amenant à une position de retrait. La trémie d'alimentation et le mécanisme y associé peuvent alors être retirés comme un tout, grâce aux roues 69, montées sur le châssis secondaire 68, et aux voies de roulement 70. Le mouvement du groupe comportant la trémie vers l'arrière est limité par les extrémités courbées vers le haut et vers l'arrière 72 des voies antérieures 70.
Pour cette position, la grille 73 de la trémie peut être ouverte et permet un accès facile à l'intérieur de la trémie.
Les dispositifs de support du dispositif de for mation et des deux dispositifs de cuisson, avec les plateaux supportés par eux, peuvent être facilement soulevés ; il suffit à cet effet d'enlever les broches de retenue de l'un de leurs côtés et de les faire pivo ter vers le haut autour des broches situées de leur autre côté, comme il a été décrit précédemment. Le retrait de la trémie d'alimentation dans la position dessinée en pointillé à la fig. 1 laisse l'espace néces saire pour l'élévation du dispositif de support 100 de la section de formation.
Les dispositifs de support soulevés peuvent se placer en engagement avec les consoles<B>160</B> et être supportés dans leur position verticale par celles-ci, des broches étant à cet effet passées dans les trous 162 des consoles et dans les trous en alignement 163 des branches d'étrier. La matière restant dans le passage de formation peut alors être enlevée et l'on peut procéder au nettoyage, à l'inspection ou à toute autre opération nécessaire. Les dispositifs de support se trouvant dans leur position d'ouverture, les éléments limiteurs 102 peu vent facilement être réglés ou remplacés.
De même, on peut régler, simultanément ou séparément, de la manière précédemment décrite, la position des pla teaux inférieurs dans le sens vertical. Après cela, les dispositifs de support supérieurs et leurs plateaux peuvent être abaissés par pivotement et fixés dans leur position horizontale normale, l'amenée de ma tière à la trémie peut être reprise, de l'énergie peut être fournie aux commandes de la trémie et du cou- lisseau et la production peut se poursuivre.
Les conditions essentielles pour le fonctionne ment optimum sont que les plateaux du dispositif de formation soient parallèles ou très légèrement convergents, que les plateaux 153 du dispositif de cuisson intermédiaire soient légèrement divergents et que les plateaux 169 du dispositif de cuisson de sortie soient légèrement convergents. Pour la sim plicité de la construction et du réglage, dans l'exem ple considéré, les plateaux supérieurs sont prévus fixes dans un plan horizontal et la divergence et la convergence désirées, ainsi que le réglage, sont ob tenus uniquement par les plateaux inférieurs. Tou tefois, comme on le comprendra, on pourrait prévoir à la fois les plateaux supérieurs et les plateaux infé rieurs réglables, pour l'espacement et pour le réglage angulaire.
Bien que trois parties distinctes du canal d'extrusion soient nécessaires, on peut prévoir un seul plateau inférieur ou un seul plateau supérieur. Dans l'exemple considéré, les trois plateaux supé rieurs pourraient être réunis en un seul plateau. Les trois sections de plateaux inférieurs pourraient être reliées entre elles au moyen de charnières.
Les plateaux de la machine ne doivent pas néces sairement être plans, ils peuvent être incurvés ou autrement conformés suivant leur largeur, pour per mettre l'étirage d'un produit d'une forme non rectan gulaire correspondante. De même, des nervures ou des cannelures longitudinales peuvent être prévues. Le volume de production de la machine est élevé. A titre d'exemple, on peut dire que pour étirer une planche de 130 cm de large et de 25 mm d'épaisseur, on peut employer, avec d'excellents résultats, une course de coulisseau de 10 à 15 cm avec un inter- 6o valle d'une seconde ou moins entre les courses. Lors qu'il sort des plateaux antérieurs 169, le produit est cuit de façon convenable pour être scié et subir d'autres traitements subséquents.