Matériel photographique photosensible et utilisation dudit pour la réflectographie La présente invention se rapporte à un matériel photographique photosensible. Ce matériel est ca ractérisé en ce qu'il comprend un support en papier portant une couche d'émulsion d'halogénure d'argent photosensible, ledit support contenant un agent diaphanogène non volatil susceptible d'être éliminé dans un bain aqueux de traitement du matériel expo sé ou par lavage de celui-ci.
L'invention se rapporte également à l'utilisation de ce matériel pour la réflectographie. Dans cette utilisation, on place le côté support dudit matériel au contact d'un document à copier, on expose la cou che d'émulsion par le côté émulsion du matériel, et on traite le matériel exposé de manière à obtenir une copie photographique du document. On peut ainsi obtenir directement une reproduction de sens normal, et en particulier un contretype d'un document sur support opaque ou non ou portant une impression sur les deux faces, et notamment sur un produit d'opacité et de pouvoir réflecteur satisfaisants.
La haute transparence du support au cours de l'expo sition assure un pouvoir résolvant satisfaisant et l'as pect de la reproduction est considérablement amé lioré par l'accroissement d'opacité qui intervient au cours du traitement photographique. Le traitement du matériel exposé n'exige pas de tireuse ou d'opé ration spéciale.
Par accroissement de l'opacité, il faut entendre ici l'accroissement du pouvoir de diffusion de la lu mière par le support, ce qui correspond à un accrois sement du pouvoir couvrant.
La couche d'émulsion est de préférence consti tuée par une émulsion usuelle aux gélatino-halogé- nures d'argent. Ce peut être une émulsion du type donnant une reproduction négative d'un original po sitif. Toutefois, on utilise de préférence, une émulsion inversible, et plus particulièrement une émulsion po sitive directe donnant directement par développement dans un révélateur usuel en noir et blanc une image positive d'un original positif. Une émulsion de ce type est décrite, par exemple, dans le brevet fran çais 989400 du 21 juin 1949.
On peut ainsi obtenir, par une seule exposition suivie d'un seul développe ment, une reproduction positive de sens normal d'un document quelconque, et notamment d'un document sur support opaque ou portant une impression sur les deux faces.
D'ordinaire, l'émulsion est à haut contraste. Par exemple, un gamma de 6 est satisfaisant pour une émulsion positive directe, mais on peut utiliser des émulsions dont le gamma correspond à celui des émulsions usuelles pour réflectographie.
Après exposition du matériel, on le soumet au traitement photographique usuel pour développer l'image latente. Ce traitement comprend essentielle ment un développement suivi d'un fixage ou d'une stabilisation et éventuellement d'un lavage. Au cours de ce traitement, l'agent diaphanogène non volatil con tenu dans le support s'élimine dans l'un des bains, par exemple dans le révélateur, ce qui détermine un accroissement permanent de l'opacité du support.
Grâce à cette caractéristique de l'agent diaphanogène, l'opacité du support qui, lors de l'exposition avait une valeur assez faible pour ne pas réduire le pou voir résolvant et nuire aux diverses autres caracté ristiques sensitométriques de la copie, devient dès le traitement beaucoup plus grande, ce qui améliore considérablement l'aspect de la reproduction ter- minée.
Le papier utilisé pour constituer le support, et auquel est incorporé le composé diaphanogène non volatil, est de préférence de force relativement basse, inférieure à 70 g/m2, et est aussi mince que possible. Par exemple, des papiers de force comprise entre 40 g/m2 et 50 g/m2 sont très satisfaisants.
Le papier peut être de force plus grande ; toutefois, l'épaisseur d'un papier augmentant avec sa force, un papier de force notablement supérieure à 50 g/m2 et dépas sant, par exemple, 70 g/m2 conduit à un affaiblisse ment du pouvoir de résolution du matériel photosen sible.
La composition fibreuse du papier peut être très variée, à l'exclusion toutefois des pâtes mécaniques et mécanochimiques. C'est ainsi qu'on peut utiliser des pâtes chimiques blanchies ou même des pâtes écrues au bisulfite. On a constaté qu'on obtient de bons résultats avec une composition à 100'% de sa- pin blanchi ou avec un mélange d'un tiers environ de feuillu ou de paille et de deux tiers de sapin.
Il est important d'utiliser une feuille homogène, très régulière et bien formée, de préférence avec une pâte modérément raffinée. La feuille est de préférence dense avec une main peu élevée. Une main de 1 à 1,3 convient, mais on obtient aussi de bons résultats avec une main supérieure si les autres facteurs sont favorables. Toutefois, il convient de ne pas utiliser une main trop élevée, par exemple de 2, car le vo lume d'agent diaphanogène à utiliser serait alors con sidérable et l'imprégnation ne pourrait être faite de manière satisfaisante.
Il est préférable que le papier ne soit pas collé à la gélatine et ait une perméabilité élevée à l'agent diaphanogène, sans avoir une structure trop lâche qui empêcherait une imprégnation complète. L'em ploi de charges minérales à indice de réfraction très différent de celui de la cellulose, telles que l'oxyde de titane, est à éviter, car il est contraire au mécanisme de la diaphanisation qui est essentiellement une éga lisation des indices de réfraction.
En revanche, on peut utiliser des charges minérales d'indice de ré fraction voisin de celui de la cellulose, telles que le talc, le kaolin, etc. ; de telles charges permettent, en outre, d'obtenir une plus grande opacité après élimi nation de l'agent diaphanogène dans l'un des bains du traitement photographique.
On donne ci-après des exemples de papiers uti lisables comme support I. Papier machine AFNOR VII-1, -64 g/m2, 0,08 à 0,085 mm 65 1% sapin - 35 % tremble 6 % de cendres (kaolin et talc) perméabilité de l'air 1 à 1,5 collage écriture II.
Papier impression AFNOR VII-2, 40 g/ m , 0;05 à 0,06 mm 2 % de cendres perméabilité à l'air 0,05 collage faible III. Papier support photographique AFNOR VII-5 40 g/m2 0,05 mm 100!% chiffons 0,5 % cendres perméabilité à l'air 1,5 collage fort L'agent diaphanogène incorporé au papier consti tuant le support peut être un composé de très faible tension de vapeur,
liquide ou pâteux à la tempé rature ordinaire, très soluble dans l'eau ou les bains de traitement photographique, présentant le minimum d'affinité pour le papier et d'indice de réfraction voi sin de celui de la cellulose.
Il est désirable que l'agent diaphanogène accroisse autant que possible la transparence du papier, ce qui implique notamment qu'il pénètre aussi parfaitement que possible les fibres de cellulose, qu'il remplisse à coeur les pores du papier et présente, après élimi nation du solvant, un indice de réfraction voisin de celui du papier, cela sans variation notable de l'épais seur du papier après élimination du solvant.
Il est également désirable que l'agent diaphano- gène puisse être incorporé au papier soit lors de la fabrication du papier, soit lors de la fabrication du matériel photosensible, en assurant toutefois une dia- phanisation stable jusqu'à l'emploi. Pour cela, il doit être inactif sur l'émulsion. En outre, il doit être non volatil et il faut entendre par là qu'il a une tension de vapeur assez faible pour ne pas s'éliminer dans le temps, quelles que soient les conditions hy grométriques, et qu'il ne forme pas de mélange azéo- tropique avec l'eau.
De plus, il ne doit pas subir, dans les conditions usuelles de conservation, de mo difications susceptibles de déterminer une opacifica tion du support ; en particulier, il ne doit pas former de précipité à basse température.
L'agent diaphanogène doit pouvoir être éliminé aussi complètement que possible dans un ou plusieurs des bains de traitement, de préférence sans les alté rer. Pour éviter toute action nuisible du diaphanogène sur les bains de traitement, son pH doit être voisin de la neutralité, il ne doit former aucun composé insoluble avec les constituants de ces bains et pré senter aucune action oxydante ou réductrice.
De ma nière générale, pour faciliter l'élimination du diapha- nogène au cours du traitement photographique, l'agent diaphanogène doit être aussi peu substantif que possible pour la cellulose et présenter un maxi mum de solubilité dans l'un au moins des bains de traitement.
En outre, pour le cas où il resterait des traces de l'agent diaphanogène après le traitement photo graphique, il convient que ce composé ne soit pas de nature à nuire à la stabilité de l'image, ce qui exige notamment qu'il soit exempt de produit oxy dant ou sulfurant. Des exemples de composés diaphanogènes utili sables dans le matériel selon l'invention sont indiqués au tableau 1.
Pour chacun d'eux, on indique la den sité relative en lumière transmise du papier diapha- nisé et émulsionné et la densité relative après traite ment photographique, la densité relative étant me surée au densitomètre par transmission Baldwin BxII. Les matériels photosensibles utilisés sont cons titués par un papier photographique dont la densité relative en lumière transmise, avant diaphanisation et émulsionnage est, dans ces conditions de mesure, de 0,48 ; ce papier porte une couche d'émulsion pho tosensible du type positif direct décrit au brevet fran çais 989400 précité.
Les échantillons sont diapha- nisés par application d'une solution hydroalcooliquë de l'agent diaphanogène de manière à incorporer au support environ 5 g à 20 g de matière sèche par mè tre carré. On traite ensuite les échantillons par un révélateur et par un bain de stabilisation, comme il est usuel pour les produits photosensibles de ce type. Le révélateur utilisé pour cet essai est le révélateur liquide Kodak Autopositive, vendu par la titulaire.
Le développement est effectué en 25 secondes à 20 C. On traite ensuite dans un bain stabilisant, pendant 36 secondes à 20 C, de préférence après essorage ou traitement par un bain d'arrêt pour éviter le transport du révélateur dans le bain stabilisant.
Le bain stabilisant utilisé pour cet essai est de compo sition suivante Hyposulfite de sodium anhydre 150 g Métabisulfite de sodium<B>------</B><I>45<B>g</B></I> Sulfite de sodium anhydre . . . .<B>...</B> 15 g Eau<B>---</B> . . . . . . . . . . . pour faire 1000 ce
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TABLEAU <SEP> I
<tb> <U>Densité <SEP> en <SEP> lumière</U> <SEP> t<U>ransmise</U>
<tb> Diaphanogène <SEP> Densité <SEP> du <SEP> papier <SEP> Densité <SEP> après
<tb> émulsionné <SEP> et <SEP> développement
<tb> diaphanisé <SEP> et <SEP> stabilisation
<tb> Lactate <SEP> de <SEP> sodium <SEP> . <SEP> 0,26 <SEP> 0,46
<tb> <SEP> Montelane <SEP> 1 <SEP> 0,22 <SEP> 0,32
<tb> <SEP> Nonex <SEP> 2 <SEP> 0,24 <SEP> 0,34
<tb> Polyglycol <SEP> 300 <SEP> 0,30 <SEP> 0,46
<tb> Polyglycol <SEP> 400 <SEP> .
<SEP> 0,32 <SEP> 0,48
<tb> Lactate <SEP> de
<tb> triéthanolamine <SEP> 0,22 <SEP> 0,48
<tb> Citrate <SEP> de
<tb> triéthanolarnine <SEP> . <SEP> 0,26 <SEP> 0,46
<tb> Salicylate <SEP> de
<tb> triéthanolamine <SEP> . <SEP> .. <SEP> 0,26 <SEP> 0,46 1. Le produit marque Montelane est un produit de condensation de l'oxyde d'éthylène sur les alcools lau- rique et cétylique (huit groupes - CH-. - O - CH-. -), vendu par la société Produits Chimiques de la Monta gne Noire .
2. Le produit marque Nonex est un autre produit de condensation de l'oxyde d'éthylène sur l'alcool laurique douze groupes - CH. - O - CHI -).
3s Les nombres accompagnant l'indication du poly- glycol correspondent au poids moléculaire. On peut utiliser d'autres polyglycols, de poids moléculaire pouvant atteindre 1000.
D'après le tableau I, il apparaît que l'opacité du papier photographique est considérablement plus grande après le traitement photographique.
Il est usuel, lorsque l'épreuve est destinée à être conservée longtemps, de procéder à un traitement complémentaire comprenant un fixage et un lavage à l'eau courante. Dans ces conditions, lorsqu'on uti lise un papier diaphanisé conforme à l'invention, on constate, après le lavage, un nouvel accroissement d'opacité. Dans le cas des échantillons et des com posés indiqués au tableau 1, la densité après lavage atteint 0,48 dans les conditions précitées de mesure et est donc comparable à la densité du support brut non diaphanisé.
Les composés indiqués au tableau I conviennent particulièrement dans le cas où l'on désire abréger le plus possible le traitement photographique en uti lisant seulement un développement suivi d'une sta bilisation sans lavage. On constate, en effet, que ces diaphanogènes s'éliminent presque totalement dans le révélateur. La petite quantité de diaphanogène ré siduel présente l'avantage d'améliorer la planéité du produit.
Dans le cas où le traitement photographique com prend d'autres opérations, telles qu'un fixage et un ou plusieurs lavages, on peut utiliser, outre les com posés indiqués au tableau I, un grand nombre d'au tres composés diaphanogènes, qui s'éliminent, par exemple, partiellement dans le révélateur et partiel lement dans les bains de lavage. En aucun cas, il n'est nécessaire d'utiliser un traitement supplémen taire spécial pour éliminer partiellement ou totale ment le composé diaphanogène.
Le tableau II ci-après indique des exemples de composés diaphanogènes utilisables, s'éliminant au cours du lavage de l'épreuve. Les échantillons de matériels photographiques contenant ces composés sont identiques à ceux du tableau I, à l'exception du composé diaphanogène lui-même; la densité du sup port brut en lumière transmise est de 0,48, mesurée dans les conditions précitées. Le développement et la stabilisation se font dans les conditions indiquées à propos du tableau I. Les composés sont incorporés au support brut de la même manière que les compo sés du tableau I.
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<U>TABLEAU <SEP> II</U>
<tb> Densité <SEP> en <SEP> lumière <SEP> transmise
<tb> Densité <SEP> Densité <SEP> après <SEP> Densité
<tb> Diaphanogène <SEP> du <SEP> papier <SEP> développement
<tb> émulsionné <SEP> et <SEP> après
<tb> et <SEP> diaphanisé <SEP> stabilisation <SEP> lavage
<tb> Alcool
<tb> polyvinylique <SEP> 0,32 <SEP> 0,32 <SEP> 0,48
<tb> <SEP> Cemulsol <SEP> A <SEP> <SEP> 0,22 <SEP> 0,26 <SEP> 0,48
<tb> <SEP> Cemulsol <SEP> B <SEP> <SEP> 0,26 <SEP> 0,30 <SEP> 0,48
<tb> <SEP> Cemulsol <SEP> 284 <SEP> <SEP> 0,24 <SEP> 0,28 <SEP> 0,
48 Le produit marque Cemulsol A est un pro duit vendu par le Consortium de Produits Chimi ques de Synthèse et d'Entretien et est constitué par un oléate de polyéthylèneglycol ; le produit marque Cemulsol B vendu par la même société est un polyéthylène-glycolate de ricinyle et le produit mar que Cemulsol 284 vendu par la même société est un éther oléylique de polyéthylèneglycol.
L'alcool polyvinylique indiqué au tableau II est partiellement acétylé et contient environ 31,8 g d'acé tate de vinyle pour 100 g de polymère. Un produit de ce type est, par exemple, le produit marque Rho- doviol ES-200 vendu par la société Rhône-Poulenc. Ce produit est complètement éliminé après un lavage d'environ dix minutes.
De manière générale, l'élimination du diaphano- gène au cours d'un traitement photographique usuel comprenant un développement, un bain d'arrêt, un fixage et un lavage, ne présente pas de difficultés par ticulières et on peut utiliser, sous réserve de satis faire aux conditions déjà énoncées, tout diaphano- gène anionique, cationique ou non ionique suffisam ment soluble dans l'eau.
Au contraire, dans le cas d'un traitement rapide ne comprenant qu'un déve loppement suivi d'une stabilisation sans lavage, tel que celui qu'on utilise pour les produits à émulsions positives directes pour reproduction de documents, le diaphanogène ne peut s'éliminer que dans le ré vélateur, la concentration saline du stabilisant étant généralement trop grande pour permettre une élimi nation du diaphanogène ; il est alors préférable d'uti liser un composé diaphanogène non ionique qui pré sente le minimum de substantivité pour la cellulose.
Dans ce dernier cas, on facilite encore l'élimination rapide du diaphanogène non ionique si on lui associe un composé ionique solide, ne jouant aucun rôle quant à la diaphanisation, mais susceptible de se fixer énergiquement sur la fibre de cellulose, tel que l'hydrate d'un tétra-alcoylammonium.
En plus de l'agent diaphanogène non volatil s'éliminant au cours du traitement photographique, le support du matériel photographique de l'invention peut contenir un composé diaphanogène susceptible de former un précipité opacifiant lors du traitement photographique. A titre d'exemple, on peut incor porer au papier photosensible un agent diaphanogène tel que du Montelane (produit de condensation de l'oxyde d'éthylène sur les alcools laurique et cé- tylique, contenant huit groupes -CH@-O-CHz-) et du nitrate de calcium.
L'opacification obtenue lors du traitement photographique est particulièrement importante, du fait que le précipité macroscopique qui se forme alors est maintenu dans les pores du pa pier par le diaphanogène résiduel, ce qui est favorable dans le cas d'un traitement rapide ne comprenant pas de lavage et, spécialement, lorsque le composé dia- phanogène utilisé ne peut pas être complètement éli miné dans le révélateur.
Au tableau IIl ci-après, on compare les résultats obtenus dans le cas de l'utilisation d'un diaphanogène seul ( Montelane ) et dans le cas de l'utilisation du même diaphanogène associé à un agent opacifiant. La densité relative du support brut en lumière trans mise, avant émulsionnage et diaphanisation, est 0,48 dans les conditions de mesure précitées. Le dévelop pement et la stabilisation se font dans les conditions indiquées à propos du tableau I.
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TABLEAU <SEP> III
<tb> Densité <SEP> Densité <SEP> après <SEP> Densité
<tb> du <SEP> papier <SEP> développement
<tb> émulsionné <SEP> et <SEP> après
<tb> et <SEP> diaphanisé <SEP> stabilisation <SEP> lavage
<tb> <SEP> Montelane <SEP> <SEP> 0,22 <SEP> 0,32 <SEP> 0,48
<tb> <SEP> Montelane <SEP> <SEP> -I nitrate <SEP> de
<tb> calcium <SEP> 0,23 <SEP> 0,40 <SEP> 0,48 L'agent diaphanogène, seul ou mélangé à un agent opacifiant, peut être incorporé au matériel pho tographique à un stade quelconque de sa fabrication ou il peut être incorporé au cours de la fabrication du papier brut lui-même. Généralement, il est pré férable d'incorporer l'agent diaphanogène après l'ap plication de l'émulsion photosensible.
De préférence, l'agent diaphanogène est appliqué sur la face dorsale du papier photographique émul sionné, en solution alcoolique ou hydroalcoolique ou dans un autre solvant organique approprié, de ma nière à obtenir un bon mouillage des fibres cellulo siques.
La concentration de la solution varie suivant le composé utilisé et elle est comprise généralement entre 5 % et 20 %. On a constaté que la solution de l'agent diaphanogène appliquée sur la face dor sale imprègne le papier de manière satisfaisante dans toute son épaisseur.
Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple, les fig. 1 et 2 schématisent deux modes d'exécution de l'utilisation du matériel suivant l'in vention.
Comme représenté à la fig. 1, la face à reproduire d'un document 1 est placée au contact du support en papier 2 d'un matériel photosensible comprenant une couche d'émulsion photosensible 3. Le support 2 est de transparence relativement grande et il con tient un agent diaphanogène non volatil. On expose à la lumière le matériel photosensible en orientant la face émulsionnée de ce produit vers la source de lumière. La lumière incidente qui a traversé succes sivement la couche d'émulsion 3 et le support 2 at teint la face à reproduire du document 1 et est ré fléchie par celui-ci en fonction des densités de l'im pression portée par cette face du document.
On notera que la disposition du matériel photo sensible représentée à la fig. 1 est différente de la disposition qu'on emploie usuellement pour la ré- flectographie et dans laquelle la face émulsionnée du produit est au contact du document. Le matériel suivant l'invention s'utilise en réflectographie en pla çant le support du produit photosensible au contact du document, ce qui permet d'obtenir directement une reproduction de sens normal.
On peut utiliser toute tireuse par contact agencée pour assurer un contact aussi intime que possible entre le document 1 et le support 2 du produit photo sensible. Sur la glace de la tireuse, éventuellement avec interposition d'un filtre coloré approprié à l'émulsion utilisée, tel qu'un filtre jaune dans le cas d'une émulsion du type décrit au brevet français 989400 précité, on applique le papier photosensible en plaçant la couche d'émulsion 3 au contact de la glace ou du filtre, puis on applique au contact de la face non émulsionnée du papier 2 la face à repro duire du document 1. Lorsque le document comprend une impression sur les deux faces, on évite la copie du verso en plaçant contre celui-ci une feuille de papier noir ou analogue.
Dans le cas d'un document à support transparent ne portant pas d'impression au verso, il est avantageux de placer contre celui-ci une feuille de papier blanc ou analogue. On abaisse ensuite le couvercle de la tireuse et on procède à l'exposition. La durée d'exposition pour un produit photosensible donné dépend naturellement de l'inten sité et de la température de couleur de la source lumineuse.
On obtient ainsi, après traitement photographique usuel approprié au produit photosensible particulier utilisé, des épreuves de bonne qualité, non retour nées latéralement, positives ou négatives suivant qu'on a utilisé un matériel à émulsion inversible, par exemple à émulsion positive directe, ou un matériel à émulsion négative non inversible. Le pouvoir ré solvant est satisfaisant et l'épreuve présente un as pect agréable à la lecture. De plus, on obtient des reproductions des demi-teintes meilleures que celles obtenues usuellement en réflectographie, grâce à une certaine réduction du contraste.
On a constaté qu'on peut accroître notablement la latitude de pose par l'interposition d'une surface semi-réfléchissante entre la source lumineuse et la couche d'émulsion du produit photosensible. Dans ce mode d'exécution de l'utilisation schématisé par la fig. 2, la lumière incidente traverse successivement une feuille 4 d'une matière réfléchissante de type indiqué ci-après, la couche d'émulsion 3 et le sup port 2 du matériel photosensible, avant d'atteindre la face à reproduire du document 1.
On indique au tableau IV la latitude de pose mesurée pour un matériel photosensible à émulsion positive directe du type décrit au brevet français 989400 précité, avec interposition de diverses sur faces semi-réfléchissantes. L'émulsion est couchée sur un papier de 40 g/e et le matériel est diapha- nisé en fabrication par un mélange de Montelane et de nitrate de calcium, comme indiqué ci-dessus. L'exposition se fait comme schématisé à la fig. 2 en interposant divers réflecteurs.
La latitude de pose est définie sur les courbes sensitométriques comme étant l'écart en 10 g E entre le point correspondant à la plus faible densité maximum admissible et le point correspondant à la plus grande densité de voile tolérable. Le témoin est exposé sans interposi tion d'une surface semi-réfléchissante, c'est-à-dire comme schématisé à la fig. 1, l'émulsion étant direc tement appliquée sur la glace de la tireuse. Après exposition, on développe et on stabilise comme il est usuel pour les papiers photographiques à émul sion positive directe.
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TABLEAU <SEP> IV
<tb> Quantité
<tb> Réflecteur <SEP> de <SEP> lumière <SEP> Latitude
<tb> réfléchie <SEP> en <SEP> de <SEP> pose
<tb> centièmes
<tb> Témoin <SEP> . <SEP> . <SEP> <B>-------------</B> <SEP> - <SEP> 0,06
<tb> Verre <SEP> opale <SEP> . <SEP> . <SEP> . <SEP> <B>.....</B> <SEP> . <SEP> . <SEP> 35 <SEP> 0,12
<tb> Papier <SEP> pelure <SEP> .. <SEP> . <SEP> .
<SEP> 46 <SEP> 0,15
<tb> Papier <SEP> machine <SEP> <B>.......</B> <SEP> 72 <SEP> 0,25
<tb> Papier <SEP> document <SEP> 80 <SEP> g/m2 <SEP> 81 <SEP> 0,30
<tb> Papier <SEP> photographique <SEP> baryté <SEP> 84 <SEP> 0,32
<tb> Film <SEP> pigmenté <SEP> blanc <SEP> <B>......</B> <SEP> 88 <SEP> 0,36 Le support photographique baryté indiqué au tableau IV est identique au support du papier Ko dak Velox vendu par la titulaire. Le film pigmenté blanc est un film d'acétate de cellulose de 0,20 mm d'épaisseur contenant de l'oxyde de titane.
Le tableau IV fait ressortir l'avantage qui résulte de l'interposition, entre la source lumineuse et la couche d'émulsion, d'une feuille semi-réfléchissante de pouvoir réflecteur aussi grand que possible. Pra tiquement, il convient toutefois que la feuille semi- réfléchissante ait une transparence élevée pour ne pas accroître de manière indésirable la durée de pose.
De manière générale, la feuille semi-réfléchissante doit présenter une bonne transmission, de l'ordre de 10'% à 20 0/0, un pouvoir réflecteur voisin de 80 % (mesuré sur fond noir au spectrophotomètre enre gistreur Hardy) et doit diffuser au minimum la lu mière réfléchie.
Bien qu'on préfère généralement employer, com me support semi-réfléchissant, un film d'acétate de cellulose ou autre dérivé cellulosique contenant un pigment blanc, on peut utiliser toute autre feuille semi-réfléchissante présentant les caractéristiques pré citées.
De même, la feuille semi-réfléchissante peut être remplacée par une couche semi-réfléchissante faisant corps avec le papier photosensible, en posi tion adjacente à la couche d'émulsion, une telle cou che pouvant être constituée, par exemple, par une couche de gélatine pelliculable contenant un pigment approprié et appliquée sur l'émulsion, comme décrit, par exemple, au brevet français 867408 du 3 fé vrier 1940.