Procédé et dispositif pour répartir des feuilles de tabac enfilées sur une ficelle. La présente invention a pour objet un procédé pour répartir automatiquement des feuilles de tabac enfilées sur une ficelle à l'aide d'une machine présentant au moins une aiguille guidée et maintenue immobile dans un mécanisme mobile entraînant les feuilles, caractérisé en ce qu'on fait coulisser ladite ficelle dans une partie de l'aiguille avec une vitesse réglable suivant l'espacement désiré entre les feuilles.
L'invention concerne aussi un dispositif pour la mise en oeuvre de ce procédé, caraeté- risé en ce qu'il comprend des moyens permet tant de faire coulisser la ficelle dans une par tie de l'aiguille avec une vitesse réglable sui vant l'espacement désiré entre les feuilles.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution du dispo sitif objet de l'invention.
La fig. 1 en est une coupe verticale par l'axe longitudinal du dispositif.
La fig. 2 en est une vue de dessus.
La fig. 3 en est une vue en élévation, prise dans le sens de la flèche A de la fi-. 2.
La fig. 4- montre l'extrémité arrière de l'aiguille.
La fig. 5 est une vue en bout de l'aiguille montrée à la fi-. 4.
La fig. 6 est une coupe suivant la ligne VI-VI de la fig. 4.
Le dispositif objet de l'invention est des tiné à coopérer avec une machine pour enfiler les feuilles de tabac en vue de leur séchage, présentant au moins une aiguille guidée et maintenue immobile dans un mécanisme mo bile entraînant les feuilles. Une telle machine est décrite dans le brevet suisse N 277291 et la description qui suit se réfère à une machine de ce type, mais il est entendu que cet exem ple n'est aucunement limitatif.
Un ensemble de doigts out poussoirs 1, cons tituant par exemple les maillons d'une chaîne, sont guidés dans un bâti 2 et animés d'un mouvement uniforme. On introduit les feuilles de tabac entre les doigts 1 qui poussent ces feuilles sur une aiguille 3 reliée mécanique ment au bâti 2 de manière à rester immobile relativement à ce dernier quand les feuilles avancent. L'entraînement de la chaîne est montré à la fig. 1: un arbre moteur 4 se ter mine par un pignon 5 en prise avec une roue dentée 6 solidaire d'un disque échancré 7. Ce dernier, monté foti sur un boulon 7', entraîne les maillons de la façon montrée à la fig. 2. Une roue 31, tournant librement sur un bou lon 16, sert à guider les maillons à l'autre extrémité du bâti 2.
Au fur et à mesure que les feuilles de tabac sont poussées par les doigts 1, elles glis sent sur l'aiguille 3 et parviennent sur la ficelle 8. Si aucun dispositif de répartition n'était prévu, les feuilles se pousseraient l'une l'autre, ce qui présenterait un double incon vénient: elles se détérioreraient et auraient de la peine à sécher. Le dispositif qui va être décrit permet d'obtenir entre chaque paire de feuilles une distance déterminée, supprimant pratiquement tout contact nuisible entre les feuilles et créant un coussin d'air facilitant le séchage.
Le disque 7 porte un pignon 9 qui entraîne, par l'intermédiaire d'une chaîne 1.0, une roue 11 rivée sur l'axe d'une molette 12 munie de pointes.
De chaque côté de la molette 12 est disposé un rail 13 sur lequel peut coulisser un chariot 14. Ce dernier est relié par un câble à un barillet 15 contenant un ressort qui est des tiné à ramener le chariot à sa position de dé part.
Sur le boulon 7', ainsi que sur le boulon correspondant 16 situé de l'autre côté de la molette 12, est. monté fou un bras 17 portant., à son extrémité libre, un galet ou contre- molette 18. L'extrémité libre du bras 17 est reliée par tin câble 19 à une pédale (non re présentée) qui, lorsqu'elle est actionnée, rap proche le galet 18 de la molette 12.
Sur le chariot 14 est fixée une bobine d'approvisionnement de ficelle 19. Une pièce creuse 20, portant un couteau 21 et une gou pille 22, est montée rotativement sur le cha riot 14.
L'aiguille 3, représentée plus en détail aux fig. 4 à. 6 présente, à sa partie arrière opposée à la pointe, un évidement 23 dans lequel est chassé tin tenon 24 à tête élargie sous laquelle la ficelle 8 peut passer. Une rainure 25 est pratiquée dans la partie arrière de l'aiguille pour conduire la. ficelle.
La. ficelle, à partir de la bobine d'appro visionnement 19, suit le parcours suivant.: oeillet 26, poulie 27, frein 28, aiguille 3, saillie de guidage 29, pour aboutir à, l'extrémité d'une latte en bois 30 où elle est fixée. La latte 30 est destinée à porter une guirlande de feuilles de tabac, ces dernières étant enfi lées sur une ficelle double fixée aux deux extrémités de la latte.
L'extrémité de la latte 30 est engagée dans la pièce creuse 20 montée sur le chariot 14. En man#uvrant la pédale susmentionnée, on rapproche le galet 18 de la molette 12, et la latte, coincée entre ces deux organes, est en traînée par la molette et pousse à son tour le chariot 14. Le bout de la ficelle attaché à la latte 30 est entraîné avec elle, de sorte que la ficelle glisse sous la tête du tenon 24 de z l'aiguille 3.
Sur un certain trajet, à savoir entre la saillie 29 et l'aiguille 3, la ficelle 8 présente deux brins parallèles situés l'un au- dessus de l'autre, le brin supérieur se dépla- cant avec la latte, et le brin inférieur se dé- ; plaçant à la même vitesse, mais en sens con traire à partir de la bobine d'approvisionne ment (fig. 3).
Quand on introduit des feuilles de tabac entre les maillons 1. de la machine, à l'avant i de la pointe de l'aiguille 3, les maillons en traînent ces feuilles, qui sont transpercées par l'aiguille 3 puis transportées par le brin supé rieur de la ficelle 8, cependant que le brin inférieur de celle-ci glisse en sens contraire, sans influencer le mouvement des feuilles.
La distance entre deux maillons 1 est, par exemple, de 4 cm. Si la latte 30 se déplace à la même' vitesse que les maillons 1, les feuilles seront aussi espacées de 4 cm sur la ficelle 8. Si l'on désire modifier cet espace ment, il suffit de faire varier la, vitesse de la latte 30. Pour cela, on remplace la molette d'entraînement 12 par une molette de dia mètre différent.
Une fois que la latte 30 est parvenue à sa position extrême (à gauche, fig. 3), on sort. la ficelle 8 de l'aiguille 3 et l'attache à, l'extré mité de la latte 30 voisine de la. molette 12. On fait ensuite pivoter à la main la latte 30, de faon que la pièce creuse 20 tourne par rapport au chariot 14, le couteau 21 venant couper le brin inférieur de la ficelle 8 et la goupille 22 libérant de la saillie 29 le brin inférieur. La latte 30, chargée de feuilles de tabac, est dégagée de la pièce 20, puis disposée sur un support ad hoc en vue du séchage. Le chariot 14 revient à sa position initiale sous l'action du ressort contenu dans le barillet 15.
On dispose d'un stock de lattes à côté de la machine et l'on recommence les opérations décrites pour chaque nouvelle guirlande .
La forme de l'aiguille permet d'engager la ficelle 8 sous la tête du tenon 24 sans arrêter la machine. Deux ouvrières peuvent travailler indépendamment l'une de l'autre. A la fi-. 2, on n'a cependant représenté qu'une latte 30, l'autre côté de la machine étant momentané- ment hors service.
Selon une variante, on peut supprimer le frein 28, porté par un bras solidaire du cha riot 14, et freiner (ou lanterner) la ficelle dans l'aiguille 3 elle-même. On utilise alors iine longueur de ficelle coupée à l'avance par courant le circuit suivant: extrémité de la latte 30, saillie de -uidage 29, aiguille 3, gou pille de support montée sur la partie infé rieure du chariot, l'extrémité libre de la ficelle tombant -librement sur le sol. Dans cette va riante, la bobine d'approvisionnement 19 est.
supprimée et, clans la guirlande terminée, les feuilles se trouvent enfilées sur une ficelle simple on double, suivant la longueur de ficelle coupée à l'avance.