Procédé pour traiter une nappe d'étoffe et machine pour la mise en aeuvre de ce procédé La présente invention concerne un procédé pour traiter une nappe d'étoffe, par exemple pour former des ourlets sur des articles tels que:
articles ouvrés, serviettes, mouchoirs, tissus pour nettoyage industriel et analogues, qui sont découpés de la nappe et dont les bords coupés sont fixés par des bandes ou lisières de résine durcie thermiquement.
La présente invention est basée sur une nouvelle conception du durcissement des .résines par chauffage diélectrique haute fréquence qui se distingue de celle du durcissement des résines par la chaleur rayon nante de la technique antérieure,
et concerne notam- ment le traitement des nappes textiles de coton utili- sables comme articles ouvrés. Il est entendu que l'in vention n'est pas limitée aux articles ouvrés mais qu'elle peut âtre employée pour le traitement de di verses autres nappes textiles dans la production des articles du <RTI
ID="0001.0043"> type cité précédemment.
On rencontre divers problèmes inhabituels lors qu'on désire former des ourlets de résine à grande vitesse en imprégnant périodiquement des bandes étroites de résine à des intervalles espacés dans une pièce d'étoffe, et en les avançant ensuite de façon in termittente à travers un poste de durcissement de la résine.
Ceci est particulièrement le cas des bandes de résine qui sont durcies par chauffage diélectrique. Pour augmenter la vitesse de production des articles ouvrés à un niveau satisfaisant, par exemple de 40 articles ouvrés par minute et plus,
le temps de dur- cissement doit être réduit à un intervalle considéra- blement inférieur à une seconde et l'action de durcis- sement diélectrique doit âtre conduite entièrement à travers la résine employée sans endommager ni l'étoffe, ni la résine,
ni son plastifiant. Si la bande de résine n'est pas entièrement dur cie, elle tend à se reporter sur les parties de la ma chine en contact avec elle et le fonctionnement de la machine est interrompu. Le problème est rendu plus difficile en raison du fait qu'une bande étroite allon gée de résine dans le tissu ou dans l'étoffe n'est pas une
matière idéale pour supporter le chauffage di- électrique et qu'elle nécessite un champ électrique étroit très uniforme qui, à son tour, introduit d'autres problèmes et des conditions requises spéciales concer nant la forme des électrodes et la manipulation. Vu l'instabilité dimensionnelle de l'étoffe,
et son mouve ment intermittent, il est très difficile de déplacer des bandes successives de résine à vitesse élevée en cor- respondance exacte avec le champ électrique étroit.
La présente invention comprend un procédé pour traiter une nappe d'étoffe, dans lequel on utilise un rouleau fournisseur d'étoffe qu'on fait tourner indé- pendamment pour former une boucle suspendue à partir de laquelle une nappe d'étoffe est prélevée à une tension pratiquement nulle et guidée le long d'une
trajectoire de déplacement désirée, on exerce de façon intermittente une force de traction en des points le long de la nappe pour faire avancer des lon gueurs successives d'étoffe, on engage l'étoffe prove nant de la boucle suspendue le long de surfaces de friction,
on applique une bande de résine à chacune des longueurs d'étoffe et on coupe ensuite la bande durcie pour former un ourlet de résine. Ce procédé est caractérisé en ce qu'on induit des forces de résis tance de frottement pour tendre les longueurs suc cessives d'étoffe,
qu'on soumet les bandes de rési ne à un traitement de durcissement et qu'on produit un ourlet à surface grainée. L'invention comprend aussi une machine pour la mise en oeuvre de ce procédé,
machine comprenant un mécanisme présentant des rouleaux de traction pour engager la nappe d'étoffe et former les ourlets de résine d'ans les longueurs successives d'étoffe et des moyens pour couper la résine durcie et l'étoffe le long d'une ligne transversale de coupe.
Cette machine est caractérisée par le fait qu'elle comporte des moyens de contrôle de tension pour tendre l'étoffe, comprenant des moyens d'entraîne ment pour que les rouleaux de traction exercent une force de traction potentiellement en excès par rap port à la résistance à la rupture de l'étoffe,
les moyens de contrôle de tension comprenant des moyens de tension fixes exerçant une résistance de frottement sur l'étoffe à mesure que celle-ci quitte le rouleau fournisseur d'étoffe, et des moyens<B>de</B> tension variables supportés de façon réglable sur la machine, avec des moyens de contrôle pour régler ces moyens de tension réglables,
des moyens d'application pour la résine et des moyens de durcissement pour la résine appliquée à l'étoffe.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la machine que comprend l'invention pour la mise en aeuvre du procédé selon l'invention.
La fig. 1 est une vue schématique montrant les diverses étapes de la mise en aeuvre du procédé et indiquant schématiquement une pièce d'étoffe pas sant à travers divers postes de traitement.
La fig. 2 est une autre vue schématique montrant un convoyeur que comprend la machine pour éJoi- gner les pièces coupées de matières textiles: produites par l'appareil montré à rextrémité gauche de la fig. 1.
Les fig. 3, 4 et 5 sont des vues schématiques représentant un appareil pour supporter un rouleau fournisseur d'étoffe dans diverses positions de ré glage.
La fig. 6 est une vue schématique illustrant une courbe de tension de l'étoffe montrant l'élévation et la chute de tension dans une longueur d'étoffe non supportée, dans un cycle complet de fabrication d'ar ticle ouvré.
La fig. 7 est une autre vue schématique illustrant une longueur d'étoffe tendue en position pour dépla cer .une bande imprégnée de résine vers l'avant en direction du poste de chauffage diélectrique, et in diquant en particulier la distance d'avancement de la bande.
La fig. 8 est une vue illustrant de façon schéma tique une longueur d'étoffe représentée sur la fig. 7 avec la bande de résine disposée dans une position appropriée en correspondance avec l'appareil de chauffage diélectrique.
La fig. 9 est une vue en perspective détaillée d'une longueur d'étoffe arrachée dans laquelle a été imprégnée et durcie une bande de résine.
La fig. 1o est une vue en plan de la machine complète à ourler les étoffes pour la conduite des opérations indiquées à la fig. 1. La fig. 11 est une vue en élévation latérale de la machine représentée à la fig. 10.
La fig. 12 est une autre vue en élévation frag mentaire de portions de la machine représentée à la fig. 11 et illustrant en particulier des moyens spéciaux multiplicateurs de tension.
La fig. 13 est une autre vue similaire à la fig. 12 mais montrant une portion intermédiaire du côté de la machine illustrée à la fig. 11.
La fig. 14 est une autre vue montrant une por- tion de la machine représentée en élévation latérale à la fig. 11 et illustrant en outre un appareil spé cial de contrôle de tension.
La fig. 15 est une vue fragmentaire en perspec tive d'une portion de la machine vue à partir de l'une de ses extrémités et illustrant en particulier un moyen pour inspecter visuellement l'alimentation de l'étoffe fournie depuis l'extrémité opposée de la ma chine.
La fig. 16 est une vue en élévation latérale mon trant le côté de la machine opposé à celui indiqué à la fig. 11 et illustrant en particulier un mécanisme spé cial d'application d'adhésif.
La fia. 17 est une vue en coupe transversale verticale suivant la ligne 17-17 de la fig. 18.
La fig. 18 est une vue en coupe transversale sui vant la ligne 18-18 de la fig. 19.
La fig. 19 est une vue en coupe transversale sui vant la ligne 19-19 de la fig. 18.
Les fig 20 à 24 sont des vues détaillées fragmen taires en coupe illustrant l'application de l'adhésif à l'étoffe par l'appareil que comprend la machine.
La fig. 25 est une vue en perspective de l'appareil fournisseur d'adhésif.
La fi,-,. 26 est une vue schématique des moyens de chauffage haute fréquence.
La fig. 27 est une vue en coupe suivant la ligne 27-27 de la fig. 16.
La fig. 28 est une vue détaillée du mécanisme à électrodes de l'appareil de chauffage.
La fig. 29 est une autre vue détaillée fragmen taire en coupe transversale des composants d'élec trodes.
La fig. 30 est une vue en coupe transversale selon la ligne 30-30 de la fig. 27.
La fig. 31 est une coupe transversale suivant la ligne 31-31 de la fig. 27.
La fig. 3 la est une vue schématique montrant les lignes de potentiel élevé en relation avec une bande de résine.
La fia. 32 est une coupe transversale suivant la ligne 32-32 de la fig. 27.
La fig. 33 est une vue en perspective montrant un mécanisme d'entraînement éloigné du cadre de support.
La fig. 34 est une coupe suivant la ligne 34-34 de la fig. 16.
Les fig. 35 et 36 sont des détails d'un mécanisme à came représenté à la fig. 34. La fig. 37 est une vue en perspective montrant un mécanisme de coupe de la machine et une por tion d'un mécanisme convoyeur pour éloigner les pièces coupées.
La fig. 3 8 est une vue en plan du mécanisme convoyeur indiqué partiellement à la fig. 37.
La fig. 39 est une vue en élévation latérale ar rière du mécanisme convoyeur.
La fig. 40 est une vue en coupe transversale sui vant la ligne 40-40 de la fig. 39.
La fig. 41 est une vue d'un détail de la fig. 40. La fig. 42 est une vue d'un autre détail de tout le mécanisme employé dans le convoyeur de la fig. 40.
La fig. 43 est une vue en élévation illustrant un tableau complet d'opérations avec des légendes pour le contrôle de la machine.
La fig. 44 est une vue illustrant schématique ment diverses relations de temps des opérations res- pectives conduites .par la machine.
Les fig. 45, 46, 47, 48 sont des schémas de montage illustrant les circuits électriques de contrôle du fonctionnement principal de la machine, et la fig. 49 est un schéma de montage électrique illustrant les moyens de chauffage et les circuits de contrôle du chauffage.
La machine représentée comporte un mécanisme de manutention d'étoffe, un dispositif d'application de résine, un appareil de chauffage électrique, une coupeuse d'étoffe et un dispositif d'empilage d'arti cles ouvrés (fig. 1).
Le fonctionnement de cette machine sera décrit en se référant à une opération de formation d'ourlet, intermittente, à vitesse élevée, dans laquelle on peut produire jusqu'à 40 articles ouvrés par minute, cha que cycle complet de formation d'ourlet étant conduit dans un intervalle de temps d'une seconde et demie environ.
En prenant comme longueur et largeur typiques de l'article ouvré une va-leur de 685,8 mm mesurée sur le bord coupé, il apparaît que chaque bande de résine qui est appliquée par le dispositif d'application de résine, doit avancer en direction de l'appareil de chauffage diélectrique d'une distance de 685,8 mm dans un intervalle de temps ne dépassant pas 3/4 de seconde.
Il a été déterminé que la largeur appropriée d'un ourlet de résine d'article ouvré est de 6,35 mm, ce qui nécessite une largeur de bande de 12,7 mm et il a été également déterminé qu'un champ électrique étroit ne dépassant pas 19,05 mm, est nécessaire pour donner un résultat de durcissement satisfaisant pour une bande qui s'étend transversalement sur un ourlet d'article ouvré de 685,8 mm.
Comme on l'a montré précédemment, il est par ticulièrement essentiel que la bande de résine avance en correspondance avec le champ électrique et un écart par défaut ou par excès supérieur à 3,175 mm risque de provoquer un défaut de durcissement et un report résultant de la résine non durcie.
On a éga lement remarqué que dans chaque cycle d'opération, il y a une période de déplacement , et une pé riode d'arrêt et, par suite, pendant que l'étoffe avance ou s'arrête, la tension augmente et diminue nécessairement dans chaque longueur successive d'étoffe.
Cette élévation et cette chute de tension dans la .portion intermédiaire non supportée de l'étoffe ont été déterminées par des tests laborieux sur des échantillons d'étoffe,
et la fig. 6 illustre une courbe de tension optimum d'une longueur d'étoffe non supportée dans laquelle la tension est produite périodiquement dans les langueurs successives d7étof- fe se déplaçant d'une distance constante requise de 685,8 mm durant chaque cycle d'opération.
L'opération de manutention d'étoffe, .ainsi que les étapes associées d'imprégnation, de durcissement et de coupe de la résine dans l'étoffe, ensemble avec le transport et l'empilage des pièces coupées, sont en partie indiqués schématiquement aux fig. 1 à 8.
A la fig. 1 sont notées schématiquement -les étapes consistant à fournir une nappe d'étoffe W à partir d'un poste A à rouleau fournisseur d'étoffe, à éxer- cer une force de traction sur la nappe W au niveau d'un rouleaude.tractionetd'un poste de freinageB; à retarder de façon variable le déplacement de la nappe au niveau d'un poste de contrôle de tension F;
à en gager la nappe d'étoffe W au niveau d'un poste de guidage d'étoffe C ; à imprégner une bande de résine dans l'étoffe W dans un poste d'application de résine D ; à durcir la résine imprégnée dans un poste de durcissement diélectrique E ; à couper la bande de résine dans un .poste de coupe G ; et à éloigner des p ièces coupées de la machine dans un poste, con voyeur K.
La nappe d'étoffe W est fournie à partir d'un rouleau fournisseur R, au moyen d'un rouleau d7en- traînemnent par friction Rl (fig. 4), et forme une bou cle suspendue comme on peut le voir sur le côté droit de la fig. 1, et en ce point l'étoffe a une tension pra tiquement nulle.
Dans chaque cycle de fabrication de l'article ou vré, une paire de rouleaux de traction M et Ml en traînés de façon intermittente, tournent périodique ment et pendant la période de déplacement du cycle, exerçant une force de traction sur la nappe W. Cette force de traction a potentiellement une valeur supérieure à la résistance à la niptu.re d'une portion du bord de l'étoffe.
Au poste de contrôle de tension F, une série de barres de friction fixes et réglables exercent des for ces de frottement de freinage qui s'opposent à la force de traction.
Si l'on considère en détail la forme d'exécution de la machine représentée,aux fig. 10 à 16, 2 dési gne un bâti comprenant une enceinte rectangulaire présentant des côtés opposés surélevés 4 et 6. A l'ex- trémité de droite du bâti, comme représenté à la fig. 10, est monté un rouleau R fournisseur d'étoffe.
Une nappe de 685,8 mm de largeur constitue un exemple type employé dans les étapes de traitement d'étoffe bien que d'autres largeurs puissent être utilisées. En vue de fournir une nappe W à partir du rou leau R à une tension pratiquement nulle,
le rouleau est monté sur des consoles inclinées 7 et 8 qui sont fixées au bâti. A leurs extrémités supérieures, ces consoles sont recouvertes de bandes de friction en fibres dures sur lesquelles est supporté de façon glis sante l'arbre du rouleau R.
L'arbre du rouleau tend à glisser vers le bas et est retenu contre la surface de friction d'un rouleau de commande R1 dans une po sition telle que la rotation du rouleau Ri , lorsque celui-ci tourne,
permette à la surface de friction dudit rouleau de venir au contact de d'étoffe et de dérouler une nappe continue. Le rouleau RI est en traîné positivement par un moteur 9 auquel sont con nectés une transmission 10 et un réducteur 11. Le réducteur 11 présente une roue à chaîne 12 entraî nant une chaîne engageant :une autre roue à chaîne 12' fixée sur :l'arbre du rouleau de commande RI.
Grâce au dispositif .fournisseur d'étoffe décrit précédemment une action positive de déroulement peut être obtenue à une vitesse variable requise quel conque.
Cette condition peut être maintenue cons- tamment en vigueur à mesure que le diamètre du rouleau fournisseur d'étoffe R décroît, de sorte que la nappe forme une boucle d'étoffe comme représenté aux fig. 1 et 16 et cette boucle qui .pend librement ne présente que très peu ou pas de tension.
On connaît des. dispositifs dans lesquels on em ploie un rouleau supporté pour former une boucle d'étoffe. Toutefois, on a trouvé que, en ce qui con- cerne le déroulement de d'étoffe suivant lequel les variations de vitesse sont requises et :
le déplacement des portions de la nappe est interrompu de temps en temps, le montage du rouleau de la -technique .an térieure ne donnerait pas entièrement satisfaction. Si les surfaces de friction inclinées sur lesquelles repose l'arbre du rouleau font un :
angle trop faible avec l'horizontale, comme représenté à la fig. 3, le rou leau de commande n'engage pas convenablement d'étoffe et le déroulement ne sera pas uniforme. Si, par contre, les surfaces de friction font un angle trop grand avec l'horizontale, comme représenté à la fig. 5,
on a trouvé que le poids du rouleau four- nisseur portant contre la périphérie du rouleau de commande provoque la déformation au niveau du pincement, comme on peut le voir à la fig. 5.
En ce point de déformation, le rayon du rouleau R dé croît momentanément, ce qui provoque un flottement de l'étoffe vers le bas au lieu que l'étoffe soit tirée uniformément. Comme résultat, le plissage ou le pliage se produit de temps en temps et .le fonctionne ment de la machine est gêné de façon très indésira ble.
On a découvert toutefois, qu'il existe une position angulaire déterminée par l'angle représenté à la fig. 4 et pour laquelle les surfaces de friction peuvent fonctionner de façon satisfaisante. Cet angle corres- pond de préférence à une valeur comprise entre 17 et 210 environ .au-dessus de l'horizontale,
et est illus tré schématiquement à la fig. 4. Il est également désirable d'employer des unités de cellules photoélectriques, comme représenté sché matiquement à la fig. 1. Ces unités sont sensibles aux variations de dimensions de la boucle et sont desti- nées à stopper la machine dans certaines conditions et à contrôler la vitesse d'amenées d'étoffe.
Une unité de cellule est constituée de deux cel- lules D10 et D12. Ces cellules sont disposées de chaque côté de la boucle de sorte que si la boucle prend une hauteur :très faible, les cellules sont exci tées et le fonctionnement de la machine est arrêté par l'intermédiaire d'interrupteurs et de circuits mon trés aux fig. 47 et 48.
Une seconde unité de cellule est constituée par des cellules D14 et D16. Ces cellules sont disposées au-dessous des cellules D10 et D12, de chaque côté de la nappe, dans une position telle que si la boucle se raccourcit,
les cellules sont excitées par un com- xnubateur commandant un moteur pour accélérer l'ah- mentation d'étoffe (fig. 47 et 48).
Une troisième unité comporte des cellules D18 et D20 qui sont disposées au-dessous des cellules D14 et D16, des deux côtés de la nappe, dans une posi tion appropriée pour être interrompues par une bou cle dont la hauteur est trop grande.
Dans ce cas, un circuit de moteur est interrompu pour réduire la vitesse d'étoffe.
A partir de cette boucle d'étoffe ainsi fournie, des longueurs successives d'étoffe sont entraînées par la force de traction exercée par l'intermédiaire des rou leaux<B>de</B> traction Met Ml :représentés aux fig. 10, 33 et 37. Lies rouleaux M et Ml sont disposés transver salement dans le bâti et comportent des moyens de commande illustrés aux fig. 10 et 33.
Comme repré senté en fig. 16, ces moyens de commande compren nent un moteur 13, une transmission 14 et un réduc teur 15 auquel est fixé un pignon denté 16.
Une grande roue d'engrenage 17 en prise avec le pignon 16 entraîne l'arbre principal 18 de la ma chine (fig. 10). Cet arbre principal 18, lorsqu'il tourne d'un tour complet, produit un cycle complet du fonctionnement de la machine et minute les di verses opérations de traitement. Comme représenté en fig. 34,
ces extrémités opposées de l'arbre 18 sont supportées en vue de son mouvement rotatif par un palier 19 fixé :au bâti 2 et un second palier 20 placé suer une console 21 à l'intérieur du bâti.
Une plaque-manivelle 22 est montée à l'une des extrémités de l'arbre 18 et présente une glissière 23 (fig. 16) recevant une tête de tige de connexion 24 (fig. 33) et une tige de connexion 25.
L'extrémité opposée de la tige de connexion est supportée à l'avant du bâti dans un palier de glissement<B>26,</B> comme représenté à la fig. 34. Le palier de glisse ment est monté autour d'un arbre 27 comme on peut le voir auxRTI ID="0004.0214" WI="5" HE="4" LX="1430" LY="2509"> fig. 10, 11, 16 et 33. Un élément d'accouplement 28 en prise avec une crémaillère 25a est également fixé autour de l'arbre 27.
L'élément d'accouplement 28 est assujetti à un manchon d'accouplement accéléré 29 qui entraîne sélectivement l'arbre 27 sur un -arc de rotation pro- portionnel à la longueur de l'article à traiter et à couper. Il est à noter que la tête de tige de con nexion est réglable par rapport au centre de la pla- que-manivelle 22 pour fournir un déplacement varia ble selon la longueur requise variable de l'article.
Dès la rotation de l'arbre 27 par l'intermédiaire du mécanisme à manivelle et à accouplement décrit, une roue à chaîne 30, fixée sur l'arbre 27, tourne et entraîne une série de roues à chaîne 32, 33 et 34 par l'intermédiaire d'une chaîne 31. La roue 32 est fixée sur un arbre 35 monté entre des supports 38 et 39 et, sur cet arbre, est fixé solidement le rouleau de mesurage M.
Un frein électrique 40 monté à l'ex trémité de l'arbre 35 est représenté aux fig. 33, 11, 14, 15 et 34. Ce frein fonctionne pour empêcher l'arbre 35 de tourner trop vite ou de rouler en ar rière, et peut .ainsi être appliqué pour maintenir une section d'étoffe dans une position fixe et son minu tage est contrôlé par l'opérateur comme on le décrira ci-après.
Le rouleau Ml est monté au contact du rou leau M sur un arbre 41 supporté dans les supports 38 et 39. Ce rouleau Ml est entraîné par une roue d'engrenage 42 et une seconde roue d'engrenage 42a sur l'arbre 35, comme représenté aux fig. 10, 34 et 37.
Les rouleaux M et Ml sont entraînés positive ment pour développer une force de traction potentiel lement supérieure à la résistance à la rupture de l'étoffe. Cette force de traction, comme on l'a noté précédemment, est employée pour tirer périodique ment la nappe W vers l'avant d'une distance prédé terminée, à l'encontre de la résistance du mécanisme de contrôle de tension F indiqué aux fig. 1 et 7.
Le mécanisme de contrôle de tension F com porte une combinaison de composants incluant un jeu de barres de tension stationnaires et un jeu de barres de tension réglables. Les barres de tension stationnaires sont désignées par les références 43, 44 et 45 en fig. 1, et sont supportées entre les côtés 4 et 6 du bâti de la façon représentée sur la fig. 12.
L'étoffe tirée de la boucle à partir du rouleau four nisseur R par les rouleaux de traction M et Mi est guidée sur la barre 43, puis sous la barre 44 et ensuite sur la barre 45 pour fournir les forces de frottement résultant du contact à frottement des bar res avec l'étoffe. Ces forces de frottement s'opposent à la force de traction des rouleaux M et Ml.
La force de tension fixe ainsi développée est aug mentée dans une très grande mesure par le jeu de barres de tension réglables 46 et 47 qui sont main tenues ensemble par des bielles d'assemblage 46a (fig. 12) et disposées pour basculer autour de pivots 48 disposés horizontalement et montés dans 3e bâti. De façon similaire un second jeu de barres de ten sion réglables 49 et 50 sont réunies par des bielles d'assemblage 49a susceptibles de basculer autour de pivots 51. Au voisinage des barres réglables 49 et 50 se trouvent deux autres barres de tension fixes 52 et 52a.
Les barres de tension fixes 52 et 52a servent de moyens de multiplication progressive de la tension exercée dans la nappe. Il est à noter que le change ment des positions des barres- 46, 47, 49, 50 aug mente ou diminue la surface d'engagement de ces éléments avec l'étoffe.
De même lorsque l'étoffe est en mouvement, elle est tirée plus fortement contre les barres pour produire un frottement dynamique, tan dis que lorsque l'étoffe est au repos, elle est tirée moins fortement contre les barres et un frottement statique a lieu.
Les deux jeux de barres de tension 46, 47, 49 et 50 peuvent être ajustés au moyen de roues d'engre- nage, comme représenté à la fig. 12. Ainsi, une roue d'engrenage 53 est fixée au pivot 48 et peut être en traînée en rotation par une vis sans fin 54 montée dans un support de vis 54a sur le bâti.
La vis sans fin 54 est entraînée en rotation au moyen d'une tige de commande 55 qui s'étend vers l'avant le long d'un côté de la machine jusqu'à un second support de palier sur le bâti. A -l'extrémité de la tige 55 est un volant de manoeuvre à cadran indicateur 56 repré senté à la fig. 15.
De façon similaire, les tiges 49 et 50 sont pourvues d'une roue d'engrenage 57, d'une vis sans fin 58, d'une tige de commande 59 et d'un second volant de manoeuvre à cadran indicateur 60.
Les volants de manoeuvre à cadrans indicateurs 56 et 60 indiquent les arcs de rotation des barres de tension résultant de la rotation des tiges de com mande, suivant un déplacement désiré quelconque.
On peut faire tourner ces deux volants de ma noeuvre pour .ajuster la position des barres 46 et 47 ainsi que celle des barres 49 et 50 et, par suite, on peut augmenter ou diminuer le freinage et les forces de maintien élastique du freinage sur l'étoffe, en fonction des variations de caractéristiques de l'étoffe, à tout moment.
Ce mécanisme pour contrôler la ten sion dans l'étoffe permet de déplacer des bandes de résine successives depuis le poste d'application B, chaque fois d'une même distance de déplacement, et par suite de les faire coi exactement avec l'es pace compris entre les électrodes du poste diélec- trique E.
En coordonnant le réglage des barres de tension avec l'excitation du frein 40 sur les rouleaux de ,trac tion, on peut produire une élévation et une chute de la tension qui peuvent être répétées uniformément conformément au dessin de la courbe de tension de la fig. 6.
Tant que des caractéristiques de traction de l'étoffe et ses tensions internes demeurent cons tantes, ces réglages coordonnés des barres de ten sion et du frein étirent uniformément l'étoffe à un degré désiré et permettent de faire avancer .les seg ments successifs d'étoffe à travers la machine d'une même distance pour faire correspondre de
façon pré cise les, bandes de résine au poste de durcissement diélectrique et au poste de coupe. En même temps, ces -réglages coordonnés permettent de maintenir les segments d'étoffe en équilibre momentané pendant la période d'arrêt du cycle.
Comme l'étoffe change de caractéristiques d'éti rage et de tensions internes de tissage, comme elle le fait fréquemment de temps en temps, un défaut de correspondance des bandes de résine aux postes de durcissement et de coupe peut en résulter, nécessi- tant ainsi un ajustement du frein ou des barres de tension ou des deux.
Lorsque le défaut de correspon dance est faible, la compensation peut être faite en faisant varier ,le degré d'excitation du frein pour faire varier l'effet exercé sur le rouleau M par sa force vive car sa rotation est stoppée à la fin de la période de déplacement du cycle.
Un accroissement ou une réduction de l'excita tion du frein fait varier dans la mesure correspon dante la quantité de force vive du rouleau absorbée par le frein et fait varier ainsi dans la mesure cor respondante la position précise à laquelle le rouleau M, et l'étoffe passant sur ce rouleau, s'arrêteront à la fin de,
la période de déplacement du cycle. Si ce réglage du degré d'excitation du frein n'est pas suffisant pour compenser le défaut de correspon dance,
alors le réglage des barres de tension régla bles est modifié pour augmenter ou réduire -leur effet de tension sur -l'étoffe dans la mesure nécessaire pour obtenir à nouveau la correspondance des bandes de résine aux postes de coupe et de durcissement.
La fig. 6 illustre une courbe de fonctionnement typique pour une étoffe particulière constituée par une étoffe dont le poids est de 267 g/m- et dont le comptage des fils est de 54 X 43 fils de chaîne et de trame par 25,4 mm.
La résistance à la rupture de l'étoffe représentée à la fig. 6 déterminée pour une largeur de 685,8 mm qui .est la dimension de l'article ouvré noté précédem ment est égale à 474 kg. Une valeur de tension qui dépasse la résistance à la rupture de -l'étoffe est repré sentée pair la ligne supérieure de la portion arrachée du graphique représenté à la fig. 6.
L'étoffe est d'abord guidée à travers les barres de tension et en gagée dans l'intervalle de .pincement des rouleaux de traction. Cette portion de l'étoffe foTmant le côté de la boucle qui s'étend vers le haut depuis le point de tension pratiquement nulle de la boucle, exerce par son poids une tension primaire. Cette tension est en suite multipliée par les barres de tension dès que la machine d'enroulement commence à fonctionner.
Dès qu'un cycle typique commence, les rouleaux de traction déplacent l'étoffe vers l'avant, à l'encon tre de la force de freinage des barres de tension et fournissent une tension d'impulsion qui atteint très rapidement une valeur maximum.
Lorsque l'on co- ordonne convenablement les barres de tension ré glables 46, 47, 49 et 50, avec l'excitation du frein 40, le maximum de tension se trouve à une valeur voisine de 15,33 kg/685,8 mm de largeur pendant la première partie de la période de déplacement du cycle. Ensuite, la courbe de tension diminue à une valeur minimum moyenne d'environ 5,10 kg/685,8 mm de largeur.
Cette tension minimum moyenne est la valeur de tension de l'étoffe à laquelle une nou- velle application de lia force de traction produit un maximum de la tension correspondant à celui de la première application de tension.
En même temps, la tension de 5,10 kg représente la valeur de tension exercée momentanément sur l'étoffe par les barres de tension durant la période d'arrêt du cycle pour obtenir dans l'étoffe un état d'équilibre avec la force de maintien du frein électrique pendant l'intervalle court où l'étoffe est au repos.
Il est entendu que différents points d'étoffe, lors que celle-ci est en correspondance, doivent présenter des valeurs de tension différentes, auxquelles la force de tension atteint un maximum et auxquelles l'étoffe doit être maintenue momentanément en équilibre avec la force de maintien .lorsque l'étoffe est au repos.
Par exemple l'étoffe se déplaçant en correspondance et ayant un poids de 155,5 g a une tension station naire de 1,27 kg/685,8 mm de largeur qui augmente à une valeur maximum de 2,85 kg pendant la pé riode de déplacement du cycle. Dans une autre étoffe, en correspondance, et ayant un poids de 196 g, on observe une tension stationnaire de 1,7 kg/ 685,8 mm de largeur de nappe qui augmente à 4 kg pendant la période de déplacement du cycle.
Une autre étoffe encore se déplaçant en correspondance et ayant un poids de 223 g, a une tension stationnaire de 2,54 kg/685,8 mm de largeur qui atteint un maxi mum de 5,08 kg/685,8 mm de largeur pendant la période de déplacement,,> du cycle.
A partir de ces diverses valeurs, il apparaît que quoique différentes étoffes se déplaçant en correspon- dance présentent différentes valeurs auxquelles se produisent des tension maxima,
elles sont toutes ca ractérisées par la propriété commune d'augmenter et de diminuer d'une quantité proportionnelle relative- ment uniforme lorsqu'un état correct d'équilibre est réalisé pendant la période d'arrêt des divers cy cles.
Comme résultat du réglage de tension, il peut exister une demande plus ou moins grande d'étoffe à partir du rouleau fournisseur et la hauteur de la boucle variera. Cette variation peut être notée par l'opérateur par une inspection visuelle d'une image de la boucle apparaissant dans un miroir 61 qui est supporté sur l'un des côtés de la machine, comme représenté aux fig. 11 et 15.
Un réglage approprié de l'étoffe a été fait préalablement par les cellules photoélectriques et peut être complété par un réglage manuel du fonctionnement de la machine.
<I>Appareil fournisseur de résine</I> <I>et appareil d'imprégnation</I> Si l'on se réfère à l'étape d'application de la ré sine, indiquée schématiquement à la fig. 1, au poste D est représenté un appareil fournisseur de résine montré à la fig. 25, monté sur un support. On a éga lement prévu un mécanisme de chauffage et d'impré gnation de résine qui reçoit la résine de l'appareil fournisseur et qui est monté sur le bâti de la ma chine comme on le décrira ci-après.
On a trouvé que la formation d'ourlets de résine à grande vitesse, pour être efficace, nécessite une quantité soigneusement mesurée de .résine à -appli- quer à l'étoffe et la résine doit être forcée dans l'étoffe et les fils au moyen d'une pression relative ment élevée.
Ceci est réalisé par un dispositif d'appli cation à croisillon qui comporte une barre rotative supportée dans un chariot réglable sur les parties latérales 4 et 6 de la machine de la fig. 16. Le cha- riot est formé de côtés 64 et 66 à travers desquels est disposé un arbre 67, comme représenté à la fig. 13.
Aux extrémités opposées de l'arbre 67 se trou vent des roues d'engrenage 68 et 70 (voir aussi fig. 10) en prise avec des crémaillères respectives 68' et 70' sur les côtés 4 et 6 du bâti. En réglant les roues d'engrenage sur la crémaillère au moyen d'une manivelle, on peut placer le chariot dans une -position appropriée correspondant à une longueur désirée quelconque de l'article ouvré ou autre article.
Entre les côtés 64 et 66 du chariot est monté un arbre 69 à croisillon supportant des barres de croisillon 69a, 69b, 69c, 69d, 69e, 69f, comme re- présenté à la fig. 18. L'arbre 69 a l'une de ses ex trémités prolongée vers l'extérieur depuis le côté de la machine pour supporter de façon fixe une croix de Malte 71 qui peut être entraînée par une commande 71' sur un arbre de commande 72 (fig. 16 et 19).
L'arbre 72 est supporté entre les côtés 64 et 66 du chariot et porte une roue à vis sans fin 73 (fig. 13) en prise avec une vis sans fin 74. La vis sans fin 74 (fig. 13 et 17), est fixée à la roue à chaîne 75 en traînée par une chaîne 76, ce qui fournit un moyen pour préserver la synchronisation entre l'arbre prin cipal 18 de la machine et l'arbre de commande de la croix de Malte 72, sans tenir compte de la position de réglage longitudinale dans la machine des côtés 64 et 66 du chariot.
L'étoffe W est guidée depuis les barres de ten sion à travers un guide d'étoffe à ressort de tarage 79 le long d'une trajectoire horizontale immédiate- ment au-dessus des barres de croisillon, comme mon tré fig. 18.
Entre les côtés 64 et 66 est ancrée une barre transversale 81 à laquelle est fixé un support de lame de raclage 82 portant une lame de raclage pri maire 82' (fig. 18).
Cette lame de raclage peut être ajustée par des vis de réglage 83, 83' (fig. 19) par rapport à l'arc de déplacement des barres de croisil lon pour laisser des quantités de résine plus grandes ou plus faibles retenues par les barres après passage à travers un récipient fournisseur de résine 84 dans lequel est placée une masse de résine 85 (fig. 18).
En plus de la lame de raclage primaire 82', on pré voit également u n support de lame de raclage secon- daire 86' portant une lame de raclage secondaire 86. La lame de raclage 86 peut également être ajus tée par des vis de réglage 87, 87' et engage une barre de croisillon qui a déjà été engagée par la lame de raclage 82'.
Une résine de formule convenable est déversée dans le récipient 84 (fig. 18) depuis un réservoir de chauffage de résine 88 représenté aux fig. 18 et 19.
Il est désirable de soumettre la .résine à l'action de la chaleur à la fois au niveau du réservoir et au niveau du récipient. Une quantité constante de résine peut être pompée vers l'unité de chauffage 88 depuis l'ap- pareil fournisseur représenté à la fig. 25, pain un conduit 89.
L'appareil fournisseur de résine comporte un support 90 portant un moteur 91 entraînant un réducteur d'engrenage 92, relié à son tour par cour roie à une pompe 93 montée sur le dessus du sup port. La résine est pompée depuis un réservoir 94 par ,la pompe à travers le conduit 89.
Dans l'unité de chauffage 88, le chauffage est effectué par des résistances chauffantes contrôlées et en plus de cette action de chauffage, on prévoit pour le chauffage de la résine dans le récipient 84, un bain d'eau contenu dans un réceptacle 95 (fig. 18).
Le bain d'eau est chauffé par des résistances chauf fantes 96, 96', immergées dans l'eau. Dans le bain d'eau se trouve un dispositif 97 sensible à la .tempé- rature et dans le réservoir de résine, en un point voisin du croisillon,
se trouve un second dispositif 98 sensible à 1a température. Ces dispositifs sensibles à la température fournissent un nouveau contrôle de la consistance de la résine au pose de raclage.
Les barres de croisillon tournent et plongent dans la masse de (résine chauffée, chaque barre prélevant une petite quantité de .résine.
A mesure que les bar res respectives tournent pour arriver dans une posi tion l'engagement avec l'étoffe, elles viennent d'abord en contact avec la lame de raclage primaire 82' qui élimine une grande quantité de résine prélevée, com me on peut le voir fig. 20.
Ensuite, il est avantageux d'employer la seconde lame de raclage 86 qui, com me on peut le voir aux fig. 21 et 24, opère pour réduire la résine laissée sur la barre de façon à obte nir un film très mince. Grâce à ce moyen à double lame de raclage, une quantité précise de résine peut être contrôlée et appliquée sous forme d'un film V (voir fig. 23),
pour donner une imprégnation satis faisante d'une bande nettement définie de résine VI sans laisser de quantité en excès à la surface de l'étoffe, en particulier 1e long des bords de la bande. Une bande VI de ce type est montrée schématique ment aux fig. 9, 31 et 31a.
On a déterminé qu'en faisant tourner une barre contre un jeu de deux la mes de raclage, sur un arc tel que décrit, on peut non seulement fournir de façon mesurée, précise, un film mince de résine,
mais on peut également donner une forme au film de résine qui présente une épaisseur décroissante et qui est relativement plus mince le long des bords de la barre comme représenté aux fig. 24 et 23.
Avec ce contrôle particulier de film décrit, on peut éviter le transfert d'un excès de résine sur l'étoffe, un tel excès provoquant la formation d'une perle fine ou d'une ligne de matière en excès qui a un aspect laid et qui peut provoquer des difficultés de durcissement. Avec le film de résine ayant une section en
forme de couronne comme représenté à la fig. 23, la pression des barres sert à forcer dans l'étoffe, la quantité de résine relativement plus grande au niveau du centre de la barre, de faibles quantités étant chassées en direction des bords opposés de la barre,
effectuant ainsi une distribution de résine dans l'étoffe sous la forme d'une bande d'épaisseur uni forme et ayant des bords nettement définis.
Ce nouveau contrôle de film de résine dans l'im- prégnation est destiné à être utilisé avec des pres sions relativement élevées et, comme moyen appro- prié pour exercer la pression sur l'étoffe en contact avec la barre d'imprégnation de résine, sur le côté opposé,
1a machine présente une barre d'application supérieure 99 qui peut être pressée fermement vers le bas contre l'étoffe par des cylindres à air 100, 100' (fig. 17).
Ces cylindres à air sont actionnés suivant une relation de temps avec chaque révolution de l'arbre principal de commande de la machine. Le contrôle électrique pour ce minutage apparaît à la fig. 44 et sera décrit ci-après en détail.
L'action combinée de la barre de croisillon et de la barre d'application supérieure exerce une pres sion d'une valeur susceptible d'entraîner pratique ment tout le film de résine de la barre de croisillon dans l'étoffe sans qu'il y ait une épaisseur d'enduit appréciable sur les: surfaces extérieures de l'étoffe.
Avec le contrôle de la pression -et du film ainsi dé posé, la résine est forcée constamment à travers l'étoffe pour donner une imprégnation complète.
Avec cet appareil d'application de résine, coopère un dispositif élévateur d'étoffe constitué par une barre transversale 101 mobile verticalement avec des éléments d'actionnement 102, 102' pour soulever automatiquement l'étoffe d'une faible hauteur lorsque la machine s'arrête. Ce levage automatique est ac- compli par un solénoïde à cylindre à air 103.
Ceci permet d'assurer que l'étoffe est protégée de tout contact accidentel avec la résine.
<I>Appareil de durcissement de ,la résine</I> Après imprégnation d'une bande de résine VI, de la manière décrite précédemment, l'étoffe avance en correspondance avec le poste de durcissement E de la fig. 1.
Pour cela on emploie un appareil de chauf fage spécial constitué par une unité de chauffage di- électrique. L'unité de chauffage diélectrique est re- présentée en détail aux fig. 26 à 32 et apparaît éga lement sur les fig. 11, 14, 15 et 16.
Certains avan tages particulièrement désirables de vitesse et de qualité de durcissement sont obtenus avec le durcis sement diélectrique. Toutefois, l'appareil introduit des problèmes qui nécessitent un contrôle précis du dé placement de l'étoffe et la correspondance de cha que bande de résine comme on le décrira ci-après.
Une partie importante et essentielle de cet appa reil de durcissement de la résine est constituée par les électrodes spéciales utilisées pour produire une opération de chauffage diélectrique d'une bande étroite de résine imprégnée dans l'étoffe.
Il est à no- ter que la configuration d'une bande de résine telle que la bande VI (par exemple de 12,7 mm de lar geur et de 685,8 mm de longueur), nécessite une structure d'électrode allongée qui peut être amenée à proximité immédiate de la bande, sur les deux côtés de la nappe d'étoffe dans laquelle la bande est imprégnée et, bien entendu,
les électrodes doivent être maintenues à une certaine distance de l'étoffe pendant que la bande de résine humide est déplacée de façon à être en correspondance avec sa position de durcissement. La résine et l'étoffe dans laquelle elle est imprégnée constituent ainsi un corps diélec trique fixe à exciter.
Par suite, un effet de durcisse ment ou de chauffage doit être complet tout le long d'un champ électrique étroit à l'intérieur duquel la bande de résine doit être placée et le durcissement doit avoir lieu dans un intervalle très court de l'ordre d'une fraction de seconde, suivant la vitesse de traite- ment désiré.
Ce sont là les conditions requises rigou reuses pour le chauffage diélectrique et l'on a trouvé qu'elles ne peuvent être satisfaites que par une puis- sance d'entrée relativement élevée conformément à la formule W = E-' 2 n F c (P.F.) où W = puissance en watts, E = tension, F = fréquence en cycle par seconde, c = capacité de la charge en Farads, P.F. = facteur de puissance efficace de charge.
Pour satisfaire à ces conditions dans une bande de résine imprégnée dans l'étoffe avec une formule telle que celle notée précédemment, on est limité aux variations de la tension et/ou de la fréquence pour accroître la puissance d'entrée à un point satisfaisant. On a trouvé qu'il est désirable, pour fournir une puis sance suffisante pour le durcissement de la résine dans le court intervalle de temps noté,
et avec un minimum de rupture de -tension, d'utiliser des fré quences plutôt élevées de l'ordre de 80 mégacycles par seconde, selon le facteur de perte de la résine employée. De plus, la combinaison résine-étoffe pos sède un facteur de perte électrique très faible et pour être certain que l'efficacité soit maintenue, les cir cuits d'excitation doivent être construits d'une ma nière telle que les pertes soient réduites au minimum.
Compte tenu de ces points, on a prévu un appa- reil de chauffage qui comporte une disposition de circuit spéciale et une configuration d'électrode spé ciale pour réaliser les objets désirés. Une partie de cet appareil est contenue dans une enceinte désignée par Z et est montée sur le côté supérieur du bâti de la machine comme illustré aux fig. 11, 15, 16, 26 et 27.
Les composants électriques pour produire la puissance haute fréquence sont maintenus dans le corps d'enceinte Z. Les électrodes par lesquelles l'énergie électrique est transmise à la résine sont sup portées au-dessous des composants électriques en des points juste au-dessus et juste au-dessous du plan de déplacement de la nappe d'étoffe W passant à travers la machine.
En considérant d'abord les composants élect,,z- ques, séparément des électrodes, on a prévu un cir- cuit oscillant principal formé par des conducteurs cylindriques en cuivre Z10 représentés à la fig. 26.
Le condensateur principal d'accord Z9 pour le cir- cuit bouchon d'anode comporte seulement de l'air comme diélectrique. Les condensateurs d'arrêt d'anode Z14 sont du type à vide et, en vue de ré duire l'effet inductif, ils sont incorporés sous forme de .prolongements du conducteur cylindrique interne Z10 et forment le circuit pour le tube à vide.
Un condensateur de commande 16 permet de petits ré glages de la capacité électrique totale. Ces parties sont représentées en liaison électrique à la fig. 45.
L'air de refroidissement nécessaire .pour le tube à vide Z12 est fourni à travers le conducteur cylin- driqu @e interne Z10 et alimenté à l'extrémité reliée à la terre de la ligne, à partir d'un ventilateur indiqué à côté de l'enceinte Z.
Le petit condensateur Z16 qui est réglable dans un intervalle limité est prévu pour faire varier la fré quence d'opération dans un faible intervalle. Ce con densateur fonctionne pour accorder l'oscillateur à la fréquence du circuit d'électrode de travail accordé.
Le diagramme de montage électrique de la fig. 45 montre le circuit oscillant fondamental. Ceci est un circuit Hartley avec une grille d'impédance non accordée Z8 et un circuit d'anode accordé com posé de condensateur Z9 et Z16 en parallèle avec l'inductance 10.
La valeur de l'inductance de grille est ajustée jusqu'à l'obtention de -l'excitation appro priée du tube. La charge ne réfléchit pratiquement pas de réactance dans le circuit résonnant parallèle principal et la fréquence de l'oscillateur est détermi- née par l'inductance incorporée Z10 et la capacité demeure bien fixe.
Une condition très importante pour ne pas per turber la fréquence de l'oscillateur est que les volts- ampères circulant dans le circuit bouchon soient su périeurs aux volts-ampères du circuit d'électrode chargé .accordé. Du fait que la charge présente une caractéristique de perte faible prolongée, il existe un problème dans l'obtention des résultats désirés. A cet effet,
le rapport de la capacité à l'inductance du cir- cuit de charge doit être à une valeur minimum. Cette condition indique un<U>minim</U>um de capacité, alors que la condition pour obtenir un champ uniforme dans l'étoffe exige des électrodes plutôt allongées, c'est-à- dire un accroissement de la capacité.
Ces électrodes constituent un compromis de ce qui précède et sont illustrées ensemble avec d'autres composants électri ques dans le schéma de montage électrique de la fig. 45.
Si l'on se réfère aux fig. 27 à 32 dans lesquelles les électrodes sont représentées, les références 104, 104' désignent un jeu de composants d'électrodes spéciaux et les références 105, 105' désignent un se- cond jeu de composants d'électrode.
Comme on peut l'observer sur les fig. 28 et 31 ces éléments d'éleo- trode sont constitués par des corps allongés de sec, Lion semi-elliptique. Ces corps allongés sont compo sés de préférence d'aluminium et les composants in férieurs l04',
105' sont montés en vue du mouve- ment alternatif vertical et sont supportés transversa- lement sur le bâti de la machine dans un chariot. Etant donné les fréquences élevées requises pour ré pondre au problème du durcissement de la bande de résine, les électrodes doivent être .formées soigneuse ment pour éviter la formation d'arcs.
La section el liptique des composants d'électrode est destinée<B>à</B> supprimer les coins .au niveau desquels se forment les arcs.
De plus, les extrémités de ces électrodes sont évidées comme illustré aux fig. 27, 28 et 29, et dans les extrémités évidées des électrodes ,inférieures se trouvent des éléments de pinces de retenue qui, dans le cas de l'électrode 105', sont désignés par 105a.
Chaque pince 105a -est fixée par une vis 105b et est pliée dans chaux directions inverses pour pouvoir s'en clencher avec une surface .adjacente dans la portion d'électrode 105. De façon similaire, les portions d'électrode 104, 104' sont évidées et munies de pin ces.
Cette disposition à évidement et à couplage des extrémités d'électrode est importante pour éviter la formation indésirable des arcs.
Le chariot est constitué de côtés 106, 106', réu- niis ensemble par des fers en U en aluminium, 107, 107' (fig. 27 et 32). A travers les côtés 106, 106' du chariot est placé un arbre 108 sur les extrémités opposées duquel sont montées des roues d'engrenage 109, 109' en prise avec les crémaillères respectives 68', 70' des côtés 4 et 6 du bâti.
En ajustant les roues d'engrenage sur la crémaillère on peut ame ner le chariot de chauffage en correspondance avec lie chariot de résine pour une longueur donnée quel conque de l'article ouvré ou de tout autre article.
Entre les côtés 106, 106', du chaaiot est monté un arbre pivotant 110 auquel est claveté un bras 111 dont l'extrémité extérieure est connectée de façon pi votante au plongeur d'un cylindre ,à air 112.
Le cy lindre à air est monté sur le côté 106' comme repré senté à la fig. 27 et opère suivant -une relation de temps avec l'arbre principal 18 de la machine. Ce cylindre à air fait pivoter l'arbre 110, de sorte que les bras 111 et 113 transmettent leur mouvement à des bielles 114, 114', soulevant des fers en U 115, 115' le long de montants de guidage 116,
116' jusqu'à ce que les portions d'électrode 104' et 105' engagent l'étoffe et forment des; électrodes complètes avec les portions d'électrode 104 et 105 respectivement.
La bande de résine VI est déplacée dans le poste de durcissement de sorte .que la bande de résine soit placée au milieu et maintenue à une faible distance de chacun des deux jeux de composants d'électrode lorsque les .composants .sont dans une position opé rante fermée, comme représentée schématiquement sur la fig. 8.
Dès que l'étoffe arrive au repos, ces composants d'électrode sont excités de façon minu tée et fournissent des lignes de potentiel élevé de sorte que le durcissement peut avoir lieu dans un in- tervalle extrêmement court sans développer des con ditions désavantageuses,
comme représenté schémati- quemant à la fig. 31 a. On a trouvé qu'un tel arran gement d'électrode permet de durcir une bande de résine d'article ouvré au bout de<B>'fie</B> de sec.
environ. Cet intervalle est ainsi tellement réduit qu'aucun effet nuisible n'est exercé sur la résine -ou sur l'étoffe. La carbonisation de l'étoffe qui est facilement possible aux températures produites,
est ainsi évitée et la vo- latilisation du .plastifiant qui peut également être un facteur gênant est évitée matériellement de façon si milaire.
Toutefois, on doit .remarquer que le champ électrique indiqué schématiquement sur la fig. 31a est relativement étroit, c'est-à-dire voisin de 19,05 mm et la bande VI doit âtre maintenue à une certaine distance des surfaces internes. 104a et 105a de l'élec trode, ce qui implique un réglage en deçà de 3,
175 mm à tout moment. Si cette bande VI est en excès ou en défaut, les défauts de chauffage se produisent et la résine demeure collante. Elle se reporte immé diatement sur le rouleau de traction et interrompt l'opération. La méthode de contrôle de tension dé- crite précédemment fournit le réglage désiré tout en compensant les variations d'étirage de
l'étoffe de temps en temps.
On a découvert que, en forçant la résine chauf fée dans les fibres de (étoffe, sous des pressions réa- lisées au moyen d'un cylindre à air, par exemple, puis dans un intervalle d'une fraction de seconde pendant que ,la résine chauffée comprimée est en train de se reprendre légèrement de ces forces de compression,
en soumettant la résine et l'étoffe à un chauffage di électrique haute fréquence, on obtient un résultat nouveau et surprenant.
Comme la chaleur diélectrique traverse la bande de résine, on peut observer un phénomène de volati- lisation. Un composant volatil constitué apparemment d'humidité dans l'étoffe et probablement une petite partie de plastifiant de résine,
est volatilisé instanta nément par la chaleur diélectrique intense et force son chemin à travers la résine et la bande de résine VI prend un aspect ressemblant fortement à l'armure de tissage de l'étoffe.
Le résultat ainsi obtenu, de nature très désirable pour certaines utilisations, est un ourlet de résine ayant une armure de tissage qui épouse étroitement l'armure de tissage des portions d'étoffe non traitées ajoutant ainsi un attrait considérable à l'aspect fini de l'ourlet de résine.
On désignera ce résultat où l'ourlet présente l'armure de tissage de .l'étoffe, par formation d'ourlet texturé et l'ourlet sera appelé ourlet de résine texturé .
Une caractéristique distinctive de cet ourlet de résine texturé est une surface grainée composée d'une infinité de discontinuités extrêmement petites de la nature des cratères ou des pores que l'on peut voir facilement à l'état agrandi,
et qui sont produites par suite du dégagement de matière volatilisée de l'étoffe imprégnée de résine par suite du chauffage diélec- trique.
L'effet grainé ainsi induit dans la résine tend à faire apparaître et à accentuer l'armure de tissage de ,l'étoffe et ressemble légèrement à 1a matière re produite à partir d'une plaque d'impression grainée telle qu'une .plaque d'impression lithographique en demi-ton.
Un perfectionnement particulièrement important dans l'appareillage diélectrique qui rend possible ce durcissement rapide est la combinaison de la configu- ration particulière des électrodes et du moyen pour accorder ces électrodes à la charge de travail dans le corps diélectrique de résine et d'étoffe. On peut re marquer que dans une électrode
allongée, il existe une forte tendance à la production de différences de tension le long de l'électrode qui, bien entendu, en- tTaînent un chauffage non uniforme dans les surfaces adjacentes d'étoffe où la résine doit être durcie.
Ce problème est rendu plus difficile pour la raison que chaque électrode doit être divisée en deux compo- sants,
dont l'un se trouve -au-dessus de l'étoffe et dont l'autre se trouve au-dessous de d'étoffe et peut être amené en contact avec le composant supérieur. Ces composants doivent être au même potentiel pour qu'ils soient en résonance avec le générateur car, sans résonance il y aura une transmission d'énergie inadé quate.
Id est à remarquer que la construction particulière de l'électrode et des bobines de connexion montrées sur le dessin répond à ces conditions requises de fournir une résonance convenable pour maintenir des tensions sensiblement uniformes sur toute la longueur de d'électrode. Ainsi,
pour assurer que des tensions sensiblement uniformes soient maintenues, on peut prévoir plusieurs bobines d'accord telles que les bo bines X1, X2 et X3 comme représentées à la fig. 27. La bobine d'accord X3 est également montrée à la fig. 31.
En choisissant plusieurs bobines telles que Xl, X2 et X3 et en espaçant ces bobines approxima- tivement comme indiqué à la fig. 27, onRTI ID="0010.0228" WI="7" HE="4" LX="1803" LY="1778"> peut obte- nir une tension uniforme désirée lorsque ces bobines sont connectées à travers les composants de l'élec trode 104', 105',
comme représenté à la fig. 31. De façon similaire, on prévoit des bobines d'accord X4, X5 et X6 qui sont connectées à travers les compo sants d'électrode 104, 105.
Dans cette disposition de bobine, il est à remar- quer que les trois bobines X1, X2 et X3 fonction- nent comme bobines d'accord pour accorder les élec- trodes à la fréquence désirée. Les bobines X4 et X6 fonctionnent également comme bobines d'accord tan dis que la <RTI
ID="0010.0259"> bobine X5 fonctionne à la fois comme bo- bine d'accord et comme bobine de couplage. L'effet combiné de .toutes ces bobines donne une tension sensiblement uniforme le long de chacun des qua tre composants d'électrode.
Pour assurer que les composants respectifs de chaque paire soit au même potentiel électrique après qu'un composant mobile ait été séparé et soit re tourné dans une position d'engagement, on a prévu les moyens spéciaux de couplage à pinces et à évide- ment indiqués aux fig. 28 et 29,
constitués par les pinces <I>105a</I> qui fournissent une connexion électrique entre les extrémités d'électrode <B><I>105,</I></B> 105', comme représenté. Ceci est efficace pour empêcher les va riations de potentiel entre les extrémités de ces élé ments.
En prévoyant des évidements dans les élec trodes de la façon représentée et en fixant la pince particulière de configuration décrite dans ces extré- mités évidées, les changements de potentiel peuvent âtre contrôlés, tandis que les composants de chaque électrode peuvent se séparer et se réunir à nouveau pour chaque cycle de formation d'ourlet.
<I>Mécanisme de mesurage et de coupe</I> L'étoffe ouvrée, imprégnée de résine, quitte le poste de durcissement dans un état tel qu'elle est pratiquement exempte de toute tendance au collage et peut passer immédiatement au contact des rou leaux de mesurage M et MI sans que la résine adhère aux surfaces de ces rouleaux.
Les rouleaux M, Ml sont déplacés suivant un arc prédéterminé de rotation pour provoquer le déplacement d'une lon gueur désirée d'étoffe qui réponde à la longueur de l'article ouvré, et ces rouleaux produisent les forces de traction de façon intermittente, par le mécanisme à manivelle et à roue d'engrenage décrit précédem ment.
Si on le désire, on peut prévoir des sources de chaleur placées à un emplacement convenable au voisinage des rouleaux, par lesquelles la chaleur peut être rayonnée ou réfléchie contre les surfaces des rouleaux M et Ml. De même, on peut prévoir le chauffage des rouleaux de guidage M2 et M3 au dessous du rouleau M, comme représenté aux fig. 1 et 37.
Les moyens de chauffage pour chauffer les rouleaux M, Ml, M2 et M3 sont indiqués à la fig. 1 par les références 117, 117' et 117". L'élément chauffant 117 est représenté également aux fig. II et 14 sur la dTOite de ces figures.
On a trouvé que le chauffage des rouleaux de la manière décrite pro- luit un effet de traitement secondaire désirable sui vant lequel la bande de résine dans l'étoffe, bien que durcie au point où elle n'est plus collante,
subit néan moins une autre action d'affermissement et de calan- drage. Une caractéristique importante d'un ourlet de résine qui a reçu ce chauffage de calandrage est que les fibres d'étoffe qui sont coupées au poste de coupe G présentent une résistance sensiblement croissante à l'effilochage et au défilage lorsqu'elles sont soumi- <RTI
ID="0011.0089"> ses à des opérations répétées de blanchissage ou au tres conditions d'usage.
Des rouleaux M et Ml, la bande de résine durcie passe aux cisailles de coupe du poste de coupe G. Là, un mécanisme de coupe, tel qu'un mécanisme à cisaille Alfa 124, est monté dans des prolongements 36 et 37 du bâti, comme représenté aux fig. 14 et 16.
Cette cisaille Alfa est actionnée par un élément de liaison 125 (fig. 33) entraîné par un suiveur de came 126 et une came 127.
La came 127 est cla- vetée sur l'arbre 18 pour communiquer un mouve- ment minuté à l'opération de coupe. Du poste de coupe G, l'article ouvré passe sur les rouleaux de décharge 128, 128' et de là au convoyeur K.
<I>Commande de démarrage</I> matinal Pour chauffer les rouleaux M et Ml, M2 et M3, un intervalle de temps considérable est requis pour porter les rouleaux à la température appropriée. Par suite, il est préférable de faire tourner les rouleaux pendant une période appropriée sans conduire l'opé ration de formation d'ourlet de résine,
évitant ainsi de former des articles ouvrés .ayant des bords ourlés qui ne répondent pas à un modèle désiré. A cet effet, on ,prévoit un mécanisme de démarrage matinal pour exciter les lampes de chauffage et amorcer da rota tion des rouleaux,
et les exposer aux lampes de chauffage pendant un temps prédéterminé le matin d'une journée de travail, .avant l'arrivée de l'op6ra- teur. A cet effet on fait tourner ces rouleaux à l'aide d'une commande spéciale qui peut fonctionner indé- pendamment de la commande principale de la ma-
chine pour les autres opérations de traitement. Cette commande indépendante est placée sous le contrôle d'une horloge enregistreuse. Q désigne une horloge enregistreuse pour une période de sept jours, qui peut être montée sur le tableau de commande 130, com me représenté à la fig. 43,
et cette horloge est utilisée pour commander à la fois les lampes de chauffage 117' et 117" et un moteur électrique 119 monté à l'intérieur du bâti, comme représenté à la fig. 34.
Ce moteur est connecté à l'arbre 120 par l'intermé- daire d'un accouplement et entraîne un manchon d'accouplement accéléré 121 qui, à son tour, fait tourner la roue à chaîne 122 qui transmet le mou vement à l'élément 123, comme représenté .à la fig. 34.
L'élément 123 engage la roue à chaîne 124a (fig. 33), l'arbre tournant 27 et par suite toutes les autres parties que contrôle cet arbre 27, indépendamment de tout autre fonctionnement de la machine. Au moyen des deux éléments d'accouplement accélérés décrits précédemment, à savoir l'élément 121 et l'élé ment 29,
le mouvement -peut être transmis lorsque l'un des moteurs d'entraînement respectifs n'est pas en fonctionnement. Lorsque le moteur13 tourne, le moteur 119 est arrêté par un interrupteur manuel QI sur le tableau 130.
<I>Mécanisme de transport et</I> d'empilage <I>de l'article ouvré</I> A l'extrémité de sortie de la machine est disposé un mécanisme de transport et d'empilage de l'article ouvré qui est indiqué par la lettre K à la fig. 1.
Le réglage de la vitesse de production étant rendu pos sible par le fonctionnement de la machine décrite précédemment, il est évident que les marchandises finies s'accumulent très rapidement et doivent être transportées par des moyens appropriés.
*
Le mécanisme de transport et d'empilage est représenté en détail aux fig. 38 à 42.
Ce mécanisme comporte un châssis 180 dans lequel sont supportés des .rouleaux convoyeurs 181, 182, sur lesquels passe une série de courroies de transport 183. Ces cour roies sont disposées de façon à pouvoir se déplacer dans une direction dirigée vers le haut à partir d'un rouleau de commande 184 qui est actionné par la commande principale de la machine. Les courroies 183 sont également guidées autour d'un rouleau 186 puis autour d'un
rouleau 187 à l'extrémité frontale du châssis 180, comme montré à la fig. 39. Un arti- cle ouvré ou autre article venant du :
poste de coupe tombe vers le bas sur les courroies 183 et est trans- porté le long du châssis 180, jusqu'à l'extrémité frontale de ce dernier. En ce point, -plusieurs tiges à mouvement alternatif 188 engagent l'article ouvré et le font avancer dans une position d'empilage.
Les tiges sont actionnées par un cylindre à air 188' par l'intermédiaire d'une crémaillère 189 et d'une roue segmentaire 190 fixée sur un arbre 191. Sur l'arbre 191 sont également fixés des bras 192 connectés de façon pivotante à des bielles 193.
Les bielles 193 sont pivotées sur un coulisseau 194 qui est reçu de façon coulissante dans des éléments en U 195 à la partie supérieure du châssis 180.
Les parties du dis positif d'empilage décrites précédemment sont sup portées, en vue de leur mouvement de glissement sur des rails 200 et 201, par les roues 202 et 203 (fig. 40), et peuvent âtre placées dans une -position dési rée quelconque sur les rails,
en faisant tourner un mécanisme à roue d'engrenage et à crémaillère 204 représenté à la partie droite de la<B>hg.</B> 40. La réfé rence 205 indique une pince de guidage pour enga gez un bord de l'article ouvré passant le long du dis- positif d'empilage.
On peut voir que le dispositif d'empilage est tel qu'un opérateur puisse se tenir à côté du poste de coupe, à proximité immédiate des roues de contrôle de tension 56 et 60 et qu'il puisse, dans cette posi tion, observer commodément l'état des pièces coupées tombant sur les portions :
inclinées en déplacement de la courroie convoyeuse 183. Ainsi, l'opérateur peut détecter presque instantanément tout défaut de cor respondance dans la machine, car la bande de résine ne sera pas divisée également le long d'une ligne mé diane.
Le contrôle de la machine par l'opérateur est en outre facilité lorsqu'on combine 'à cette disposition relative des courroies d'empilage et des roues de con trôle de tension, le tableau de commande 130 monté séparément qui, comme le montre la fig. 37, se pro longe à angle droit depuis le bâti de la machine en un point immédiatement adjacent aux roues de con trôle 56 et 60.
Avec cette combinaison des dispositifs de con trôle, il apparaît que l'opérateur peut atteindre n'im porte quel interrupteur sur le tableau de commande ainsi que les roues de contrôle de tension, sans per dre de vue les articles ouvrés coupés, tombant du poste de coupe.
De plus, avec le tableau de com mande séparé 130 disposé à une faible distance du bâti principal de la machine, l'opérateur peut avoir à tout moment une vue claire sur le miroir 61 placé à l'extrémité opposée de la machine pour contrôler la boucle d'étoffe.
Le tableau de commande séparé 130 est repré senté en détail dans. la fig. 43 et comporte un cer tain nombre de cadrans indicateurs et d'interrupteurs qui sont décrits en détail dans la description du fonc tionnement de la machine.
On peut prévoir égale ment sur la machine, en des points convenables, un certain nombre de dispositifs de contrôle auxiliaires qui figurent dans le schéma de circuit électrique des fig. 48 et 49.
<I>Mécanisme de</I> cyclage <I>automatique</I> Les diverses fonctions remplies par le mécanisme que l'on va décrire sont liées les unes aux autres par une relation de temps définie, et la séquence et la durée des différentes fonctions pour un cycle opéra toire typique sont indiquées schématiquement à la fig. 44. Comme noté sur cette figure, l'étoffe est a-h- memtée pendant la période où l'arbre de commande principale de<B>la</B> machine tourne d'un arc de 1800.
Pendant cette période, la croix de Malte fonctionne pendant un temps moindre et les barres d'empilage sont à l'arrêt. Le frein électrique commence à agir dès que l'étoffe atteint la position de repos.
Dans la seconde moitié de la rotation de l'arbre de commande principale, l'étoffe étant au repos, le frein est maintenu pendant une partie de cet arrêt. La croix de Malte est â l'arrêt, et le dispositif d'ap plication de résine et les électrodes sont fermés puis ouverts. Le chauffage haute fréquence est appliqué au moment où les électrodes sont fermées.
Le cyclage automatique de certaines fonctions illustrées par le schéma de la fig. 44 est accompli au moyen d'un dispositif interrupteur limiteur spécial supporté sur un côté du bâti de la machine, représen tée à la fig. 12. Un plateau à came 152 est monté à l'extrénuté de l'arbre principal 18 de la machine, également montré sur les fig. 11, 15, 33 et 34.
Sur le côté du bâti de la machine est fixée une petite con sole 153 constituée par un cadre en A au sommet duquel est monté à rotation un arbre 154. Sur cet ar bre sont supportés; des bras 155a, 155b, 155c, 155d, comme montré à la fig. 15, maintenant des. interrup teurs limiteurs 151, 156b, 156c, 156d.
Ces interrup teurs limiteurs sont actionnés à des intervalles de temps donnés par des noeuds placés sur différents rayons sur la face du plateau à came 152 et sont in diqués en outre dans les fig. 47, 48 et :ensemble avec les circuits respectifs qu'ils contrôlent.
Un contrôle séparé à came est prévu pour le mécanisme de frein électrique et ce contrôle à came est représenté en détail aux fig. 34, 35 et 36.
Une came 157 excite un interrupteur limiteur 158 et fonc- tionne pour fermer un circuit par l'intermédiaire du frein électrique, comme montré dans le schéma de RTI ID="0012.0210" WI="10" HE="4" LX="1167" LY="2605"> circuit électrique de la fig. 47.
L'interrupteur limi- teur est supporté par des montants 158a et est ré- glable par rapport à l'axe de la came 157 pour venir au contact d'un dispositif d'arrêt momentané variable 157a.
Avec cette disposition, lorsque la vitesse du cycle opératoire varie, le micro-interrupteur 158 est déplacé transversalement sur la face de la came 157, augmentant ainsi le temps d'excitation du frein élec trique.
<I>Fonctionnement de la machine</I> Avec les divers moyens de contrôle décrits, il de vient possible de faire démarrer la machine dans un état de fonctionnement hautement efficace, et de ré gler constamment centaines parties de la machine conformément .aux changements qui ont lieu de temps en temps.
Ces changements comportent les facteurs tels que la variation des caractéristiques d'étirage de l'étoffe ; la variation de la teneur en humidité de l'étoffe appliquée au chauffage diélectrique ; la va riation du tissage de l'étoffe ;,la variation de la con- sistance de la résine ;
.et d'autres changements. mini mes dans les caractéristiques de performance des composants de machine qui doivent opérer suivant une relation de temps les uns par rapport aux autres.
Du fait de la complexité des variables dans une opération de formation d'ourlet d'étoffe, l'opération entière devient une question de réglage rapide et dé licat pour satisfaire aux conditions de changement.
Dans la machine décrite, avec les circuits électri ques représentés aux fig. 48 et 49 et l'interrupteur et l'appareil indicateur inclus dans le .tableau de com mande 130, l'opérateur de la machine a sous son con trôle un certain nombre d'éléments de réglage. Ceux- ci comportent des interrupteurs pour stopper et faire démarrer le moteur de commande principale de la machine ;
des interrupteurs pour stopper et faire dé marrer le moteur de déroulement de la bobine; des interrupteurs font .augmenter et réduire .la vitesse du moteur de commande principale de la machine; des interrupteurs pour augmenter ou réduire la vitesse du moteur de déroulement;
un indicateur métrique pour indiquer la vitesse de cyclage de la machine à tout instant ; des interrupteurs pour faire démarrer et stopper le mécanisme d'alimentation de la pompe à résine ; des interrupteurs pour stopper et faire dé marrer le fonctionnement des électrodes de chauffage diélectrique ;
des moyens pour -contrôler automati- quement ,la température de la résine; des interrup- teurs pour contrôler le démarrage matinal des rou leaux de chauffage indépendamment du reste de la machine,
et des interrupteurs pour commander séleo- tivement le frein électrique et le cyclage automatique des diverses opérations de la machine.
En faisant fonctionner la machine, (opérateur peut se tenir à côté du tableau de commande 130 dans une position à gauche de la machine, comme .représenté à la fig. 10. Pour fournir le courant à la machine, d'opérateur ferme deux disjoncteurs 132 (fig. 47) et 134 (fig. 49).
Lorsque le disjoncteur 132 est fermé, le courant est alimenté pour exciter le mo teur principal 13 de la machine ; le moteur de dé- roulement 9 ; le moteur de la pompe à résine 91, le circuit de contrôle par le :transformateur 133 repré senté .à la fig. 47 et le transformateur 136, repré senté à -la fia. 48.
Le disjoncteur 134 fournit le cou- rant aux circuits de chauffage pour l'eau, la résine et les rouleaux de conditionnement. Geux-ci com- prennent les lampes de chauffage 117, 117' ;
les uni- tés de chauffage 96, 96' et également les circuits pour commander le moteur de démarrage matinal 119 ; le transformateur 135 et le transformateur 136.
Lorsqu'un bouton poussoir 137 est appuyé, le moteur 13 et le moteur 9 sont excités ensemble avec le cylindre à air 103 pour abaisser la barre d'éléva- tion d'étoffe 101. La pompe à résine 91 peut être excitée à ce moment par fermeture d'un interrupteur 138.
En agissant sur un bouton-poussoir 139, le mo teur de commande principal de la machine 13 peut âtre accéléré ou ralenti ; au moyen du poste à bou- ton-poussoir 140 il est possible d'augmenter ou de réduire la vitesse du moteur de déroulement 9.
Un interrupteur 141 est un interrupteur du type sélec teur qui permet l'interruption indépendante du mo- teur de déroulement d'étoffe. Un interrupteur 142 est un rhéostat pour augmenter et réduire le ,couple du frein électrique.
Des interrupteurs 143, 143', 144', 144" et 144"' sont des interrupteurs d'arrêt pour le moteur principal qui permet d'arrêter la machine en un point autre que celui au tableau de commande. Les électrodes sont contrôlées indépendamment par un interrupteur 147 qui permet un <RTI
ID="0013.0211"> cyclage automati- que du mouvement de fermeture de l'électrode sans application de résine lorsqu'un interrupteur 148 du dispositif d'application est fermé. Le mouvement d'ouverture des barres d'application est toujours sur <B>le</B> cycle automatique pour empêcher d'endommager la machine.
En plus des interrupteurs du tableau de commande,RTI ID="0013.0228" WI="3" HE="4" LX="1258" LY="1674"> il existe d'autres interrupteurs sur la ma chine, comme représenté à la fig. 14.
Un interrup teur 149 contrôle le cyclage automatique, ou permet le cyclage manuel au moyen d'un interrupteur auxi- liaire <B><I>150;</I></B> 151 (fig. 48) indique un interrupteur et un circuit de contrôle pour le mécanisme d'empilage.
Lorsque la machine est en marche, l'opérateur peut utiliser les différents dispositifs de contrôle cités pour régler 3e fonctionnement de la machine. Par l'inspection de la boucle d'étoffe dans de miroir 61,
il peut faire varier la vitesse du rouleau de commande Rl pour fournir d'étoffe plus rapidement et plus lentement et assurer le maintien d'une boucle ayant une tension nulle. La vitesse de déplacement de l'étoffe peut être réglée par la commande principale de la machine.
En faisant varier la position des barres de tension réglables, l'opérateur peut faire varier la force de traction comme il le désire, et fournir égale ment une résistance de frottement qui équilibre mo- menbanément la force de maintien du frein. S'il le dé sire,
l'opérateur peut faire varier le degré d'excitation du frein électrique et fournir un changement précis et fin mettant en correspondance la bande adhésive avec le poste dedurcissement et le poste de coupe.
En changeant la température de la réserve de résine, l'opérateur peut faire varier la consistance de la ré sine qui est appliquée à l'étoffe et il peut également assurer que l'application uniforme de la résine a lieu d'une manière désirée.
I.1 peut être désirable d'appliquer l'adhésif suivant des dessins différents et .il peut être préférable de changer l'aspect et la composition de :l'ourlet de di verses façons, par exemple par introduction de colo rant ou de divers autres agents.
Il est entendu que l'on peut appliquer le procédé décrit à des formes textiles tissées et non tissées, fabriquées à partir d'une classe désirée de fibre. On peut également appliquer le chauffage diélectrique sans couper toutes les bandes de résine qui sont ap pliquées.
Bien que le terme ourlet de résine soit em ployé dans la description, il est entendu que celui-ci n'est pas limité à une matière d'imprégnation qui est nécessairement une résine,
et que l'on peut utiliser comme agent imprégnant de liaison d'autres adhésifs ou d'autres types de liants qui peuvent être combinés le long d'une bande ou section étroite de la nappe pour ancrer les fibres de façon qu'elles puissent être coupées et séparées pour former des ourlets à sur face grainée.
Le procédé et lia machine décrits permettent de produire, sous l'une des formes variées indiquées ci- dessus, une grande variété de pièces coupées, par exemple des rideaux, des serviettes, des nappes, des draps de lit, des drapeaux et analogues.