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La présente invention concerne un procédé pour former dans une matière textile des lisières du type à adhésif, et une machine pour la mise en oeuvre de ce procédé. En particulier, l'invention se rapporte à la fa- brication, à partir d'une pièce de tissu, d'articles tels que des langes, des mouchoirs, des torchons de nettoyage de machines, etc qui sont dé- coupés de la pièce et dont les bords coupés sont assurés de manière peu coûteuse par une lisière en substance adhésive. L'invention se rapporte à un procédé et à une machine pour imprégner d'adhësif une partie de la pièce lorsque celle-ci est déroulée à plat, Ensuite, l'adhésif est traité par la chaleur et les parties munies d'adhésif sont coupées de manière à former des lisières.
Une telle suite d'opérations peut être effectuée sans grandes difficultés lorsqu'il est possible de laisser s'écouler un temps suffisam- ment long entre deux opérations consécutives. Cependant, on rencontre de grandes difficultés lorsqu'on essaie d'effectuer ces opérations à une vites- se qui permet une exploitation commercialement intéressante, tenant compte de ce que la pièce est constituée d'une matière dont les dimensions sont su- jettes à variation.
On se rend compte, en considérant la.nature du procédé qui vient d'être énoncé, que la pièce doit être avancée périodiquement d'une longueur correctement mesurée, et que, lorsqu'elle est alternativement saisie et lâchée, elle est susceptible de s'allonger et de se distendre, en particulier dans le sens longitudinal de la pièce. Ceci non seulement perturbe le mesu- rage correct des longueurs de tissu à couper mais il se produit encore une discordance entre la position du dispositif de découpage et celle des zones munie :-. d'adhésif traité.
Ces problèmes sont encore compliqués par le fait que l'adhésif doit être complètement traité en un laps de temps très court, précédant immédiatement le mesurage et le découpage afin qu'il n'y ait au- cun déplacement de l'adhésif ni de transfert de celui-ci aux moyens de me- surage ou aux éléments de découpage.
En plus, de toutes ces conditions de fonctionnement et de ces problèmes, on notera qu'il existe des notions bien établies quant à la so- lidité et à la bonne apparence du produit terminé et que ces notions rendent nécessaire d'appliquer l'adhésif en bandes étroites à bords nets qui donne- ront à l'article terminé un aspect de fini.
A cause des problèmes qui se présentent ainsi pour l'établissement en continu de lisières en substance adhésive, il ne semble pas qu'un procédé commercialement satisfaisant ait jamais é proposé aux gens du métier pour cette espèce de travail ,et c'est donc, généralement parlant, un but de la présente invention que de concevoir un tel procédé et une machine au moyen desquels il si'+ possible d'effectuer rapidement et rationnellement un cycle comprenant les opérations d'imprégnation, de traitement thermique et de découpage de parties d'une pièce de matière textile à l'état déroulé à plat.
Les titulaires du présent brevet ont trouvé qu'un facteur essen- tiel dans la mise en oeuvre à cadence rapide de la suite d'opérations qui viennent d'être indiquées , consiste à commander le mouvement delà pièce de manière qu'il puisse être exercé dans celle-ci une tension tteerminée qui puisse être maintenue sensiblement uniforme, et qui puisse être limitée à une mesure permettant de faire avancer la pièce, de façon intermittente, à travers des postes successifs d'imprégnation, de traitement par la cha- leur et de découpage, sans quec cette pièce ne soit allongée suffisamment pour que ses dimensions dans le sens longitudinal soient modifiées.
L'étude de ces conditions a permis de concevoir un procédé per- mettant de commander le mouvement de la pièce et la tension qui y est pro- duite à chaque instant; dans ce procédé , une pièce de matière textile est
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débitée à partir d'un rouleau d'alimentation à une tension sensiblement nulle, après quoi des forces de traction prédéterminées sont périodiquement exercées sur des tranches localisées de la pièce et réglées de manière que la pièce soit avancée sans subir de changements de dimensions notables dans le sens longitudinalo
On a trouvé qu'en y amenant les tranches successives de la pièce à une tension sensiblement nulle, il est possible en un endroit voulu du parcours de la pièce d'exercer sur celle-ci , par exemple au moyen de barres tendeuses,
des forces de retenue d'une grandeur pouvant être déterminée avec précision, et il est en outre possible d'exercer sur la pièce en un autre endroit de son parcours, des forces de traction d'une grandeur choisie avec soin pour assurer l'avancement de la pièce en surmontant les forces de retenue des barres tendeuses, sans que les dimensions de la pièce subis- sent des modifications substantielles.
En vue de débiter la pièce de manière qu'elle ait une tension nulle, la titulaire a conou un procédé pour dérouler la pièce de son rouleau d'alimentation et pour l'amener à former un feston en un endroit de son parcours. A l'endroit de ce feston, la pièce ne présente aucune tension et, dans cet état sans tension, elle peut être amenée directement entre des barres produisant un effet de tension pouvant être réglé à volonté.
On a conçu de combiner avec cet agencement d'alimentation indépendante pour la pièce, un dispositif spécial à rouleaux de mesurage qui a pour fonction d'exercer sur la pièce des forces de traction réglables susceptibles de coopérer avec les forces de retenue prédéterminées fournies par les barres tendeuses, et ainsi créer une traction de valeur correcte pour maintenir une tension sensiblement uniforme pendant que la pièce avance mais néan- moins susceptible d'être périodiquement interrompue pour assurer l'avance- ment sans changement de la tension.
Il a encore été conçu de combiner avec le champ de forces de tension ainsi produit dans les tranches successives de la pièce, de nouveaux dispositifs pour l'application et le traitement de l'adhésif,, En particu- lier, en ce qui concerne le dispositif d'application de l'adhésif, il a été rendu possible de supporter une étroite bande transversale de la pièce dans laquelle la tension est strictement localisée, afin de faciliter 1' imprégnation et le traitement de l'adhésif à une cadence relativement rapi- de.
Grâce à cette vitesse accrue à laquelle se font l'imprégnation et le traitement de l'adhésif, il est possible de mettre directement les bandes de la pièce munies d'adhésif et traitées par la chaleur, en contact avec des rouleaux de mesurage et ensuite faire le découpage dans chaque bande d'adhésif traité, selon une ligne encore très proche du rouleau de mesura- ge, ce qui permet d'obtenir une précision très grande dans la concordance de cette bande d'adhésif avec la ligne selon laquelle se fait le découpage.
Les dessins annexés illustrent, à titre d'exemple, un mode de mise en oeuvre et des variantes du procédé selon l'invention, et ils représentent, à titre d'exemples également, une forme d'exécution et des variantes de la machine qui fait aussi l'objet de l'invention.
Dans ces dessins : - la figure 1 est une vue d'ensemble schématique de ladite forme d'exécution de la machine illustrant les diverses opérations que comprend la mise en oeuvre du procédé ; - les figures 2,3 et 4 sont des représentations schématiques supplémentaires illustrant la suite d'opérations que comprend dans ladite mise en oeuvre l'application de l'adhésif à la pièce de matière textile;
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- la figure 5 est une vue d'ensemble ën plan de ladite forme d'exécution de la machine; - la figure 6 en est une vue latérale; - la figure 7 représente, en vue latérale et à plus grande échelle, une partie du dispositif d'application de l'adhésif que comprend ladite forme d'exécution de la machine; - la figure 8 est une vue partielle en plan de ce dispositif;
- la figure 9 représente un détail de ce dispositif, vu en coupe transversale selon la ligne 9-9 de la figure 7; - la figure 10 représente un autre détail du même dispositif, en coupe transversale selon la ligne 10-10 de la figure 7; - la figure 11 représenta encore ur. autre détail de ce dispositif en coupe transversale selon la 1±ne 11-11 de la figure 7; - la figure 12 est une autre vue, à plus grande échelle, d'une partie du dispositif d'application de l'adhésif, dans laquelle certains éléments sont représentés en coupe dans le sens longitudinal de la machine; - la figure 13 représente, en vue latérale et à plus grande échel- le que la figure 6, le dispositif de chauffage que comprend ladite forme d'exécution de la machine;
- la figure 14 est une vue de détail partiellement en coupe dans le sens longitudinal de la machine, de ce dispositif de chauffage, indiquant la position des éléments chauffants au cours d'un cycle de fonc- tionnement; - la figure 15 représente une section transversale selon la ligne 15-15 de la figure 6 ; - la figure 16 est une vue en perspective de l'extrémité anté- rieure de ladite forme d'exécution, montrant en particulier le dispositif de découpage; - la figure 17 est un schéma de connexions et circuits électriques de ladite forme d'exécution de la machine; - la figure 18 est un autre schéma représentant les connexions du dispositif de chauffage; - la figure 19 est une vue d'ensemble schématique d'une variante de ladite forme d'exécution de la machine, illustrant les opérations que comprend une variante de la mise en oeuvre du procédé;
- la figure 20 est une vue fragmentaire, en plan, d'une pièce de matière textile présentant des bandes d'adhésif disposées de la manière obtenue selon cette variante de la mise en oeuvre; - la figure 21 est une vue de détail latérale d'une variante comportant un dispositif à interrupteur coopérant avec le dispositif d'ali- mentation de la machine, et - la figure 22 est une vue de détail montrant de front ce dispo- sitif à interrupteuro
Dans la construction représentée aux figures énumérées ci-dessus le chiffre 2 désigne des montants en cornières de fer ou autre matière appropriée auxquels sont fixées des traverses supérieures 4 et des longerons 6 et 8 forment ensemble u n cadre surélevé supportant une série d'éléments de la machine.
Ces éléments comprennent un rouleau d'alimentation de matière
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textile et un dispositif pour en débiter une pièce sans tension ; série de barres tendeuses pour exercer des forces de retenue prédéterminées sur la pièce; et un dispositif pour l'application d'adhésif, comprenant des moyens pour exercer sur la pièce une tension locale ; un dispositif de trai- tement par la chaleur ;
un assemblage de rouleaux de mesurage, un dispositif de découpage du type à cisaille, et un dispositif transporteur de sortieo
Le rouleau d'alimentation de matière textile est désigné par le chiffre 10 et 11 est le plus clairement visible aux figures 1, 5 et 60 Dans une forme d'exécution préférée, le rouleau oeuf consister en un tissu de coton, par exemple du type utilisé pour la fabrication de langes pour bé- béso Comme on le voit à la figure 6, le rouleau 10 comprend un arbre 11 supporté de manière réglable à chaque extrémité dans les supports 12 et 13 à fente inclinée.
Ces supports peuvent être fixés de manière réglable en 14 et 15 afin de permettre de faire varier leur angle d'inclinaison et par conséquent celui de leurs fenteso
Lors du fonctionnement de l'installation, une pièce W de la matière textile est déroulée du côté inférieur du rouleau d'alimentation 10 dans la direction de droite à gauche de la figure 1, et guidée selon un parcours ascendante Conformément à l'invention, un dispositif à rouleau transporteur spécial est prévu qui débite la pièce de tissu sous une ten- sion nulleo On a trouvé qu'on peut disposer un rouleau transporteur 16 en- tre les longerons du châssis dans une position telle qu'il soit en contact roulant avec le rouleau 10 et en outre reçoive une partie du poids de ce rouleau 10 qui appuie sur sa surface périphérique le long de sa. ligne de conta ot roulant.
Avec ce rouleau 16 coopèrent des moyens pour son entraîne- ment indépendant dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre, vu du côté de l'installation représenté aux figures 1 et 6; ces moyens peuvent comprendre, par exemple, un dispositif d'entraînement à vitesse variable 17 et une chaîne 18 qui passe sur une roue dentée 19 fixée à une extrémité du rouleau transporteur.
Il y a lieu de rappeler que normalement, lorsqu'un rouleau trans- porteur est disposé contre un rouleau de matière textile dans une position telle que le rouleau de matière textile prend appui sur lui dans une direc- tion inclinée, une force de compression est produite qui a pour effet de gêner l'avancement régulier de la pièce qui se déroule du rouleau d'alimen- tation, et de temps en temps,la pièce se coince et est froissée ou pliée sur elle-même au moment de passer entre le rouleau d'alimentation et le rouleau transporteur. De ce fait, un tel dispositif d'entraînement de la matière textile n'a pas été considéré comme réalisable.
Cependant, la titulaire du présent brevet a trouvé que le coince- ment de la pièce peut être évité lorsqu'une valeur appropriée a été donnée à l'angle d'inclinaison sous lequel est disposé l'axe du rouleau d'alimen- tation par rapport au rouleau transporteur. Par exemple, il a été établi que lorsque cet angle est de 20 par rapport à l'horizontale, le coincement de la pièce est évité et que le rouleau transporteur 16 peut dérouler celle- ci du rouleau d'alimentation et l'emmener de façon régulière et continue.
Il est évident que dans un tel dispositif la pièce W, en quittant le rouleau d'alimentation , tombe du rouleau transporteur et est soumise à une ten- sion nulleo Afin que cette tension soit en effet constamment maintenue nulle, on fait passer la pièce sur une partie de sa longueur d'abord vers le bas puis vers le haut de façon que la matière textile forme un feston tel que celui désigné par 10a à la figure 1.
Il est évident que la pièce W peut être enlevée du point où elle forme ce feston, sous une tension constamment maintenue nulle, et lorsque la quantité de matière requise augmente ou diminue selon les opérations sub-
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séquentes de formation de lisières et selon les vitesses auxquelles ces opérations sont effectuées, la vitesse à laquelle la pièce est débitée par le rouleau transporteur 16 peut être réglée au moyen de son dispositif d'en- traînement 17, afin que ladite quantité requise soit toujours débitée tout en maintenant la tension à sa valeur correcte en ce point.
Selon l'invention, on effectue ensuite l'opération d'exercer une force de retenue prédéterminée sur la pièce W lorsqu'elle quitte le feston à une tension approximativement nulle. A cet effet, on utilise un dispositif tendeur approprié quelconque tel que, par exemple ,celui représenté à la figure 1 qui comprend une série de barres tendeuses telles que 21, 22, 23 24, 25 et 26 supportées de façon démontable le long des longerons supérieurs des côtés du châssis et disposées à des niveaux différents de manière que la pièce soit guidée selon un parcours sinueux. De cette manière, il est possible de régler avec précision les forces de frottement agissant sur la pièce et d'exercer sur celle-ci une force de retenue de valeur correcte.
On observera de nouveau que le succès de la mise en oeuvre du prao- cédé selon l'invention dépend de ce que la pièce est soigneusement mainte- nue dans un état de tension uniforme pendant que les opérations d'avancement, d'imprégnation et de traitement par la chaleur sont effectuées. Il y a également lieu l'observer que cette série d'opérations d'avancement, d'im- prégnation et de traitement selon l'invention doit nécessairement être sui- vie de 1 opération de mesurage des longueurs correctes des pièces à décou- pero De plus, les longueurs mesurées doivent être déplacées de façon telle que le milieu des bandes portant l'adhésif et traitées vienne à concorder avec une ligne de découpage fixe lorsque ces bandes se sont approchées de celle-ci après que le mesurage a eu lieu.
A cet égard, la disposition des barres tendeuses est importante et elle constitue l'un des deux éléments fondamentaux d'un nouveau disposi- tif d'avancement de la pièce que la titulaire a trouvé capable de maintenir la pièce dans un état de tension uniforme tandis qu'elle est soumise aux opérations précités. Le second desdits éléments fondamentaux est le dispo- sitif à rouleaux ce nesurage auquel on a déjà fait allusion, et la disposition de ce dispositif à rouleaux par rapport aux barres tendeuses. Jn notera que les barres tendeuses non seulement fournissent une force de retenue ré- glée mais encore mail . iennent la pièce dans une position telle qu'elle peut se déplacer selon un parcours horizontal un peu au-dessus du niveau des longerons du châssis.
Pour les détails de ce dispositif à rouleaux de mesurage, on se reportera aux figures 1, 5 et 6 dans lesquelles sont représentés un rouleau 100 de petit diamètre et un rouleau 102 de plus grand diamètre, dont le dispositif d'entraînement sera décrit plus loin. Le rouleau 100 de petit diamètre est disposé dans une position telle que sa périphér e soit tangente au plan horizontal selon lequel la pièce avance après avoir quitté la barre tendeuse fixe 61.
Le rouleau 102 de grand diamètre tourne à la même vitesse circonférentielle que le rouleau 100 de petit diamètre, duquel il est légérement espacé, et il présente une dimension circonféren- tielle telle qu'une longueur mesurée de matière textile de dimension déterminée est extraite d'entre les barres tendeuses lorsque le disque à manivelle 94 décrit un angle de 180 Le dispositif à rouleaux de mesurage comprend encore deux rouleaux tracteurs 110 et 112 qui fournissent une fai- ble traction supplémentaire.
Il a été établi qu'on peut, en réglant les vitesses circonféren- tielles du rouleau 100 et du rouleau 102 et les vitessesde rotation des rouleaux tracteurs 110 et 112, créer des forces de traction de grandeur jus-
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te suffisantes pour surmonter les forces de retenue exercées par les barres tendeuses et ainsi permettre l'avancement intermittent de la pièce sans tendre celle-ci de manière à produire des changements de ses dimensions lon- gitudinales. Cest est possible même lorsqu'on a à faire à de la matière textile qui se trouve avoir des tensions différentes en chaîne et en trame.
Avec cette combinaison fondamentale de moyens pour produire une tension sont encore combinés les dispositifs d'imprégnation, de traitement de l'adhésif et de découpage. Le dispositif d'application de l'adhésif qui va être décrit en premier lieu comprend un lécipient allongé 30 pour l'adhé- sif (voir figure 12 ) qui est supporté transversalement entre les côtés op- posés du châssis par une table 30a bien au-dessous du parcours de la pièce Wo Ce récipient contient un adhésif approprié 31 tel que, par exemle, une substance en forme de pâte relativement fluide comprenant un copolymère de vinyle sous la forme d'un plastis el qui peut être modifié par un agent de remplissage,
un plastifiant et un agent de gonflemento Diverses autres substances peuvent être utilisées dans le même buto
Bien que cela ne soit pas essentiel pour la mise en oeuvre du procédé, on peut prévoir une enveloppe de forme appropriée quelconque en- tourant le récipient ; le chiffre 32 indique une forme de cette enveloppe dans laquelle un liquide tel que de l'eau est maintenu chauffé par des enroulements 34, comme proposé à la figure 1. Le but de cette disposition est de maintenir l'adhésif 31 à une -luidité appropriéea Il peut aussi être désirable de maintenir le liquide dans un espace pratiquement fermé par rapport aux parties de la pièce qui passent au-dessus du récipient, afin d'empêcher que la pièce soit exposée à la vapeur de l'eau ou autre liquide chauffé.
Dans la masse d'adhésif 11 que contient le récipient 30 est dis- posée une traverse d'application 36 qui normalement est immergée dans l'adhé- sif à peu près dans la position représentée à la figure 12. Cette traverse 36 présente des tourillons d'extrémité par lesquels elle est supportée entre une paire de bras 37 et 38 fixés sur un arbre 40, les tourillons étant sus- ceptibles de tourner dans les extrémités des bras 37 et 38 lorsque l'arbre 40 tourne. Sur les deux tourillons d'extrémité de la traverse 36 sont aussi montés deux éléments 41 et 42 formant des cames, ayant une forme telle que celle représentée à la figure 12 et présentant chacun une fente telle que 43. Ces fentes 43 reçoivent des goupilles 44 (figures 8 et 12)
dont la fonction est de faire tourner et de guider les éléments 41 et 42 dans une position telle que celle représentée en lignes interrompues à la figure 12, lorsque l'arbre 40 tourne dans le sens contraire à celui des aiguilles d'une montre.
On notera que lorsque la traverse est déplacée dans cette posi- tion, deux opérations distinctes sont effectuéeso Dans la première partie de son déplacement, la traverse 36 est élevée hors de la masse d'adhésif fluide et basculée contre une lame de râclage 46 fixée entre les deux côtés du cadre du châssis à un support 50 lui-même boulonné à une cornière trans- versale 52 faisant partie du châssis et s'étendant sur toute la largeur de la machine. Une plaque 54 supporte la lame de raclage par en bas dans une position réglable.
La position de lalame de râclage est telle que l'excédent d'adhé- sif est lâché de la face de contact 36a de la traverse et que la quantité désirée d'adhésif en forme d'une couche mince reste sur cette face pour être transportée en avant pour l'opération d'imprégnationo Dans la dernière par- tie de son déplacement, la traverse vient en contact avec la face inférieure de la pièce W dans une position approximativement redressée telle que la fa- ce 36a vienne d'abord en contact léger avec la face inférieure de la pièce
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comme représenté à la figure 12,
puis soulève la pièce d'une faible distan- ce jusqu'à ce que la partie de la pièce en contact avec la traverse soit pressée contre une traverse de butée stationnaire 56 Celle-ci est rigide- ment fixée à la cornière transversale 52 du châssis au moyen d'organes de fixation 58 (figure 12) dans une position telle que la face inférieure de cette traverse de butée se trouve au-dessus et espacée du parcours normal selon lequel se déplace la pièce Wo
Avec les traverses susmentionnées du dispositif d'application de l'adhésif coopèrent des organes de serrage spéciaux qui,comme on l'a dit plus haut,
ont pour fonction de localiser les forces de tension dans une zone relativement étroite de la pièce W et qui servent également à empêcher en grande mesure que la pièce ne s'allonge lorsque les traverses d'applica- tion de l'adhésif viennent en contact avec elle Ladite zone comprend la partie de la pièce W qui à tout instant considéré est située juste au- dessus du récipient contenant l'adhésif. Les organes de serrage sont dispo- sés de part et d'autre du récipient et comprennent une paire de traverses de serrage 60 et 61 et une seconde paire de traverses 62 et 63
Un mécanisme spécial a été créé pour élever et abaisser les deux jeux de traverses de serrage de manière à localiser la tension sans que la pièce soit distendue et que malgré cela elle soit maintenue avec une certai- ne mesure
d'étanchéité. Ce mécanisme d'actionnement comprend une paire de coulisseaux 64 et 65 qui sont guidés dans des coulisses 66 le mieux repré- sentées aux figures 7 et 11 et montées sur les faces supérieures des longe- rons 6 et 8 du châssiso
Ces coulisseaux présentent chacun une partie médiane en crémail- lère 67, 78 et celles-ci engrènent avec des pignons 69 et 70 fixés sur un arbre 40 A leurs extrémités de droite dans la vue selon la figure 7, les coulisseaux 64 et 55 présentent des surfaces 64' formant cames, le mieux représentées à la figure 70 Avec ces surfaces 64' coopèrent des ga- lets suiveurs 65' Ces galets suiveurs 65' sont montés de façon à pouvoir tourner sur des tourillons appropriés,
aux extrémités opposées de la tra- verse de serrage 60 Des bras 74 et 76 susceptibles de pivoter sur un ar- bre 78 monté dans des paliers appropriés sur la cornière transversale 52, sont également reliés à la traverse de serrage 60 comme on le voit à la fi- gure llo
A leurs extrémités de gauche dans la vue selon la figure 7, les coulisseaux 64 et 65 présentent d'autres surfaces 80 et 80' formant une paire de cames et qui, comme on le voit le mieux aux figures 7 et 11, coopè- rent avec des galets suiveurs 82 et 82' montés en contact roumant avec el- les et disposées au-dessus et au-dessous d'elles respectivement comme représenté Ces galets suiveurs de cames sont supportés par des tourillons 81 faisant partie des traverses de serrage 62 et 63.
Comme représenté aux figures 8 et 12, des bras 84 sont fixés sur les côtés supérieurs de ces traverses, ces bras étant maintenus de façon élastique par un ressort 85 et supportés par l'arbre 40 de manière à pouvoir pivoter librement sur lui, comme indiqué en particulier à la figure 80
On voit qu'au moyen du dispositif à coulisseaux décrit, une rota- tion du pignon 69 a pour effet d'actionner les coulisseaux à l'aide de leurs parties en crémaillère 67 et 68 et lorsque les coulisseaux se déplacent de droite à gauche dans- la vue selon la figure 7, les surfaces formant cames de ces coulisseaux etleurs galets suiveurs décrits soulèvent; la tra- verse de serrage mobile 60 et soulèvent et abaissent respectivement les tra- verses 62 et 63, permettant ainsi à la pièce W de se déplacer.
Lorsque le pignon 69 tourne dans le sens opposé, la traverse de serrage 60 serre la pièce W sur la traverse 61 sur laquelle elle passe et simultanément les
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deux traverses 62 et 63 se rapprochent et retiennent la pièce entre elles.
L'action combinée de ces deux paires d'organes de serrage maintient par conséquent une courte section de la pièce sur toute la largeur et empêche qu'elle ne soit allongée lorsque l'adhésif y est appliqué.
Les traverses de serrage sont commandées de manière à se fermer à des instants exactement déterminés par rapport au mouvement de la traver- se d'application pivotante 36 Cette commande en fonction du temps, ainsi que les moyens pour l'effectuer, constituent encore une caractéristique se- lon l'invention. Un moyen approprié pour effectuer le cycle de commande consiste en un mécanisme à disque à manivelle monté sur un arbre de commande et entrafné par un moteur o
L'entraînement se fait par un moteur M (figure 15) qui par une courroie entraîne un réducteur de vitesse 90 à engrenages, comprenant un pignon 91 en prise avec une rote dentée 92 fixée sur un arbre 93 qui consti- tue l'arbre de commande pour toute la machine.
Une révolution complète de cet arbre commande un cycle complet de fonctionnement pour le dispositif d'application d'adhésif et pour les organes de serrage.
L'arbre 93 porte à l'une de ces extrémités un disque à manivelle 94 disposé à l'extérieur du châssis de la machine. Sur ce disque à manivel- le, également représenté à la figure 6, est articulée une bielle 96 qui à son extrémité inférieure actionne un ensemble à crémaillère et pignon; cet- te bielle est articulée sur un tourillon excentrique afin de fournir un mouvement périodique de l'ensemble à crémaillère et pignono Cet ensemble entraîne un accouplement à roue libre 98 sur un arbre 99.
Sur l'arbre 93 est fixée une came 86 avec laquelle coopère un galet suiveur 88 monté sur une bielle 104. Celle-ci est attelée à une au- tre bielle d'entraînement 106 qui est le mieux visible à la figure 7. La bielle d'entraînement 106 est fixée sur l'arbre 40 et son extrémité opposée est retenue de manière élastique par un ressort 108 Par une fente 111 de la bielle 106 passe un tourillon 113 qui permet à la bielle d'entraînement de coulisser sur lui lorsqu'elle est actionnée par la bielle 104 portant le galet suiveur de came. Ce fonctionnement a pour effet de faire tourner de façon intermittente l'arbre 40 et ainsi actionner les coulisseaux de la manière déjà décrite, et de soulever et de faire descendre les bras suppor- tant la traverse d'application.
La combinaison de surfaces de cames ainsi actionnées fournit la commande désirée en fonction du temps.
Aux figures 2, 3 et 4 est représentée de façon schématique une série de stades du cycle d'application d'adhésif que comprend une mise en oeuvre du procédé selon l'invention, et dans lequel est mise à profit la localisation de la tension obtenue à l'aide des traverses de serrage dé- crites. On comprendra que la mise d'une traverse d'application en et hors de contact avec une pièce de matière à des intervalles relativement fré- quents soulève le problème d'éviter le transfert d'adhésif d'une arête de la traverse d'application au delà de la limite voulue le long de la pièce de matière textile.
On a trouvé que si la pièce une fois imprégnée n'est pas nettement séparée de la traverse d'application avant qu'elle ne se mette à avancer pour le cycle de fonctionnement suivant, la pièce peut avoir tendance à trainer un peu par-dessus la traverse d'application et à produire ainsi une ligne de bordure irrégulière et peu esthétiqueo Il a été trouvé qu'on peut éviter cet inconvénient en supportant la pièce de manière élastique le long d'une section transversale étroite et c'est dans ce but que les moyens de serrage décrits ont été prévuso On a aussi trouvé qu'en appliquant l'adhésif à la pièce à un instant où celle-ci est en fait légère- ment écartée du plan horizontal selon lequel elle est déplacée, et en reti- rant ensuite la traverse d'application mobile,
la pièce peut être amenée
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à se détacher élastiquement de cette traverse sans que de l'adhésif se dé- pose au delà de la ligne de bordure désirée, et que nénamoins un allongement de la pièce soit empêché.
La figure 2 montre les deux jeux d'organes de serrage constitués par des traverses 62,63 et 60,61 respectivement, dans la position ouver- te que prennent ces organes lorsque la pièce se déplace et que la traverse d'application mobile 36 plonge dans l'adhésif. La partie de droite de la figure 2 représente les mêmes éléments, la pièce étant saisie par les dis- positifs de serrage et la traverse d'application de l'adhésif ayant pres- que atteint la position à laquelle elle entre en contact avec la pièce.
La figure 3 montre la pièce écartée vers le haut à partir du plan selon le- quel elle se déplace, et pressée contre la barre de butée stationnaire 560 La figure 4 représente les même.: parties,la traverse d'application étant maintenant partiellement abaissée alors que la pièce est écartée vers le bas et tend à rebondir dans sa position normale horizontale. Finalement, la partie de droite de la figure 4 montre la pièce lorsqu'elle est retournée dans sa position normale horizontale dans laquelle elle est espacée de la traverse de butée 56 et prête à être déplacée en avant pour le cycle suivant.
Il y a lieu de souligner à nouveau que la faible mesure dans laquelle la pièce serait distandue par la traverse d'application de l'adhésif en l'ab- sence du dispositif de serrage suffirait dans certains cas pour produire un changement des dimensions de la pièce dans le sens de sa longueur Ceci pourrait, dans certains cas au moins, avoir pour résultat un manque de concordance à l'endroit du poste de découpage qui sera décrit plus loin.
Par conséquent , le fait d'arrêter la tension et d'emoêcher l'allongement dans la zone d'application de l'a.dhésif est un autre caractère selon l'invne- tion, cependant il sers, bien entendu que l'invention n'est pas limitée par ce caractère Du poste d'application de l'adhésif décrit, la partie de la pièce portant une étroite bande d'adhésif est alors avancée vers le dispositif de chauffage, qui est le plus clairement représenté aux figures 5, 6, 13, 14 et 15o Ce dispositif consiste essentiellement en une paire d'éléments chauffants supérieur et inférieur qui sont agencés de manière à pouvoir être déplacés en position appropriée pour irradier de chaleur la bande d'adhésif, et hors de cette position.
Les éléments chauffants peuvent être de tout type approprié tels que ceux pour le chaufage par rayons infra-rouges9pour le chauffage diélec- trique, ou autres,et , titre d'exemple représentant n'importe lequel de ces éléments chauffants appropriés, la figure 14 représente des organes 115 et 119 consistant en des éléments chauffants tubulaires de longueur correspon- dant à peu près à celle de la bande d'adhésif appliquée à la pièce par la traverse d'application. Ces éléments chauffants sont logés dans des supports de chauffage qui comprennent des réflecteurs paraboliques 114 et 116.
Cha- que élément chauffant est monté séparément de manière à pouvoir tourner d' environ 90 autour d'un axe horizontal dans une position telle que celle représentée en traits interrompus à la figure 14, lorsque la machine s'ar- rête et que le solénoide b( figure 17) est désexcité.
Comme moyen approprié pour effectuer le basculement susmentionné des organes de chauffage, on peut avoir recours à des arbres 118 et 120 supportés dans des paliers appropriés 121 et 123. Ces arbres portent à leurs extrémités représentées à droite dans la figure 15, des pignons 126 et 128 respectivement, entraînés par des chaînes 127 et 129. La chaîne 127 est ancrée en un point 131 sur le pignon 126 et son extrémité opposée est fixée à et entraînée par un disque à chaîne 134 fixé sur un arbre 134a. De même la chaîne 129 est ancrée au pignon 128 et son extrémité opposée est fixée au disque 134 du côté opposé, comme on le voit le mieux à la figure 13.
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La rotation des arbres supportant les organes de chauffage est produite par un cylindre à air comprimé 136 de type bien connu. Ce cylindre est monté sur le longeron de châssis 8, comme représenté à la figure 5, une extrémité étant articulée sur un support 138 et l'extrémité de son piston plongeur portant une pièce en équerre 136a présentant un trou allongé et articulée par un tourillon 141 à un levier 143 fixé à son tour à l'arbre 134a du disque 134o La pièce en équerrre 136a est maintenue élastiquement au moyen d'un ressort 146 accroché à la base du support 138 et ce ressort tend à retenir le piston plongeur 144 en position retirée. De l'air comprimé introduit en 148 repousse le piston plongeur 144 et fait tourner d'environ 60 le disque 134.
Sur l'arbre du disque 134 est également fixé un second levier 150 auquel est accroché un ressort 152 dont l'extrémité opposée est fixée à un élément 154 du châssis. La rotation du disque produite par le cylindre à air comprimé 136 au moyen de levier 143 a pour effet de faire tourner le pignon supérieur dans le sens opposé à celui des aiguilles d'une montre et le pignon inférieur dans le sens des aiguille? l'une montre par l'inter- médiaire des chaînes 127 et 129, respectivement des positions représentées en traits interrompus à celles représentées en traits pleins à la figure 14, lorsque la machine est mise en marche.
En plus des réglages par basculement des organes de chauffage, il est également prévu de pouvoir ajuster l'espacement vertical de ces or- ganes par rapport à la pièce W passant entre euxo Ce réglage vertical est effectuée au moyen de vis à double effet 164 et 165 qui sont supportées verticalement dans des supports 166 et 168 en forme d'U solidement fixés aux longerons 6 et 8 du châssis. Ces vis 164 et 165 peuvent être reliées d'une manière appropriée quelconque aux arbres 118 et 120 supportant les lampes, par exemple en étant vissées à travers les paires respectives de paliers 121 et 123.
A leur extrémité inférieure, les vis 164 et 165 portent chacune un pignon 170, 172 sur lequel passe une chaîne 174 Lorsqu'on tourne la manivelle 176 à l'extrémité supérieure de la vis 164, les deux vis tour- nant en synchronisme et l'on obtient ainsi un espacement égal des lampes sur toute leur longueur.
Lorsque ce réglage en direction verticale est effectué, les lampes 115 et 117 ne tournent pas car l'arc d'enveloppement des chaînes 127 et 129 sur le disque 134 est augmenté ou diminué par rota- tion du disque 134 Cette rotation lors du réglage est rendue possible par la forme oblongue de l'ouverture 136a dans laquelle est engagé le tourillon 141, et par le ressort 1520
Dès que le bref laps de temps alloué pour l'exposition de la bande d'adhésif aux organes de chauffage est terminé, la pièce est tirée en avant par le dispositif à rouleaux de mesurage auquel on a déjà fait une brève al- lusion plus haut.
Dans ce dispositif , le rouleau 102 de plus grand diamè- tre qui en fait opère le mesurage es' monté sur un arbre 102a, comme repré- senté à la figure 16 Une extrémité de :,et arbre est supportée de manière à pouvoir tourner dans un palier 102b, et l'extrémité opposée de l'arbre 102a est également supportée dans un palier similaire 102' et elle porte en outre un pignon à chaîne 102c. Ce pignon 102c est entraîné par une chaîne 102b qui passe sur un autre pignon 102e, monté au bas de la machine sur 1' arbre 99, comme l'indique la figure 15.
A chaque tour complet du disque à manivelle 94 décrit plus haut, le pignon à chaîne 102e, entraîné par l'accouplement à dépassement 98, fera tourner le rouleau 102 d'un angle prédéterminé pour effectuer une opération de mesurage puis le fera s'arrêter, sans que soit perdue la concordance en- tre les bandes d'adhésif et les lignes selon lesquelles aura lieu le décou- page.
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Afin d'assurer l'interruption du mouvement du rouleau de mesurage 102 au point précis requis pour assurer la concordance des bandes d'adhésif avec les lignes selon lesquelles la pièce sera ultérieurement découpée, un frein actionné par voie électrique est associé au rouleau 102. Ce frein peut être de construction usuelle et comprend une partie tournante 180 clavetée sur l'arbre 102, et une partie stationnaire 181 qui comprend un dispositif à solénoïde susceptible d'entrer en prise avec la partie tournante 180 pour bloquer celle-ci.
Un interrupteur miniature 182 le mieux indiqué à la figure 6, com- mande ce frein électrique. Dans la forme d'exécution représentée de la ma- chine selon l'invention, le bras de commande de cet interrupteur et un galet monté à pivotement sur ce bras sont disposés de manière à coopérer avec un plateau à came 184 en forme de segment fixé sur une partie de la périphérie du disque à manivelle 94 comme représenté à la figure 6.
Grâce à cette disposition, le frein est maintenu en position inactive tant que le disque à manivelle tourne dans un secteur tel que le plateau à came en forme de segment est en prise avec le bras de commande de l'interrupteur miniature 182. Dès que le plateau à came passe sous le bras de commande de cet interrupteur 182, un circuit est fermé à travers le dis- positif à solénoïde du frein et la partie tournante 180 de celui-ci est mise en prise avec la partie stationnaire et bloquée par celle-ci, et l'ar- bre 102a est complètement freiné. En commandant la durée du freinage, la rotation du rouleau de mesurage, peut être synchronisée avec précision avec les autres mouvements de manière que le découpage se fasse toujours au milieu des bandes d'adhésif.
Sur l'arbre 102a est montée une autre roue dentée 102g qui engrène avec une roue dentée 102h (voir figure 5) et entraîne celle-ci. Cette roue dentée 102H est calée sur un arbre 100a qui porte le rouleau 100 de plus petit diamètre du dispositif de mesurage. Ce rouleau maintient la pièce au niveau correct lorsqu'elle vient des dispositifs d'application de l'adhé- sif et de chauffage,et il guide la pièce en prise correcte avec le rouleau de mesurage
La tranche de longueur mesurée de la pièce de matière textile W, après avoir passé sur le rouleau 102, est dirigée vers le bas et passe entre une paire de rouleaux de traction 110 et 112 avant d'arriver au poste de découpageCes rouleaux sont supportés par des arbres 103 et 105 portant des roues dentées 107 et 109 en prise l'une avec l'autre.
La machine comprend encore une seconde paire de rouleaux de traction 122 et 124 en prise de la même manière l'un avec l'autre. Un rouleau de chaque paire et le rouleau transporteur 208 sont entraînés par la chaîne 102d, comme on peut s'en rendre compte à la figure 6. Les deux paires de rouleaux de traction servent à maintenir la pièce en position appropriée pour le découpage. Lorsqu'elle quitte le rouleau de mesurage 102, la pièce est tirée vers le bas entre les rouleaux de traction 110 et 112 avec une force de serrage qui empêche son allongement et elle est amenée dans une position telle qu'elle peut être découpée selon une ligne de coupure qui passe au milieu de la bande adhé- sive que porte la pièce.
Il st évident que de cette manière chaque bande d'adhésif peut être avancée de manière à concorder exactement avec un dis- positif de découpage placé de manière à pouvoir effectuer une coupure trans- versale o
On a trouvé que lorsque la longueur mesurée est disposée en posi- tion verticale, on peut employer un dispositif de découpage à cisaille d'un type bien connu des hommes du métier et qui comprend deux lames dont 1 une est montée de manière à pouvoir tourner autour d'un axe vertical.
Un dispositif de découpage approprié de ce genre est représenté à la figure
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16 et les deux lames sont représentées schématiquement à la figure 1 sous les chiffres-repères 130 et 1320 Comme on le voit à la figure 16, la lame mobile 132 est montée dans un cadre pivotant qui comprend des supports verticaux 137 et 139 portant des bras 140 et 142 montés de manière à pouvoir pivoter.
Ce dispositif peut être fixé au châssis de la machine de toute façon arropriée, par exemple au moyen d'une traverse distincte 145 fixée entrées longerons 6 et 8, comme représenté en lignes interrompues à la fi- gure 6. es bras pivotants 140 et 142 dudit cadre et la lame mobile 132 sont actionnés par une tige L''' commandée par came; cette tige est articulée à un levier L" à son tour monté à pivot, par son extrémité inférieure, à un support L' formé par une cornière. E un point situé à mi-longueur le levier L" porte un galet suiveur 200 qui coopère avec une came 202 fixée sur l'arbre 93.
Ce dispositif actionne la lame mobile à un rythme synchro- nisé avec la rotation du rouleau de mesurage en sorte que l'endroit auquel s'arrête chaque bande d'adhésif que présente la pièce concorde avec la ligne de coupure de ladite cisaille.
Lorsque l'opération de cisaillement a eu lieu, la partie infé- rieure de matière textile qui vient d'être séparée de la pièce proprement dite poursuit son chemin à travers la paire inférieure de rouleaux de trac- tion 122 et 124 et elle est amenée sur un ruban transporteur 206 qui circu- le jusque sous les rouleaux de traction et qui nasse sur un rouleau d'entrai- nement 208. WI désigne une tranche terminée de la pièce en train d'être enlevée par le ruban transporteur.
Les figures 17 et 18 sont des schémas représentant les circuits des dispositifs électriques de la machine. Les circuits indiqués à la figu- re 17 comprennent une boite de commutation magnétique indiquée par l'arre qu'entourent les ligne sa; le moteur d'entraînement principal M, le moteur du dispositif d'entraînement 17 pour le déroulement de la nièce; le solé- noïde de commande b de la valve d'admission d'air comprima la boîte de commande c du frein électrique les interrupteurs miniature 182, e, et 270 ; un commutateur bi-polaire à deux positions g; des interrupteurs à bouton d'arrêt h, i et j, et un contacteur à bouton de mise en marche k.
La machine est mise en marche en pressant le bouton du contac- teur k et en fermant ainsi le circuit à 110 volts alimenté par les bornes L 11 et L 12 et excitant les solénofdes 1 et mo Lorsque le solénoide 1 est excité, les contacts 1 4 sont fermés et maintiennent le circuit à basse tension alors même que le contacteur k à contact montané ouvre à nouveau.
En outre, lorsque le solénoïde 1 est excité, ses contacts 1 1, 1 2, et 1 3 sont fermés et établissement le circuit triphasé à haute tension partant des bornes d'alimentation le moteur M relié aux bornes de sortie T1, T2 et T3.
Le circuit à haute tension est protégé par des interrupteurs thermiques de surcharge nl et n2. Lorsque le solénofde m est excité, ses quatre contacts établissent le circuit à basse tension qui commence après les fusibles o et p, et excite le solénoïde de commande b et le moteur du dispositif d'entraînement à vitesse variables 17 connectés aux bornes de sortie T 11 et T 12.
La machine est arrêtée au moyen de l'un quelconque des interrup- teurs à bouton d'arrêt h, i ou j, ou par l'un quelconque des interrupteurs de sécurité e ou 270, ou par les interrupteurs de surchage ou les fusibleso La boîte de commande c du frein électrique est alimentée à partir de la ligne à 110 volts après les fusibles o, p de la boite de commutation magné- tique. Le côté à circuit ouvert du commutateur bipolaire à deux positions g est en parallèle avec la boîte de commande c du frein électrique. Ce commu-
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tateur g permet d'utiliser le moteur de dispositif d'entraînement 17 pour dérouler la pièce du rouleau d'alimentation afin de garnir la machine avant de mettre celle-ci en marche.
Le circuit du dispositif de chauffage est indiqué à la figure 18 et comprend les éléments chauffants H connectée en parallèle et commandés par un dispositif à minuterie q qui établit et interrompt le circuit. Ce circuit est entièrement indépendant des trois circuits représentés à la figure 17.
A la figure 19 est représentée une variante de la machine selon l'invention, dans laquelle de l'adhésif est appliqué à la pièce W2 selon une ligne longitudinale aussi bien que selon des lignes transversales. Pour ce mode d'imprégnation, on peut utiliser un dispositif d'application d'adhé- sif 250 et des moyens de serrage 252 et 254 cu même genre que ceux déjà dé- crits. Un second dispositif d'application désigné par le chiffre 256 comprend un récipient d'adhésif et un bras 256 a et une barre d'application 256b.
A l'aide de ces moyens, on obtient l'application d'adhésif selon un dessin à bandes froissées 258 comme représenté à la figure 20.
Pour le traitement d'un tel dessin d'adhésif en bandes, on peut employer des éléments chauffants tubulaires ou d'autres moyens de chauffage du genre décrit, et disposés de manière à coincider avec les bandes d'adhé- sif disposées en croix représentées en 260 et à couvrir celles-ci. Un dis- positif à rouleaux de mesurage 262 fournit des tranches de longueur mesurée de matière textile comme on l'a décrit plus haut, et le découpage peut être effectué en direction transversale par des lames 264 et 266, et en direc- ti.on longitudinale par des moyens de découpage tels qu'un disque à bord tranchant 268 disposé au milieu de la largeur de la pièce au-dessous du rou- leau 269. On peut également employer une ou plusieurs paires de disques de cisaillement dans le même but.
Il apparaît qu'en appliquant à la pièce des bandes croisées d'ad- hésif et en découpant la pièce selon celles-ci, on obtient comme résultat immédiat un procédé rapide pour produire simultanément plusieurs articles découpés de la pièce, celle-ci pouvant être divisée longitudinalement et transversalement en un nombre désiré quelconque de sections distinctes.
Une autre variante de la machine selon l'invention peut comprendre un interrupteur commandé par le feston tel que celui représenté aux figures 19,21 et 22. Un interrupteur miniature 270 peut être disposé dans le circuit du moteur d'entraînement de la machine et être normalement maintenu fermé par une barre 272 et une chaîne 274. Lorsque la pièce est consommée trop rapidement, le feston diminue de profondeur et à un certain point il vien- dra en contact avec la barre et supprimera la traction que celle-ci exerce sur l'interrupteur miniature, celui-ci s'ouvrira alors et interrompra le circuit, assurant ainsi une tension constante de la pièce.
Il sera entendu que les variantes représentées et décrites ne le sont qu'à titre d'exemples parmi d'autres formes d'exécution possibles de la machine selon l'invention et parmi d'autres modes de mise en oeuvre dup procédé selon l'invention. L'adhésif pourrait notamment être appliqué selon d'autres dessins encore, % et il serait possible de faire varier de diver- ses manières l'aspect et la composition de la lisière formée par l'adhésif, par exemple en faisant intervenir des colorants ou en ajoutant divers autres agents.
En combinaison avec le procédé selon l'invention qui a été imagi- né pour traiter une biècd de matière textile sous une tension uniforme réglée et y appliquer une bande d'adhésif, on peut également mettre en oeuvre un procédé dans lequel on incorpore à la bande d'adhésif des fibres, par exemple
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des fibres coupées telles qu'on les emploie dans les procédés dits de "flocka- ge", afin de produire aux lisières une surface floconneuse au lieu de celle de l'adhésif.
Ceci peut être réalisé conjointement avec le procédé ,selon l'invention en appliquant de la matière fibreuse lâche à la bande d'adhésif tandis que celui-ci est dans son état pâteux, non encore traité, en sorte que les fibres se collent légèrement à l'adhésif, Ensuite, l'adhésif couvert de fibres peut être traité et la pièce peut être découpée de la manière déjà décrite.
Il est bien entendu que le procédé selon l'invention peut être appliquée aussi bien aux formes tissées qu'à celles non tissées de textiles et que ceux-ci peuvent être fabriqués à partir de fibres d'une espèce quel- conque.
Bien qu'on ait employé ici l'expression "lisière du type à adhésif", l'invention n'est pas limitée à une matière d'imprégnation qui soit nécessai- rement un adhésif. On peut utiliser comme imprégnant un liant quelconque, fluide ou d'un autre type , qui, lorsqu'il est appliqué selon une bande ou dans une autre aire étroite de la pièce de matière textile, est susceptible de fixer les fibres de manière que la pièce puisse être découpée dans ces bandes ou aires, celle-ci formant alors des lisières appropriées.
Le procédé et la machine slon l'invention peuvent être appliqués, ians l'une quelconque des formes d'exécution décrites, pour produire une grande variété de pièces obtenues par découpage telles que, par exemple, des tabliers , rideaux, linges, nappes, draps de lit, drapeaux et articles semblables, lorsque ces applications rentrent dans le cadre de l'invention telle qu'elle est définie dans les revendications ci-après.