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Dispositif avertisseur On connaît déjà de nombreux dispositifs avertisseurs destinés à émettre un signal après un laps de temps prédéterminé. Certains de ces dispositifs comprennent un mécanisme d'horlogerie et un mécanisme avertisseur disposés entre deux platines et entraînés par un ressort moteur unique armé par l'intermédiaire d'un bouton rotatif, solidaire d'un axe inséré entre les platines et portant au moins un secteur denté destiné à entrer successivement en prise avec un mobile du mécanisme d'horlogerie et un mobile du mécanisme avertisseur.
Dans certains de ces dispositifs le bouton de commande est en matière plastique et est monté, soit à chaud soit à froid, sur un axe présentant des saillies. Ce genre de fixation du bouton sur son axe est en général insuffisant parce que ces saillies provoquent, après un usage relativement réduit d'un tel dispositif, le déchirement de la matière du bouton entourant les saillies de telle manière que ce bouton peut pivoter sur son axe sans l'entraîner. La liaison axe-bouton est en effet soumise à l'usage, simultanément à des sollicitations de torsion et à des sollicitations axiales de valeur relativement élevée qu'une telle liaison n'est pas à même de supporter.
Les sollicitations de torsion proviennent du couple exercé par l'usager lors de l'armage du dispositif, couple que cet usager tend tout naturellement à augmenter avec la résistance croissante que lui oppose le ressort du barillet, au fur et à mesure de l'armage. Lorsque cet usager est distrait et ne s'est pas aperçu que l'arage est terminé, il tend à forcer le bouton alors que son mouvement rotatoire est empêché par rencontre avec une butée d'arrêt prévue à cet effet.
Les sollicatations axiales que subit la liaison axe-bouton sont dues d'une part à la pression des doigts agissant sur le bouton qui, en général, n'est pas distribuée sur la surface de celui-ci de manière uniforme et d'autre part au fait que certains usagers manoeuvrent le dispositif en saisissant des doigts les nervures prévues à cet effet à la surface du bouton et exercent de ce fait une légère traction sur celui-ci.
Ces dispositifs présentent en outre l'inconvénient que leurs mouvements ne peuvent être stockés à l'état fini pour les vendre ensuite, au fur et à mesure des commandes obtenues, avec des boutons de forme et de couleur susceptibles de varier de commande à commande.
La présente invention a précisément pour objet un dispositif avertisseur présentant un bouton de commande qui obvie à ces inconvénients.
Ce dispositif .est caractérisé par le fait que ledit bouton est monté amoviblement sur son axe et présente, inséré dans sa masse, une lame métallique transversale, s'engageant dans une rainure pratiquée dans l'axe de manière à entraîner rotative- ment ce dernier et coopérant avec une butée solidaire de la platine pour limiter la rotation de ce bouton et par le fait que ce bouton présente une collerette périphérique venant s'insérer entre la platine et le boîtier de manière à le maintenir axialement.
La fig. 1 en est une vue en plan, vue de dessus, et la fig. 2 une coupe selon II-II de la fig. 1.
La fig. 3 représente une vue en plan du méca- nisme d'horlogerie et du mécanisme avertisseur.
Les fig. 4 et 5 sont des coupes développées respectivement suivant IV-IV et V-V dé la fig. 3. Les fig. 6 et 7 représentent respectivement une vue en plan et une vue en coupe du bouton de commande du dispositif.
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Le dispositif représenté au dessin comprend un mécanisme d'horlogerie classique et un mécanisme avertisseur dont les mobiles pivotent dans des paliers montés dans deux platines 11 et 12, maintenues à distance par des piliers 13. Le mouvement d'horlogerie comprend un balancier-spiral 14, coopérant avec une ancre 15 et une roue d'échappement 16 dont le pignon est mené par un train d'engrenage comprenant trois roues 17, 18 et 19, dont la dernière engrène dans un secteur denté 25, fixé sur un arbre central 27.
Le mécanisme avertisseur comprend un marteau 20 entraîné dans son mouvement alternatif par une roue à dents de loup 21 coopérant avec des goupilles 22 et commandée par une roue 23 dont le pignon engrène dans un secteur circulaire 26 fixé lui aussi sur l'arbre central 27.
Cet arbre, disposé au centre du dispositif, est inséré entre les deux platines que ses extrémités traversent, l'une pour s'engager sur une bonde 28 à laquelle s'accroche le ressort moteur 29 fixé d'autre part sur l'un des piliers 13 du bâti et l'autre pénétrant dans un bouton de commande 33. Ce dernier présente une lame radiale 32, insérée dans sa masse, et pénétrant dans une fraisure correspondante 31 pratiquée au bout de l'arbre 27 dont l'extrémité s'engage encore dans un logement central 70. Le mouvement de rotation de ce bouton est limité par la lame 32 qui vient buter contre une goupille 34 solidaire de la platine et se déplaçant dans une rainure circulaire 71 pratiquée dans le bouton et barrée par cette lame.
L'ensemble du dispositif est contenu dans un boîtier formé d'un fond 38 et d'une carrure-lunette 39 présentant une ouverture centrale pour le bouton. La lunette est munie d'un anneau 74 portant une graduation horaire, correspondant au laps de temps devant précéder le déclenchement du signal, et destiné à coopérer avec un index 73. Le bouton présente enfin une collerette circulaire 41 s'étendant entre la platine du dispositif et la carrure- lunette de manière à maintenir axialement le bouton.
Cette construction du bouton présente les avantages de réduire l'usure due à l'arrêt du dispositif en fin de sonnerie et de permettre un montage particulièrement simple et rationnel.
Pour permettre de tourner le bouton de commande sans actionner les rouages du mécanisme d'horlogerie et du mécanisme avertisseur, chacun de ces rouages présente un mobile muni d'un accouplement à frottement gras. C'est ainsi que les mobiles 19 et 23 présentent chacun un pignon solidaire de l'arbre du mobile, ainsi qu'une roue montée folle sur cet arbre, une calotte sphérique 35 étant interposée élastiquement entre ces deux pièces, de manière à les accoupler avec un certain frottement prédéterminé.
Le fonctionnement du dispositif est le suivant Lorsque le mécanisme est au repos, la lame 32 s'appuie contre la goupille 34 et l'index 73 du bouton se trouve légèrement en avant du chiffre 2 (voir fig. 6). Pour armer le ressort, on tourne le bouton en direction de la flèche de la fig. 3 entraînalnt; l'axe et en conséquence les deux secteurs 25 et 26 ce dernier est alors en prise avec le pignon du mobile 23. Après une rotation de 1600, au moment où l'index arrive en face du chiffre 0, le secteur 26 quitte le mobile 23 alors que le secteur 25 vient en prise avec le pignon .du mobile 19.
On arrête la rotation du bouton entre les chiffres 0 (0 heure) et 2 (2 heures) plus précisément à l'endroit correspondant au laps de temps après lequel on désire voir fonctionner l'avertisseur. Bien entendu, cette rotation n'entraîne que les pignons des mobiles 23 et 19 qui Pérapent à frottement gras. sur leurs roues. Lorsqu'on lâche le bouton, le secteur denté 25 agit sous l'action du ressort 29, sur le mobile 19 qui entraîne le mouvement d'horlogerie; le bouton revient donc en arrière jusqu'au moment où au niveau du chiffre 0, le secteur 25 lâche brusquement le mobile 19 et le secteur 26 engrène dans le pignon du mobile 23.
A cet instant le dispositif avertisseur est brusquement mis en marche jusqu'au moment où le bouton atteint sa position primitive au voisinage\ du chiffre 2.