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Procédé et installation pour le séchage des pâtes alimentaires longues La présente invention a pour objets un procédé et une installation pour le séchage des pâtes alimentaires longues, du type des macaroni, spaghetti et analogues, découpées en longueurs d'emballage alors qu'elles sont encore à l'état frais.
Le procédé de séchage suivant l'invention est caractérisé en ce qu'il consiste à enfermer les longueurs de pâte découpées, légèrement durcies par une opération de préséchage, à l'intérieur de cages à paroi perforée, convenablement entraînées en rotation à travers l'enceinte d'un séchoir.
L'installation de séchage suivant l'invention est caractérisée en ce qu'elle comprend en combinaison une enceinte ou préséchoir à l'intérieur de laquelle se déplace suivant un trajet en zigzag une série de claies formant supports pour les longueurs de pâte, une enceinte ou séchoir parcouru, également suivant un trajet en zigzag, par une série, en nombre égal à celui des claies précitées, de cages tournantes à couvercle articulé, et des moyens propres à assurer le chargement desdites cages à partir des claies.
Sur le dessin annexé La fig. 1 est une vue schématique en élévation d'une installation de séchage pour la mise en oeuvre du procédé suivant l'invention.
La fig. 2 est une vue en perspective d'une claie de préséchage.
Les fig. 3 à 5 sont des vues de côté schématiques illustrant le déplacement des claies de préséchage à travers les étages du préséchoir.
La fig. 6 est une coupe horizontale suivant VI-VI de la fig. 3.
La fig. 7 montre l'agencement du mécanisme d'ac- tionnernent associé à la brosse rotative destinée à opérer le balayage des claies de préséchage.
La fig. 8 est une coupe suivant VIII-VIII de la fig. 7. La fig. 9 montre le schéma de l'installation électrique associée au mécanisme des fig. 7 et 8.
La fig. 10 est une vue en perspective d'une cage tournante de séchage.
La fig. 11 illustre l'agencement du mécanisme de vidange des cages tournantes à la sortie du séchoir. La fig. 12 montre de la même manière le mécanisme d'ouverture des cages pour leur remplissage. L'installation représentée à la fig. 1 comprend deux enceintes 1 et 2, chacune desdites enceintes étant reliée à un générateur d'air chaud séparé (non représenté), propre à assurer l'admission dans l'espace intérieur de l'enceinte considérée d'un courant d'air à température et à degré d'humidité convenablement contrôlés.
L'enceinte 1 constitue le préséchoir à travers lequel les longueurs de pâtes alimentaires, découpées à l'état encore frais, sont légèrement durcies avant d'être complètement séchées par passage dans l'enceinte 2 ou séchoir.
A cet effet, le préséchoir 1 est parcouru en continu par une série de claies du genre de celle représentée en 3 à la fig. 2. Comme montré, chaque claie comprend. un bâti rigide constitué par l'assemblage de deux cornières ou longerons 4 et de deux traverses d'extrémité 5.
Sur la face supérieure de ce bâti 4-5 est tendu un treillage ajouré 6, en matière plastique ou en métal, dont la surface libre est divisée en compartiments longitudinaux séparés, au nombre de quatre dans l'exemple de réalisation représenté ; ces compartiments sont déterminés par cinq liteaux 7 fixés par leurs extrémités sur les traverses 5 du bâti, l'espacement desdits liteaux étant très légèrement supérieur à la dimension longitudinale des longueurs de pâte fraîche à sécher. Au voisinage de leurs extrémités, les longerons 4 du bâti 4-5 supportent deux paires de galets de roulement 8 et 9, montés fous sur des bouts d'axe 10 fixés latéralement sur lesdits longerons.
Cha-
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cun de ces longerons est en outre solidaire d'un goujon latéral 11, orienté transversalement par rapport au bâti 4-5, l'axe déterminé par les deux goujons 11 étant légèrement décalé d'un côté ou de l'autre de l'axe transversal médian dudit bâti, ainsi qu'on le comprendra mieux ci-après.
Les goujons latéraux 11 sont engagés à rotation à l'intérieur des rouleaux de deux chaînes parallèles 12 (fig. 1 et 3 à 6) entraînées par des roues dentées 13 ; comme montré en fig. 6, la commande de ces roues 13 peut être assurée au moyen de roues de chaîne 14 calées sur les arbres 15 qui supportent lesdites roues 13 et, entraînées à partir du moteur général 16 (fig. 1) de l'installation. Les roues 13 sont montées en superposition dans l'enceinte 1 du pré- séchoir, de manière à déterminer pour les claies 3 un trajet en zigzag.
Dans son déplacement, chacune de ces claies est guidée par roulement de ses galets 8, 9 sur deux chemins de roulement latéraux solidaires des parois de l'enceinte 1. Chaque chemin est constitué par deux séries de glissières ou fers horizontaux 17 et 18 superposés (fig. 3), les fers de chaque série s'arrêtant à une certaine distance de l'une des parois de l'enceinte 1 pour permettre le montage des roues dentées 13 et le passage des claies 3 d'un étage à l'autre, comme expliqué plus loin ; au voisinage de cette extrémité libre, chaque fer 17, 18 est découpé d'une ouverture 17a, respectivement 18a, qui se trouve ainsi disposée un peu en avant de la roue dentée 13 correspondante.
On comprend qu'entre deux roues dentées 13 successives, chaque claie de préséchage 3 est entraînée horizontalement par les goujons 11 solidaires des chaînes 12 ; les galets 8 et 9 roulent alors sur les fers 17 ou 18 en vis-à-vis. Lorsque les goujons 11 arrivent au droite des roues dentées 13, ils s'élèvent sur ces dernières et le déséquilibre provoqué par la position désaxée desdits goujons 11 détermine le basculement oblique de la claie.
Si l'on considère la claie représentée dans la partie gauche de la fig. 3, on peut voir (fig. 4) que les galets antérieurs 8 viennent alors porter contre les fers supérieurs 17 ; la montée des goujons 11 sur les roues dentées 13 provoque finalement, par appui des galets 8 contre ces fers 17, le bascule- ment en sens inverse de l'ensemble de la claie 3, de telle manière que les galets arrière 9 traversent les ouvertures 18a des fers intermédiaires 18. La claie 3 est enfin entraînée vers la droite sur la fig. 5, les galets 8 et 9 roulant alors sur les fers intermédiaires 18.
On conçoit de même que lorsque la claie 3 arrive ainsi vers la paire de roues dentées 13 opposée (partie droite de la fig. 3) le mouvement de bascule de la claie se produit en sens inverse. Le déséquilibre de la claie provoqué par la position désaxée des goujons 11 détermine le basculement des galets 8 vers le haut, lesquels galets traversent ainsi les ouvertures 17a des fers 17. La montée des goujons 11 sur les roues 13 provoque alors l'élévation de la partie de la claie solidaire des galets 9. Comme montré à la fig. 1, le brin inférieur des deux chaînes 12 est renvoyé de manière à sortir en dehors de l'enceinte 1 pour arriver à des roues 113 situées vers le poste de changement 19.
Lorsqu'elles arrivent à ce poste, les claies 3 actionnent un palpeur 20 branché sur le circuit électrique du moteur 16 de manière à arrêter momentanément celui-ci. Pendant son arrêt, chaque claie 3 est chargée de quatre rangées de longueurs de pâte (référencées 21 à la fig. 2), disposées transversalement entre les liteaux 7. Après le temps nécessaire au chargement, le moteur 16 se remet en marche sous l'effet d'une minuterie appropriée, de telle sorte que chaque claie 3 traverse le préséchoir en suivant le trajet des chaînes 10 ; le basculement des claies autour de chaque paire de roues 13 doit évidemment être limité à une valeur telle que les longueurs 21 ne glissent pas en dehors de la claie considérée.
Chacune des claies arrive ainsi à un poste de déchargement 22 (fig. 1), la durée du trajet étant réglée de manière à obtenir un léger durcissement des longueurs de pâte 21. Au poste 22, chaque claie actionne au passage un palpeur 23 commandant la mise en action d'une brosse 24 ; on notera que les choses sont agencées de façon telle que l'arrivée d'une claie pleine au poste 22 coïncide rigoureusement avec l'arrivée d'une claie vide au poste 19 de manière à assurer l'arrêt de cette dernière en vis-à-vis de la brosse 24.
Les chaînes 12 sont supportées au poste 22 par des roues extérieures 213 et elles sont ramenées de là au poste de chargement 19 par des roues 313 et 413.
Comme montré aux fig. 7 et 8, la brosse 24 est montée sur un axe 25 pourvu à ses extrémités de patins 26 engagés à coulissement dans des rails fixes 27. Sur l'axe 25, est rigidement calé angulairement et axialement un maneton 28, comportant un prolongement 29 introduit dans un rouleau d'une chaîne 30 ; cette chaîne est tendue entre deux roues dentées 31 dont l'une est entraînée par un moteur 32. Sur le circuit électrique d'alimentation de ce moteur sont insérés le palpeur électrique 23 précité, un interrupteur 33 (fig. 9) monté en dérivation sur le palpeur et un inverseur de sens de rotation 34.
L'interrupteur 33 est fixé à une extrémité de l'un des rails 27 de façon à être commandé par le patin 26 correspondant ; de la même manière, la tige d'actionnement 35 de l'inverseur 34 est solidaire de deux butées 36 et 37 disposées aux extrémités du rail 27 considéré. Lorsque le moteur 32 est à l'arrêt, le patin 26 maintient à l'ouverture l'interrupteur 33 ; le palpeur 23 est également ouvert. La fermeture momentanée de ce dernier lors de l'arrivée d'une claie 3 provoque la mise en marche du moteur 32 ; la brosse 24 se déplace de gauche à droite au contact de la claie 3 et chasse ainsi les longueurs de pâte 21.
Quand le patin 26 considéré atteint la butée 37, l'inverseur 34 commande le moteur 32 en sens inverse ; la brosse 24 revient ainsi à son point de départ et en fin de . course repousse simultanément la butée 36 et l'organe d'actionnement de l'interrupteur 33. L'ouverture de celui-ci provoque
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l'arrêt du moteur 32 car, entre-temps, le palpeur 23 s'est ouvert, la claie ayant encore avancé quelque peu. Le moteur 32 est alors prêt à réaliser un nouveau cycle lors de l'actionnement du palpeur 23 par la claie suivante.
Les longueurs de pâte 21 ainsi chassées de chaque claie 3 tombent à l'intérieur d'une cage tournante 38 qui se trouve arrêtée à un poste de chargement immédiatement en dessous. Chaque cage 38 (fig. 10) comprend une enveloppe ajourée ouverte en forme de cylindre incomplet, fermée par un couvercle 39 qui complète le profil cylindrique. Le couvercle 39 est articulé autour d'un bord longitudinal de l'ouverture de la cage. Son bord libre est raidi par une tringle longitudinale 40 dont les extrémités 40a dépassent latéralement par rapport au profil dudit couvercle.
La fermeture élastique de ce dernier est assurée au moyen de ressorts de torsion (non représentés) engagés sur l'axe d'articulation dudit couvercle.
La longueur de chaque cage tournante 38 est substantiellement égale à la largeur transversale des claies de préséchage 3 ci-dessus décrites. L'espace intérieur de chaque cage est divisé en quatre compartiments par des cloisons intérieures ajourées 41 et par les deux joues d'extrémité 42, elles-mêmes prévues ajourées ;
on comprend que les dimensions de chacun de ces compartiments sont telles que le contenu de chacune des quatre rangées longitudinales des claies 3 peut venir se disposer à l'intérieur d'un compartiment. Chaque joue d'extrémité 42 de la cage est solidaire d'un axe ou goujon latéral 43 propre à être engagé à rotation à l'intérieur des rouleaux de deux chaînes d'entraînement 44, convenablement renvoyées par des roues dentées motrices 45 montées à l'intérieur de l'enceinte 2 ou séchoir. Ces roues dentées 45 sont disposées en superposition de façon à déterminer pour les cages tournantes un trajet en zigzag analogue à celui des claies 3 à l'intérieur de l'enceinte 1.
Les roues 45 sont entraînées par un système de chaînes, lui-même entraîné par le moteur général 16 à travers un mécanisme réducteur schématisé en 53. Les chaînes 44 circulent ainsi entre un poste extérieur de déchargement 46 comportant des roues 145 et un poste de chargement extérieur 47 pourvu de roues 545, en passant par des roues intermédiaires 245, 345 et 445, pour revenir au poste 46 après avoir traversé toute l'enceinte 2.
L'une des joues latérales 42 de chaque cage 38 est solidaire d'une roue dentée 48 (fig. 10) destinée à coopérer avec une crémaillère 49 fixée dans l'enceinte 2 parallèlement au trajet de l'une des chaînes 44. On comprend que le déplacement des cages tournantes 38, sous l'action des chaînes 44, provoque, par engagement de leurs roues dentées 48 avec la crémaillère 49, l'entraînement en rotation desdites cages lors de leur passage à travers l'enceinte ou séchoir 2.
La joue latérale opposée de chaque cage 38 porte un relief 50 (fig. 10), orienté diamétralement et soli- daine d'un relief radial 51, disposé perpendiculairement audit relief 50, de manière à réaliser une configuration en T. Les extrémités libres de ces reliefs 50 et 51 sont taillées en forme de dents de manière à coopérer avec trois butées de guidage 52 (fig. 11) prévues à l'extrémité de sortie du séchoir 2, ainsi qu'il sera exposé ci-dessous en détails.
L'avancement des claies de préséchage 3 et celui des cages 38 sont synchronisés de telle sorte qu'une cage 38 se trouve disposée au poste de chargement 47 au-dessous d'une claie 3 elle-même située au poste de déchargement 22 lors de l'arrêt du moteur 16. Le couvercle 39 ayant été ouvert au moyen d'un mécanisme du type ci-après décrit, les longueurs de pâte 21 tombent dans les compartiments de la cage 38.
Comme indiqué plus haut, la remise en marche du moteur 16 est automatiquement commandée par une minuterie de telle sorte que les cages 38, refermées, traversent le séchoir 2 en tournant sur elles-mêmes, cette rotation assurant le séchage régulier des longueurs 21 qui restent parfaitement rectilignes ; la paroi des cages peut d'ailleurs comporter des reliefs destinés à favoriser la rotation des longueurs 21 sur elles- mêmes, en s'opposant à leur glissement le long de ladite paroi.
Les cages 38 sont ainsi amenées jusqu'au poste de déchargement 46. Immédiatement en avant de ce poste (fig. 11), la crémaillère 49 est interrompue de sorte que les cages ne sont plus entraînées sur elles- mêmes. Les butées 52 agissent alors sur les reliefs latéraux 50 et 51 pour amener la cage à se présenter finalement avec le couvercle 39 tourné vers le haut, quelle que soit la position de ce couvercle, lorsque ladite cage arrive au poste 46. Le relief diamétral 50 se trouve alors orienté horizontalement, le relief 51 orienté vers le bas, et il est maintenu à cette position par le profil inférieur 54a d'une rampe latérale 54 qui entoure la roue dentée 145.
Le profil supérieur 54b de la rampe 54 est destiné à coopérer avec les extrémités dépassantes 40a de la tige 40 pour assurer le soulèvement et l'ouverture du couvercle 39. Chaque cage 38 ainsi amenée en position inversée par les roues dentées 145, est automatiquement vidée, les longueurs de pâte séchées 21 tombant sur un transporteur ou sur un réceptacle 55 pour être emballées.
Les cages vides sont alors ramenées au poste de chargement 46 disposé au-dessous du poste 22 précité, un dispositif de butées et de rampe analogue à celui décrit ci-dessus assurant leur présentation correcte et l'ouverture de leur couvercle 39 pour le remplissage à partir des claies de préséchage. Ce dispositif a été très schématiquement représenté à la fig. 12 où l'on a utilisé les mêmes références qu'à la fi-': 11 en leur ajoutant 100. Les butées 152 assurent l'orientation correcte des cages 38, la rampe 154 avec ses bords profilés 154a et 154b assurant le maintien des cages et l'ouverture de leur couvercle qui se trouve alors vers le haut.
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