Procédé d'enregistrement mécanique du son et dispositif pour sa mise -en aeuvre Le présent brevet a pour objet un procédé pour l'enregistrement mécanique du son, et un dispositif pour sa mise en oeuvre.
L'enregistrement d'un son par voie mécanique s'effectue généralement au moyen d'un stylet ou d'une pointe qui trace un sillon dans une matière tendre formant le support de l'enregistrement. Ce sillon peut être formé soit par enlèvement de matière, soit par emboutissage ou repoussage de la matière. L'enre gistrement par repoussage est préféré, en particulier dans les appareils à dicter car ce procédé peut être mis en ceuvre sans aucun enlèvement de la matière du support. Toutefois, l'enregistrement par repous sage n'a pas pu être utilisé jusqu'à maintenant pour la production d'enregistrements de haute fidélité, car la qualité de ce procédé laisse à désirer.
En effet, jusqu'à maintenant, il était nécessaire d'appliquer sur le stylet une force si grande que la fidélité aussi bien que le niveau de réponse en étaient influencés défavorablement. La fidélité souffrait aussi des déformations élastiques que subissait le support de l'enregistrement après le passage du stylet.
On a déjà tenté de résoudre ce problème en réduisant les dimensions de la pointe du stylet jus qu'à environ 6,u et en n'appuyant le stylet contre le disque qu'avec une force de quelques grammes, de façon que le disque n'exerce pratiquement aucune réaction sur le stylet. Toutefois, ces tentatives ont conduit à la production de sillons tellement peu pro fonds et tellement étroits qu'ils ne formaient plus un guide suffisamment sûr pour l'aiguille de l'appareil de reproduction. Si on augmente la force d'appui du stylet, pour produire un sillon plus profond, la pointe fine du stylet crève la surface du disque.
Si on chercha à éviter ce phénomène, qui conduit à une détériora tion du disque, en inclinant le stylet sur le plan du disque, les avantages d'une meilleure définition que l'on recherchait en utilisant une pointe fine sont complètement perdus.
Le but de la présente invention est d'apporter une solution à ce problème en partant de la constatation qu'un stylet capable d'impressionner un support d'enregistrement par repoussage et soumis à une faible pression produit un sillon de meilleure qualité lorsqu'il vibre à une fréquence à la limite supérieure des fréquences audibles que lorsqu'il vibre à des fréquences plus basses.
Cette constatation a conduit à l'idée dont la justesse a été confirmée par de nombreux tests, de soumettre le stylet à une vibration d'un niveau énergétique relativement élevé et de superposer les vibrations à enregistrer à cette vibra tion initiale.
On peut ainsi obtenir un enregistrement de haute fidélité même aux basses fréquences. La fréquence d'excitation du stylet est choisie à un niveau suffisamment élevé au-dessus du niveau supérieur des fréquences à enregistrer pour éviter toute interférence. Ainsi la fréquence d'excitation sema d'environ le dou ble de la fréquence maximum, des sons à enregistrer.
Pour des reproductions audibles, la fréquence d7exci- tation doit être aux environs de 15 000 cps, soit au seuil du domaine ultrasonique, tandis que pour des enregistrements de haute fidélité, elle doit être d'au moins 30 000 cps.
Lorsque la fréquence d'excitation est choisie de façon à développer une forte énergie thermique dans la cartouche enregistreuse, les qualités de l'enregis trement sont considérablement améliorées. Pour cela, on peut utiliser une cartouche d'enregistrement résis tant à la chaleur, contenant des céramiques ou des corps ferroélectriques, tels que le titanate de baryum.
La chaleur développée par la cartouche et en parti- culier parle frottement de la pointe du stylet, sou mise à une vibration de haute fréquence, dans la matière du disque conduit à une réduction considé- rable de la réaction dynamique de la matière dans laquelle l'enregistrement se fait, sur le stylet et par conséquence améliore la sensibilité de cette matière à l'action de repoussage du stylet.
De cette façon, on peut obtenir un plus grand rendement du transfert électromécanique, ce qui peut permettre des enregis trements à un niveau de fréquence supérieur et une atténuation du bruit de fond. En outre, l'enregistre ment peut présenter une fidélité bien supérieure aussi bien à l'enregistrement qu'à la reproduction.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution d'un dispositif pour un exem ple de mise en aeuvre du procédé, objet du brevet.
La fig. 1 est une vue en élévation latérale par tiellement coupée selon la ligne 1-1 de la fig. 2, de ladite forme d'exécution du dispositif, la fig. 2 en est une vue en plan partielle, la fig. 3 est une vue en plan, de dessous, d'une partie du dispositif de la fig. 1, située au-dessus de la ligne 3-3 de cette figure,
les fig. 4 et 5 sont des coupes verticales à plus grande échelle d'une cartouche d'enregistrement et de reproduction selon les lignes 4-4 et 5-5 des fig. 5 et 4 respectivement, les fig. 6 et 7 sont des vues en plan partielles à plus grande échelle de la surface de disques portant respectivement un sillon non modulé et un sillon modulé,
les fig. 8 et 9 sont des coupes partielles de ces disques selon les lignes 8-8 -et 9-9 de la fig. 6, et la fig. 10 est un schéma du circuit électrique du dispositif.
Le dispositif représenté comprend une plaque de base 10 logée dans le fond d'un boîtier (non repré senté). Cette plaque 10 supporte un bâti 11 fixé à cette plaque par des pattes 12 s'étendant à l'extérieur du boîtier. Un cadre 13, en fonte d'aluminium est logé à l'intérieur du boîtier. Un cadre 13, en fonte d'aluminium est logé à l'intérieur du bâti (10, 11). Ce cadre est posé sur la plaque 10, à la partie arrière (à droite dans la fig. 2), à laquelle il est fixé par des vis 14.
Ce cadre présente une partie creuse 15 de forme rectangulaire située au centre de l'appareil, qui porte des paliers situés l'un au-dessus de l'autre, l'un à la partie supérieure et l'autre à la partie inférieure de la cage 15. Un arbre vertical 16 pivoté dans ces paliers s'étend au-dessus et au-dessous de la cage 15 par des ouvertures pratiquées à cet effet.
L'arbre 16 est maintenu axialement en place par une collerette 17 solidaire de l'arbre 16 et butant contre la paroi supérieure et la paroi inférieure de la cage 15. Un disque plat 18 est engagé rotativement sur l'extrémité inférieure de l'arbre 16 et est supporté par un palier de butée axiale 16a. Ce disque est entraîné par un moteur M par l'intermédiaire d'une courroie 18a. Au moyen d'un accouplement à griffe C, on peut accoupler le disque 18 à l'arbre 16.
Un second disque 19 est fixé à l'extrémité supé rieure de l'arbre 16, ce disque étant engagé dans la portion centrale d'une plaque d'enregistrement circu- laire 20. Le disque 19 présente des tenons 21 dirigés vers le haut et répartis le long de sa périphérie. Ces tenons sont allongés en arc de cercle coaxialement à l'arbre 16 et peuvent s'engager dans des fentes de dimensions correspondantes pratiquées dans le dis que 20.
L'un de ces tenons, désigné par 21a, dans la fig. 2, est de longueur supérieure aux autres et une fente de même longueur lui correspond dans le dis que 20, de sorte que ce dernier ne peut être posé sur la plaque 19 que dans une seule orientation bien déterminée.
Le disque d'enregistrement 20 est un disque mince en matière plastique flexible telle par exemple que la Vinylite v (marque déposée). Une couronne de sup port 22, en matière élastique, s'étend autour de la plaque 19 immédiatement sous la portion utile du disque 20, de façon à la supporter tout en lui per mettant de glisser à sa surface. Cette couronne peut, par exemple, être de feutre. Elle est montée sur la face supérieure de la cage 15 et son niveau supérieur s'étend un peu au-dessus de celui de la plaque 19, de sorte que le disque 20 repose constamment sur cette couronne.
Pour assurer la position voulue à la cou ronne 22, on peut la poser sur une portion renflée 23 de la cage 15 en forme de plate-forme annulaire.
La disposition décrite ci-dessus présente l'avan tage d'éviter que les vibrations du moteur ne se trans mettent au disque 20 par l'arbre 16 ou par le support.
Le cadre 13 présente un montant 24 à son extré mité droite et un montant 25 à son extrémité gauche, les montants 24 et 25 supportant une tige horizon tale 26 capable de guider un chariot 27. La partie principale de ce chariot recouvre la tige 26 et pré sente des pattes 28 repliées vers le bas, supportant un palier 29 engagé sur la tige 26 et capable de se déplacer le long de cette dernière. Une vis 30 per met de déplacer le chariot 27 le long de cette tige.
La vis 30 est pivotée à l'une de ses extrémités sur un pivot 31 porté par le montant 25, et à son autre extrémité sur un pivot à cône 32 qui est porté par un montant 33 qui s'étend au-dessus du cadre 13, à la partie arrière de la cage 15. La vis de commande porte un pignon 34 en prise avec la collerette 17 fixée sur l'arbre 16. La place nécessaire pour cet engrenage est ménagée par une ouverture 35 dans la paroi supérieure du cadre 13.
Pour accoupler la vis 30 au chariot 27, le dispo sitif décrit comprend un bras 36, qui s'étend vers l'avant et qui est fixé au chariot. Ce bras se termine vers l'avant par une portion arquée qui recouvre la vis 30. Dans sa partie centrale, le bras 36 présente des pattes latérales 38 pliées à angle droit vers le bas. Ces pattes sont traversées par une tige 39 sur laquelle est pivoté un bras inférieur 40 dont une extrémité s'étend en arc de cercle sous la vis 30.
Sous l'influence d'un ressort de torsion 41 armé entre le bras inférieur 40 et une des pattes 38, les deux bras 36 et 40 sont serrés sur la vis 30, de telle façon qu'ils prennent une position d'équilibre naturelle puis que le chariot 27 est pivoté librement sur la tige 26. La vis 30 présente un filet très fin et les portions des bras 36 et 40 qui appuient sur cette vis sont suffi samment larges pour s'appuyer sur un grand nombre de filets. L'entraînement est ainsi rendu aussi uni forme que possible.
L'appui élastique qui est réalisé entre les bras 36 et 40 et la vis 30 a également pour effet d'éviter dans une grande mesure la transmission des vibrations. Au moyen du dispositif décrit ci-des sus, on peut réaliser des enregistrements à microsillons présentant jusqu'à 20 sillons/min et plus.
Le filetage de la vis 30 présente un nombre de filets au millimètre qui est au moins égal à la moitié du nombre de sillons au millimètre que le disque doit présenter. Bien que le dispositif d'entraînement à vis filetée et lames élastiques pressées sur la vis assure un entraînement progressif et régulier du chariot, ce dernier peut être déplacé à la main sans qu'il soit nécessaire de dégager la vis des lamelles élastiques qui appuient sur elle. Les lamelles ne subissent aucune usure lorsqu'on déplace le chariot à la main, du fait de la finesse des filets que porte la vis 30.
Sur l'extrémité du chariot 27 est monté un bloc 44 auquel est fixée une languette 45, horizontale, de forme rectangulaire présentant des pattes 46 à 47 à son extrémité arrière. Une plaque latérale 48 présen tant une languette 49 est fixée à la patte latérale 46. Des pivots à cônes 50 et 51 sont fixés respective ment à la languette 49 et à la plaquette inférieure; l'un au-dessous de l'autre. Ces pivots supportent un anneau 52 en lui permettant de pivoter autour d'un axe vertical. Un tube horizontal 53 supporté pas des pivots à cônes 54 et 55 solidaires de l'anneau 52 est engagé dans ce dernier et peut ainsi se mouvoir libre ment dans toutes les directions, par rapport au cha riot 27.
Une lame de support 56, pliée en L et pré sentant une patte frontale percée d'une ouverture est fixée à une des extrémités du tube 53. Un bras enre- gistreur-reproducteur 57 qui sera appelé, par la suite le bras sonore, est fixé à la lame 56, dans son aligne ment, mais de façon à pouvoir se déplacer latérale ment par rapport au chariot.
Pour réaliser cette liaison, un plot 58 est riveté sous la lame 56 au moyen de rivets 59. Ce bloc pré sente une fente verticale dans laquelle est engagée une lamelle élastique 60, soudée à ce plot. L'autre extré mité de cette lamelle élastique est engagée de la même façon dans une fente que présente l'extrémité postérieure du bras 57. Pour amortir la transmission des vibrations du bras au chariot, la portion de la lamelle 60 qui s'étend entre le plot 58 et le bras 57 est emprisonnée dans une masse de matière visqueuse telle que le Viscoloïd (marque déposée).
De même, l'extrémité postérieure du bras 57 peut être embrassée elle-même par des coussins 62 de cette matière interposés entre les côtés du bras et des lan guettes latérales que présente un pont 63 en forme de U recouvrant l'extrémité antérieure du bras 57, ce pont, lui, étant fixé par des rivets 59. A l'extrémité extérieure du bras 57 est montée une cartouche 64 d'enregistrement et de reproduction, portant un sty- let 65 à son extrémité inférieure, ce stylet étant appuyé sur le disque 20.
A l'autre extrémité du tube 53 qui s'étend en arrière de son point de pivotement, est placé un contrepoids 66. Ce poids et un second poids 67 fixé sur le bras 57 sont choisis de telle façon que la force avec laquelle le stylet appuie sur le disque est de l'ordre de 3 à 5 gr. Pendant l'enregistrement, l'anneau 52 est bloqué par rapport au chariot au moyen d'une plaque de blocage 68 mobile sur la pla que 45 et guidée par une fente 69 dans laquelle est engagé un tenon. Cette plaque de blocage présente des pattes latérales 70 à son extrémité antérieure, ces pattes appuyant contre des portions diamétralement opposées de l'anneau 52, lorsque la plaque de blo cage est déplacée vers l'avant. Un levier 71 permet de déplacer la plaque de blocage 69.
Ce levier pré sente des oreilles latérales pivotées en 72 sur les pattes 46 et 47. Ce levier présente un bras 73 engagé dans une ouverture 74 de la plaque de blocage pour accoupler ce levier à ladite plaque. Une lame res sort 75 rivée en 76 à la face inférieure de la pla que 45 et présentant une portion extrême 75a, en forme de V, appuis contre l'extrémité inférieure de ce bras. La portion en V 75a exerce une force sur le bras 73 et appuie sur le levier 71.
L'action de ce levier s'exerce sur la plaque de blocage qui est constamment sollicitée vers l'avant, pour bloquer l'anneau 52 lorsque le levier à main est dans sa position arrière ou position d'enregistrement repré sentée à la fig. 1. Lorsqu'on déplace ce levier vers l'avant en position de reproduction, la plaque de blocage est libérée de l'anneau 52, en permettant ainsi au bras sonore de se déplacer latéralement et de sui vre mieux le tracé du sillon gravé dans le disque.
Lorsqu'on fait pivoter le chariot vers l'arrière, de façon à soulever le bras 73 du disque, avant de dépla cer le chariot à la main, une lame ressort 77 montée sur le bras 49 de la plaque 45, s'engage dans une encoche en V 78 dans la face sup6rieure du contre- poids 66 et contre le bras sonore par rapport au chariot.
Lorsqu'on replace ce bras sur le disque, ce ressort en porte à faux est libéré de l'encoche 78, ce qui redonne au bras sa liberté de mouvement dans le sens latéral et lui permet de suivre le tracé de l'en registrement.
Il est évidemment nécessaire d'utiliser une cartou che d'enregistrement sensible aux fréquences ultra- soniques, puisque cette cartouche doit être soumise à une excitation dans ce domaine de fréquences,
cette excitation se superposant au signal enregistré. La cartouche utilisée comprend une matière ferroélectri que ou céramique faite de titanate de baryum. Lors que cette cartouche est montée en porte à faux et est pincée en un point intermédiaire entre ses extré mités de façon à créer un naeud à cet endroit,
sa sensibilité aux différentes fréquences est approxima tivement constante dans toute la gamme des fré quences audibles et jusque dans la gamme ultra- sonique. Ainsi la cartouche 64 qui est représentée en détail aux fig. 3, 4 et 5 comprend un bloc 79 de matière isolante telle que la Lucite (marque dépo sée) dans lequel -est vissée une vis 79a. Cette vis s'étend dans une fente 80 que présente le bras sonore 57 et permet de fixer le bloc 79 à ce bras.
Ce bloc présente une forure 81 qui s'étend verticale ment et traverse le bloc 79 de part en part. Dans la partie supérieure de cette forure s'étend un piston 82 également en matière isolante. Ce piston dépasse le bloc 79 vers le haut et est engagé dans la fente 80 de façon à former un tenon de positionnement pour la cartouche. Ce tenon est finalement engagé dans la forure 81 et se termine au milieu de la hauteur de cette forure. Dans sa partie inférieure, il présente un logement axial 83. Dans ce logement est engagée l'extrémité supérieure d'un élément 84 de titanate de baryum. Cet élément en forme de barreau occupe le reste de la forure 81 et s'étend vers le bas en dessous du bloc 79.
A son extrémité inférieure est fixé le stylet 65, au moyen d'un ciment résistant à la chaleur, tel par exemple qu'une résine Epoxy.
Le barreau 84 est de section rectangulaire et ses dimensions sont telles qu'il reste en contact avec une des faces de la cavité 83 comme on le voit à la fi-. 4. Pour colmater le reste de la cavité 83, on utilise une masse de ciment 87, de préférence de même compo sition, comme on le voit à la fig. 5. Deux vis hori zontales 88, engagées dans des parois opposées du bloc 79 et diamétralement opposées par rapport à la forure 81 appuient contre le barreau 84, en un point situé environ au tiers de la hauteur de ce dernier. Ces vis sont bloquées par des écrous 89. Leurs pointes en contact avec l'élément 84 déterminent un point nodal des vibrations propres de ce barreau.
De cette façon, la sensibilité du barreau est maintenue approxi mativement constante dans toute la gamme audible, ainsi que dans le domaine ultrasonique. De plus, le fonctionnement du barreau présente un rendement électromécanique maximum dans toutes ces bandes de fréquences.
Le barreau 84 porte des électrodes sous forme de films conducteurs déposés sur ses faces latérales. Ces électrodes permettent de mettre le barreau sous ten sion, de façon à faire fléchir le barreau dans le plan du papier comme on le voit à la fig. 5. Les vis 88 permettent de relier les électrodes à une source de tension. Un fil blindé 90 passe à travers le tube 53. Le fil et le blindage sont connectés respectivement à des bornes 91 et 92 montées sur un bloc en matière isolante 93, fixé à la face inférieure de la lame 56 par une vis 94. Des ressorts de tension 95 assurent les connections entre ces bornes 91 et 92 et les vis de fixation du barreau.
Comme on le voit au schéma de la fig. 10, l'appa reil décrit comprend un microphone d'enregistre ment 96, un amplificateur électronique 97, une source à haute fréquence 98, un commutateur enregistre ment-reproduction 99, un interrupteur de mise en service 100 et une bobine<B>101</B> de commande d'un contacteur de contrôle 102 et de l'accouplement C. La puissance nécessaire est fournie par une fiche P, à travers une ligne L. Pour simplifier, les circuits de la fig. 10 ont été représentés à une seule ligne, avec retour par la terre. Le commutateur 99 est à trois pôles avec double contact.
Il comprend les éléments 103, 104 et 105 mobiles chacun entre des éléments désignés par a et b.
Pendant l'enregistrement, l'appareil 96 fonc tionne comme microphone. Il est connecté à travers le pôle l03 et son contact a à l'entrée de l'amplifica- teur 97. La sortie de cet amplificateur est reliée par le pôle 104 et son contact a à la cartouche 64 fonc tionnant en enregistreur. La mise en rotation du sup port rotatif est obtenue par une pression exercée sur le contacteur de mise en marche 100, ce qui met sous tension la bobine<B>101.</B> La bobine 101 provoque la fermeture du contacteur 102 et la mise en action de l'accouplement C. Lorsque le contacteur 102 est fermé, l'oscillateur 98 est connecté par ce contacteur et le pôle 105 par son contact a à l'entrée de l'étage de puissance 106 de l'amplificateur 97.
Le fait d'uti liser l'étage de sortie de l'amplificateur aussi bien pour les fréquences enregistrées que pour les fré quences ultrasoniques superposées présente l'avan tage de réduire la puissance demandée à l'oscilla teur 98. On commande l'oscillateur conjointement avec la mise en marche de l'appareil, de telle façon que les oscillations haute fréquence ne sont condui tes à la cartouche d'enregistrement que lorsque l'appareil est en marche, ce qui évite que le stylet puisse agir sur la matière du disque lorsque ce dernier est immobile. Le commutateur 99 est couplé au levier à main 71 comme le montre la ligne poin tillée 107 sur la fig. 10.
Ce contacteur est donc éga lement commandé par le levier 71. Lorsque ce der nier est amené en position de reproduction, la cartou che 64, fonctionnant en cartouche de reproduction, est connectée par le pôle 103 et son contact b à l'entrée de l'amplificateur et la sortie de ce dernier est connectée par le pôle 104 et son contact b à l'organe 96 fonctionnant en détecteur. Le pôle 105 est en position ouverte et coupe la connexion entre l'oscillateur 98 et l'amplificateur.
Dans les fia. 6 et 8, on voit en 108 la forme des sillons que l'on obtient par emboutissage en utilisant un stylet dont la pointe présente un rayon d'envi ron 6 @t soumis à une charge de l'ordre de 3 à 5 g, sans soumettre ce stylet à une excitation de haute fré quence. On constate qu'un tel sillon très faible est totalement incapable de guider l'aiguille détectrice lors de la reproduction. Si on augmente la force exercée par l'enregistreur sur le disque pour obtenir un sillon suffisamment profond, capable ensuite de guider l'aiguille reproductrice, la surface du disque se déchire.
En outre, les ondulations latérales que doit présenter le sillon en réponse aux oscillations à fré quence audible auxquelles l'enregistreur est soumis sont fortement atténuées du fait de la résistance à la déformation opposée par la matière du disque à la pénétration du stylet. En revanche, lorsqu'on superpose une excitation à haute fréquence à l'oscillation basse fréquence transmise au stylet par le microphone enregistreur, le stylet forme un sillon plus large et plus profond, présentant des flancs fortement inclinés comme on le voit en 109 dans les fig. 6 et 9. En d'autres termes, le même stylet soumis à une charge faible forme un sillon profond et large, sans détériorer la matière du disque. Ce résultat serait impossible à obtenir si on se contentait d'augmenter la charge sur le stylet.
Les raisons pour lesquelles le sillon obtenu dans les conditions décrites est plus large et plus profond sont multiples.
1) L'énergie que développe le stylet en vibrant à haute fréquence, énergie qui lui est communiquée par le courant HF sous l'influence duquel il est placé permet au stylet d'effectuer le travail nécessaire pour repousser la matière du disque de façon à former un sillon profond. La face d'appui n'a donc pas besoin d'être particulièrement grande.
2) Les vibrations latérales du stylet provoquent par frottement, un échauffement du stylet. De même, le barreau 84 se chauffe et communique son énergie thermique au stylet. Cet effet thermique diminue la résistance de la matière du disque à la déformation et tend à faciliter des déformations permanentes de cette matière. Autrement dit, la chaleur dégagée diminue la réaction élastique du disque. L'effet ther mique a encore pour conséquence que les réactions du stylet sous l'effet des oscillations à fréquence audi bles sont d'amplitude plus grande. En outre, leur linéarité est améliorée.
Il en résulte que le rapport entre le son et le bruit de fond est augmenté et que le son enregistré présente une plus faible distorsion.
Le sillon plus profond et plus large que les sillons usuels forme un guide plus efficace et plus fidèle pour l'aiguille de reproduction.
Pour la reproduction, on peut utiliser le même stylet que pour l'enregistrement ou un stylet de dimen sions plus grandes. Si on utilise le stylet 65, le fond plat du sillon 109 se déformera sous la pression de la pointe du stylet jusqu'à ce que la face latérale du stylet appuie contre la face latérale du sillon (fig. 9), tandis que si le stylet reproducteur 111 est plus large que le stylet enregistreur, la pointe de ce stylet appuyera directement contre les flancs du sillon, comme on le voit à la fig. 9.
Le dispositif décrit permet d'obtenir un sillon relativement large et profond présentant des modula tions très fines, qui peuvent être suivies par un stylet reproducteur également très pointu. De ce fait, il permet des enregistrements de meilleure qualité pour une vitesse d'enregistrement donnée ou en revanche, des enregistrements d'une qualité donnée avec des vitesses plus faibles que ce qui était possible jusqu'à maintenant.
Le dispositif décrit permet l'utilisation de stylets dont la pointe a un rayon de 2,4 ii et même moins avec lesquels on peut obtenir des enregistrements de bonne qualité à une vitesse de quatre tours par minute seulement.
Le dispositif peut être utilisé avantageusement pour l'enregistrements de livres parlés par exem ple, tels que ceux qu'utilisent les aveugles. Il permet en effet d'enregistrer un texte parlé de plusieurs heures sur chaque face d'un disque standard de 25 cm de diamètre.
Pour obtenir les meilleurs résultats, il est indiqué de choisir judicieusement les dimensions du stylet, la vitesse linéaire d'enregistrement et la fréquence du courant d'excitation, de telle façon que le phénomène appelé crusping apparaisse. Par crusping , on désigne le phénomène qui se produit lorsque chaque oscillation latérale du stylet sous l'effet du courant d'excitation HF recouvre partiellement le chemin suivi au cours de l'oscillation précédente.
Dans ces conditions, la fréquence du courant d'excitation HF doit être choisie en fonction de la vitesse linéaire de déplacement du stylet par rapport au disque, de telle façon que le déplacement du stylet dans le sens du sillon au cours de chaque oscillation est au plus égal à la largeur de la portion du stylet qui est engagée dans la matière du disque.
Par exemple, si la vitesse linéaire de formation du sillon est de 190, m/sec. -et que le diamètre de la pointe du stylet est de 12 #t, la fréquence d'excitation minimum du stylet doit être de l'ordre de 15 000 cps. Lorsque cette condition est réalisée, les faces latérales du sillon sont légèrement ondulées, comme on le voit aux fig. 6 et 7.
Selon un autre exemple, on peut utiliser un stylet dont la pointe a un rayon de 6 Et et est soumise à une force de 3 à 5 gr.
La tension d'excitation sur la cartouche enregistreuse peut avoir une amplitude de 100 V et une fréquence de 30 000 eps. Dans les conditions de cet exemple, on a obtenu des enregis trements pratiquement plats entre 40 et 15 000 cps et dont le rapport son/bruit de ,fond était de plus de 40 db avec une distorsion inférieure à 2 %.
Dans un autre exemple encore, le stylet peut avoir une pointe de 2,4 #t de rayon, le sillon peut être de 40 #t et la vitesse d'enregistrement de 8 t/m. Dans ces conditions, on peut enregistrer pendant plus de six heures sur chaque face d'un disque de 25 cm de diamètre, la reproduction étant fidèle en moyenne à la fréquence de 7500 cps.
La reproduction des enregistrements obtenus au moyen du dispositif décrit peut se faire au moyen de la même cartouche et du même stylet que l'enregis trement, en utilisant la même pression et sans qu'il soit nécessaire de prévoir d'aurore support pour le bras sonore que celui qui relie ce bras au chariot. Cette lamelle élastique est ajustée en fonction du moment d'inertie du bras sonore, de telle façon que la fréquence propre du bras soit de l'ordre de 100 cps. Cette fréquence détermine le point en dessous duquel l'enregistrement se fait avec une amplitude constante.
De plus, le système de suspension du bras sonore décrit ci-dessus permet l'utilisation de la même car touche pour l'enregistrement et la reproduction. En effet, dans la bande d'amplitude constante, la suspen sion du bras sonore se déforme élastiquement pour permettre au stylet de suivre le sillon sans user le disque. Aux fréquences supérieures, le bras sonore agit comme s'il était rigide et transmet les vibrations détectées par le stylet, mais comme la masse du barreau 84 est très petite et que la rigidité est faible aux hautes fréquences, le bras réagit aux modulations du sillon sans user le disque.
Ainsi, le même bras est utilisable pour l'enregistrement et pour la reproduc tion, lorsqu'un courant HF est superposé aux signaux à fréquences audibles durant l'enregistrement.