Procédé de préparation du chlorure de la carnitine
La présente invention est relative à un procédé de préparation du chlorure de l'acide d, l-y-triméthyl- amino-p-hydroxybutyrique, autrement connu sous le nom de chlorure de d, l-carnitine, répondant à la formule :
EMI1.1
Des recherches expérimentales assez récentes ayant permis de découvrir et de préciser une action biologique de la carnitine, utile à l'organisme animal ou humain, la production de cette substance par des moyens autres que ceux basés sur le traitement du jus de viande, du petit lait ou de toute autre source naturelle de carnitine, présente un grand intérêt industriel.
Il est à noter cependant que, jusqu'à présent, ni à partir de sources naturelles, ni par synthèse, on n'a réussi à préparer facilement et en quantités importantes, à l'état cristallisé, de la carnitine pure, le seul mode d'isolement actuellement connu consistant à précipiter le chloroaurate, reineckate ou complexe mercurique hors de fractions extraites de l'extrait de muscle, de l'extrait de Liebig, du petit-lait ou d'autres sources naturelles. Non seulement ces méthodes imposent de longues et laborieuses et de ce fait coûteuses manipulations d'extraction, de purification et de régénération mais les agents. de précipitation utilisés n'étant pas sélectifs, il est très difficile de préparer par cette voie des quantités importantes de carnitine pure.
Quant aux procédés actuellement connus de synthèse de la carnitine, ils se résument dans les techniques suivantes.
En 1910, Engeland (Ber. 1910, 43, 2705) signale qu'en hydrolysant, pendant environ 10 heures, en solution hydroalcoolique concentrée de HCI, le chlo rométhylate de y-dimethylamino-ss-hydroxybutyroni- trile, il se forme des quantités. non négligeables d'un corps correspondant probablement à une com- binaison bimoléculaire (éther ou ester).
Dans le procédé d'Engeland, le dérivé monomoléculaire est sépare du dérivé dit bimoléculaire en mettant à profit le fait que le chloroaurate du dérivé bimo- léculai, re p, ayant u, ne plus forte teneur en or, est moins soluble que le chloroaurate de l'acide y-trimé thylamino-p-hydroxy-butyrique.
En 1953, H. E. Carter et P. K. Bhattacharyya (I. Am. Chem. Soc. 1953, 75, 2503) ont, de leur côté, décrit un autre procédé de synthèse de la carnitine. Ce procédé utilise, comme produit intermédiaire de synthèse de carn, itine, l'acide-y-amino-p- hydroxybutyrique.
Signalons enfin le procédé de E. Strack, H. Roehnert et I. Lorenz (Ber. 1953, 86, 525). Tout en utilisant, comme dans la présente invention, le chloromé. thylate de y-diméthyl-amino-p-hydroxybutyroni- trile à titre de produit de départ, ces auteurs réalisent l'hydrolyse, non pas direotemen, t, mais plar l'ifltermé- diaire de l'imino-éther éthylique formé en milieu alcoolique anhydre. En outre, ils utilisent le sel de Reinecke et le sulfate d'argent au cours des techniques d'isolement ultérieurement mises en oeuvre.
Le procédé selon l'invention permet d'obtenir le chlorure de la carnitine d'un degré minimum de pureté de 95 /o, meme en production industrielle.
Le procédé selon l'invention est caractérisé en ce qu'on fait réagir le chlorométhylate de ytdiméthyl- amino-, B-hydóxybultyronitrile avec une à deux fois et demie son poids d'une solution aqueuse d'acide chlorhydrique d'une teneur d'au moins 30'0/o à une température entre 500 et 800 C, qu'on refroidit le mélange en vue d'éliminer le chlorure ammonique ainsi que toute autre impureté éventuellement formée, qu'on isole la carnitine en traitant le produit d'hydrolyse par l'alcool isopropylique et/ou l'alcool éthy- lique, et/ou l'acétone et/ou l'acide chlorhydrique aqueux concentré, qu'on élimine le solvant,
lave le chlorure de la carnitine à l'acétone et/ou à l'alcool isopropylique.
Une mise en oeuvre du procédé selon l'invention peut t être décrite schématiquement comme 1'indique le tableau de la page 3.
Le procédé de production de la carnitine, selon l'invention, peut être réalisé de la manière suivante :
a) On hydrolyse le chlorméthylate de y-diméthyl- amino-p-hydroxybu, tyronitrile dans 1 à 2, 5 fois sa quantité d'HCI aqueux concentré et à une tempé- rature entre 500 et 800 C.
La durée de l'opération est de 3 à 7 heures. Il est préférable de prolonger la durée de la réaction lorsqu'on travaille à une température proche de la limite inférieure de température indiquée. La réac- tion peut s'effectuer à pression atmosphérique. Dans ce cas l'appareil doit être muni d'un réifrigérant ascendant pour minimiser les pertes en HC1. A l'échelle industrielle, toutefois, il est préférable, quoique non essentiel, d'opérer en vase clos.
L'HCl aqueux concentré utilisé doit, pour assurer un bon rendement en produit final, contenir un minimum de 30'0/o et de préférence 38 < Vo d'HCl en poids (D = 1, 19).
En faisant réagir le chlorométhylate de yKdimé- thylamino-p-hydroxybutyronitrile en milieu chlorhy- drique aqueux concentré, éventuellement saturé en HGl gazeux, on dispose d'un milieu réactionnel qui non seulement permet une hydrolyse complète du nitrile mais dont l'intérêt se marque également dans les opérations ultérieures d'isolement et de purification.
En effet, en raison des relations de solubilité des différents produits en présence après hydrolyse, le milieu chlor- hydrique aqueux concentré permet une séparation facile du NH4CI ainsi que de tous autres sous-produits formés. II permet en outre un isolement direct du produit principal d'hydrolyse par l'utilisation de solvants sélectionnés.
Il y a lieu de souligner ici la nécessité d'éviter autant que possible de former des dérivés olefiniques en meme temps que la carnitine pendant l'opération d'hydrolyse. Dans le procédé selon l'invention, la température de la réaction d'hydrolyse est comprise e. ntre 500 et 800 C ;
il a été constaté en effet que la limite inférieure est encore suffisamment élevée pour assurer, dans un temps normal, une hydrolyse suffisante du nitrile tandis que la limite supérieure reste suffisamment basse pour minimiser la formation de sous-produits en même temps que la carni tine. Des réactions effectuées à des températures dépassant des limites conduisent nécessairement à la formation de dérivés oléfiniques dans le produit final, formation accompagnée d'une diminution correspon- dan, t, e de la teneur en carnitine de ce dernier.
L'hydrolyse dépend de facteurs dont les principaux sont la température, la durée de la réaction, la concentration de l'HCl aqueux utilisé et le rapport entre la quantite d'HCl aqueux et la quantité de ni trile mises en oeuvre. Les rapports entre ces facteurs peuvent varier, dans certaines limites, selon les pos sibilités matérielles disponibles et les préférences personnelles du chimiste. Par exemple, la durée de la réaction peut varier en proportion inverse de la tem pérature qui reste toutefois dans les limites spécifiées plus haut.
Les conditions d'hydrolyse spécifiées dans les exemples cités plus loin sont celles qui, dans les conditions dans lesquelles les réactions décrites étaient effectuées, facilitaient le plus les opérations s ultérieures de séparation et de purification par les moyens indiqués.
b) A, près hydrolyse du nitrile, le mélange réac- tionnel est refroidi à environ 0"-5 C et main. tenu à cette température jusqu'à cristallisation du maximum du NHlCl et d'autres sous-produits formés.
Comme la concentration en HC1 de la solution initiale diminue au cours de l'hydrolyse et comme le NH4CI et autres sous ; produits consenent néanmoins une certaine solubilité dans le milieu réactionnel, on peut diminuer cette solubilité, et compenser les pertes et consommations d'HCI, en saturant le mélange réactionnel, par du HCl gazeux à froid, avant la cristallisation fractionnée. Cette opération de saturation n'est toutefois pas essentielle pour la bonne réalisation du procédé suivant l'invention, n'étant citée qu'à titre de manoeuvre supplémentaire susceptible de fa ciliter l'opération.
Après élimination du NH4C1 et des sous-produits éventuels qui cristallisent simultanément, le mélange réactionnel s'il est nettement coloré, est purifié au moyen d'un agent d'adsorption.
c) Les opérations d'isolement et de purification du chlorure de d, 1-carnitine après hydrolyse du nitrile correspondant peuvent s'effectuer selon l'une des variantes suivantes.
Le choix de la variante à utiliser dépendra en premier lieu de la décision d'évaporer ou non la solution d'hydrolyse.
Ces variantes qui représentent différentes expres- sions des mêmes principes de base sont particulièrement efficaces étant fondées sur FutiHsation de sol vants spécialement sélectionnés pour correspondre aux conditions particulières de la réaction. d'hydro- lyse.
La sélection des solvants utilisés s'opère non seulement en vue de faciliter les opérations d'isolement et de purification, mais surtout en vue d'assurer un haut degré de pureté au produit final.
La première condition que doivent remplir ces solvants est d'être hydrophiles. A ce titre, on pour
EMI3.1
<tb> <SEP> Hydrolyse <SEP> du <SEP> Nitrile <SEP> à <SEP> 500-800 <SEP> C
<tb> <SEP> I.
<tb>
<SEP> Refroidir <SEP> vers <SEP> 00-5çC <SEP> (1)
<tb> <SEP> Eliminer <SEP> le <SEP> NHICl
<tb> <SEP> et <SEP> tout <SEP> autre <SEP> sous-produit <SEP> formé
<tb> <SEP> Evaporer
<tb> <SEP> I <SEP> I
<tb> <SEP> Reprendre <SEP> dans
<tb> l'alcool <SEP> isopropylique
<tb> <SEP> Filtrer
<tb> Reprendre <SEP> dans <SEP> l'HCI
<tb> <SEP> conc.
<tb>
<SEP> Filtrer
<tb> <SEP> P <SEP>
<tb> <SEP> Evaporer
<tb> <SEP> I <SEP> I <SEP> I
<tb> <SEP> y,
<tb> <SEP> v
<tb> <SEP> Reprendre <SEP> dans <SEP> Reprendre <SEP> Reprendre <SEP> dans
<tb> l'alcool <SEP> isopropylique <SEP> dans <SEP> l'alcool <SEP> éthylique <SEP> l'alcool <SEP> isopropylique
<tb> <SEP> Filtrer
<tb> <SEP> Reprendre <SEP> des <SEP> cristaux
<tb> <SEP> dans <SEP> l'alcool <SEP> éthylique
<tb> <SEP> Filtrer <SEP> Filtrer <SEP> Filtrer
<tb> <SEP> Laver <SEP> à <SEP> l'acétone <SEP> et <SEP> sécher
<tb>
(1) Après hydrolyse, la solution chlorhydrique cône. peut être saturée en HC1 gazeux après refroidissement.
Une autre mise en oeuvre du procédé suivant l'invention peut être décrite comme suit :
EMI3.2
<tb> <SEP> Hydrolyse <SEP> du <SEP> Nitrile <SEP> à <SEP> 50 -80 <SEP> C
<tb> <SEP> I. <SEP> t
<tb> <SEP> Refroidir <SEP> vers <SEP> 00-5ç} <SEP> C
<tb> <SEP> Eliminer <SEP> le <SEP> NHlCl
<tb> <SEP> et <SEP> tout <SEP> autre <SEP> sous-produit <SEP> forme
<tb> Verser <SEP> l-carnitine <SEP> Verser <SEP> le <SEP> chlorure <SEP> de <SEP> d, <SEP> l-carnitine
<tb> <SEP> dans <SEP> l'alcool <SEP> isopropylique <SEP> dans <SEP> l'acétone
<tb> <SEP> Filtrer <SEP> Filtrer
<tb> <SEP> Laver <SEP> à <SEP> l'alcool <SEP> isopropylique <SEP> Laver <SEP> à <SEP> l'acétone <SEP> et <SEP> sécher
<tb> <SEP> Laver <SEP> à <SEP> l'acétone <SEP> et <SEP> sécher
<tb>
(1) Après hydrolyse,
la solution chlorhydrique conc. peut être saturée en HC1 gazeux après refroidissement. rait utiliser les alkanols inférieurs (de Ci à C4) ou des cétones aliphatiques inférieures telles que l'acétone.
Mais, tout en pouvant dissoudre l'eau encore présente dans la solution chlorhydrique de carnitine ou dans les cristaux eux-mêmes lorsque la solution d'hy- drolyse a été évaporée, ces solvants doivent, d'autre part, pouvoir également dissoudre le maximum des impuretés telles que le NH4CI Erestant, les. dérivés olé- finiques et autres produits indésirables qui souillent éventuellement le produit principal. Enfin, ils. ne doi- vent pas, par leur réactivité propre, introduire de nouveaux produits qui modifieraient l'action pharma cologique de la camitine.
De préférence, on traite la solution chlorhydrique d'hydrolyse directement par une quantité appropriée d'acétone ou d'alcool isopropylique et acétone, ou on l'évapore sous vide et le résidu cristallin ainsi obtenu est traité par l'alcool isopropylique ou éthy- lique ou successivement par ces deux alcools dans l'ordre cité.
Le fait de pouvoir évaporer ou non la solution chlorhydrique d'hydrolyse suivant le procédé d'iso- lement choisi représente en lui-même un avantage appréciable puisque plusieurs possibilitésd'ordre technique sont ainsi créées parmi lesquelles l'utilisateu. peut sélectionner celles qui correspondent à la capacité et aux caractéristiques de son appareillage.
Le traitement direct de la solution d'hydrolyse sans évaporation préalable de celle-ci offre les avan tages d'une part, de minimiser la corrosion de l'appareillage et, d'autre part, de réduire le nombre et la durée des opérations d'isolement et de purification.
Les différentes variantes des procédés d'isolement et de purification peuvent être décrites comme suit :
A. Lorsque la solution chlorhydrique d'hydrolyse est
évaporée avant detre traitée par les solvants
utilisés du procédé selon l'invention.
Dans ce cas, il faut avant tout éviter la formation de dérivés oléfiniques au cours de l'opération d'évaporation. Dans ce but, il est recommandé d'opé- rer sous vide et dans des limites de températures n'excédant pas 500-60o C. Les cristaux apparaissant au terme de cette évaporation sont ensuite traités par l'alcool isopropylique ou l'alcool éthylique pris sé- parément ou ces deux alcools successivemenjt, dans l'ordre cité.
On a également constaté que la dissolution des sous-produits qui souillent le produit principal peut s'effectuer de façon plus efficace si l'alcool utilisé à des fins de purification contient une certaine quan- tité d'eau, allant de 5"/o à 15 /o suivant le degré de pureté déjà atteint dans le produit à traiter.
Les différentes variantes de procédé qui peuvent être utilisées peuvent être décrites comme suit :
I. Le magma cristallin obtenu après évaporation de l'HCl est repris dans l'alcool isopropylique et ensuite filtré. Les cristaux obtenus. sont imprégnés d'alcool éthylique, de préférence contenant de 5 O/o à 15 /o d'eau. On laisse reposer le mélange pendant plusieurs heures et ensuite on essore à fond, on lave les cristaux avec de l'acétone et on sèche.
II. Le magma cristallin obtenu après évaporation de l'HCI est repris dans l'alcool éthylique, de préférence contenant de 5 < '/o à 15"/o d'eau. On laisse reposer le mélange pendant plusieurs heures et ensuite on essore à fond, on lave les cristaux avec de l'acétone et on sèche.
III. Le magmacristallinobtenuaprèsévaporation de l'HCl est repris dans l'alcool isopropylique, de préférence contenant de 5'a/o à 15'/o d'eau. On laisse reposer le mélange pendant plusieurs heures et ensuite on essore à fond, on lave les cristaux avec de l'acétone et on sèche.
IV. Le magma cristallin obtenu après évaporation de l'HCl est t repris dans l'alcool isopropylique, essoré et les cristaux repris dans l'HCl concentré. Le mélange obtenu est filtré et la solution chlorhydrique évaporée sous vide à une température ne dépassant pas 60 C. Les cristaux restant après l'évaporation sont ensuite traités suivant un des procédé décrits sous I, II ou III ci-dessus.
B. Lorsque la solution chlorhydrique d'hydrolyse est
directement traitée telle quelle, sans évaporation
préalable.
La solution chlorhydrique d'hydrolyse obtenue après séparation du maximum du NHCl et des autres impuretés éventuellement formées pendant l'hy- drolyse est d'abord purifiée, si nécessaire, au moyen d'un agent d'adsorption. Le chlorure de d, l-carnitinse peut être ensuite séparé et purifié par l'un des procédés suivants :
I. La solution chlorhydrique claire d'hydrolyse est versée dans l'alcool insopropylique à froid, la suspension ainsi formée étant de préférence refroidie.
Elle est ensuite filtrée et le précipité lavé à l'alcool isopropylique et puis à l'acétone et séché.
II. La solution chlorhydrique claire d'hydrolyse est versée dans l'acétone à froid, la suspension ainsi i formée étant de préférence refroidie. Elle est ensuite filtrée et le précipité lavé à l'acétone et séché.
Exemple I
On dissout dans 21. d'acide chlorhydrique con cen, tré (38 /o en poids : D : 1, 19) 2 kg de chloréthylate de I-dim6thylamino-p-hydroxybutyroniit-rile.
Cette solution est chauffée sous agitation pendant 3 h. à 750 C dans un appareil ouvert (pression atmosphé- rique) muni d'un réfrigérant ascendant et d'un agitateur. Lorsque la durée de chauffage est écoulée on refroidit ; la solution chlorhydrique est alors saturée par HCl gazeux en refroidissant.
La solution saturée en HCl est refroidie vers 50 C à l'aide d'un mélange réfrigéramt et maintenue à cette température pendant une dizaine d'heures. On essore à froid le NHoC1 ainsi que les impuretés non-acides qui cristallisent dans ces conditions. L'essorat est dé coloré à froid par traitement au charbon actif, après avoir été dilué par un litre d'eau.
Apres filtration du charbon actif, la solution chlorhydrique de carnitine est évaporée sous vide de trompe sans dépasser 600 C dans l'appareil d'évapo- ration.
Lorsqu'on a atteint un degré d'évaporation suffisant pour provoquer une cristallisation, on continue l'évaporation jusqu'à un degré compatible avec les possibilités d'agitation du magma cristallin obtenu.
On refroidit alors ce magma cristallin et on le re
prend par 1600 cc d'alcool isopropylique en désa-
grégeant au maximum dans ce solvant les agglomé
rats de cristaux. On essore en exprimant aussi forte
ment que possible l'alcool isopropylique qui imprègne
les cristaux.
Les cristaux obtenus sont traités à froid pendant
4 h. par CSH6OH ordinaire (à 94%) dans la propor
tion de 0, 7 cc. C2H"CH/g. de carnitine. Veiller à ce
que tous les cristaux soient imprégnés d'alcool. Dés
agréger au maximum les grumeaux éventuels. Main
tenir en contact pendant 4 heures, ensulte filtrer en
éliminant au maximum la solution alcoolique. Les
cristaux obtenus sont lavés sur filtre à l'acétone et
sèches.
Rendement : 1600 g.
Analyse :
Contrôle moleculaire :
Chlorure de carnitine 96, 4 /o
Oléfine (exprimée en bétaïne crotonique) 1, 4'"/o
NHjCl. 1, 1"/.
Matières volatiles 0, 15e/o
- Analyse centésimale :
C H N Cl O
Teneurs théoriques pour chlorure de carnitine. 42, 53 8, 16 7, 08 17, 97 24, 30
Teneurs trouvées. 42, 59 8, 28 6, 92 18, 22 24, 10
Lorsque pour l'hydrolyse la quantité d'HCl mise en couvre, au lieu d'être égale en poids à la quantité de nitrile, est le double de celle-ci, les. conditions d'essorage, après cristallisation du NH4C1 elt des ifn- puretés non-acides, sont suffisamment améliorées pour que le rendement pondéral en carnitine brute s'élève à 92 /o. Toutefois, cette varian, te du procédé revendiqué exige un appareillage plus volumineux.
Exemple 2
Suivant le procède décrit dans l'exemple 1, 2 kg de chlorométhylate de y-diméthylamino-p-hydroxy- butyronitrile sont hydrolyses dansl'HClaqueuxcon- centré et le produit de réaction est évaporé à une température ne dépassant pas 60 C jusqu'à obtention de cristaux aussi secs que possible. Le magma cristallin est ensuite repris dans l'alcool éthylique aqueux (5 à 15 O/o d'eau) dans les proportions de 100 ml d'alcool à 100 g de carnitine brute. I1 importe de s'assurer que les agglomérats de cristaux soient com plètement désagrégés. On laisse reposar le mélange pendant 10 heures à température ordinaire.
Ensuite, on essore en exprimant aussi lentement que possible l'alcooléthylique,onlaveàl'acétonelescristaux obtenus et on les sèche.
Le tableau ci-dessus indique le pourcentage de carnitine pure contenu dans le. produit final, ainsi que le rendement pondéral obtenu suivant la teneur en eau de l'alcool éthylique utilisé.
Rende
Teneur en ment
carnitine pondéral
Après évaporation de la solution d'HCl. 89 /o 94 /o alcool éthylique + 6 /o H2O 94, 3% 91% 90% alcool éthylique + 10% H2O 95 % 85 % 85 O/o alcool éthylique + 15 < '/o HO 96, 4% 7-8 /o
A la place de l'alcool éthylique aqueux, on peut utiliser l'alcool isopropylique aqueux. Le procédé est identique à celui décrit dans l'exemple 2.
Le tableau ci-dessous indique le pourcentage de carnitine pure contenu dans le produit final ainsi que le rendement pondéral obtenu, suivant la teneur on eau de l'alcool isopropylique utilisé :
Teneur en Rendement
carnitine pondéral
Après évaporation de la solution d'HCl 89 o/o 100 ouzo alcool isopropylique 93, 3% 94%
95 zozo alcool isopropylique + 5 /o H2O 94, 5'0/o 89 /o 90 /o aTcool isop.
ropylique + 10 /o H2O 95, 2 /o 82 /o
Exemple 3
2 kg de chlorométhylate de y-diméthylamino-p- hydroxybutyroîiitrile sont dissous, dans 2 litres, d'HCl concentré. La réaction d'hydrolyse s'effectue de la même manière que dans l'exemple 1 à l'exception de la saturation en HCl gazeux du milieu chlorhydrique aqueux, cette opération étant omise. Le mélange réactionnel est évaporé sous vide et à une, température ne dépassant pas 600 C. Les cristaux obtenus sont repris dans environ 1600 ml d'alcool isopropylique et le mélange est filtré.
Les cristaux obtenus sont ensuite dissous, à froid, dans l'HCl concentré (38%) dans la proportion de 60 ml d'HCl concentré pour 75 g de chlorure de carnitine brut. Il importe de s'assurer que tout agglo- mérat de cristaux soit désagrégé. On agite lentement t la solution pendant 2 heures et on la laisse reposer pendant une nuit à 5O C. Les impuretés non-acides ainsi que le NILCI qui cristallisent dans ces conditions sont ensuite essorés à froid. La solution est évaporée sous vide et à une température ne dépassant pas 600 C. Les cristaux obtenus sont traités par l'alcool, lavés à l'acétone et sèches comme déjà dé- crit dans les exemples 1 et 2.
Rendement : 1300 g.
Analyse :
Contrôle moléculaire :
Chlorure de carnitine 99, 0 /o
Oléfine (exprimée en betaïne crotonique) 0, 8 /o NH4C1. 0, 1 0/o
Matières volatiles 0, 05'0/o
Analyse centésimale :
C H N Cl O
Teneurs théoriques pour chlorure de carnitine 42, 53 8, 16 7, 08 17, 97 24, 30
Teneurs trouvées. 42, 76 8, 28 7, 19 17, 65 24, 47
Exemple 4
Suivant t la formule d'hydrolyse 2, 01 HCl/kg de chlorométhylate, on introduit, dans un Grignard émaillé de 1001 :
30, 0 kg de chlorométhylate de y-diméthylamino- P-hydroxybutyronitrile 60, 01 d'HCl conc. 3 8 ID/o (D = 1, 19, soit 71, 4 kg).
On chauffe prudemment pour déclencher la réaction sans dépasser 75O C, puis on maintient pendant 6 h à 750 C, 1'HCl gazeux qui se dégage étant retenu dans des absorbeurs à eau (volume réactionnel : c. 851).
On refroidit ensuite vers 00, par circulation de saumure et filtre les cristaux de NH4Cl sur essoreuse centrifuge ou sur Nutsche (volume du filtrat : c. 70 1).
L'essorat, s'il est nettement coloré, est purifié par traitement au charbon actif puis à nouveau filtré.
Le filtrat est alors coulé sous légère agitation, dans une cuve émaillée (ou avec un autre revêtement antiacide) contenant :
180, 01 (141, 5 kg) d'alcool i, sopropylique
(volume du mélange : c. 2501).
La suspension est refroidie à environ 10"-20 C.
Lorsque la précipitation est complète, on filtre sur Nutsche, lave à l'alcool isopropylique puis à l'acétone et sèche à 70 -75 C. Poids sec : c. 21, 6 kg = 65 0/o de la théorie.
Analyse moléculaire :
Chlorure de carnitine 98,5 % Oléfine (exprimé en bétaïne crotonique) 1, 0 /o NH4Cl (0, 111/o
Matières volatiles 0, 4%
Exemple S
Suivant la formule d'hydrolyse 1, 61 HCl/kg de chlorométhylate de y-diméthylamino-p-hydroxybuty- ronitrile, on a pour 30 kg de chlorométhylate :
481 HC1 conc. 38 /o
Volume à l'hydrolyse. c. 731
Volume après séparation du NH4CI c. 581
Alcool isopropylique. c. 1501
Volume de la suspension dans l'alcool c. 205 1
Rendement = 24 kg : 72, 2 /o.
Le procédé utilisé est exactement le même que celui décrit dans l'exemple 4.
Analyse moléculaire :
Chlorure de carnitine. 98, 4'0/o Oléfine (exprimé en bétaïne crotonique) 1, 3 /o NHCl 0, 4 o/o
Matières volatiles 0, 50/o
Exemple 6
Suivant la formule d'hydrolyse 1, 61 HCI/kg de chlorométhylate de y-diméthylamino-p-hydroxybuty- nitrile, on obtient en hydrolysant pendant 3 h à 750 C, 50 kg de chlorométhylate dans 801 d'HCl à 38%, une solution chlorhydrique qui, après refroi- dissement à 00-50 C, est esasorée pour élilminer le NH4CI et les autres impuretés éventuellement formées.
L'essorât, s'il est nettement coloré, est traité par le charbon actif, filtré puis coulé dans un volume variable d'acétone, la suspension ainsi formée étant refroidie à environ 200 C. Lesrendementsonproduit obtenu après essorage et séchage à 700-80o C ainsi que le degré de pureté du produit en fonction du volume d'acétone utilisé sont fournis dans le tableau ci-dessous : Litres /o oléfines d'acétone/kg de Poids de produit % chlorue (expr. en % mat.
Rendement chlorométhylate final sec d'1-carnitine bét. croton.) NH4Cl volatiles brut
40 23, 4 K. 95, 1 1,4 2,0 0,5% 84,5 %
20 22, 7 K. 95, 7 1,2 2,3 0,4% 82,1 %
10 21, 8 K. 95, 9 1,0 1,8 0,6% 78,9 %
8 21, 7 K. 96, 4 1,2 1,7 0,4% 78, 5 /o
6 20, 9 K. 96, 6 1, 1 1, 6 0, 5 /o 75, 6 /o
4 19, 0 K. 96, 9 1,1 1,7 0,3% 68,75%