CH703017A2 - Prothese dentaire fixe. - Google Patents
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Abstract
Prothèse dentaire fixe comportant au moins une dent artificielle (15) et des moyens de solidariser celle-ci avec au moins deux dents piliers naturelles (1 et 2) de la bouche, dont les particularités sont que lesdits moyens sont constitués d’une ossature comportant d’une part au moins une pièce métallique 7 pourvue de perforations circulaires, ladite pièce constituant un guide perforé, et d’autre part des tiges métalliques de section ronde (A, B, D, E) dont le diamètre est choisi pour collaborer en coulissement avec lesdites perforations du guide perforé; parmi ces tiges, certaines, dites d’ancrage (A et B), s’étendent à l’extérieur du pontique et, par leur position et leur taille, collaborent de façon privilégiée avec des perforations sommitales du guide perforé (7), les divers éléments précités formant ensemble une attelle parodontale et étant agencés les uns par rapport aux autres de manière que la position relative qu’occupe(nt) la (les) dent(s) artificielle(s) par rapport à l’attelle sur laquelle elle(s) est (sont) fixée(s) est choisie de manière que les tiges collaborant avec les perforations sommitales puissent occuper, dans les dents piliers, une position intra-dentaire; lorsque les tiges d’ancrage de la prothèse sont subséquemment placées dans des logements formant deux cavités occluso-proximales, logements par ailleurs prévu à cet effet dans chacune des dents piliers naturelles.
Description
Domaine technique
[0001] La présente invention concerne une prothèse dentaire fixe et concerne aussi un jeu de composants, à savoir de guide(s) perforé(s) et tiges permettant de réaliser la prothèse.
Technique antérieure
[0002] Il existe en médecine dentaire de nombreuses techniques pour remplacer des dents manquantes, dans le but de conserver une arcade dentaire fonctionnelle et esthétique. Quand il reste des dents sur l’arcade, celles-ci constituent des piliers sur lesquels il est possible de prendre appui pour retenir et stabiliser la prothèse. On parle de prothèse fixe lorsque la prothèse n’est pas destinée à pouvoir être retirée et remise en bouche par le patient lui-même. Le pontique est la partie de la prothèse fixe qui est extérieure à la, ou aux, dent(s) pilier(s) et qui comporte la, ou les, dent(s) artificielle(s).
[0003] Les prothèses fixes sont celles qui ressembleront le plus à l’état naturel. Ce sont aussi les solutions les plus onéreuses car elles demandent un grand temps de préparation en bouche par un dentiste qualifié ayant une formation spécifique. Ces solutions donnent aussi lieu à des frais de laboratoire importants. Pour réaliser une prothèse fixe entre des piliers, ou une extension en porte-à-faux prenant appui sur des piliers, il est nécessaire de préparer les piliers pour y fixer un ancrage. Une variante d’ancrage consiste à fabriquer une couronne pour chacun des piliers, une autre variante consiste à mettre en place des «in/onlays» dans les piliers, une troisième variante consiste à coller une applique en position généralement linguale sur les piliers, par exemple le «pont Maryland».
[0004] Lorsque les piliers sont apprêtés, selon l’une des variantes mentionnées, on peut soit réaliser d’un seul tenant et par coulage l’armature des ancrages et du pontique, soit réaliser individuellement plusieurs parties séparées, qui sont ensuite soudées entre elles. On obtient ainsi l’armature de la prothèse, qui est rigide et figée.
[0005] Dans un cas comme dans l’autre, coulage entier ou soudure, il est nécessaire que les axes d’insertion relatifs à chacun des piliers préparés soient compatibles, ce qui est très astreignant et représente une grande difficulté, nécessitant beaucoup d’expérience et de pratique pour être maîtrisée. De plus, lorsque cette opération est réalisée, que ce soit par coulage ou par soudure, il est exclu de songer à plier ou déformer l’armature de la prothèse. Si d’aventure les axes d’insertion ne sont pas ce qu’ils devraient être, notamment si l’armature ne peut pas s’insérer à fond et simultanément sur les piliers, on ne peut au mieux que meuler les piliers ou couper l’armature pour la souder à nouveau dans une position meilleure. L’impossibilité de couder, courber ou gauchir l’armature, respectivement la prothèse, est très pénalisante et c’est en partie en vue de remédier à cet aspect que la présente invention a vu le jour.
[0006] Les axes des piliers peuvent aussi être tout simplement incompatibles, car trop divergents. On retient alors une réalisation en deux éléments, qui ne seront pas soudés, mais solidarisés par l’intermédiaire d’une glissière. Dans cette hypothèse, non seulement le dentiste doit être formé et exercé, mais il en va de même pour le prothésiste en laboratoire pour qui cette opération reste toujours un défi. La solution des prothèses fixes est en soi onéreuse, mais elle recèle de plus le potentiel d’une sérieuse aggravation du coût en raison de la difficulté de la réalisation.
[0007] La partie cosmétique de la prothèse, ou l’habillage, recouvre partiellement ou totalement l’armature, c’est-à-dire l’armature pontique et souvent aussi l’armature pilier; ce qui n’est pas le cas pour un pont Maryland.
[0008] Les variantes de l’état de la technique brièvement rappelées ci-dessus ont, à des degrés plus ou moins prononcés, un inconvénient majeur qui est leur coût. En effet, elles consomment toutes un temps de réalisation considérable, que doit consacrer le dentiste, le prothésiste, et le plus souvent tous les deux. On y pense moins, mais il faut aussi tenir compte du fait que le patient consacre lui aussi beaucoup de temps à son traitement et que cela a un coût. Enfin, lorsque des couronnes doivent être réalisées sur des dents saines afin de pouvoir y fixer une prothèse, la mutilation lourde de dents en bon état reste objectivement un gâchis.
But de l’invention
[0009] Le but de la présente invention est de proposer une famille de prothèses dont les caractéristiques permettent trois choses, sans perte de performance par rapport à l’état de la technique. En premier lieu, une réduction substantielle du coût de réalisation. En second lieu, une facilité et une sécurité de réalisation meilleures grâce à un degré moindre de sophistication ou de technicité. Et en troisième lieu, une réversibilité améliorée.
[0010] Dans ce but, la prothèse dentaire fixe comporte au moins une dent artificielle et des moyens de solidariser celle-ci avec au moins deux dents piliers naturelles de la bouche, et elle se distingue par le fait que lesdits moyens sont constitués d’une ossature comportant d’une part au moins une pièce métallique pourvue de perforations circulaires, ladite pièce constituant un guide perforé, et d’autre part des tiges métalliques de section ronde dont le diamètre est choisi pour collaborer en coulissement avec lesdites perforations du guide perforé; parmi ces tiges, certaines, dites d’ancrage, s’étendent à l’extérieur du pontique et, par leur position et leur taille, collaborent de façon privilégiée avec des perforations sommitales du guide perforé, les divers éléments précités formant ensemble une attelle parodontale et étant agencés les uns par rapport aux autres de manière que la position relative qu’occupe(nt) la (les) dent(s) artificielle(s) par rapport à l’attelle sur laquelle elle(s) est (sont) fixée(s) est choisie de manière que les tiges collaborant avec les perforations sommitales puissent occuper, dans les dents piliers, une position intra-dentaire; lorsque les tiges d’ancrage de la prothèse sont subséquemment placées dans des logements formant deux cavités occluso-proximales, logements par ailleurs prévu à cet effet dans chacune des dents piliers naturelles.
[0011] Dans ce même but, la présente invention concerne aussi un jeu de composants destiné à la réalisation d’une prothèse dentaire fixe dont la particularité est de comporter au moins un guide perforé et deux tiges.
Description de l’invention
[0012] La description qui suit se réfère au dessin dans lequel:
<tb>- la fig. 1<sep>montre en perspective trois possibilités d’apprêter une dent pilier destinée à accueillir, seule, ou en association avec un autre pilier, une prothèse selon l’invention.
<tb>- la fig. 2<sep>montre, en quatre planche un exemple simple de Passenblage de l’ossature de la prothèse selon l’invention, pour une dent artificielle intercalée.
<tb>- la fig. 3<sep>montre en deux planches, les vues de dessus et de profil de la prothèse selon l’invention, pour une dent artificielle intercalée.
<tb>- la fig. 4<sep>montre par deux vues en perspective un guide de transfert pou prothèses selon l’invention, seul, puis tel que lors du scellement définitif.
<tb>- la fig. 5<sep>est une vue en perspective d’un détail de la prothèse selon l’invention.
<tb>- la fig. 6<sep>est une vue en perspective de trois éléments de détail de la prothèse selon l’invention.
<tb>- la fig. 7<sep>montre, par une vue de profil et une vue de dessus une ossature de la prothèse selon l’invention.
<tb>- la fig. 8<sep>montre, par quatre vues de dessus et une vue de profil, une prothèse selon l’invention destinée à une dent artificielle en extension.
<tb>- la fig. 9<sep>montre par une vue de profil, une vue de dessus et une autre vue de profil, une ossature de la prothèse selon l’invention destinée à une double intercallée comportant deux dents artificielles.
[0013] Avant de se lancer dans la présentation de la prothèse selon l’invention, il semble opportun d’examiner d’entrée de cause la manière dont il convient de préparer la ou les dents piliers avec lesquelles la prothèse pourra collaborer.
[0014] Dans la fig. 1, commentée ci-dessous, n’est dessinée qu’une seule dent, alors que dans la plupart des cas de prothèse intercalée deux dents sont concernées. On traduit cette duplicité par les repères dédoublés 1 et 2 qui désignent la dent elle-même et les repères dédoublés 5 et 6 qui désignent la cavité qui y est creusée.
[0015] Sur la figure 1, on observe dans les trois cas a, b et c, qu’un pilier 1, 2 a été apprêté de manière très élémentaire puisque l’on a simplement pratiqué une cavité occluso-proximale 5, 6, ce qui représente l’exercice le plus simple que peut apprendre un étudiant en médecine dentaire. On relève au passage que, dans les trois cas, les cavités 5, 6 sont pratiquées à un endroit de la dent qui a souvent été endommagé par une carie et porte une obturation. C’est ainsi qu’on a souvent en réalité une obturation ancienne qu’on élimine pour former la cavité 5, 6 et cela permet de ne pas toucher, ou de toucher très peu, aux parties les plus saines des dents piliers.
[0016] La dent pilier illustrée à la fig. 1areprésente l’apprêt le plus élémentaire, la taille de la cavité étant simplement en rapport avec les dimensions prévues de l’organe de rétention à implanter, cela compte tenu du volume additionnel nécessaire à l’introduction d’une masse compacte de composites (obturation blanche) et/ou verre ionomère destinée à sceller l’ancrage dans la dent.
[0017] La dent pilier illustrée à la fig. 1ba été apprêtée comme dans le cas de la fig. 1a, mais avec création d’un boxe 10, alors que sur la fig. 1c, il s’agit d’un boxe évasé 11.
[0018] Les boxes 10 et 11 de la fig. 1constituent, indépendamment de toute cavité occluso-proximale, une technique enseignée en médecine dentaire pour obturer une carie proximale. Cette étape est donc bien maîtrisée, même si le but dans lequel elle est ici utilisée n’a plus rien à voir avec la cause de l’enseignement.
[0019] Sur la fig. 2a, on reconnaît, de dessus et de profil, deux dents piliers 1 et 2 dans lesquelles des cavités, respectivement 5 et 6, ont été exécutées, en l’occurrence telles qu’illustré à la figure 1c.
[0020] Sur la fig. 2b est représenté un guide perforé 7. Ce guide perforé est constitué d’une pièce métallique réalisée dans un métal ou alliage de qualité dentaire permettant une implantation à demeure, par exemple un acier inox qualité implant Aisi 316L, ISO 5832/1.
[0021] La pièce métallique est pourvue de perforations circulaires formant autant de tunnels dans lesquels des tiges métalliques de section ronde et de même qualité dentaire pourront être introduites en coulissement. Le diamètre des tiges métalliques sera choisi immédiatement inférieur à celui des perforations, cela de manière que chaque tige puisse coulisser et être placée aisément, mais sans liberté excessive à l’intérieur du logement que constitue chaque perforation.
[0022] Pour autant que le diamètre de chaque perforation soit en rapport avec celui de la tige qu’on lui destine, et inversement, toutes les combinaisons, configurations et dispositions sont imaginables.
[0023] Cependant, la configuration illustrée à la fig. 2b représente un excellent compromis dans lequel le guide perforé 7 comporte cinq perforations destinées à accueillir des tiges dont la vocation première est de participer à l’ossature du pontique; ces cinq perforations étant distribuées en «T». Le guide perforé 7 comporte de plus deux perforations sommitales situées au-dessus de la barre horizontale du «T», lesquelles sont destinées à accueillir deux tiges dont la vocation première est de constituer l’ossature de l’ancrage qui prendra place dans les cavités 5 et 6 des piliers 1 et 2.
[0024] Sur la fig. 2c on reconnaît de profil le guide perforé 7, traversé de six tiges. En allant du haut vers le bas de la figure, on note deux tiges A et B (la seconde étant masquée par la première) collaborant avec les perforations du guide situées au dessus de la barre horizontale du «T». Les tiges A et B ont vocation première de constituer l’ossature des ancrages qui, de part et d’autre du pontique, seront scellés dans les cavités 5 et 6 des dents piliers 1 et 2, la longueur des tiges A et B est choisie en rapport avec leur fonction.
[0025] On note une tige centrale C, logée dans la perforation située au croisement des deux barres du «T». Comme mentionné plus haut, vu sa position la tige C a vocation première de participer à l’ossature du pontique, mais en l’espèce sa longueur est supérieure à ce que nécessiterait cette seule mission de sorte que la tige C s’étend au delà du pontique et a vocation secondaire de participer aussi à la constitution de l’ossature de l’ancrage.
[0026] Dans les perforations situées proches des extrémités de la barre horizontale du «T» sont logées deux tiges D et E qui occupent une position latérale et participent seulement à l’ossature du pontique.
[0027] Enfin, une dernière tige F est placée dans la perforation située au pied du «T» que forme le guide perforé 7 et cette tige F ne participe qu’à l’ossature du pontique.
[0028] On retrouve sur la fig. 2dles mêmes éléments qu’à la fig. 2c, mais vus de dessus cette fois.
[0029] Sur la fig. 3a on retrouve, mis en position dans les cavités des dents piliers, les divers éléments présentés à la fig. 2d, accompagnés d’une dent artificielle 15 fixée sur l’ossature du pontique.
[0030] Il en va de même à la fig. 3boù sont cette fois présentés en position les éléments vus à la fig. 2c.
[0031] On peut retenir, pour fixer les idées, que pour la configuration présentée en simple exemple aux fig. 2et 3, la largeur du guide perforé 7 mesurée selon l’axe de ses perforations est de 3 mm, le diamètre des tunnels 0,8 mm; alors que le diamètre des tiges est de 0,78 mm et que la longueur des diverses tiges est respectivement la suivante: A et B 15 mm; C 9 mm; D, E et F 5 mm.
[0032] Comme on l’a mentionné dans le rappel de l’art antérieur, il est grandement souhaitable de pouvoir couder, courber ou gauchir l’ossature de la prothèse pour en parfaire l’implantation. Et l’art antérieur ne le permettait pas. Le pliage et le gauchissement de fils métalliques de section ronde est une technique bien maîtrisée par les dentistes et techniciens dentistes et ceux-ci l’utilisent quotidiennement pour d’autres réalisations que des prothèses fixes.
[0033] Le pliage des tiges utilisées pour l’ossature de la prothèse selon l’invention est ainsi déjà un acquis même si personne ne le sait encore et rien ne limitera de ce fait la faculté de donner aux tiges, particulièrement aux tiges participant à l’ossature d’ancrage, la forme idéale en fonction des besoins de chaque cas.
[0034] Sur le plan de la réalisation concrète de la prothèse, on pourra parfaitement, pour habiller l’ossature du pontique, choisir des dents artificielles préfabriquées, telles qu’il en existe un large éventail sur le marché. On pourra aussi réaliser une dent artificielle en laboratoire comme cela se pratique usuellement en utilisant des matériaux composites, ce qui offrira davantage de possibilités d’assortir la dent artificielle au reste de la dentition.
[0035] La réalisation de la prothèse selon l’invention nécessite bien sûr, en amont comme en aval, que le médecin dentiste exécute les gestes nécessaires, qui s’inscrivent dans la suite logique décrite ci-dessous.
[0036] Pour commencer, le dentiste a le choix entre deux approches lors de la phase en amont. Soit le dentiste commence, au moyen de ses instruments bien connus, par réaliser les cavités occluso-proximales dans les dents piliers, puis il prend une empreinte. Soit le dentiste commence par prendre une empreinte, auquel cas les cavités sont pratiquées en laboratoire dans le modèle issu de l’empreinte (ces cavités seront dans ce cas répliquées en bouche plus tard par le dentiste d’après le modèle).
[0037] Dans les deux approches ci-dessus, l’empreinte peut être réalisée à l’aide d’une empreinte alginate, dont le coût est insignifiant. A ce stade déjà, la réalisation de la prothèse selon l’invention permet une économie nette par rapport à l’art antérieur qui nécessite des empreintes silicone, ou polyéther, ou hydro-colloïdes, etc., dont le prix est beaucoup plus élevé, tant en ce qui concerne les fournitures en matériaux que le temps de la prise.
[0038] Dans les deux approches mentionnées plus haut la suite des opérations se déroule alors en laboratoire. Le technicien construit d’abord l’ossature de la prothèse en introduisant des tiges, en nombre et positions appropriés, dans le guide perforé et en adaptant la longueur et éventuellement la forme des tiges.
[0039] Cette construction vise en premier lieu à ce que les tiges de l’ossature d’ancrage occupent une place appropriée dans les cavités occluso-proximales des dents piliers pour être recouvertes par suffisamment de matériaux de comblement, tel que composites ou autre matériau de l’habillage. La construction vise aussi à ce que l’ossature du pontique ait une configuration appropriée dans l’espace de l’édentement pour être recouverte par l’habillage formant la/les dent(s) artificielle(s) tout en assurant leur fixation optimale à l’ossature du pontique.
[0040] Comme le lecteur l’aura noté, on n’a parlé ni de soudure, ni de collage ou autre scellement entre les tiges et le guide perforé, et de fait il n’y a pas solidarité rigide, figée et autonome de la structure. C’est la raison pour laquelle on a préféré parler d’ossature plutôt que d’armature. Bien sûr la prothèse aura une fois finie la rigidité requise, mais sa structure n’est pas seule en charge de la fournir. La solidification de l’ossature commence d’ailleurs par la réalisation de la dent artificielle qui va sceller l’ossature du pontique.
[0041] Les dents préfabriquées que l’on trouve dans le commerce, souvent utilisées pour la confection de prothèses, notamment de prothèses amovibles, sont en général en résine, en composites ou en une combinaison de résine avec d’autres composants, tels que composites ou porcelaine. Si le choix se porte, notamment pour réduire le coût autant que faire se peut, sur des dents préfabriquées, telles que décrites ci-dessus, elles seront fixées sur l’ossature du pontique par collage au moyen de résine et/ou de composites. Si le choix se porte sur des dents fabriquées entièrement en laboratoire, celles-ci seront alors construites directement sur/autour de l’ossature du pontique soit en recourant à des composites et/ou des résines, soit en réalisant des dents céramo-métalliques traditionnelles. La technique reste la même, mais le coût sera plus élevé dans ce dernier cas, sans pour autant se rapprocher de celui des prothèses de l’art antérieur impliquant des couronnes.
[0042] Revenant au déroulement logique des opérations, le technicien se trouve face à un modèle comportant les cavités utiles dans les dents piliers 1 et 2 (quelle que soit celle des deux approches citées plus haut qui a été adoptée) et l’ossature qu’il vient de réaliser. Il va positionner et fixer la dent artificielle 15 sur l’ossature du pontique de manière, d’une part, que la surface supérieure de la dent artificielle soit là où elle doit absolument être selon tous les canons de l’art dentaire et, d’autre part, de manière que les tiges de l’ossature d’ancrage (A et B fig. 3) occupent une position dans les cavités, sans toucher aucune des parois des dites cavités, à une hauteur relative qui permette une accumulation de matière suffisante entre le sommet des tiges et la surface supérieure des dents naturelles, pour que le scellement soit efficace et résistant. Durant ce processus, tant le dentiste que le technicien ont tout loisir de donner aux diverses tiges la forme exacte qu’ils souhaitent.
[0043] De cette manière, une fois la prothèse en place, les parties constituées des tiges de l’ossature d’ancrage pourront être entièrement en position intradentaire, et c’est exactement le propre de la prothèse selon l’invention.
[0044] Selon l’épaisseur de l’habillage, le technicien dépose sur les parties métalliques un enduit opaque, par exemple un vernis ou une laque pigmentée, destiné à camoufler leur présence et éviter qu’on puisse les voir en transparence. En plus des fournitures généralement disponibles pour réaliser des prothèses fixes, la prothèse selon l’invention rend possible l’utilisation de fournitures qui jusque là étaient exclues des prothèses fixes, comme en particulier les dents préfabriquées en résines, composites ou mélanges, destinées à la confection des prothèses amovibles ou les matériaux destinés à utilisation directe en bouche.
[0045] Reprenant encore une fois le cours logique des choses, le dentiste reçoit la prothèse terminée que lui remet le technicien et procède, si nécessaire, aux ajustages éventuels, tels que correction des cavités des dents piliers, puis noie les tiges de l’ossature d’ancrage de la prothèse alors mise en position dans une masse compacte de verre ionomère et/ou de composites (obturation blanche) et/ou autre colle dentaire, et laisse le durcissement s’accomplir. Il contrôle et ajuste l’occlusion selon les techniques habituelles pour terminer son travail.
[0046] Le positionnement adéquat de la prothèse avant scellement définitif n’est pas l’exercice le plus aisé, de sorte qu’un aménagement supplémentaire est prévu pour rendre cette opération plus facile et donc plus rapide et plus sûre.
[0047] En regard de la fig. 4, on observe que la dent artificielle 15 de la prothèse est munie d’un guide de transfert 16-17. Ce guide de transfert est destiné à rendre plus sûre et plus aisée la mise en place de la prothèse en vue de son scellement. Le guide de transfert est réalisé par le technicien en laboratoire d’après le modèle de la dentition du patient. Le technicien peut utiliser de la résine de laboratoire, ou du composite, pour réaliser le guide de transfert. Le guide de transfert et la prothèse sont solidarisés provisoirement, au moyen de cire collante par exemple, cela de manière à pouvoir retirer le guide de transfert une fois le scellement sécurisé.
[0048] Le guide de transfert comprend préférablement deux ailes ou extensions latérales 16 et 17, qui sont adaptées à la forme des dents piliers naturelles 1 et 2 de sorte qu’elles vont épouser exactement lesdites dents naturelles en assurant un positionnement parfait de la prothèse par rapport à la dentition et aux cavités. Le guide de transfert lui-même, et en particulier ses ailes, sont en réalité des empreintes traditionnelles partielles.
[0049] Lorsqu’il bénéficie de l’option constituée par le guide de transfert, le dentiste poursuit son travail en vérifiant que la prothèse équipée de son guide de transfert, et positionnée parfaitement grâce à lui, est comme il le souhaite. Puis il retire la prothèse et introduit dans le fond des cavités une masse, verre ionomère et/ou composites et/ou colle dentaire, jusqu’à une hauteur qui permettra aux tiges de l’ossature d’ancrage, lorsque pressées en position exacte grâce au guide de transfert, de s’enfoncer grosso modo jusqu’à mi-hauteur de leur section. Après durcissement de cette première masse, le guide de transfert est désolidarisé et retiré des dents. Le dentiste finit alors de combler les cavités en une ou plusieurs couches et termine enfin son travail en optimisant l’occlusion.
[0050] Une variante dans le processus de construction de la prothèse consiste à recouvrir au laboratoire, en même temps que la confection de/des dent(s) artificielle(s), les tiges d’ancrage avec des composites, en formant alors des inlays entrant dans les cavités occluso-proximales des piliers. Les étapes du scellement en bouche décrites ci-dessus ne changent pas, elles sont cependant rendues encore plus faciles.
[0051] On a jusqu’ici décrit la variante la plus simple et sans doute la plus populaire de la prothèse selon l’invention, mais il existe des cas dans lesquels une exécution plus complexe est judicieuse. On pense en particulier à l’exécution d’une prothèse pour une dent intercalée large, voire pour deux dents intercalées et aussi pour une prothèse en extension.
[0052] On décrit plus bas ces diverses exécutions, mais elles ont en commun certains aspects qu’il convient d’introduire en préambule.
[0053] On ne remet ici en cause ni l’existence de cavités occluso-proximales qui sont une constante, ni l’utilisation d’au moins un guide perforé en association avec des tiges.
[0054] Le guide perforé 7 illustré à la fig. 2bconstitue la variante basique du guide perforé. Mais il est possible, et judicieux, de faire évoluer cette variante basique vers des exécutions plus spécialisées et mieux adaptées à certaines fonctions spécifiques. Deux lignes d’évolutions distinctes sont destinées pour la première à mettre en valeur la possible coopération entre le guide perforé et les dents piliers, et pour la seconde à privilégier la fonction de guide intercalaire intégré à l’ossature du pontique, lorsque celui-ci devient plus long que dans la variante basique.
[0055] Sur la fig. 5 est illustré un guide perforé destiné à collaborer étroitement avec une dent pilier et l’on va donc parler de guide perforé de pilier. Dans cette exécution, le guide perforé de pilier 8 n’occupe plus une position centrale dans l’ossature du pontique comme c’était le cas aux fig. 2et 3, mais occupe au contraire une position en extrémité des tiges formant l’ossature du pontique. Pour une prothèse comportant une ou plusieurs dents intercalées, il y aura un guide perforé de pilier à chacune des extrémités du pontique. En revanche, pour une prothèse en extension, il n’y aura qu’un seul guide perforé de pilier.
[0056] Par rapport au guide perforé basique des fig. 2 et 3, on observe à la fig. 5une seule différence visible, à savoir que la zone des deux perforations sommitales 9 est décalée par rapport au corps du «T» et que la partie de la pièce métallique dans laquelle sont exécutées les perforations sommitales constitue une protubérance en surplomb 10. Cette partie du guide perforé de pilier pourra être introduite dans la cavité du pilier. L’avantage de cette évolution est que la solidité de l’ancrage n’est plus confié aux seules tiges A et B, mais bel et bien au guide lui même qui sera, en partie, scellé aussi dans la dent pilier.
[0057] On a bien sûr toute liberté de donner plus ou moins de longueur à la partie en surplomb 9-10 et d’ampleur au décalage 11 et l’on peut jouer aussi sur la largeur de la partie en «T» du guide perforé de pilier; tout cela en fonction de chaque cas spécifique.
[0058] Sur la fig. 6 sont illustrés à titre de simples exemples trois guides perforés intercalaires, à savoir un guide perforé intercalaire en «T» simple 12, un guide perforé intercalaire en ligne 13, qui se résume en réalité à la seule barre verticale du «T» de la variante basique et enfin la variante basique elle-même 7.
[0059] L’originalité de la présente invention procède de deux ingrédients combinés qui sont d’une part une conception de l’ancrage faisant usage de cavités occluso-proximales et d’autre part une ossature composée de guides perforés et de tiges élémentaires dont l’assemblage est rendu aussi aisé qu’un simple jeu de construction.
[0060] Pour mener jusqu’à son terme la réflexion inventive, il est judicieux d’offrir aux utilisateurs une panoplie de guides perforés, de pilier et intercalaires, tous manufacturés et prêts à l’emploi, offrant une variété de largeurs, de diamètres de perforations, de décalages et de surplombs qui puisse répondre à tous les cas d’espèce. De plus, il restera toujours loisible au technicien ou au dentiste de couper, fraiser ou façonner une partie du guide perforé qui serait trop présente dans un cas particulier.
[0061] L’assortiment comporte aussi avantageusement des tiges de divers diamètres et diverses longueurs.
[0062] Avec ce magasin d’éléments prêts à l’emploi, le technicien pourra se borner à choisir les guides perforés manufacturés qui lui semblent les mieux adaptés et à choisir des tiges de bonne longueur dans le diamètre utile, ou à défaut à les couper à la longueur souhaitée.
[0063] L’utilisation de guides perforés intercalaires, comme l’utilisation de davantage de tiges, voire de tiges dans toutes les perforations disponibles, vise à augmenter la rigidité et la résistance à la flexion du pontique, c’est-à-dire à s’opposer davantage aux forces occlusales dentaires.
[0064] Comme annoncé plus haut, on décrit à la fig. 7 une prothèse pour dent intercalée, dans laquelle on retrouve les éléments déjà présentés, de profil 7a et de dessus 7b. On observe que les deux guides perforés de pilier 8 possèdent un décalage 11 et une partie en surplomb 9-10. On observe aussi que cette fois les tiges A et B de l’ossature d’ancrage ne s’étendent pas sur toute la longueur de la prothèse, mais ont au contraire été coupées de sorte à ne pas participer au pontique, On retrouve donc logiquement deux tiges A’ et B’ à l’autre extrémité.
[0065] Enfin on peut observer que certaines tiges d’ancrage A et B ont été pliées et ne sont plus rectilignes.
[0066] A la fig. 8, on peut voir une prothèse en extension réalisée avec un seul guide perforé de pilier 8, mais avec une ossature d’ancrage mettant à contribution non seulement le pilier adjacent 1, mais aussi une deuxième dent 1 ́. Pour une réalisation de ce genre, la solidarité entre la dent artificielle et le demi pontique qui la porte est essentielle. C’est pourquoi, comme on le montre de dessus et de profil, il est recommandé dans ce cas de former une tige par pliage en «U» 18 et de loger ses deux extrémités dans les perforations du guide perforé de pilier 8. On peut aussi placer d’autres tiges, par exemple C, ou installer une deuxième tige en «U» pour améliorer encore l’accroche.
[0067] Enfin, à la fig. 9, on illustre une variante de construction très complexe pour une prothèse destinée à deux dents artificielles intercalées. Cette exécution met en jeux toutes les sortes de guides perforés intercalaires présentés à la fig. 6, ainsi que les guide perforés de pilier 8 de la fig. 5.
[0068] On observe que l’introduction du guide perforé basique 7 en tant qu’élément intercalaire permet d’étendre une paire de tiges d’ancrage dans une partie seulement du pontique.
[0069] De manière générale, le nombre des tiges à inclure dans l’ossature de la prothèse selon l’invention est laissé au choix du praticien, de même que l’utilisation de tiges de section plus grande ou plus petite que le standard. II en va de même du nombre, de la forme et de l’emplacement d’éventuels guides perforés intercalaires.
[0070] Comme on l’a exposé plus haut lors de la présentation de son but, l’invention vise l’obtention de trois sortes d’avantages, qu’on détaille ci-dessous en les commentant.
[0071] La réduction substantielle du coût de réalisation est certes le but économique de l’invention, mais il découle de la facilité et la sécurité de réalisation meilleures grâce à un degré moindre de sophistication ou de technicité.
[0072] Qu’il s’agisse de la prise d’une empreinte alginate, du fraisage de cavités occluso-proximales, de la réalisation de la prothèse elle-même par le technicien de laboratoire, puis de sa mise en place, surtout guidée par le guide de transfert préconisé, il n’y a, dans la suite des tâches du dentiste et du technicien, aucune opération qui ne relèverait pas des capacités élémentaires du métier de chacun. En particulier, le technicien ne travaille pas du tout à l’échelle micrométrique qui est usuellement son quotidien, mais au contraire avec un niveau de tolérance incomparablement plus facile à respecter, d’où une vitesse d’exécution multipliée. De plus, le technicien dispose d’un éventail de pièces manufacturées prêtes à l’emploi, et ce seul assemblage lui permettra dans la réalité quotidienne de répondre à l’immense majorité des cas sans se lancer dans le sur mesure.
[0073] Afin de donner une illustration parlante du gain économique apporté par la prothèse selon l’invention, on va comparer ci-dessous une réalisation traditionnelle avec son pendant selon l’invention. Il s’agit donc de la réalisation d’une prothèse traditionnelle pour une dent intercalée mettant en jeu deux couronnes sur les piliers, avec armature coulée à base or. De l’autre côté, on lui oppose une prothèse selon l’invention, aux performances équivalentes, avec dent artificielle préfabriquée.
[0074] Dans la variante traditionnelle, le temps de travail effectif total du dentiste, avec le patient dans le fauteuil, peut être estimé en moyenne à 4 heures. Dans cette variante, la facture du technicien se compose de son temps de travail, soit 10 heures en moyenne, et du coût des fournitures qui représente, aussi exprimée en heures de technicien, environ 2 heures et demie. Le coût de la variante traditionnelle est ainsi l’addition de 4 heures de dentiste et de 13 heures et demie de technicien.
[0075] Avec la prothèse selon l’invention, le temps de travail du dentiste est de 1 heure et demie (30 minutes lors de la prise d’empreinte et de la réalisation des cavités, et 60 minutes lors de la pose définitive). Le temps de technicien, fournitures comprises également, est de 3 heures.
[0076] Grâce à la prothèse selon l’invention, le coût lié au travail du dentiste est divisé par un facteur égal ou supérieur à 2, alors que le coût du travail du technicien est divisé par un facteur égal ou supérieur à 4. Dans ces conditions, la réduction substantielle du coût de réalisation n’est vraiment pas un qualificatif usurpé.
[0077] Enfin, on a aussi annoncé une réversibilité améliorée, qui peut être illustrée à nouveau par la comparaison des variantes traditionnelles et selon l’invention, telles que toutes deux décrites quelques lignes plus haut. On suppose que, suite à un accident par exemple, la dent artificielle doit être retirée et remplacée. Selon la variante traditionnelle, il sera possible de scier l’armature de la prothèse afin de désolidariser l’armature des couronnes couvrant les piliers. Comme il est évidemment exclu de souder quoi que ce soit dans la bouche du patient, les deux couronnes ne seront pas réutilisables et elles devront être détruites (sciées) pour être retirées. L’entier de tout le traitement devra être recommencé.
[0078] Avec la prothèse selon l’invention, il suffit au dentiste d’éliminer avec sa fraise la masse de verre ionomère et/ou de composite jusqu’à déloger les tiges d’ancrage, ou, plus radicalement de fraiser aussi les tiges. Dans un cas comme dans l’autre, la prothèse est éliminée en quelques minutes. Le dentiste ne devra en aucun cas attaquer le corps des dents naturelles et mettra simplement au propre les deux cavités qui seront alors prêtes à accueillir une nouvelle prothèse selon l’invention. L’amélioration de la réversibilité s’exprime ainsi de deux façons, en premier lieu par la simplicité élémentaire de l’opération consistant à retirer la prothèse et en second lieu par le fait que, comme on l’a déjà indiqué, le coût de remplacement de la prothèse sera moindre dans la même mesure au moins que l’était celui de sa première réalisation. L’amélioration de réversibilité est ainsi autant technique qu’économique.
[0079] Pour les patients qui disposent de toute façon des moyens financiers nécessaires pour envisager une prothèse fixe, le bénéfice de la prothèse selon l’invention s’exprimera par une économie notable.
[0080] De surcroît, une partie significative des patients qui ne pouvaient envisager, faute des moyens financiers nécessaires, une prothèse fixe, auront accès à ce qui leur était jusqu’ici interdit. Ce qui vaut pour les patients vaut aussi mutatis mutandis pour leur assureur.
[0081] D’autre part, il est très probable que la solution de la prothèse pourra être librement privilégiée par rapport à d’autres options, en particulier lorsqu’il s’agit de rebâtir une dent manquante intercalée par la pose d’un implant et d’une couronne, ou quand une dent très délabrée exige un traitement de racine puis un faux moignon et une couronne pour être sauvée, pour ne citer que deux exemples.
Claims (8)
1. Prothèse dentaire fixe comportant au moins une dent artificielle et des moyens de solidariser celle-ci avec au moins deux dents piliers naturelles de la bouche, caractérisé en ce que lesdits moyens sont constitués d’une ossature comportant d’une part au moins une pièce métallique pourvue de perforations circulaires, ladite pièce constituant un guide perforé, et d’autre part des tiges métalliques de section ronde dont le diamètre est choisi pour collaborer en coulissement avec lesdites perforations du guide perforé; parmi ces tiges, certaines, dites d’ancrage, s’étendent à l’extérieur du pontique et, par leur position et leur taille, collaborent de façon privilégiée avec des perforations sommitales du guide perforé, les divers éléments précités formant ensemble une attelle parodontale et étant agencés les uns par rapport aux autres de manière que la position relative qu’occupe(nt) la (les) dent(s) artificielle(s) par rapport à l’attelle sur laquelle elle(s) est (sont) fixée(s) est choisie de manière que les tiges collaborant avec les perforations sommitales puissent occuper, dans les dents piliers, une position intra-dentaire; lorsque les tiges d’ancrage de la prothèse sont subséquemment placées dans des logements formant deux cavités occluso-proximales, logements par ailleurs prévu à cet effet dans chacune des dents piliers naturelles.
2. Prothèse dentaire fixe selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu’au moins un guide perforé est conformé pour épouser en partie la forme d’une cavité occluso-proximale, à savoir que la zone de la pièce portant les perforations sommitales s’étend en surplomb au delà du corps du guide perforé, la pièce entière constituant alors un guide perforé de pilier.
3. Prothèse dentaire fixe selon la revendication 2, caractérisée par le fait qu’au moins un guide perforé est dépourvu de perforations sommitales de sorte qu’il ne peut en aucun cas collaborer avec des tiges d’ancrage, mais le peut avec des tiges participant seulement à l’ossature du pontique; ledit guide constituant alors un guide perforé intercalaire.
4. Prothèse dentaire fixe selon l’une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait qu’aucun guide perforé n’est soudé ou collé à aucune tige pour former l’ossature de la prothèse et qu’au contraire la collaboration entre un guide et une tige n’a lieu que par coulissement.
5. Prothèse selon la revendication 1, caractérisée en ce que la prothèse est munie d’un guide de transfert fixé en solidarité temporaire sur au moins une dent artificielle, ledit guide de transfert étant façonné d’après une empreinte d’au moins une dent pilier de sorte que, une fois appliqué en appui sur ledit pilier par l’intermédiaire du guide de transfert, la prothèse soit dans la position exacte dans laquelle elle doit être solidarisée à demeure.
6. Prothèse selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu’au moins une tige, supposée initialement rectiligne, peut être coudée, courbée ou gauchie à souhait et sans conséquence dommageable pour la réalisation de la prothèse.
7. Jeu de composants destiné à la réalisation d’une prothèse selon l’une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce qu’il comprend au moins un guide perforé et deux tiges.
8. Jeu de composants selon la revendication 7, caractérisé en ce qu’il comporte des tiges, des guides perforés de pilier et des guides perforés intercalaires.
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Applications Claiming Priority (1)
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| CH703017A2 true CH703017A2 (fr) | 2011-10-31 |
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| CH5572010A CH703017A2 (fr) | 2009-07-13 | 2010-04-19 | Prothese dentaire fixe. |
Country Status (1)
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2010
- 2010-04-19 CH CH5572010A patent/CH703017A2/fr not_active Application Discontinuation
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