CH701434A2 - Glissiere et fixation pour protheses dentaires. - Google Patents
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Abstract
La glissière pour prothèse dentaire possède une première partie jouant le rôle d’organe femelle, qui est constituée d’une nacelle dont la forme, tant extérieure qu’intérieure, est globalement celle d’une boîte rectangulaire à deux côtés ouverts, soit le côté supérieur et le côté proximal par rapport à la (aux) dent(s) prothétique(s). La deuxième partie de la glissière, jouant le rôle d’organe mâle, a la forme globale d’un pointeau de section rectangulaire terminé par une tête dont la section est plus grande que la partie immédiatement adjacente de son corps, laquelle forme ainsi un étranglement.
Description
Domaine technique
[0001] La présente invention concerne une glissière et sa fixation pour prothèses dentaires.
Technique antérieure
[0002] Il existe en médecine dentaire de nombreuses techniques pour remplacer des dents manquantes, dans le but de conserver une arcade dentaire fonctionnelle et esthétique. Quand il reste des dents sur l’arcade, celles-ci constituent des piliers sur lesquels il est possible de prendre appui pour retenir et stabiliser la prothèse.
[0003] Dans le domaine dentaire, on parle de prothèse amovible lorsque la prothèse est destinée à pouvoir/devoir être retirée et remise en bouche par le patient lui-même. Il convient d’emblée d’apporter une précision de langage, à savoir que le sens est ici défini par rapport à l’utilisateur et non par rapport aux capacités fonctionnelles de l’objet. Une prothèse que seul le dentiste peut retirer et remettre en place facilement, par exemple parce qu’elle est montée sur des glissières, est une prothèse fixe, parce que le patient ne peut/doit pas l’enlever et la remettre lui-même. Cela étant précisé, l’objet de la présente invention s’applique aussi bien à une prothèse amovible qu’à une prothèse fixe, mais vise statistiquement les premières davantage que les secondes.
[0004] Les prothèses dentaires amovibles sont maintenues en place de plusieurs manières, principalement par trois méthodes dominantes, soit les crochets, les glissières et les boutons pression.
[0005] La présente invention concerne la deuxième catégorie, c’est-à-dire les prothèses à glissières.
[0006] Lorsqu’une ou plusieurs dents doivent être remplacées par des dents artificielles, le dentiste sélectionne au moins un, mais en général deux, piliers naturels sur lesquels il va fixer de façon permanente des organes d’accrochage avec lesquels les contre-organes solidaires de la prothèse coopéreront par un mécanisme de glissières.
[0007] Cette opération nécessite que chaque pilier naturel soit apprêté de manière à pouvoir accueillir chacun une couronne.
[0008] C’est le plus souvent à la surface extérieure de la couronne, côté dent manquante, qu’on installera un organe mâle, ou plus généralement femelle, avec lequel l’organe correspondant, fixé quant à lui sur la prothèse, coopérera.
[0009] On souligne un inconvénient de cette technique, à savoir que plus l’extension est éloignée de l’axe central de la dent pilier, plus le bras de levier est grand et plus la pression masticatrice sur la (les) dent(s) artificielle(s) tendra à fracturer le pilier. Le volume propre de la dent pilier portant une couronne ne participe en rien à abriter tout ou partie du dispositif à glissière, et ne peut donc nullement contribuer à réduire l’effet de levier précité.
[0010] Une deuxième caractéristique de la technique dominante est que les organes mâles et femelles constituant les glissières sont essentiellement axiaux. La glissière opère uniquement lorsque deux organes complémentaires collaborent selon un seul et même axe commun. En effet, en coupe, l’organe mâle se présente généralement comme une lettre Ω dont l’intérieur est plein, alors que l’organe femelle correspond en coupe à une lettre Ω dont l’intérieur est creux.
[0011] Les parties mâle et femelle s’engagent l’une dans l’autre selon l’axe commun de cylindres tronqués épousant en élévation les contours des dites lettres Ω.
[0012] Les glissières de cette sorte, constituées d’un élément mâle ou femelle solidaire de la couronne d’une dent pilier, posent un problème sérieux qui s’exprime de deux façons.
[0013] En premier lieu, la réalisation par le technicien de laboratoire est un travail d’extrême précision, dans lequel strictement aucune erreur de positionnement ou d’orientation, aussi minime soit-elle, n’est permise. En effet, toute erreur conduit à rendre la glissière inopérante.
[0014] Pour exactement la même raison, un deuxième handicap est noté lors de l’utilisation de prothèses amovibles comportant des glissières axiales, à savoir que lorsque, après l’avoir retiré de la bouche aux fins de nettoyage ou de traitement, le patient tente de remettre en place sa prothèse, il est indispensable, pour que les organes mâles puissent s’engager dans les organes femelles, que le positionnement axial soit à nouveau très précis et que la direction de la poussée le soit aussi.
[0015] Comme les prothèses dentaires sont davantage portées par des personnes âgées ayant perdu tout ou partie de leur dextérité, cet exercice confine assez souvent à l’impossible.
[0016] Enfin, un autre handicap des glissières axiales du type décrit plus haut est que, justement en raison de leur extrême précision, elles sont parfaitement inélastiques, de sorte que l’ensemble constitué, par exemple, de deux piliers et des dents prothétiques, forme un tout trop rigide pour que la nature s’en accommode.
[0017] En raison de l’extrême précision du travail à accomplir tant par le dentiste que par le technicien de laboratoire, les prothèses à glissières selon l’art antérieur sont onéreuses de toute façon, mais elles recèlent de plus le potentiel d’une sérieuse aggravation du coût en raison de la difficulté de la réalisation et des incidents de parcours qui sont fréquents.
[0018] Enfin, lorsque des couronnes doivent être réalisées sur des dents saines afin de pouvoir fixer sur chacune d’elles l’un des organes formant les glissières d’une prothèse, la mutilation lourde de dents en bon état reste objectivement un gâchis.
But de l’invention
[0019] Le but de la présente invention est de proposer, sans perte de performance par rapport à l’état de la technique, une famille de prothèses à glissières dont les caractéristiques permettent:
une réduction substantielle du coût de réalisation, qui tient en grande partie, mais non exclusivement, à l’abandon de la pose de couronnes sur les dents piliers et donc au recours à un autre mode de fixation, moins astreignant, moins sophistiqué, mais plus performant;
une utilisation grandement facilitée pour le patient (et incidemment le dentiste) par le recours à un dispositif de glissières non axiales;
une utilisation au moins partielle du volume original des dents piliers pour y loger au moins en partie les organes servant de glissières;
une réversibilité améliorée par rapport à la technique des couronnes,
dans un grand nombre de cas, de réutiliser une prothèse amovible existante, en particulier en convertissant une prothèse à crochets en prothèse à glissières.
[0020] A cette fin, la présente invention concerne une glissière pour prothèse dentaire caractérisée en ce que la première partie de la glissière, jouant le rôle d’organe femelle, est constituée d’une nacelle dont la forme, tant extérieure qu’intérieure, est globalement celle d’une boîte rectangulaire à deux côtés ouverts, soit le côté supérieur et le côté proximal par rapport à la (aux) dent(s) prothétique(s), et en ce que la deuxième partie de la glissière, jouant le rôle d’organe mâle a la forme globale d’un pointeau de section rectangulaire terminé par une tête dont la section est plus grande que la partie immédiatement adjacente de son corps, laquelle forme ainsi un étranglement.
[0021] L’invention concerne aussi une glissière dont l’intérieur la nacelle organe femelle est pourvu d’un canal en réserve en forme de «U», disposé horizontalement sur trois côtés et en ce qu’une pièce de verrouillage élastique y est logée, mais non fixée.
[0022] L’invention concerne aussi le fait que les parties mâle et femelle de la glissière ont chacune un tronçon comportant au moins un pan oblique destiné à coopérer avec un pan oblique du tronçon correspondant de l’autre partie.
[0023] L’invention concerne aussi le fait que la nacelle organe femelle est solidaire d’une barre de rétention destinée à occuper une position intra-dentaire dans la dent pilier dans laquelle elle sera scellée.
[0024] L’invention concerne aussi le fait que la position relative de la barre de rétention et de la nacelle est choisie pour que la nacelle occupe au moins partiellement une position intra-dentaire.
[0025] L’invention concerne aussi le fait que la deuxième partie de la glissière, jouant le rôle d’organe mâle, est solidaire d’une plaque prothétique dont le côté opposé à celui sur lequel est fixé l’organe mâle comporte soit directement des organes porteurs, soit des aménagements destinés à accueillir et faciliter la fixation des dits organes porteurs.
[0026] L’invention concerne aussi le fait que l’introduction d’un organe mâle dans un organe femelle est essentiellement non axiale et en ce que la mise en place exacte a lieu au fur et à mesure de la pénétration de l’organe mâle dans l’organe femelle, jusqu’à l’engagement à fond de course.
[0027] L’invention concerne enfin un ensemble prothétique comportant au moins une glissière telle que décrite plus haut et au moins une dent artificielle fixée sur un organe porteur, dont la particularité est que l’ensemble prothétique est muni
[0028] d’un guide de transfert fixé en solidarité temporaire sur au moins une dent artificielle, ledit guide de transfert étant façonné d’après une empreinte d’au moins une dent pilier de sorte que, une fois appliqué en appui sur ledit pilier par l’intermédiaire du guide de transfert, l’ensemble prothétique soit dans la position exacte dans laquelle au moins une barre de rétention doit être solidarisée à demeure avec au moins un pilier de sorte que la barre se trouve entièrement en position intra-dentaire.
Description de l’invention
[0029] La description qui suit se réfère au dessin dans lequel:
<tb>la fig. 1<sep>est une vue en perspective d’un premier élément de la glissière et sa fixation selon l’invention, à savoir un organe femelle de la glissière;
<tb>la fig. 2<sep>est une vue en perspective d’un deuxième élément de la glissière et sa fixation selon l’invention, à savoir les organes mâles de deux glissières dans le cas d’une prothèse intercalée;
<tb>la fig. 3<sep>est une vue en perspective démontrant plus particulièrement les deux éléments formant la glissière selon l’invention, à savoir les organes mâle et femelle de la glissière.
<tb>la fig. 4<sep>est une vue en perspective de la glissière et de sa fixation selon l’invention, en l’occurrence appliquée de façon symétrique à deux piliers entourant une dent artificielle intercalée;
<tb>la fig. 5<sep>est une vue en perspective et transparence partielle de la glissière et de la fixation selon l’invention, en l’occurrence appliquée à une dent artificielle en extension;
<tb>la fig. 6<sep>montre un dent artificielle intercalée, accompagnée de deux glissières selon l’invention dont les organes mâle-femelle sont engagés à fond;
<tb>la fig. 7<sep>illustre une dent artificielle intercalée accompagnée de deux glissières selon l’invention et d’un guide de transfert;
<tb>la fig. 8<sep>est une vue en perspective de la glissière et de la fixation selon l’invention, en l’occurrence appliquée à une dent artificielle en extension, et d’un guide de transfert;
<tb>la fig. 9<sep>illustre deux glissières et leur fixation selon l’invention dans leur application à un appareil prothétique préexistant;
<tb>la fig. 10<sep>illustre l’élément mâle d’une glissière selon l’invention, en coopération avec l’une des parties d’un appareil prothétique préexistant;
<tb>la fig. 11<sep>divisée en deux sous fig. 11Aet 11B illustre en perspective deux états successifs d’une prothèse comportant une (11 A) puis deux (11B) glissières selon l’invention, les deux états pouvant être séparés l’un de l’autre par plusieurs années.
[0030] Sur la fig. 1, on reconnaît une première dent pilier 1, dans laquelle a été creusée par fraisage une cavité occluso-proximale 2 débouchant sur un boxe 3. On a choisi de représenter en l’occurrence un boxe évasé.
[0031] Les boxes, tels que celui représenté sur la fig. 1, constituent, indépendamment de toute cavité occluso-proximale, une technique enseignée en médecine dentaire pour obturer une carie proximale. Cette étape est donc bien maîtrisée, même si le but dans lequel elle est ici utilisée n’a plus rien à voir avec l’objectif de l’enseignement.
[0032] On relève au passage que la cavité occluso-proximale est pratiquée à un endroit de la dent qui est souvent déjà endommagé, par la présence d’une obturation. On a ainsi souvent l’occasion de ne pas toucher aux parties les plus saines des dents piliers.
[0033] On reconnaît aussi une barre de rétention 4, réalisée dans un métal de qualité dentaire permettant une implantation à demeure. La barre de rétention 4 est solidaire d’une nacelle 5 avec laquelle elle forme un tout rigide et indissociable. La nacelle 5 constitue l’organe femelle d’une glissière male-femelle.
[0034] De manière générale, une extrême variété est offerte dans le choix de la forme de la barre de rétention 4. Même une section ronde et une surface lisse peuvent être envisagées car la nacelle 5, logée dans le boxe, empêchera toute rotation de la barre sur son axe. Les sections les plus diverses peuvent ainsi être employées.
[0035] On note qu’il faut souvent couder, courber ou gauchir la barre de rétention et, grâce aux éléments de l’invention, rien ne limite la faculté de donner à la barre de rétention sa forme idéale en fonction des besoins de chaque cas.
[0036] L’ensemble formé de la barre de rétention 4 et de la nacelle 5 peut être construit en soudant ensemble un barre à une nacelle. Cet ensemble peut aussi être produit d’un seul tenant et en série industrielle.
[0037] On reviendra bien sûr ci-après en détail sur les particularités de la nacelle 5, mais il est utile de voir rapidement comment se présente l’organe mâle avec lequel la nacelle coopère.
[0038] Sur la fig. 2, on distingue deux plaques prothétiques 6 et 7. Chacune de ces deux plaques comporte sur son côté extérieur un appendice,
[0039] respectivement 8 et 9, constituant un organe mâle de la glissière, destiné à coopérer avec l’organe femelle 5 présenté à la fig. 1.
[0040] Les faces libres des plaques 6 et 7 sont garnies de douilles 10 destinées à faciliter la fixation, par soudure par exemple, de fils métalliques dentaires 11 reliant les deux plaques. C’est sur et autour des organes porteurs que constituent ces fils métalliques que pourront être fixées (ou construites) une ou plusieurs dents artificielles.
[0041] Le nombre et la position des fils 11, et par conséquent des groupes de douilles 10, peuvent être laissés à la libre appréciation de l’utilisateur. Néanmoins, la combinaison illustrée à la fig. 2, c’est-à-dire deux fils supérieurs et un fil inférieur, est intéressante dans la mesure où les deux fils supérieurs résistent au premier chef à l’enfoncement dû à la mastication, alors que le fil inférieur combat plutôt la mise en rotation et le basculement de la (ou des) dent(s) artificielle(s).
[0042] Le lecteur comprend aisément que, dès l’instant où la liaison entre les deux plaques prothétiques est réalisés au moyen d’un ou plusieurs éléments rigides et solidaires des deux plaques, le nombre, la forme et la disposition desdits éléments rigides ne changent rien au principe constructif. On s’abstient donc d’illustrer ou de commenter d’innombrables combinaisons ou variantes appliquant le même principe avec quelques nuances de style. Ce qui est montré à la fig. 2 l’est à titre indicatif et ne se veut en rien limitatif. On peut à l’envi faire la même chose autrement.
[0043] La forme exacte des plaques 6 et 7 importe assez peu, elles peuvent d’ailleurs avoir une forme différente l’une de l’autre (pour autant que compatible l’une avec l’autre) au sein de la même prothèse.
[0044] Sur le plan de la réalisation concrète de la prothèse, on pourra parfaitement choisir des dents artificielles préfabriquées, telles qu’il en existe un large éventail sur le marché. On pourra aussi toujours réaliser entièrement une dent artificielle en laboratoire comme cela se pratique usuellement, ce qui offrira davantage de possibilités d’assortir la dent artificielle au reste de la dentition, mais élèvera aussi le coût de réalisation.
[0045] Sur la fig. 3, on reconnaît la barre de rétention 4, solidaire de la nacelle 5 qui se présente comme une boîte rectangulaire à deux côtés ouverts, soit le côté supérieur et le côté distal par rapport à la barre de rétention. On reconnaît aussi la plaque prothétique 7 pourvue de douilles 10 et portant l’appendice 9 formant organe mâle.
[0046] L’organe femelle 5 et l’organe mâle 9 sont conformés pour coopérer ensemble de manière que l’engagement de l’organe mâle dans la bouche de l’organe femelle soit facile et tolérant, alors que cette même conformation provoque une mise en position relative de plus en plus précise au fur et à mesure que l’organe mâle pénètre dans l’organe femelle.
[0047] A cette fin on peut constater que la tête 12 de l’organe mâle 9 a une section (rectangulaire) plus petite que celle de sa base 23 ou que celle du tronçon à pans obliques 21 qu’il comporte.
[0048] La tête 12 de l’organe mâle vient en collaboration étroite avec le culot 13 de l’organe femelle et le sommet de la tête 12 vient en butée contre le fond 14 de l’organe femelle lorsque les deux organes sont accouplés à fond de course.
[0049] On remarque aussi que la section intérieure de la bouche 22 de l’organe femelle est sensiblement voisine de la section extérieure de la base 23 de l’organe mâle.
[0050] A la suite de la bouche, l’organe femelle 5 comporte un tronçon à pans obliques 20, qui correspond au tronçon à pans obliques 21 de l’organe mâle et collabore avec lui.
[0051] C’est pour l’essentiel la collaboration en tâtonnement des deux tronçons à pans obliques 20 et 21 qui permet la mise en place progressivement exacte des deux parties de la glissière.
[0052] On note que chacun des tronçons à pans obliques comporte au moins un pan oblique, préférablement deux disposés latéralement, et, idéalement trois, soit deux pans latéraux et un pan longitudinal.
[0053] Le maintien du bon engagement exact des deux parties, est assuré par la collaboration en glissement des surfaces du tronçon d’alignement 19 et du tronçon d’alignement correspondant 18 de l’organe femelle 5.
[0054] On observe que les parois intérieures verticales de l’organe femelle 5 sont pourvue d’un canal en réserve 15, d’orientation horizontale, qui forme un «U» évidé et est destiné à accueillir une pièce de verrouillage en ressaut 16, laquelle collabore en élasticité avec l’étranglement 17 de l’organe mâle 9 afin de maintenir l’engagement à fond de course de l’organe mâle dans l’organe femelle.
[0055] La pièce de verrouillage 16 dont la forme générale est en «U» comporte un bombage vers l’intérieur, qui tend à s’effacer à l’intérieur du canal en réserve 15 au passage de la tête 12 de l’organe mâle, puis, appuyant sur l’étranglement 17, maintient le sommet de la tête 12 contre le fond 14 de l’organe femelle.
[0056] La pièce de verrouillage est réalisée par exemple en matière plastique de qualité dentaire. La pièce de verrouillage 16 n’est pas fixée à demeure à la nacelle 5. En effet, il est nécessaire de pouvoir la remplacer en cas d’usure. Cette particularité permet aussi de prévoir la réalisation de pièces présentant chacune une élasticité différente de manière à former une palette au sein de laquelle le dentiste pourra choisir l’élasticité qui convient le mieux à chaque cas précis qu’il rencontre.
[0057] On observe que la pièce de verrouillage 16 offre une élasticité dans trois directions. Etant bien compris qu’il y a une telle pièce dans chaque nacelle ou organe femelle, la pièce de verrouillage agit comme le ferait un joint de dilatation, ce qui évite que l’ensemble formé, par exemple, de deux dents piliers et de la prothèse, forme un tout rigide. Les pièces de verrouillage permettent ainsi d’absorber les infimes mais bien réels mouvements de la dentition.
[0058] La réalisation de la prothèse selon l’invention nécessite bien sûr, en amont comme en aval, que le médecin dentiste exécute les gestes nécessaires, qui s’inscrivent dans la suite logique décrite ci-dessous.
[0059] Pour commencer, le dentiste a le choix entre deux approches lors de la phase en amont. Soit le dentiste commence, au moyen de ses instruments bien connus, à réaliser la ou les cavité(s) utile(s) dans une ou plusieurs dent(s) pilier(s), puis il prend une empreinte. Soit le dentiste commence par prendre une empreinte de la dentition telle qu’elle se présente ex-ante, auquel cas la ou les cavités sont pratiquées en laboratoire dans le modèle issu de l’empreinte (ces cavités seront dans ce cas répliquées en bouche plus tard par le dentiste d’après le modèle).
[0060] Dans les deux approches ci-dessus, l’empreinte peut être réalisée à l’aide d’une empreinte alginate, dont le coût est insignifiant. A ce stade déjà, la réalisation de la prothèse à glissière selon l’invention permet une économie nette par rapport à l’art antérieur qui nécessite des empreintes silicone, ou polyéther, ou hydro-colloïdes, etc., dont le prix est beaucoup plus élevé, tant en ce qui concerne les fournitures en matériaux que le temps de la prise.
[0061] Dans les deux approches mentionnées plus haut la suite des opérations se déroule alors en laboratoire, où le technicien crée ou assemble divers éléments de la prothèse et de sa fixation et solidarise la ou les dents artificielles sur les organes porteurs, qu’il aura construit selon les exigences spécifiques du cas, au moyen de fils métalliques dentaires ou de toute autre structure adaptée.
[0062] Les dents préfabriquées que l’on trouve dans le commerce, souvent utilisées pour la confection de prothèses amovibles, sont en général en résine ou en une combinaison de résine avec d’autres composants, tels que composites ou porcelaine. Si le choix se porte, notamment pour réduire le coût autant que faire se peut, sur des dents préfabriquées, telles que décrites ci-dessus, elles seront fixées sur les organes porteurs par collage au moyen de résine. Si le choix se porte sur des dents fabriquées entièrement en laboratoire selon la technique standard, elles seront alors construites directement sur/autour des organes porteurs. Enfin, si le choix se porte sur des dents céramo-métalliques traditionnelles, la technique reste la même, mais le coût en sera plus élevé, sans pour autant se rapprocher de celui des prothèses de l’art antérieur impliquant des couronnes.
[0063] Revenant au déroulement logique des opérations, le technicien se trouve face à un modèle comportant la ou les cavités utiles dans la ou les dents piliers 1 (quelle que soit celle des deux approches citées plus haut qui a été adoptée). Il va positionner et fixer les dents artificielles sur les organes porteurs de manière, d’une part, que la surface supérieure de la dent soit là où elle doit absolument être selon tous les canons de l’art dentaire et, d’autre part, de manière que chaque barre de rétention 4 occupe une position centrée dans la cavité, sans toucher aucune des parois de ladite cavité, et, finalement, à une hauteur relative qui permette une accumulation de matière suffisante entre le sommet de la barre et la surface supérieure de la dents pilier 1, pour que le scellement soit efficace et résistant. Durant ce processus, tant le dentiste que
[0064] le technicien ont tout loisir de donner à la barre de rétention 4 et aux organes porteurs (par exemple les fils 11) la forme exacte qu’ils souhaitent.
[0065] De cette manière, une fois la prothèse en place, chaque barre de rétention 4 pourra être entièrement en position intra-dentaire, et c’est l’une des particularités propres de la prothèse à glissière selon l’invention.
[0066] Pour terminer son travail, le technicien dépose sur les parties métalliques un enduit opaque, par exemple un vernis ou une laque pigmentée, destiné à camoufler leur présence et éviter qu’on puisse les voir en transparence.
[0067] Reprenant encore une fois le cours logique des choses, le dentiste reçoit la prothèse terminée que lui remet le technicien et procède, si nécessaire, aux ajustages éventuels, puis noie chaque barre de rétention alors mise en position dans une masse compacte de verre ionomère et/ou de composites (obturation blanche) et laisse le durcissement s’accomplir. Il contrôle et ajuste l’occlusion selon les techniques habituelles pour terminer son travail.
[0068] Le positionnement adéquat de la prothèse avant scellement définitif n’est pas l’exercice le plus aisé, de sorte qu’un aménagement supplémentaire est prévu pour rendre cette opération plus facile et donc plus rapide et plus sûre (on l’exposera un peu plus tard en commentant les fig. 7et 8).
[0069] La fig. 4 permet de visualiser les divers éléments intervenant dans la réalisation d’une prothèse comportant une dent artificielle intercalée. On reconnaît deux dents piliers 1 ainsi que leur cavité 2 dont l’ouverture comporte un boxe 3. On reconnaît aussi les barres de rétention 4 solidaires des nacelles 5. Enfin, on voit aussi les organes mâles 9, ainsi que les douilles 10, dans lesquelles sont fixées les extrémités des fils 11 qui jouent le rôle d’organes porteurs sur ou autour desquels est collée, ou construite, une dent artificielle 24.
[0070] La fig. 5 permet d’illustrer une variante de la glissière et sa fixation selon l’invention, en l’occurrence aux fins de réaliser une prothèse en extension dont la fixation est ancrée dans deux piliers adjacents. On reconnaît deux dents piliers adjacentes 1, ainsi que la cavité occluso-proximale 2 taillée dans chacune d’elle. Seul le pilier jouxtant la prothèse est muni d’un boxe 3. On reconnaît aussi la barre de rétention 4, qui est ici plus longue puisque ancrée dans deux dents, solidaire de la nacelle 5. On retrouve également la plaque prothétique 7 portant l’organe mâle 9 de la glissière. Ce qui diffère dans cette variante par rapport à ce qui a été exposé plus haut est que l’organe porteur est ici constitué de boucles métalliques 25 solidaires de la plaque prothétique. Qu’on choisisse des boucles ou des protubérances de toute autre forme est sans grande importance, car il s’agit de moyens équivalents dont le but est assurément d’ancrer la dent artificielle 24 au maximum de ce que la configuration du cas d’espèce permet, sachant qu’il n’y aura pas de deuxième appui comme c’était le cas auparavant.
[0071] La fig. 6 concerne de nouveau une prothèse intercalée comme mentionné plus haut et montre la prothèse telle qu’elle se présente une fois les organes mâles engagés à fond dans les organes femelles des deux glissières.
[0072] En regard de la fig. 7, on observe que la dent artificielle 24 de la prothèse est munie d’un guide de transfert 26. Ce guide de transfert est destiné à rendre plus sûre et plus aisée la mise en place de la prothèse en vue de son scellement. Le guide de transfert est réalisé par le technicien en laboratoire d’après le modèle de la dentition du patient. Le technicien peut utiliser de la résine de laboratoire, ou du composite, pour réaliser le guide de transfert. Le guide et la prothèse sont solidarisés provisoirement, au moyen de cire collante par exemple, cela de manière à pouvoir retirer le guide de transfert une fois le scellement sécurisé.
[0073] Le guide de transfert comprend préférablement deux ailes ou extensions latérales 27 et 28, qui sont adaptées à la forme des dents piliers de sorte qu’elles vont épouser exactement lesdites dents piliers en assurant un positionnement parfait de la prothèse par rapport à la dentition et aux cavités. Le guide de transfert lui-même, et en particulier ses ailes, sont en réalité des empreintes traditionnelles partielles.
[0074] La fig. 8 illustre un guide de transfert réalisé pour une prothèse en extension, celle de la fig. 5 par exemple, et l’on retrouve les mêmes repères que dans la fig. 7.
[0075] Le dentiste poursuit son travail en vérifiant que la prothèse équipée de son guide de transfert, et positionnée parfaitement grâce à lui, est comme il le souhaite. Puis il retire la prothèse et introduit dans le fond de chaque cavité une masse, verre ionomère et/ou composites, jusqu’à une hauteur qui permettra à chaque barre de rétention, lorsque pressée en position exacte grâce au guide de transfert, de s’enfoncer grosso modo jusqu’à mi-hauteur de sa section. Après durcissement de cette première masse, le guide de transfert est désolidarisé et retiré de la bouche. Le dentiste finit alors de combler chaque cavité en une ou plusieurs couches et termine enfin son travail en optimisant l’occlusion.
[0076] On vient de décrire dans le détail une prothèse destinée au remplacement d’une dent manquante intercalée entre deux piliers. Dans le cas où il s’agit de remplacer deux dents adjacentes intercalées, seule la longueur de l’organe porteur sera augmentée, tout ce qui a été décrit restant parfaitement valable.
[0077] Sur la fig. 9a est représenté un appareil amovible muni de crochets. Sur la fig. 9b est représenté le même appareil après élimination de deux des trois crochets puis fixation sur deux plaques prothétiques dont les organes mâles 9 sont prêts à coopérer avec deux nacelles 5 dûment ancrées dans deux piliers au moyen de barres de rétention 4, comme on l’a décrit ci-devant. On peut, dans cet exemple, laisser en place le dernier crochet 29 car il se situe dans le fond de la bouche et ne gêne pas l’esthétique.
[0078] La fig. 10 montre une plaque prothétique 7 solidaire d’une barre de rétention (non visible mais située dans la même position qu’à la fig. 1 par exemple). La plaque prothétique 7 est équipée de l’organe mâle 9 de la glissière.
[0079] La fig. 11 montre une exécution surprenante puisqu’il s’agit d’une prothèse intercalée comportant d’un côté une glissière et sa fixation telle qu’exposée plus haut et de l’autre côté un ancrage inamovible et permanent, de même nature que l’ancrage de la barre de rétention 4. Objectivement, la prothèse est vraiment fixe, malgré la présence d’une glissière. Cependant, cette disposition a divers avantages. En premier lieu, elle permet de faire bénéficier une prothèse fixe de l’effet comparé à un joint de dilatation dont on a parlé plus haut. En second lieu, cette variante offre la possibilité d’une prothèse évolutive, malgré une indication médicale a priori contraire. En effet, si le dentiste a un pronostic assez défavorable au sujet d’un éventuel pilier, bref s’il sait qu’il va devoir l’arracher un jour, la technique antérieure interdit pratiquement la réalisation d’une prothèse fixe car le pilier douteux sera perdu tôt ou tard. En revanche, la glissière selon l’invention présente un grand avantage dans un tel cas. En effet, en supposant que la molaire 30 soit douteuse, le dentiste pourra ultérieurement l’arracher, le cas échéant d’un seul tenant avec la prothèse, ou le faire après avoir coupé la prothèse 31 et désengagé la prothèse de la nacelle 5 solidaire de la dent pilier valide 33. Aucun travail ne sera nécessaire sur cette deuxième dent pilier 33 valide et conservée, qui porte déjà bien ancrée la nacelle 5 prête à accueillir l’organe mâle 34 de la nouvelle prothèse 35, par exemple une double intercalée comportant deux dents artificielles comme illustré à la fig. 11B. Grâce à une deuxième glissière selon l’invention (36-37) on obtient alors une prothèse amovible. Assez élégant, il faut en convenir.
[0080] Cette option nouvelle dans la technique dentaire doit autant, mais de manière différente bien sûr, d’une part au mode de fixation selon l’invention que d’autre part à la glissière non axiale qui autorise un tel exercice (alors qu’une glissière axiale et des couronnes l’interdisent sans appel). De plus, en raison du coût des couronnes, on doit éviter de telles constructions sur des piliers peu sûrs, alors que l’invention rend leur utilisation même momentanée très économique.
[0081] Cette nouvelle option, rendue possible grâce à l’invention permet d’intégrer plus longtemps des piliers incertains dans des solutions reconstructrices fixes, et donc de retarder, tout en les préparant, les appareils amovibles dont le confort pour le patient est évidemment bien moindre.
[0082] Comme on l’a exposé plus haut lors de la présentation de son but, l’invention vise l’obtention de cinq sortes d’avantages, qu’on détaille ci-dessous en les commentant.
[0083] Premièrement, la réduction substantielle du coût de réalisation est certes le but économique de l’invention, mais il découle grandement de la facilité et la sécurité de réalisation meilleures par rapport à l’état de la technique grâce à un degré moindre de sophistication ou de technicité.
[0084] Qu’il s’agisse de la prise d’une empreinte alginate, du fraisage de cavités occluso-proximales, de la réalisation de la prothèse elle-même par le technicien de laboratoire, puis de sa mise en place, surtout guidée par le guide de transfert préconisé, il n’y a, dans la suite des tâches du dentiste et du technicien, aucune opération qui ne relèverait pas des capacités élémentaires du métier de chacun. En particulier, le technicien ne travaille pas du tout à l’échelle micrométrique qui est usuellement son quotidien, mais au contraire avec un niveau de tolérance incomparablement plus facile à respecter, d’où une vitesse d’exécution multipliée.
[0085] Deuxièmement, une prothèse amovible réalisée avec deux glissières non axiales selon l’invention est beaucoup plus facile à manœuvrer pour le patient, cela essentiellement grâce la possibilité de positionner progressivement, par tâtonnement, chaque organe mâle dans l’organe femelle correspondant. La glissière selon l’invention accepte l’approximation et la corrige au fur et à mesure de l’engagement des organes les uns dans les autres.
[0086] Troisièmement, l’utilisation du volume intérieur d’un boxe pour y loger au moins en partie l’un des deux éléments de la glissière est un avantage notable, d’une part en termes de longueur de levier qui ainsi est réduite, mais aussi d’autre part en termes de résultat esthétique.
[0087] Quatrièmement, la réversibilité de l’intervention est spectaculairement améliorée en raison de l’abandon complet de couronnes et surtout en raison de l’adoption d’une fixation que le dentiste peut aisément éliminer, soit en la dégarnissant, soit plus radicalement en la fraisant purement et simplement. Avec la glissière et sa fixation selon l’invention, il suffit au dentiste d’éliminer avec sa fraise la masse de verre ionomère et/ou de composite jusqu’à déloger la barre de rétention, ou, plus radicalement de fraiser aussi la barre de rétention. Dans un cas comme dans l’autre, la prothèse est éliminée en quelques minutes. Le dentiste ne devra en aucun cas attaquer le corps des dents naturelles et mettra simplement au propre les deux cavités qui seront alors prêtes à accueillir une nouvelle prothèse selon l’invention. L’amélioration de la réversibilité s’exprime ainsi de deux façons, en premier lieu par la simplicité élémentaire de l’opération consistant à retirer la prothèse et en second lieu par le fait que, comme on l’a déjà indiqué, le coût de remplacement de la prothèse sera moindre dans la même mesure au moins que l’était celui de sa première réalisation. L’amélioration de réversibilité est ainsi autant technique qu’économique.
[0088] Cinquièmement, on ne peut pas réutiliser un appareil existant en remplaçant ses crochets par des glissières axiales. Grâce à la glissière et sa fixation selon l’invention cela est maintenant possible et de nombreux patients vont pouvoir conserver un appareil amovible sans souffrir des inconvénients technique (usure des dents appuis) et esthétiques liés aux crochets. La glissière et la fixation selon l’invention sont toujours complémentaires l’une de l’autre, mais c’est sans doute dans cette application que leur aspect de tandem est le mieux perceptible. C’est la conjonction des deux qui permet le résultat.
[0089] Une partie significative des patients qui ne pouvaient envisager, faute des moyens financiers nécessaires, une prothèse amovible, auront accès à ce qui leur était jusqu’ici interdit. Ce qui vaut pour les patients vaut aussi mutatis mutandis pour leur assureur.
[0090] Pour terminer, on doit souligner un avantage qu’on a décrit en détail dans l’exposé, mais que l’on a pas annoncé dans le but de l’invention, parce qu’il s’agit tout de même d’une application assez spéciale qui ne découle donc de l’invention que dans certains cas seulement. La possibilité de créer une prothèse fixe ayant un seul côté amovible offre de grandes perspectives car elle permet de conserver aussi longtemps que possible des dents naturelles trop douteuses pour recevoir une couronne, mais que l’invention permet d’impliquer dans la fixation d’une prothèse fixe. Cela tout en préparant l’avenir et en ménageant une solution amovible subséquente à moindre coût puisque ce qui est fait peut être immédiatement réutilisé.
Claims (8)
1. Glissière pour prothèse dentaire caractérisée en ce que la première partie de la glissière, jouant le rôle d’organe femelle, est constituée d’une nacelle dont la forme, tant extérieure qu’intérieure, est globalement celle d’une boîte rectangulaire à deux côtés ouverts, soit le côté supérieur et le côté proximal par rapport à la (aux) dent(s) prothétique(s), et en ce que la deuxième partie de la glissière, jouant le rôle d’organe mâle a la forme globale d’un pointeau de section rectangulaire terminé par une tête dont la section est plus grande que la partie immédiatement adjacente de son corps, laquelle forme ainsi un étranglement.
2. Glissière selon la revendication 1, caractérisée par le fait que l’intérieur de la nacelle organe femelle est pourvu d’un canal en réserve en forme de «U», disposé horizontalement sur trois côtés et en ce qu’une pièce de verrouillage élastique y est logée, mais non fixée.
3. Glissière selon l’une des revendications 1 et 2, caractérisée en ce que les parties mâle et femelle de la glissière ont chacune un tronçon comportant au moins un pan oblique destiné à coopérer avec un pan oblique du tronçon correspondant de l’autre partie.
4. Glissière selon l’une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que la nacelle organe femelle est solidaire d’une barre de rétention destinée à occuper une position intra-dentaire dans la dent pilier dans laquelle elle sera scellée.
5. Glissière selon la revendication 4, caractérisée en ce que la position relative de la barre de rétention et de la nacelle est choisie pour que la nacelle occupe au moins partiellement une position intra-dentaire.
6. Glissière selon l’une des revendications 1 à 5, caractérisée en ce que la deuxième partie de la glissière, jouant le rôle d’organe mâle, est solidaire d’une plaque prothétique dont le côté opposé à celui sur lequel est fixé l’organe mâle comporte soit directement des organes porteurs, soit des aménagements destinés à accueillir et faciliter la fixation des dits organes porteurs.
7. Glissière selon l’une des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que l’introduction d’un organe mâle dans un organe femelle est essentiellement non axiale et en ce que la mise en place exacte a lieu au fur et à mesure de la pénétration de l’organe mâle dans l’organe femelle, jusqu’à l’engagement à fond de course.
8. Ensemble prothétique comportant au moins une glissière selon la revendication 4 et au moins une dent artificielle fixée sur un organe porteur, caractérisé en ce que l’ensemble prothétique est muni d’un guide de transfert fixé en solidarité temporaire sur au moins une dent artificielle, ledit guide de transfert étant façonné d’après une empreinte d’au moins une dent pilier de sorte que, une fois appliqué en appui sur ledit pilier par l’intermédiaire du guide de transfert, l’ensemble prothétique soit dans la position exacte dans laquelle au moins une barre de rétention doit être solidarisée à demeure avec au moins un pilier de sorte que la barre se trouve entièrement en position intra-dentaire.
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Applications Claiming Priority (1)
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Family Applications (1)
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2009
- 2009-07-13 CH CH11022009A patent/CH701434A2/fr not_active Application Discontinuation
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