Dispositif d'embrayage. La présente invention a pour objet un dispositif d'embrayage, applicable aux au tomobiles, bateaux à moteur etc. pour trans mettre graduellement l'effort d'un arbre à un autre.
Une forme d'exécution de ce nouveau dis positif est représentée, à titre d'exemple, par le dessin annexé.
La fig. 1 en montre une coupe longitu dinale, par son milieu; La fig. 2, une coupe transversale par un plan vertical, suivant la ligne 2-2 de la fig. 1; Les fig. 3, 4 et 5, des coupes transver sales par des plans verticaux suivant les lignes respectives 3-3, 4-4 et 5-5 de la fig. 1; La fig. 6, une coupe horizontale à plus grande échelle suivant la ligne 6-6 de la fig. 5; La fig. 7, une coupe verticale, à la même échelle que fig. 6, suivant la ligne 7-7 de la fig. 5.
Un récipient légèrement conique 10 ren fermant de l'huile, est fermé par un couver cle 12 assujetti par des boulons 11. La pla- que 12 constituant le couvercle comporte un évidement extérieur cylindrique dans le quel est logé un disque 13 maintenu par des boulons 13x sur le cylindre 10 et traversé par plusieurs autres boulons 14 avec écrous 17, reliant ce disque au collet 15 formé sur l'arbre moteur 16. Sur sa face interne, la plaque de couvercle 12 porte un saillant cy lindrique 18 engagé avec jeu dans un four reau 19 à l'extrémité 20 de l'arbre com mandé 21 dont l'autre extrémité est reliée â un mécanisme à mouvoir. Le pourtour 22 du récipient d'huile 10 est conique et en touré d'une bande 23 d'amiante ou autre matière similaire formant, surface d'adhé rence.
Sur l'arbre commandé 21 glisse un col lier 24 avec gorge annulaire 25 et plateau 26 sur lequel est fixée, par des boulons 27, une calotte 23 présentant une partie coni que 29 qui s'emboite sur l'enveloppe en amiante (tu cylindre 10.
Dans la gorge 25 est engagée une bague 30 en deux parties assemblées. par des bou lons<B>31</B> traversant leurs pattes d'assem blage 32. Cette bague comporte deux touril- lons latéraux 33 engagés dans les ouver tures 34 des branches 34X formant étrier au bout d'un levier de manouvre 35 fixé à un pivot 36 et se prolongeant par un bras 37 aboutissant à une pédale 38.
Quand on appuie sur la pédale 38 dans le sens de la flèche a, le collier 24 glisse sur l'arbre 21, la calotte conique 29 cesse d'être en contact avec l'enveloppe en amiante 23 du cylindre 10 et, par suite, l'arbre moteur 16 cesse de faire tourner l'arbre commandé 21 par l'intermédiaire de la calotte.
Entre un collier 39 claveté sur l'arbre 21 et le collier 24 s'enroule un ressort 40 qui ramène la calotte conique 29 sur le joint d'amiante 23 dés qu'on cesse d'appuyer sur la pédale 38.
La face interne du récipient d'huile 10 présente un prolongement central tubulaire 41. enfermant une boîte à garniture 42 dans laquelle tourne l'arbre 21.
Ce prolongement tubulaire 41 est en- four(', par une gaine 43 formée sur la face interne de la calotte 28 du côté du récipient 10. A l'extrémité de cette gaine est montée une rondelle 44 et., entre celle-ci et un épau lement 45 de la calotte 28, sont intercalées deux bagues 46 munies de pièces antifric tion 17 et séparées par une bague centrale 48. De celle-ci rayonnent trois bras 49, 50, 51; les deux derniers se terminent par des gaines 52 dans lesquelles passent des axes 53 reliés au cylindre 10. Quant au bras 49, il est. relié à son extrémité, par le tourillon 54 à la tige de tiroir 55, et assujetti par un écrou 56. La tige 55 traverse une boîte à garniture 57 dans le cylindre à huile 10, et à son extrémité est fixé un tiroir 58 en forme de coupe, ouvert à un bout.
(fig. 7, à gauche), tandis que l'autre bout est en partie fermé par une cloison 59 percée d'ou vertures 60.
Le récipient 10 renferme une chambre cylindrique centrale 61, sur laquelle s'em boîtent successivement une pièce en forme de coupe 62 limitant une chambre cylindri que 63, et une autre pièce, aussi en forme de coupe, 64, avec chambre cylindrique 65. Les trois chambres 61, 63 et 65 ont le même diamètre et leurs parois cylindriques sont équidistantes des axes des arbres 16 et. 21.
Sur le gros bout 20 de l'arbre commandé 21 sont calés trois excentriques 66 disposés dans les chambres respectives 61, 63, 65, sur chacun desquels est monté un piston an nulaire 67. Ces excentriques sont orientés autour de l'arbre 21 à 120 degrés les uns des autres, comme l'indiquent. les tracés plein et ponctué des fig. 4 et 5.
Chaque piston 67 est muni d'une plaque radiale 68 passant dans une ouverture dia métrale pratiquée dans une pièce cylindri que oscillante 69. Ces cylindres oscillants 69 sont en alignement clans l'évidement: cylin- clrique 70 formé clans, le cylindre 10. Cet évi dement communique avec les chambres cy lindriques 61, 63, 65 et aussi, par les pas sages 9, avec l'évidement 71 dans lequel se trouve le tiroir glissant 58, et qui communi que aussi avec les chambres 61, 63 et 65 et avec, une extrémité d'un canal 72 qui en toure en partie les chambres 61, 63 et 65.
Les deux bouts du canal 72 aboutissent à la paroi 73. Les plaques de piston 68 com portent chacune des passages 74 par tant de leur extrémité extérieure; à leur ex trémité intérieure, ces passages communi quent avec les chambres 61, 63, 65 en des points légèrement distants de la périphérie des pistons 67.
Le mouvement alternatif du tiroir 5\, dans l'évidement 71 est produit par le mou vement de va-et-vient de la calotte<B>2</B>8, et détermine le passage de l'huile à travers les ouvertures 60 pratiquées dans la paroi de bout 59 du tiroir.
Dans l'évidement '7i est une garniture cylindrique 74x dont la rotation est empê chée par la cale 75; cette garniture présente trois séries d'ouvertures 76, '77, <B>78.</B>
Les ouvertures 76 communiquent avec les passages. 9, les ouvertures 77 avec les chambres cylindriques 61, 63, 65 et: les ou vertures '78 avec l'extrémité du canal de jonction 72. . La partie tubularie du tiroir 58 est mu nie aussi de trois séries d'ouvertures 79, 80, 81, fonctionnant respectivement avec les ouvertures 76, 77, 78. Les ouvertures 81 sont disposées pour être toujours en communica tion avec celles 78, quelle que soit la po sition du tiroir 58. Les ouvertures 80 sont aménagées aussi pour être en communica tion permanente avec les ouvertures 77, quoique clans le mouvement du tiroir 58, ces ouvertures 77 et 78 puissent être partiel lement. fermées. Les ouvertures 76 et 79 ne communiquent plus du tout lorsque le tiroir est poussé à fond (fig. 7).
Pour équilibrer le récipient 10, on y a ménagé, en des points diamétralement op posés aux évidements 70, 71, des chambres 82 emplies de matières représentant un poids suffisant pour produire l'équilibre nécessaire.
La rotation du récipient 10 se fait dans le sens indiqué sur la fig. 5 par la flèche b. La position normale de travail du tiroir 58 est, celle indiquée par les fig. 6 et 7, avec les ouvertures 76 fermées; dans cette posi tion, toute circulation du liquide dans les chambres 61, 63 et 65 est interceptée et, par suite, l'arbre 2t tourne à la même vitesse, ou à peu près, que l'arbre moteur 16 et clans le même sens.
Pour la mise en marche, on appuie sur la pédale 38, afin de séparer les deux par ties 29 et 23 et, par le décalage, de mettre aussitôt. en mouvement le tiroir glissant 58, ce qui ouvre en grand les ouvertures 76.
La distance qui sépare la rondelle 44 de l'épaulement 45 est un peu plus grande que l'épaisseur de la bague intermédiaire 48 et des bagues antifriction 46 qui l'encadrent, de sorte que les deux parties 29 et 23 de l'embrayage sont toujours mises en prise ou hors de prise avant que le tiroir 58 se soit déplacé d'un côté ou de l'autre.
Quand les ouvertures 76 sont ouvertes en grand, le liquide arrive librement des chambres 61, 63, 65 dans les passages de jonction 72, et aucun mouvement de rota tion n'est transmis à l'arbre 21 par l'arbre moteur 16 alors. que le moteur a été mis en marche.
Si on laisse le levier à pédale progres sivement revenir à sa position normale, la circulation du liquide dans le cylindre 10 est progressivement retardée, et la vitesse de l'arbre commandé augmente proportion nellement jusqu'à ce que, par l'effet du ressort 40, la calotte conique mobile 29 soit venue se serrer sur la bande d'amiante 23 du cylindre 10, et s'y soit calée.
Il est facile de voir qu'à tout instant, pendant la marche du moteur, la vitesse de l'arbre entraîné 21 peut être variée à vo lonté en agissant sur le levier 37 à pédale et en fermant partiellement les ouvertures 76, ce qui augmente graduellement la pres sion clans les chambres 61, 63 et 65.
Lors du désembrayage, avant que le tiroir soit mis en mouvement pour ouvrir les ori fices 76, 79, la calotte mobile 29 de l'em brayage s'écarte du joint, de friction 23, et ces deux parties cessent d'être en contact quand les orifices 76, 79 commencent à s'ouvrir.
Avec ce dispositif, on peut obtenir n'im porte quelle vitesse et la. faire varier à vo lonté, ou arrêter toute transmission de force l'arbre commandé.
La calotte- 28 est fermée, et comme les organes qui actionnent. le tiroir sont tous enfermés clans cette calotte, la poussière ou les corps étrangers ne peuvent y pénétrer et nuire au fonctionnement.
Il est évident que le saillant cylindrique 7.8 qui entre clans l'évidement ménagé à l'extrémité de l'arbre commandé 21 assure l'alignement parfait. et permanent des arbres 16 et 21.
Les boulons i31 traversant le cylindre 10, le couvercle 12 et le disque 13 en des points voisins des parois cylindriques des cham bres 61, 63 et 65, la rigidité de l'ensemble est assurée et aucune fuite n'est à craindre pour les chambres.
On évite aussi tout grippage de la bague centrale 48, clans son mouvement de va-et- vient pour actionner le tiroir,_grâce à Famé- nagement de cette bague avec les. bras ad ditionnels 50, 5l, et les trous 52 percés aux extrémités de ces bras pour leur glissement sur lus tiges 50.
D'autre part, en faisant porter la tête des boulons 14 traversant le disque 13, contre l'évidement existant sur la face ex térieure du couvercle 12, on empêche tout. déplacement clé ces boulons.
Le dispositif décrit ci-dessus est, indi qué comme applicable aux automobiles, mais il peut être utilisé aussi sur d'autres appareils, par exemple sur des bateaux au tomobiles.
Par sa. forme compacte, il exige peu clé place, il est d'un assemblage facile et, une fois monté, les pièces mobiles sont si bien protégées qu'on a rarement besoin d'en remplacer.