Marteau pneumatique. L'invention a pour objet un marteau pneumatique, caractérisé par une poignée rendue solidaire du canon du marteau, clans laquelle est logée une soupape d'admission d'air comprimé à dispositif d'actionnement réglable, et une boîte de distribution à tiroir permettant d'admettre l'air comprimé alter nativement devant et derrière un plongeur coulissant dans le canon du marteau, et en constituant le frappeur, des lumières d'échap pement de l'air comprimé dans l'atmosphère étant ménagées dans la paroi du canon du marteau, et des moyens étant prévus pour orienter angulairement cet échappement de l'air.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'in vention.
Fig. i en est une coupe longitudinale par l'axe, Fig. 2 une coupe transversale suivant A-A de la fig. 1, Fig. 3 une coupe axiale perpendiculaire à celle de fig. 1, montrant un tiroir ainsi que le frappeur dans une position diffé rente; Fig. 4 montre, en coupe, une variante de la poignée.
Le marteau est, composé comme à l'or dinaire, d'un canon 11 renfermant le piston plongeur servant (le frappeur 19 et recevant à ses extrémités l'outil voulu 25 et la poi gnée 10. Cette dernière se visse sur une par tie filetée chu canon fl et se fixe solidement à celui-ci nu moyen d'une vis de pression 72, bloquant par son serrage sur le filetage du canon, un disque amortisseur 13.
La poignée 70 est évidée au centre pour le passage des doigts de la main, et elle comporte un canal coudé G faisant commu niquer la tubulure d'arrivée de l'air compri mé a avec une chambre h, en regard de la quelle se trouve une boîte de distribution 14. La tubulure n est formée à l'intérieur d'une extension latérale (le la poignée. Elle comporte titi siiee f sur lequel -,'applique une soupape 1 sous la pression de l'air com- primé qui agit sur la surface supérieure 2 (le cette soupape.
Celte dernière possède une tige cylindrique 5 coulissant. clans une creu- sure cylindrique de la poignée. A son autre extrémité cette tige fait. saillie en dehors de la poignée et est munie d'une embase ou bride 5' formant butée pour limiter la course de la soupape 1.
A proximité de cette extrémité saillante de la tige 5 est articulée à la poignée une gâchette 3 dont l'extrémité recourbée vient. buter à fond (le course contre la tête d'une vis<B>T</B> taraudée dans la poignée. Cette vis est fraisée sur quatre faces afin de former une tige avec quatre méplats, contre l'un des quels vient toujours s'appliquer l'extrémité d'une butée à ressort 9. Cette butée est des tinée à verrouiller la vis 7 dans une position de réglage déterminé.
Le canon 11 est prolongé clans la poignée par une bague 33, qui le sépare de la boîte de distribution 14, laquelle est disposée en prolongement du canon 11. L'extrémité de la boîte 14 qui débouche clans la chambre b est percée, par bout, d'un canal latéral 24 coudé pour aller déboucher clans une cham bre cylindrique creuse d, ménagée en regard de l'ouverture (le la bague 33 clans la boîte 14. Cette chambre comporte une section de plus petit diamètre r, qui sert à loger le pe tit diamètre 22' d'un tiroir 22 logé lui-même dans la partie d, et une section intermé diaire 30, forniant, épaulement pour limiter le déplacement du tiroir 22 clans un sens.
Dans l'autre sans, le déplacement et limité par la bague 33, dont l'ouverture est de plus petit diamètre que la chambre d, en regard de cette dernière, tandis qu'en regard du canon 11 elle se raccorde au diamètre de la chambre intérieure de ce canon par une partie conique 34.
La boite 14 est encore percée d'un canal latéral 15 qui prend naissance clans la partie r, du trou central et qui communique par un trou correspondant percé dans la bague 33, avec un canal 16 pratiqué longitudinale ment clans l'épaisseur du canon 11 et allant déboucher à un point déterminé de la lon gueur du forage f du canon.
Dans ce forage est logé le frappeur 19 constitué par un piston plongeur cylindri que, dont l'extrémité antérieure 17 est tron conique. Deux canaux radiaux 20 diamétra- lement opposés sont percés clans la paroi du canon à un emplacement calculé pour faire communiquer la chambre intérieure f avec l'air ambiant. Ces canaux au lieu de dé boucher directement à l'air libre, débouchent clans un espace annulaire formé par une douille 26 entourant le canon et maintenue en place par un arrêt 28 s'engageant clans des alvéoles 29 pratiquées sur la surface ex terne chi canon. Cet arrêt appartient à une languette que comporte la douille, et qui forme ressort. La périphérie de cette douille est percée de trous 27 en nombre variable.
Les divers outils tels que fleurets, fou loirs, burins, queues de bouterolles, qui peu vent être adaptés au canon 11, sont quelque fois fabriqués d'un métal de qualité ou de trempe douteuse que le choc du frappeur re foule ce qui rive l'extrémité cylindrique 35 clans son logement (fig. 3). Ce grave in convénient est évité par un dégagement dé colleté 36t (fig. i et. tracé mixte fig. 3) qui permet: toujours de retirer l'outil de son loge ment. malgré fine déformation de son ex trémité 35.
Le fonctionnement. du marteau qui vient d'être décrit est le suivant: Lorsque le plongeur 19 se trouve clans la position active (représentée fi-.<B>3)</B> et qu'on introduit de l'air comprimé clans la. boîte de distribution 14 par les orifices<B>15</B> correspon dant aux canaux 10 percés dans le canon. la pression, agissant. sur la paroi inclinée co nique i? et sur la surface<B>18</B> du frappeur 19, refoule ce frappeur dans la position de fig. i.
En raison de la grande rapidité de son déplacement ledit frappeur aspire tout le fluide détendu ayant servi à ce déplace ment, et celui-ci s'échappe par les orifices 20 aussitôt qu'ils ont été dépassés par le frap peur. L'échappement de ce fluide produit une dépression dans la partie antérieure du canon.
Par ce même déplacement., la grande vitesse acquise du frappeur comprime l'air atmosphérique contenu clans le canon entre les orifices 20 et. la grande surface du tiroir 22; cet air agissant sur ce dernier vainc la résistance de la pression de régime qui agit constamment sur la petite surface 23 de ce même tiroir et lui donne son mouvement (le recul qui obstrue l'orifice du canal 15 (fig. 3), d'une part, et débouche l'orifice dur canal 24 (fig. 1), d'autre part.
Cet orifice 24 introduit la pression sur la surface intérieure du frappeur, pression qui s'évacue par les orifices 20 aussitôt que le frappeur a dé passé ces derniers, et qu'il a donné toute sa puissance (le choc sur l'outil 25, c'est-à-dire lorsqu'il a réoccupé la position représentée fig. 3.
Dès que la course active du frappeur commence, la pression momentanée exercée sur la grande surface du tiroir 22 n'ayant plus lieu, l'effort constant sur la petite sur face 23 ramène le tiroir à sa première posi tion (fig. 3), ce qui obstrue l'orifice du canal 24 et découvre l'orifice du canal 15, et déter mine ainsi la continuation du mouvement.
En définitive l'air comprimé nécessaire nu fonctionnement s'échappe toujours par les orifices 20. Cette pression est recueillie dans la bague-douille mobile 26 qui porte sur une partie de sa circonférence les ori fices d'évacuation 27. Cette douille peut être tournée pour mettre les orifices 27 dans les différentes orientations d'échappement né cessaire, afin que l'ouvrier puisse travailler clans n'importe quelle position sans (lue les jets d'évacuation puissent incommoder les aides ou les voisins.
La rondelle intermédiaire 33 placée entre la boîte de distribution et le canon, limite la course (lu tiroir, réduit le diamètre du matelas d'air comprimé par le frappeur 19 clans l'orifice central 34, augmente l'effort de troussée sur là grande surface 22 et active le déplacement du tiroir.
La variante de poignée représentée, fig. 4, se distingue de celle fig. 1 par une disposi tion différente de ses organes mobiles. La gâchette est placée en sens contraire, mais elle agit toujours sur la tète 5' de la tige 5 de la soupape 1 qui est dans une position inclinée. La tubulure a est rapportée et elle maintient par son serrage une crépine g, destinée à éviter l'introduction de matières étrangères dans les canaux (le distribution de l'air comprimé. Le canal 6 est supprimé, la chambre de la soupape communiquant directement à la chambre b.
Pour obtenir la mise en marche chu mar- leau, l'ouvrier appuie sur la gâchette avec le pouce ou avec un doigt, ce qui a pour effet de repousser la tige 5 et. (le provoquer l'ouver ture (le la soupape 1. L'air comprimé est admis tant que la gâchette est maintenue abaissée, mais, aussitôt qu'elle est aban donnée, la pression (le l'air qui agit sur la surface extérieure 2 de la soupape 1 repousse celle-ci sur son siège 4 et obture l'orifice d'admission. Aucun ressort n'est donc né cessaire et l'appareil en est simplifié d'au tant.
La vitesse du frappeur et sa puissance de frappe dépendent (le la pression de l'air comprimé, il est (lotc facile (le régler le tra vail dé l'outil actionné par le frappeur en réglant l'admission d'air; ce réglage s'ob tient erg vissant ou dévissant la vis 7 au moyen d'une broche qu'on introduit dans le trou 8 (le manière à faire saillir plus ou moins la tète de cette vis en dehors la poi gnée.
()n petit immobiliser la gàchett.e en pla çant la vis 7 en haut. de course, ce qui as surera la sécurité de l'appareil au repos.