Dispositif pour assurer le secret de la transmission dans une installation électrique de transmission de signes graphiques. La présente invention se rapporte à un dispositif pour assurer le secret de la trans mission dans une installation électrique de transmission de signes graphiques, installa tion (avec fil ou sans fil) comprenant deux mobiles dont l'un, au poste transmetteur, porte le document à transmettre et l'autre, au poste récepteur, le support de réception et qui, pour que la transmission s'effectue, doivent être animés d'une suite de mouve ments dont. les durées sont égales et qui commencent en même temps;
ce dispositif est caractérisé par deux organes, l'un au poste transmetteur et l'autre au poste récèp- teur, pouvant être animés de mouvements périodiques dont les périodes sont égales et commencent en même temps et qui, à cha que période, entraînent, chacun, pendant la même fraction de période, le mobile corres pondant, le moment où, à chaque période, commence l'entraînement, étant le même aux deux postes, mais variant d'une période à l'autre et pouvant être fixé, à l'avance, par rapport au commencement de cette période, à chaque poste, par un appareil à action lo cale,
c'est-à-dire un appareil dont le fonc tionnement n'exige aucune action (le l'un des postes sur l'autre.
Le dessin ci-annexé, donné à titre d'exem ple, se rapporte à une installation téléstéréo- graphique conforme à la présente invention, et du genre. de celle décrite dans l'expose d'invention suisse No. 41838.
La fig. 1 montre le poste transmetteur; la fig. 2, le poste récepteur et les fig. 3 et 4. un appareil à action locale, servant au but sus-nientionné.
Au poste transmetteur, A est<B>le</B> cylindre portant le document à transmettre, et d est l'orga e menfionné dans l'introduction; tous deux peuvent être actionnés, le premier à une vitesse double du second, par l'arbre 12 relié à l'arbre moteur 121 au moyen d'un embrayage à, friction 12 . Pour que A puisse tourner, il faut libérer, (le l'armature a2, le taquet e.1, ce qui est le rôle de l'électro-ai- mant Bl,
puis embrayer Al et A=, ce qui est le rôle de l'électro-aimant B2; une fois celui- ci desexcité, le magnétisme rémanent permet de maintenir l'embrayage fermé pendant la période, très courte, du mouvement du cy lindre.
Pour que 6 puisse tourner, il faut libérer, de l'armature 6-, le taquet 61, ce que produit l'horloge 11, à intervalles réguliers, en fermant le circuit de l'électro-aimant 11.1. La durée d'un tour de l'arbre 6 est choisie légèrement inférieure à l'espace de temps s'écoulant entre deux fermetures successives (lu circuit de l'électro-aimant 77.1; de cette façon, le taquet 61, à la fin de chaque tour. reviendra s'enclencher avec l'armature 62 et n'en sera libéré que lors d'une nouvelle fer meture dudit circuit; l'arbre 6 est ainsi sou mis à. un mouvement intermittent dont les périodes de rotation sont. égales entre elles.
Sur l'arbre 6 sont montées la plaque con- ductrice 9 et. la roue 102, celle-ci faisant tourner, à unie vitesse six fois plus faible que celle de l'arbre 6, la roue 10, laquelle porte six plots conducteurs I, II, III, IV, V et VI déplaçables devant le balai fixe 101 et reliés électriquement, chacun, à l'une des six couronnes 5. Celles-ci portent chacune un ergot 8, destiné à venir en contact avec la plaque 9 et- dont on peut faire varier la position en faisant tourner la couronne cor respondante autour de l'arbre 6. par le moyen de la. vis sans fin 7.
Chaque cou ronne est divisée sur la moitié de sa circon férence en dix parties égales, numérotées 0. 1., \?, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9; ces chiffres indiquent la position de l'ergot correspondant par rap port au plan vertical passant par l'axe de l'arbre 6. Lorsque le balai 101 est en contact avec un plot, par exemple le plot I, et que l'ergot 8 de la. couronne correspondant à ce plot est en contact avec la plaque 9, le cir cuit: pile E, arbre 6, plaque 9, ergot 8, plot 1, balai 1-0' électro-aimants Bl et B2, est fermé et ces derniers, excités, libèrent le cylindre A et l'accouplent à l'arbre 12.
Au poste récepteur, B est, le cylindre des tiné à, recevoir le support, de, réception, et l'arbre 61, l'organe mentionné dans l'intro duction. L'appareil à action locale et le cir cuit des électro-aimants de libération B1 et d'embrayage B= sont les mêmes qu'au poste transmetteur et l'arbre 1.w1 tourne à la même vitesse que l'arbre 12; quant au dispositif d'actionnement de l'arbre<B>61,</B> il est le sui vant:
La pendule 14 ferme le circuit de l'électro-aimant 141 à des intervalles égaux à ceux s'écoulant entre deux fermetures suc cessives du circuit de l'électro-aimant 11.1 au poste transmetteur. L'électro-aimant 741 attire alors l'armature 11 qui libère le ta quet 1= fixé à l'arbre ml;
celui-ci, qui tourne librement clans o1, est alors actionné, à la, vitesse de l'arbre 61 (qui est la même que celle de l'arbre 6), par les organes de frans- mission de mouvement in' et m2;
une fois qu'il a fait un tour, il s'arrête, le taquet 1= s'enclenchant de nouveau avec l'armature I1.. Pendant ce tour, le bras rotatif m,3 poussé par un ressort non représenté contre la came o , vient en contact avec celle-ci et ferme, par l'intermédiaire de la tige -m-1, les deux contacts pl p= et., par conséquent-, le circuit.
(le la source El et de l'électro-aimant 73; celui-ci, excité, libère le taquet 13=, de l'armature 131, et l'arbre 61 peut commencer à tourner: une fois qu'il a fait un tour, le taquet 13= s'enclenche à nouveau avec l'ar mature 131. On peut modifier, à la main, la. position de la came o3 en faisant tourner o1, autour de<I>in,',</I> par le moyen de la vis sans fin o2; autrement dit, on peut régler le mo ment où l'arbre 61 commence à tourner et faire coïncider ce moment avec celui où l'arbre 6, au poste récepteur, commence aussi à tourner.
Il suffit, à cet effet, qu'avant le commencement de la transmission, le. poste transmetteur donne des signaux aux moments où la pendule I1 ferme le circuit de 111 et que l'opérateur de la, station de réception produise, par la man#uvre. de la came o3, la simultanéité de ces signaux avec des signaux provoqués par la fermeture du circuit de la pile El du poste de fig. N, les signaux de ces deux séries étant, par exem ple,
entendus au téléphone par l'opérateur susdit. L'arbre 6' fait alors un tour clans le même temps due l'arbre 6, et cela en par tant au même moment.
Conformément. à ce qui est expliqué clans l'exposé d'invention suisse No. 41838, les deux cylindres<I>A</I> et<I>B</I> tournent, sur une vis placée suivant leur axe, de façon qu'ils sont aussi soumis à un mouvement de trans lation. Le périphérie entière de A passe ainsi devant un style qui se déplace suivant les variations de relief du cliché en géla tine bichromatée porté par A et transforme ces déplacement.-, en variations de résistance électrique du circuit transmetteur.
De même, toute la périphérie du cylindre B passe devant. un faisceau lumineux, dont l'intensité varie en fonction de celle du cou rant transmetteur. Pour que le document placé sur<I>A</I> soit reproduit sur<I>B,</I> il faut. que, chaque fois que<I>A</I> fait un tour,<I>B</I> fasse un tour dans le même temps et que les mo ments où les deux tours commencent, co'iri- c,ident.. Ce résultat est obtenu comme suit: Nous indiquons par U la période de ro tation des axes 6 et 61.
On fait tourner les cylindres<I>A</I> et<I>B</I> à une vitesse plus grande que celle de ces axes, de manière qu'ils ac complissent leur tour dans un temps T < U; la différence (U-T) sera occupée par un re pos des cylindres A et B, repos qui sera ré parti entre un retard au départ et une avance à l'arrivée, relativement au mouvement des axes 6et61.
Ce temps de repos peut être partagé, par exemple en 10 parties, si, comme dans l'exem ple représenté, on inscrit des chiffres sur les couronnes 5; il pourrait, par exemple, être partagé en 24 si l'on inscrivait les lettres de l'alphabet. Sur le pourtour des couronnes 5, dont la périphérie représente le temps I7, on prendra une portion correspondant à (U-T) et on inscrira les caractères choisis (chiffres, lettres etc.) sur cet espace.
En dé plaçant les couronnes de manière que les caractères forment une combinaison déter minée sur uiie ligne horizontale donnée, on fixe le retard au départ qui sera imposé aux cylindres A et B à chaque tour; par suite, la position (le l'origine de leur temps. de rota tion clans la période des axes 6 et 61 est dé terminée; elle est variable à chaque tour, avec une périodicité clans cette variation. égale au nombre des couronnes.
Prenons le cas concret représenté au dessin: Supposons que les axes 6 et 61 mettent deux secondes à faire un tour; la vitesse des cylindres A et B est. alors d'un tour en une seconde; on a U-l'-2-1-ls. Comme l'on a pris les dix chiffres pour faire les combinaisons, leur intervalle sera g donc de-.,,. supposons que le nombre con venu d'avance est 68013\ï et que la ligne Ho rizontale (.le référence est celle passant par les extrémités supérieures des diamètres verticaux (les couronnes 5; on amènera sur cette ligne, à chaque pote, ledit nombre, comme représenté en fig. 4.
Au premier départ de l'axe 6, pendant le temps L', - 2s, le distributeur 10 met en circuit, le plot I; le frotteur 9 ne viendra toucher l'ergot de la couronne reliée au plot. 1 qu'après un retard au départ de '/,s; à ce moment, le cylindre A part; il fait. son tour pendant le temps Z' - 1s et ce tour est. fini alors que le frotteur 9 doit encore par courir un espace (le 4(1"s avant de revenir a u zéro.
A ce dernier moment, l'axe 6 commence son deuxième tour; pendant la première moitié de ce temps U._ =2s, le frotteur <B>10'</B> sera sur le plot. qui met en circuit la deuxième couronne 5: mais le frotteur 9 ne vient toucher l'ergot. 8 de cette couronne qu'avec un retard des/"" alors seulement, le cylindre A commence son tour qu'il accomplit dans le temps T, - 1s;
ce tour fini, il reste encore au frotteur 9 à par courir 2'/", de l'espace correspondant au repos U-T.
Au moment. où il a parcouru ces @/1", il est revenu au zéro. Il recommence son tour qu'il accomplira dans le temps 2s; aussitôt, le frofteur 10' met en circuit. le plot relié à la troisième couronne et, simul tanément, le frotteur 9 touche l'ergot de cette couronne; le cylindre A part, fait son tour en T.; - 15 et le frotteur 9 aura encore à faire 1"j1" de l'espace correspondant au repos pour finir son tour après ce temps T3. Et ainsi de suite.
On voit donc que. le cylindre A sera en fin de compte parti avec des retards de $/h, <I>ci.</I> 7j70 ,,x0, 7,/, par rapport aux débuts des rotations de l'axe 6, sans qu'il ait été besoin d'un signal quelconque pour com mander cette distribution des retards. Comme le cylindre B du récepteur est com mandé avec la même combinaison 68013'i. il partira exactement aux mêmes instants que .1; sinon il n'y aura aucune coïncidence dans les rotations.
Supposons que le document porté par A soit un télégramme dont les lignes d'écri ture sont disposées parallèlement aux géné ratrices de A. Si l'appareil récepteur. même synchronisé, n'est pas réglé sur le transmet teur par l'exacte combinaison de l'appareil à clé, la réception se présente sous une forme absolument confuse, puisque les traits d'une même ligne du document. ne sont plus du tout en regard les uns des autres sur le cylindre récepteur, les éléments d'un caractère se trouvant ainsi enchevêtrés avec les éléments d'un autre.
La présente invention s'applique à la té- légraphie sans fil aussi bien qu'à la télé grapliie ordinaire.
En résumé, le fonctionnement de l'ins tallation décrite est le suivant: 1" L#, battement chronométrique, du pote transmetteur est. entendu dans le téléphone du poste récepteur et la simultanéité des moments de départ des arbres 6 et 6' est établie comme décrit au moyen de la vis sans fin o2.
2 Avant la mise en marche., tant au poste de transmission qu'à celui de récep tion, la position de chaque couronne 5 est réglée suivant la clé numérique convenue, ce qui détermine le retard au départ des cy- l1ndre- A et B pour les spires du document à transmettre qui correspondent à cette cou ronne 5.
3" L'appareil est mis en marche.
Si le nombre donné par les couronnes :@ est le même aux deux postes, les cylindres partent chaque fois en même temps et s'ar rêtent en même temps. Le tracé doit être impeccable.
Mais si les nombres ne sont pas les mêmes: A. Les débuts de lignes sur le cylindre récepteur ne sont pas en alignement et le texte devient. un semis de taches.
Quand le récepteur part trop tard, le début des lignes manque, quand il part trop tôt, c'est la fin qui manque.
Ce point est de la plus grande impor tance puisque la réception non synchronisée est non seulement indéchiffrable mais en core incomplète.
C. Aucune indication ne peut être perçue qui fasse découvrir la clé convenue, surtout si l'on fait, pendant les temps de repos des cylindres, émettre des parasites par le trans metteur; la libération du cylindre ayant lieu par un appareil à action locale, il n'y a aucun phénomène de transmission qui lui corresponde.
Plus grande sera la somme des deux repos par rapport au temps utile et plus grande sera la confusion en cas de désac cord.
On objectera peut être la périodicité des troubles intentionnellement créés. Il est évi- dent-en en effet, que si le nombre choisi se compose, par exemple de six chiffres, l'ap pareil comportera six bagues réglable. Dans ces conditions, après six tours des cylindres transmet%eur et récepteur, le même phéno mène se reproduira.
A cela., on peut répondre: 7. Il est dit plus haut qu'en faisant émet tre des parasites par le transmetteur pen dant les repos aucune indication, qui pour rait être reçue soit par téléphone, soit gra- phiquement, ne permet de préciser, sur une ligne, où finissent les parasites et où com mence l'enregistrement. du texte.
?" Quand bien même cette précaution ne serait pas observée, le fait que les traits d'une même ligne du document ne sont plus sur une ligne droite sur le cylindre ré cepteur ne rendrait pas moins le texte indé chiffrable; car on ne peut supposer qu'ur: opérateur infiniment patient parvienne à isoler l'une de l'autre des lignes de 1/6 ou I1., de millimètre et à les faire glisser l'une sur l'autre jusqu'à ce que les débuts soient cri ligne droite.
On ne manie pas des traits, quasi-immatériels, comme des barres, d'au tant plus que, dans les épreuves téléstéréo- graphiques les lignes successives se touchent intimement.
3 Et quand bien même tous ces obstac les seraient vaincus, il cri subsisterait un, absolu, c'est que le télégramme est incom plet pour tout enregistrement non synchro nisé.