Parachute hélicoptère dirigeable et orientable. Les parachutes. employés jusqu'à présent sont constitués par des appareils en toile qui présentent une énorme surface à l'air et pro duisent le retard de la chute par suite de l'attaque normale de ladite surface.
En outre de l'inconvénient, inhérent à leur grand développement, d'être très volu mineux, ils ont le défaut d'être le jouet des vents qui les entraînent avec eux une fois abandonnés dans l'atmosphère. Au moment d'atterrir, 'te passager d'un tel appareil peut se trouver dans une situation dangereuse soit à cause du lieu d'atterrissage, soit à cause de la vitesse horizontale dont l'appa reil peut être animé et que le vent lui a communiquée. Enfin, durant toute la descente, l'appareil reste à la merci des tourbillons atmosphériques qui le font tourner sur lui- même.
Le parachute hélicoptère dirigeable et orientable, objet du brevet d'invention auquel se rapporte le présent n moire descriptif, a pour but de parer à ces inconvénients. Un tel appareil laisse au pilote la faculté de choisir dans une certaine zone, le point d'at terrissage qui lui paraît le plus convenable. Cet atterrissage peut avoir lieu sans vitesse horizontale, sans choc, et durant toute la descente, l'appareil peut être- orienté dans une direction déterminée. Des hélices convenablement construites et abandonnées à elles-mêmes dans l'air, avec une vitesse de rotation préalable suffisante, continuent à tourner en donnant une poussée qui peut être utilisée pour freiner la chute d'un corps pesant attaché à leur axe de rotation.
Pour compléter un parachute construit sur ce principe, il faut obtenir la direction, l'orientation et la stabilité de l'appareil et pouvoir amortir le choc, dû à la vitesse rési duelle, qui se produit au moment du contact avec le sol.
La direction et la stabilité de l'appareil s'obtiennent par l'excentrement de la poussée des hélices, en faisant varier en sens con traires la poussée des pales dans des secteurs opposés de l'aire de chaque hélice. L-'orientation est assurée par la variation du pas des hélices respectivement en sens contraires dans chaque hélice.
Enfin, l'amortissement du choc au contact du sol est dû à une brusque augmentation du pas des hélices qui consiste à "cabrer" leurs pales sur leurs trajectoires.
Le dessin ci-joint représente, à titre d'ex emple, une forme d'exécution de l*objet de l'invention.
Les fig. 1 et 2 sont des coupes verticales du parachute, à des échelles différentes: un tube central 1 sert d'axe commun aux deux hélices 2 et 3 biplanes, dont les pales sont relevées en ni) léger V vers le haut en vue d'une plus grande stabilité.
Les moyeux 4 et 5 des hélices sont tou- rillonnés sur le tube central par l'intermé diaires de roulements à billes 6, 7, 8 et 9. Les pignons 11 qui réunissent mécanique ment les deux hélices par leur engrenement avec leurs couronnes 12 et 13, sont touril- lonnés sur le tube 1. L'organe 2'e suspension ou siège, du pilote 10 est solidaire du tube 1.
Pour plus de clarté, on indique séparé- ruent les organes qui se rapportent à la réalisation Exceutrevieuts <I>de.</I> la poussée. - Dans l'ap pareil que représentent -les fig. 1 et 2, l'ex centrernent de la poussée est dû à un aile ron orientable dans chaque pale, mobile autour d'un axe horizontal.
Seules, les pales inférieures de l'hélice supérieure (hélice bi- plane) et les pales supérieures de l'hélice inférieure, sont munies d'un dispositif de gauchissement par ailerons; ceux-ci sort nu mérotés 14 et 15.
La commande du mouvement des ailerons 14 et 15 autour de leurs axes horizontaux, se fait par l'intermédiaire de vis sans fin actionnées par un câble qui passe à l'inté rieur des pales. On comprendra donc facile ment que si l'on tire ou l'on relâche ce câble, l'angle d'attaque des ailerons augmente ou diminue respectivement.
La tringle 16 est mobile dans tous les sens autour d'une rotule 17. En 18 et 19, elle porte deux anneaux munis de bras qui traversent le tube central à travers des fen tes spéciales et viennent se fixer dans la bague intérieure des roulements à billes 20 et 21.
L'anneau extérieur de ces roulements porte en face de chaque pale, une biellette comme 22, 22, qui lui est articulée et dont l'autre extrémité est fixée à des tiges qui coulissent à l'intérieur des longerons tubu laires 26 et 27. l1 ces tiges sont fixés les câbles qui commandent l'organe de gauchis sement.
Si le pilote manaeuvre la tringle 16 au moyen de la poignée 28, en l'inclinant dans un sens quelconque, par exemple, à droite dans le plan du dessin, les angles d'attaque (les ailerons des pales situées à droite, de vront augmenter, tandis que ces mêmes angles devront diminuer à gauche.
Pour (lue cette action soit concordante dans l'hélice 2, et dans l'hélice 3, il faut que les vis sans fin qui actionnent les ailerons 14 et 15 aient leurs pas dans le même sens dans les deux hélices.
Enfin les biellettes 2? et 23 doivent avoir leur articulation avec le roulement \?0, res pectivement 21, libre de coulisser afin de permettre l'excentrement du coussinet dans n'importe quel sens et sans que le mouve ment de rotation des hélices puisse gêner ce déplacement.
Variation <I>clic</I> pas des hélices <I>en</I> sens eoii- traires. - La rotule 17 peut coulisser à Fin- térieur du tube 1, ce mouvement étant guidé par une sorte de piston 29.
Dès lors, si l'on fait monter ou descen dre la tringle 16 et avec elle la rotule 17 et les roulements 20, 21, les biellettes 22 et 23 produiront une tension ou un relâchement dans leurs câbles respectifs. Gomme les vis sans fin qui commandent les ailerons 14 et 15, portent des pas inclinés dans le même sens, les ailerons correspondants devront, dans une hélice, augmenter d'incidence et en diminuer dans l'autre. C'est ce mouvement qui d6ter- mine une variation partielle du pas des héli ces en sens contraires.
Variation <I>dit</I> pas <I>des</I> hélices dans <I>le</I> même serès. - Les hélices biplanes représentées sur le dessin, sont construites d'une manière ana logue ii une aile d'aéroplane au moyen de longerons de bois et de nervures recouvertes de toile. L'armature générale d'une cellule biplane est constituée par un. longeron supé rieur tubulaire et Lui autre inférieur sembla ble au précédent, les deux étant réunis au moyen de montants et diagonales.
L'ensem ble de cette armature est fixée air moyeu de l'hélice qui constitue un appui rigide. - Les pales sont montées autour desdits longerons, de manière à pouvoir tourner librement sur eux et elles leur sont réunies au moyen d'un système à vis sans fin. Les vis sans fin de la pale inférieure sont unies à celles de la pale supérieure, par des axes intérieurs aux montants, de manière qu'il suffit de com mander le mouvement d'une seule pale par cellule, pour entraîner l'autre dans un mou vement identique. C'est pour cela, que l'on voit seulement eu face des pales supérieures de l'hélice supérieure et en face des pales inférieures de l'hélice inférieure, les organes de commandes de la variation du pas des hélices dans le même sens.
Mie poignée 30 est placée à la disposi tion du pilote et peut coulisser le long du tube central. A travers des fentes ménagées dans ce tube, la poignée 30 est reliée à des tringles 31 et 32, réunies à deux guides 33 et 34 qui peuvent coulisser à l'intérieur du tube 1.
Ces guides supportent des roulements à billes 35 e1; 36, dont la bague extérieure présente, en face de chaque pale, une biel- lette articulée par une extrémité à cette bague et par l'autre à une tige 39 respecti vement 40 qui coulisse à l'intérieur du lon- geron. Les biellettes portent les numéros<B>37</B> et 38.
A l'extrémité des tiges 39 et 40 sont fixés dés cibles qui, par leur tension ou relâchement, commandent les vis sans fin, actionnent le mouvement des pales autour des longerons. Si le pilote fait monter ou descendre, monter par exemple la poignée 30, les cous sinets à billes 35 et 36 seront entraînés dans ce mouvement. Les biellettes obligeront alors. les tiges<B>39</B> et 40 à se rapprocher de l'axe de l'appareil et ce mouvement produit dans tous les câbles une tension dont le résultat, par l'intermédiaire des vis sans fin, est d'o bliger les pales à tourner autour de leur longeron, d'un angle déterminé qui repré sente l'augmentation simultanée d'incidence.