Machine pour la fabrication par soufflage d'objets creux en verre. Cette invention a pour objet une machine pour la fabrication par soufflage d'objets creux en verre, présentant la particularité qu'un bâti central comprend une partie fixe de support et une partie rotative, à inouve- vement de rotation intermittent, avec un plateau servant .à amener l'objet en fabrica tion en divers endroits auxquels sont accom plies les différentes phases de la fabrication,
la partie rotative étant pourvue d'un conduit à fluide comprimé destiné à être relié d'une façon permanente à .une source de fluide comprimé et son plateau étant muni de cha riots portant des poupées réglables en posi tion, les poupées étant pourvues chacune d'un arbre creux tourillonné relié par une extrémité audit conduit à fluide comprimé et pourvu, à son autre extrémité, d'un collier disposé pour tenir un moule de bague pour l'objet en fabrication, et muni aussi à cette même extrémité d'une tubulure à laquelle est raccordé ledit moule de bague et qui communi que avec l'intérieur dudit arbre creux,
cette tubulure contenant une tige mobile pour la commande de l'admission de fluide comprimé au moule de bague d'abord pour un premier soufflage à l'intérieur de la masse de verre chargée dans un moule ébaucheur, le mouve ment de rotation intermittent du plateau servant à amener la pièce en fabrication portée par le' moule de bague.
successivement en regard d'une coupelle de soutien et entre des galets conformateurs pour l'allongement de l'ébauche suspendue au moule de bague de façon à former la paraison, puis dans un four de réchauffage où on lui donne, dans un moule formeur, par soufflage, le premier moulage en forme, ensuite à un moule de finissage, à mouvement rotatif et coulissant relatif, pour parfaire par soufflage la forme de l'objet et puis à un réceptacle à mouve ment de rotation et de montée et de baisse pour déplacer la pièce moulée en regard d'un dispositif de réchauffage, après .quoi, l'objet terminé enlevé,
le moule de bague est passé à l'action d'un organe de chauffage pour le chauffer pour une nouvelle opération.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet de l'invention, destinée à la fabrication des bouteilles de vins de Champagne par exem ple, Fig. 1 est une vue en plan de cette forme d'exécution ; Fig. 2 est une coupe verticale, à plus grande échelle, suivant la ligne 0-f1 de la fig. 1; Fig.3 est uni plan d'une partie de la machine; Fig. 4 est une élévation longitudinale de la machine avec coupes partielles aux extré mités suivant<I>C-0-0</I> de la fig. 1;
Fig. 5 est une élévation longitudinale avec coupe partielle à une extrémité suivant D-0-E de la fig. 1; Fig. 6 et 7 sont une élévation par bout et une coupe horizontale du dispositif de droite de la fig. 5 ; Fig. 8 est une élévation avec coupe par tielle suivant 0-F de la fig. 1.
La machine représentée comporte un bâti 1 dont la semelle est étoilée pour recevoir les bâtis de différents dispositifs et dont la partie centrale, pour la commodité de la cons truction et le montage, est en deux pièces, une pièce de base et une pièce supérieure porte-plateau, comme on le voit aux fig. 4 et 8 Un plateau circulaire 2 (fig. 2), monté de préférence à billes sur la pièce supérieure du bâti, est pourvu sur sa face supérieure de rainures annulaires, de section en forme de <B>T</B> renversé, destinées, comme dans les tables de machines à raboter, à permettre la fixa tion en position convenable de chariots 3, au nombre de six dans l'exemple représenté et tous semblables.
Un arbre vertical 4 est fixé au centre du plateau 2 et percé d'un canal longitudinal à sa partie inférieure qui pénètre dans nu presse-étoupes 5 porté par le bâti 1 et dans lequel débouche une conduite d'air ou de gaz comprimé.
Une butée à billes 6, réglée ci) position par l'écrou 7, s'oppose à tout déplacement axial du plateau 2 sur le bâti 1 et ce plateau 2 peut être entraîné avec un faible effort dans un mouvement de rotation par l'arbre vertical 4 sur lequel est fixé le pignon co nique 8. Une boîte annulaire 9 portée par l'arbre 4 est en communication constante avec le ca nal longitudinal à admission d'air comprimé pratiqué dans la partie inférieure de l'arbre 4 et est surmonté d'autant de soupapes 10 qu'il y a de dispositifs à desservir.
La tige de chacune de ces soupapes petit être action née au pied par le système de leviers se terminant en regard d'elle.
Sur chaque chariot 3 est montée une poupée 12 dont la position radiale exacte petit être réglée par une vis rotative 13. La poupée 12 porte un arbre creux horizontal 14 ne pouvant avoir de déplacement axial et dont une extrémité est disposée pour pouvoir tourner dans un presse-étoupes relié par un tube coudé à l'une des soupapes 10. L'autre extrémité de l'arbre 14, celle dirigée vers l'extérieur de la machine, traverse un plateau fixe à rainure excentrée 15 et porte une tu bulure 16, y rapportée transversalement à l'arbre 14, et dans laquelle peut coulisser une tige 17 pourvue sur une partie de sa lon gueur d'une rainure.
Cette tige 17 est reliée à un levier de commande 18 articulé sur un collier 19 porteur du moule de bague du goulot de la bouteille à fabriquer. Ce levier 18, par son extrémité opposée à la tige 16, est engagé, par un galet, dans la rainure excentrée du plateau fixe 15, de sorte que, le tracé de cette rainure étant convenable ment conformé, en faisant tourner l'arbre 14, on obtiendra un coulissement d'amplitude appropriée de la tige rainurée 17 à l'intérieur de la tubulure 10. Chaque moule de bague 20, porté par le collier 19, est à charnière, muni d'une poignée et d'une fermeture à verrou, comme cela est d'ailleurs bien connu dans ce genre de machines.
Le plateau 2 peut être déplacé angulai- rement autour de l'axe de l'arbre 4 par le pignon conique 8 calé sur celui-ci et en prise avec tin pignon conique 21 fixé sur l'arbre 22 et, pour fixer chaque fois sa position an gulaire exacte, il est pourvu inférieurement de six encoches 23 dans chacune desquelles peut successivement s'introduire un verrou 24 (fig. 2) qu'un ressort tend continuellement à maintenir à une position supérieure et sur lequel une traction peut être opérée, pour libérer le plateau 2, en agissant sur un levier à poignée 25 auquel il est relié par une bielle.
Le déplacement du levier 25, qui déter mine l'abaissement du verrou 24, met en prise un manchon d'embrayage 26, pouvant coulisser sur l'arbre 27, avec la contrepartie d'embrayage 28 fixée sur l'arbre 22, de sorte que si l'arbre 27 est animé d'un mouvement de rotation, il le communique à l'arbre 22.
Chaque dispositif permettant c!'accomplir une des phases de la fabrication des bouteil les sera appelé poste pour la simplification et le premier de ces postes sera désigné par I, le second par II, le troisième par III, etc.
Le poste I (fig. 1 et 2), à moules ébau- cheurs, comporte un montant à deux paliers traversés par un arbre creux 29 dont l'une des extrémités est engagée pour pouvoir tourner de façon étanche dans une boîte de prise d'air 30, une butée à billes 31 assurant le frottement minimum axial de cet arbre 29. L'autre extrémité de ce dernier est de dia mètre suffisant pour constituer un coffre de prise d'air 32 d'où partent des tuyaux flexi bles 33 pouvant conduire le fluide comprimé à la partie supérieure du fond des deux mou les disposés symétriquement par rapport l'arbre 29.
Sur l'arbre . 29 est fixé un disque 34 pourvu de deux encoches diamétralement op posées et dans lesquelles peut pénétrer un verrou 35 constamment soumis à l'action d'un ressort, de sorte que les deux positions angulaires que la boîte 32 doit seulement pouvoir occuper sont toujours bien définies saris que l'ouvrier conduisant le poste ait à tâtonner; ces positions angulaires correspon dent à celles qui sont convenables à l'un et à l'autre des deux moules ébaucheurs 41, identiques, portés par l'arbre 29 et décalés de<B>1800</B> l'un de l'autre.
Chaque moule ébaucheur 41 est relié à l'arbre 29 par l'intermédiaire d'une équerre 36 montée à glissière sur la boîte 32, d'rrrre glissière 37 portée par l'équerre 36 et régla- ble en position par la manoeuvre de la vis 38, d'une pièce 39 en forme de C et d'un axe 40 sur lequel sont articulées les deux sections du moule 41, les sections du moule supérieur étant représentées en position d'ou verture à la fig. 3 et permettant dans cette position le retrait de l'ébauche.
Les deux sections du moule 41, lorsqu'el les sont rapprochées l'une de l'autre en po sition de fermeture sont maintenues l'une contre l'autre par verrouillage et elles sont conformées pour embrasser l'extérieur du moule de bague, comme c'est bien connu d'ailleurs.
Le fond 42 de chaque moule ébaucheur est centré par rapport au corps de celui-ci en s'emboîtant sur la tranche de profil ar rondi du corps du moule 41. Il est tenu en place sur le corps de moule par un collier 43 porté par un bras 44 monté sur l'axe du volant de manoeuvre 45.
Entre le volant 45 et le bras 44 est dis posée une boîte 46 avec des moyens intérieurs de serrage permettant, en tournant le volant 45, d'amener d'abord le fond 42 au-dessus du corps du moule 41, puis, par une action de serrage de le bloquer sur la tranche du corps du moule.
Dans ce but, l'axe du vo lant 45 est relié à la boîte 46 par un res sort à boudin (non représenté) de résistance suffisante pour que, sous le premier effort, le bras 44 soit entraîné et amène le fond du moule au-dessus du corps de moule en venant buter contre un arrêt non représenté qui li mite son déplacement angulaire, l'axe dur volant continuant alors seul à être tourné en bandant le ressort bondir), alors qu'à ce mo ment, un mentonnet, non représenté également, et fixé sur l'axe, vient s'engager dans une rainure hélicoïdale pratiquée dans le support fixe, pour obliger ainsi le bras 44 à exécuter un faible mouvement de rapprochement vers le moule 41 afin de bloquer le fond 42 sur ce dernier.
Le fond 42 du moule 41 comporte une soupape chargée d'un poids.47, cette cbarge de la soupape et la pression de l'air amené par le conduit souple 33 correspondant du coffre à air comprimé 32, concourant à l'ou verture de la soupape lorsque le moule 41 est à sa position supérieure pour laisser ar river de l'air comprimé sur la charge de verre en vue de condenser la masse fluide et de bien l'appliquer contre les parois du moule ébaucheur.
Lorsque le moule chargé occupe la position inférieure, dans laquelle se produit le soufflage de l'ébauche par ad mission d'air par le moule de bague au moyen de la tige 17, le poids de la boule 47 s'op pose à l'ouverture de la soupape et, par suite de cette disposition, l'admission de l'air sous pression se fera seulement au fond de celui des moules ébaucheurs qui occupe la position supérieure.
Sur chaque section des moules ébaucheurs est articulé un système de bielles 48 relié à un levier 49 produisant, par sa manoeuvre, l'ouverture ou la fermeture du moule. Un loquet 50 vient en prise avec un arrêt de l'équerre 36 pour bloquer le moule à l'état de fermeture, tandis qu'un chien à ressort 50a vient en prise avec le bord de l'équerre 36 le plus distant de l'arbre 29 lorsque le moule est ouvert et l'y maintient tant que l'ouvrier le juge à propos.
Sur le bâti du poste I est fixé un support 51 pour un arbre 52 sur lequel sont fixés un volant à main 53 et un pignon denté 54 relié par chaîne à une roue 55 fixée sur l'arbre 27.
Le poste I est muni d'une soupape à air 56 qui peut être commandée par l'intermé diaire d'un jeu de leviers et de bielles inter posés entre lui et la pédale 57; cette soupape est reliée, d'une part, à la canalisation d'air comprimé et, d'autre part, à la boîte de prise d'air 30. Semblablement, la soupape à air 10 peut être commandée par le système de le viers 11 ait moyen d'une pédale 58.
Le bâti du poste II (fig. 1 et 4) a la forme générale d'un prisme quadrangulaire ouvert sur certains côtés avec deux cloison- nenients horizontaux; dans sa partie médiane est disposée verticalement une tige 59 sur montée d'une coupelle 60 et terminée infé rieurement par un petit piston 61 pouvant coulisser dans le pot 62 en s'appuyant sur Lui ressort 63 qui tend constamment à main tenir la tige 59 à sa position supérieure. Cette dernière traverse à clavette le couvercle 64 du pot 62 de manière à ne pouvoir tour ner et peut être levée ou abaissée à l'aide du levier 65 manceuvrable au pied ou à la main.
Sur la tige 59 est monté, pour pouvoir tourner et se déplacer axialement sur elle, un manchon 66 dont les mouvements verti caux sont commandés par le levier 67. Le manchon 66 peut coulisser dans le pignon conique 68, mais participe à son mouvement de rotation.
D'extrémité supérieure du manchon 66 est reliée par de bielles 69 à des leviers 70 articulés, de part et d'autre de la tige 59, sur une cuvette 71 et portant chacun un galet 72 de profil approprié à celui de la paraison à façonner, reposant sur la cuvette 60.
Le pignon 68 et la cuvette 71, pour pou voir tourner sans déplacement axial, sont tenus en place par des goupilles passées dans des rainures annulaires.
Le mouvement de rotation peut être donné au pignon 68 par l'intermédiaire de la roue avec laquelle il engrène, un pignon de chaîne, calé sur l'axe de celle-ci pouvant être ac tionné par la rotation d'un volant de ma- naeuvre 68a.
Une pédale 73 permet, par un système de leviers, d'actionner la soupape à air 10 cor respondante, pour permettre l'arrivée d'air comprimé, au moyen des parties correspon dantes 14, 16 et 17 décrites plus haut, dans la paraison supportée par la coupelle 60.
Le poste III à sa partie supérieure (fig. 1, 5, 6 et 7) est muni d'un four 7 5 à l'intérieur duquel peuvent être amenés verticalement, au moyen de tiges équilibrées, un moule formeur 76 et son fond 77 manoeuvrables indépendamment l'un de l'autre.
Le four 75 est garni intérieurement de terre ou briques réfractaires et l'entrée et la sortie des pièces se fait par des portes à charnières 78 équilibrées par contrepoids. Le chauffage du four est obtenu par des brûleurs 79 y amenant un combustible fluide approprié et l'air nécessaire pour le brûler; la marche des opérations à l'intérieur du four peut être surveillée par un regard 80.
L'air de combustion est chauffé avant son arrivée aux brûleurs par circulation dans un récupérateur 81 entourant la cheminée 82 d'évacuation des gaz brûlés (fig. 6).
Le moule 76 est en tout métal approprié garni intérieurement d'an produit réfractaire et son poids ainsi que celui de la tige creuse. 83 qui le porte, est équilibré par les contre poids 84 portés par des câbles 86 passant sur des galets 86 attachés au manchon 87, lequel est fixé à l'extrémité inférieure de la dite tige creuse 83.
La menaeuvre du moule 76 dans le sens vertical est obtenue à l'aide d'un levier 88. Le fond 77 du moule 76 est tenu à l'ex trémité supérieure d'une tige 89 qui peut être élevée ou abaissée à l'aide d'un levier 90 équilibré, ainsi que la tige, par un contre poids 91.
L'air sous pression, à tout moment du travail, peut être introduit dans l'objet à fa briquer en agissant sur une pédale 92 pour déterminer par un système de leviers, l'ou verture de la soupape à ait- correspondante 10 afin de faire arriver de l'air comprimé dans l'objet enfermé dans le moule 76.
Le bâti du poste IV (fig. 1 et 8) est évidé à sa partie supérieure pour livrer pas sage au moule finisseur 94 et sa partie infé rieure présente une tubulure 96 de guidage de la tige 96 du porte-moule 97.
Le moule 94 comprend un fond à base circulaire élargie et une partie supérieure en deux pièces articulées sur le fond. Un levier 98 est fixé sur l'une des moitiés de la partie supérieure du moule et une bielle 9,1, reliant ce levier 98 à un point de l'autre moitié, permet d'ouvrir et de fermer simultanément les deux pièces de la partie supérieure du moule en agissant seulement sur le levier 98; le contrepoids 100 tend continuellement à faire basculer la pièce dont il est solidaire et par suite à faire ouvrir les deux pièces supérieures du moulé. Ün chien à bascule à ressort 101, qui embrasse les deux taquets trapézoïdaux 102, maintient fermée la partie supérieure du moule.
Le porte-moule 97 a la forme d'un<B>U</B> et est monté à billes sur un plateau 103 pou vant être mû verticalement par le levier à contrepoids 104. Une tige 106, convena blement guidée dans le porte-moule 97, est terminée supérieurement par une pièce coni que 106 qui est la piqûre du moule; elle peut être soulevée à l'aide du levier 107 sur lequel l'opérateur peut agir par l'intermédiaire du levier 108, lorsque le porte-moule 97 est convenablement orienté.
Sur la tige 96 est calé un pignon conique 109 engrenant avec un pignon 110 claveté sur le même axe qu'un pignon 111 réuni par chaîne à un autre pignon 112 pouvant être tourné à l'aide de la poignée 113.
Un volant à main 114, calé sur un même axe qu'une roue 116; réunie par chaîne à une autre roue 116, calée sur l'axe d'articulation du levier 104, permet de faire osciller celui- ci et par suite de faire monter ou descendre le porte-moule 97, tandis que la rotation de la roue 112 à poignée 113 détermine celle de ce même porte-moule 97.
Trois galets 117, dont les axes sont portés par le bâti du poste IV, assurent un centrage des pièces du moule 94 lorsque ce dernier est à sa position supérieure. Une pédalé 118 permet, comme pour les postes précédents, en appuyant sur elle, d'agir sur la soupape 10 correspondante pour faire affluer l'air sous pression dans l'objet à fabriquer contenu dans le. moule 94.
Entre les flasques du bâti du poste V (fig. 1 et 4) peut être mû, à frottement doux, un coulisseau 119 équilibré à l'aide de contre poids 120. Les axes des galets sur lesquels sont passés les câbles des contrepoids 120 portent, calées sur eux, des roues dentées 121 de même diamètre combinées avec un volant à main 122 de sorte qu'en tournant celui-ci, on manoeuvre simultanément les deux câbles reliant les contrepoids au coulisseau 119 et que l'on détermine sans effort appré ciable sa montée ou sa descente.
Le coulisseau 119 porte deux roues den tées 123 et 124 engrenant l'une avec l'autre et qui sont maintenues en place chacune par une goupille logée dans une rainure annulaire, de sorte que ces roues peuvent tourner sans déplacement axial par rapport au coulisseau 119. La roue 123 est traversée à clavette par l'arbre 125 sur lequel elle peut coulisser tout en participant à son mouvement de ro tation. La, roue 124 est surmontée par une crapaudine qui reçoit l'extrémité inférieure de la tige 126 dont l'extrémité supérieure est munie d'un réceptacle. 127 du fond de l'ob jet à fabriquer, tenu au moule de bague 20.
Sur l'extrémité supérieure de l'arbre 125 est claveté un pignon conique 128 engrenant avec un pignon 129 actionné par un volant à main 130.
A la même hauteur que l'écran 131 sont disposés des becs brûleurs (non représentés) dont la flamme peut être dirigée sur l'objet à fabriquer et sert à réchauffer légèrement celui-ci.
Le porte VI (fig. 1 et 5) comporte sim plement un brûleur 132 dirigé vers le bas et supporté par l'arc métallique 133 fixé au bàti 1; 134 sont les tuyaux d'alimentation du brûleur 132.
La description des divers postes de la machine ayant été faite, son fonctionnement va être donné en suivant les opérations qui s'accomplissent successivement aux divers postes de I à VI.
Au poste I, le verre est versé dans le moule 41 tourné vers le haut pour y subir un premier soufflage à l'aide d'air comprimé en vue de la formation de l'ébauche. A cet effet, l'ouvrier préposé à ce poste ferme ledit moule 41 en abattant le levier 49 d'une main et assure cette fermeture en agissant sur le dispositif de verrouillage de l'autre main; le cueilleur dépose la quantité de verre conve nable dans le moule, le machiniste coupe avec des ciseaux le fil qui la relie à la masse en fusion et tourne, dans le sens approprié, le volant 45 de manière à amener en place et bloquer le fond 42.
L'ouvrier appuie alors sur une pédale 57 pour ouvrir la soupape à air 56 et envoie ainsi l'air comprimé sur le verre à la partie supérieure du moule 41 qui est aussitôt bas culé à la main par rotation de l'arbre 29 et. pendant que ce mouvement s'effectue, l'ou vrier appuie sur la pédale 58. De l'air com primé s'introduit alors dans le verre par la rainure de la tige ou mandrin 17 lequel a 'subi un retrait en raison de l'excentricité de la rainure du plateau 15 pour produire le soufflage de l'ébauche, pendant que le second moule ébaucheur est amené cri position de chargement.
Le volant 45 du moule ébaucheur chargé est tourné en sens inverse du sens de ma noeuvre précédent et le fond 42 dégagé. Le moule ébaucheur 41 est ouvert, le travail de l'objet au poste I est terminé. L'ouvrier en agissant sur le levier 25 met en contact les éléments d'embrayage 26 et 28 et dégage le verrou 24 de l'encoche 23. En tournant le volant de machine 53, le plateau 2 est dé placé angulairement et, quand il a fait un sixième tour, le verrou 24 s'engage dans l'encoche 23 suivante et l'ébauche de verre qui a été travaillée art poste I est amenée et arrêtée exactement en regard du poste II.
Au poste I, l'ouvrier qui s'y tient recom- rnerrce les mêmes manoeuvres que précédem ment en utilisant le deuxième moule ébau- cheur qui est passé de la position inférieure à la position supérieure.
L'ouvrier du poste II détermine l'allonge ment de l'ébauche qui vient de lui être ame née par quelques coups de souffle donnés en appuyant sur la pédale 73 pendant que le fond de l'ébauche est soutenu par la coupelle 60. Il rapproche de l'ébauche les deux galets 72 pendant qu'à l'aide du volant 6811, il les fait tourner autour d'elle; il réalise ainsi une paraison de forme parfaite. Les galets 72 sont ensuite écartés, la coupelle 60 abaissée et la paraison est alors libre de gagner le poste III.
Le plateau 2 est tourné d'un sixième de tour comme précédemment (tous les déplace ments angulaires du plateau 2 sont comman dés par l'ouvrier du poste I qui est le chef de l'équipe); la nouvelle ébauche préparée au poste I vient en regard du poste II et la paraison façonnée à ce dernier rejoint le poste III.
L'ouvrier qui s'y trouve a ouvert la porte 78 du four 75 tournée vers le poste II en abattant le levier à contrepoids placé sur l'axe de cette porte et aussitôt que la parai son a gagné l'intérieur du foin , ladite porte 78 est refermée. Sous l'action de la haute température donnée par les brûleurs du four 75, le verre s'allonge et l'ouvrier guide cet allongement en soutenant la paraison avec le fond 77; il surveille l'opération par 1o regard 80.
Lors que l'allongement est suffisant, l'ouvrier fait monter le moule formeur 76 au moyen du levier 88 et appuie sur la pédale 92 qui donne le vent par l'intermédiaire de la sou pape à air 10 correspondante, la paraison se gonfle et fournit le premier moulage cri forme de bouteille.
L'ouvrier laisse descendre à la fois le moule 76 et le fond 77 et ouvre les deux portes 78 du four 75.
La pièce moulée, toujours soutenue par son goulot, à l'aide du moule de bague au collier 19, est amené au poste IV, tandis que la paraison du poste II est venue au poste III.
Dès que la pièce moulée est immobilisée au poste IV, l'ouvrier de ce poste tourne le volant 114 qui fait monter le moule finisseur 94, qu'il ferme en agissant sur le levier et son chien 101, après quoi il produit le souf flage final à petits coups de pédale 118. Il manoeuvre en même temps la roue 112 à poi gnée 113 qui fait tourner le moule de ma nière à donner à ce dernier des déplacements angulaires alternativement dans un sens et dans l'autre. En outre, il peut aussi le faire monter et descendre de manière à obtenir ainsi des mouvements relatifs du moule et du verre qui sont nécessaire à, un bon travail.
Lorsque le verre emplit bien le moule l'ouvrier arrête celui-ci à sa position initiale et pique la bouteille en appuyant, par l'in termédiaire du levier 108, sur le levier 107 qui commande la piqûre 106.
Le moule 94 est alors définitivement ou vert et descendu par les moyens indiqués, le plateau 2 est encore déplacé d'un sixième de tour et l'objet amené au poste V, tandis que les postes précédents continuent d'être alimentés comme cela a été dit.
Au poste V, l'ouvrier préposé fait monter le coulisseau<B>119</B> en agissant sur le volant 12\? jusqu'à ce que le réceptacle 127 vienne au contact du fond de la bouteille ou autre objet; celle-ci est alors dégagée du collier 19 et du moule de bague 20 qu'il contient, et ces organes, une fois refermés, sont, par ro tation à la main de l'arbre 14, ramenés à la position supérieure qu'ils avaient tout au dé but des opérations au poste I.
Le coulisseau 119 est descendu et, pen dant sa descente, le volant 130 est mfi de façon à faire tourner le pignon 124 et par suite le réceptacle 127 et la bouteille qu'il contient devant les chalumeaux qui réchauf fent la bouteille sur tout 'son pourtour et toute sa hauteur; elle est alors complètement terminée et enlevée de la machine.
Un nouveau sixième de tour effectué par le plateau 2 vient placer le moule de bague qui a été libéré au poste V sous le brûleur 132 du poste VI où il est porté à la tempéra ture appropriée pour être utilisé au poste I.