Dispositif pour soustraire les organes de réfrigération de moteurs aux effets du gel.. L'objet de l'invention est un dispositif pour soustraire les organes de réfrigération de moteurs aux effets du gel, comportant un récipient relié à ces organes pour permettre d'en pratiquer la vidange en recueillant l'eau ou le mélange réfrigérant: à chaque arrêt de longue durée du moteur et dans lequel cette eau ou ce mélange est conservé, puis ré eb.auffé avant d'être renvoyé dans les organes où il doit être utilisé normalement dès que le moteur est remis en marche.
Il comporte des moyens permettant de réaliser la fusion de la glace qui se forme dans le récipient. et le réchauffage de son eau, avant la mise en marche du moteur.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de l'objet' de l'invention.
La fig. 1 en est une vue en élévation, le réservoir de congélation étant représenté en coupe; La fig. 2 en est une vue en plan avec partie en coupe; La fig. 3 est une coupe verticale et trans versale, faite suivant la ligne A-A de la fig. 1; Les fig. 4 à 9 sont des vues de détail mon trant les diverses positions des robinets de manoeuvre.
Dans le dispositif représenté, le récipient destiné à recevoir, à l'arrêt, l'eau ou le mé lange réfrigérant provenant: des organes de refroidissement du moteur a est constitué de façon telle que cette eau puisse s'y congeler sans danger pour la solidité de ce réservoir et celle de la canalisation d'arrivée d'eau. Il est formé par un tube cylindrique b, fermé à ses deux extrémités par des calottes bombées embouties.
Le niveau c correspond au volume maxi mum d'eau pouvant se congeler et se dilater sans risquer de faire éclater le -récipient, dont la section circulaire assure, d'autre part, le dégagement de la masse de glace au fur et à mesure de son augmentation de volume.
Ce réservoir b est muni, au milieu de sa génératrice inférieure, d'un raccord d fileté intérieurement (destiné à recevoir un robi.- net) ; sur ce raccord est branché le tuyau d'arrivée d'eau e.
Ce tuyau e suit la génératrice inférieure du réservoir b, puis remonte verticalement le long de la face avant, jusqu'à une hauteur franchement supérieure au niveau maximum c que l'eau doit atteindre dans le réservoir b; le tuyau e se termine par un cul-de-sac e'. Cette branche verticale du tuyau e porte, en un point légèrement supérieur au niveau maximum c, un raccord horizontal c\ sur le quel vient se brancher un tuyau extérieur eâ d'arrivée d'eau, susceptible d'être mis en communication au moyen d'un robinet à trois voies f avec la partie inférieure ou la partie supérieure du radiateur.
La direction de ladite tuyauterie est telle qu'il existe une pente allant depuis le ro binet à trois voies f vers le raccord e= avec le moins possible de détours pour assurer le libre écoulement de l'eau de réfrigération dans le récipient ca, afin d'éviter que cette eau puisse séjourner dans l'ensemble de la tuyauterie.
La disposition de la canalisation d'arri vée d'eau permet d'éviter, pendant la con gélation, la formation d'un bouchon de glace dans la partie horizontale extérieure du cir cuit, où l'on ne pourrait, au départ, le fon cIre; en effet, si l'eau contenue dans la branche verticale du tuyau e vient à geler, cette eau congelée se dilate dans le sens ver tical dans l'espace ménagé jusqu'au fond du cul-de-sac e1; or, cette partie de la canalisa tion peut, ainsi qu'on le verra plus loin, être soumise au réchauffage.
Le réservoir b porte, en outre, à sa par tie supérieure, un raccord b', sur lequel est fixée une soupape de sûreté, non représentée sur le dessin.
Le réservoir b, ainsi que sa tubulure d'ar rivée d'eau e, sont entièrement enfermés dans une enveloppe cylindrique g, fermée aux deux extrémités, et de dimensions (diamètre et longueur) supérieures à celles du réservoir b, de façon qu'entre les deux surfaces soit ré servé un espace clos dans lequel viennent cir- culer les gaz chauds destinés à amener la fu sion de la glace et le réchauffage de l'eau.
Le réservoir b est excentré vers le haut de l'enveloppe g et déporté vers sa face ar rière, de manière à ménager le logement du tuyau d'arrivée d'eau e avec le minimum d'encombrement.
Des entretoises tubulaires taraudées k., re liant les deux viroles cylindriques b g, as surent la rigidité de l'ensemble et peuvent servir à sa fixation sur le châssis.
Les raccords<I>d</I> V e2 du réservoir<I>b</I> tra versent l'enveloppe<I>g:</I> l'un,<I>d,</I> à sa partie in férieure, les deux autres, b1 e\, par sa face avant; ces raccords sont soudés extérieure ment, de façon à garantir l'étanchéité de l'ensemble.
Dans le raccord fileté<B>(1</B>, situé à la partie inférieure du réservoir b, est monté un ro binet à trois voies i., muni d'un tube vertical j, dont la hauteur est calculée de telle façon que son orifice supérieur corresponde exacte ment au niveau maximum c défini précédem ment, de sorte que lors du remplissage, lors que ce robinet occupe la position indiquée < . la fig. 5, tout excès d'eau s'écoule à l'exté rieur.
Ce robinet i. remplit, suivant ses différen tes positions, les fonctions suivantes: a) Pendant la marche, le réservoir b étant vide. le robinet i occupe sa position de re pos I représentée par la fi,-. I et ferme toute communication entre l'intérieur du ré servoir b et l'extérieur ou tout autre circuit; <I>b)</I><B>-1</B> l'arrêt. le robinet<I>i</I> occupe la. posi tion II représenté, par la fig. 5; l'intérieur du réservoir b est alors mis en communica tion avec l'extérieur.
Pendant le remplissage, l'air contenu dans le réservoir b peut donc s'échapper librement et permet ainsi l'écoule ment régulier, par gravité, de l'eau des or- organes de refroidissement du moteur a.
De plus, ainsi que cela a été dit plus haut le tube vertical j sert de trop-plein, assurant ainsi automatiquement la sécurité (lit dispo sitif, puisqu'il est impossible d'introduire dans le réservoir b une quantité d'eau supé- ricure au maximum correspondant à sa ca pacité;
c) Au départ, le robinet i est amené dans la position III représentée par la fig. 6; l'in- të#rieur du réservoir b est mis en communica tion avec un raccord i', porté par le robinet <I>i,</I> sur lequel est branché un tuyau le ame nant, après la fusion de la glace, des gaz sous pression; ces derniers, arrivant par le tube de trop-plein j au-dessus du niveau supérieur c du réservoir b, refoulent le liquide vers son circuit normal.
Ces gaz sous pression peuvent être, soit une partie des gaz d'explosion du moteur, soit plus simplement de l'air comprimé par une' pompe à main.
Le refoulement de l'eau. après fusion de la glace et réchauffage, peut être obtenu plus simplement encore en montant, sur le raccord b1 de la soupape de sûreté, une valve de retenue, pouvant être reliée soit à la pompe à main utilisée pour les pneus, soit à toute autre source de gaz sous pression.
Au moment du départ, la fusion de la glace et le réchauffage de l'eau sont obtenus en faisant circuler dans toute l'enveloppe g du réservoir b des gaz chauds qui apportent les calories nécessaires.
A cet effet, l'enveloppe rg porte, sur l'une de ses faces, une tubulure l sur laquelle 'peut être adapté un moyen de chauffage tel que, par exemple, un chalumeau, si l'on opère dans un garage, ou une lampe à essence m, fixe ou. démontable, facile à loger sur la voiture et susceptible d'être utilisée en tous lieux et en toutes circonstances.
Une cloison verticale n qui n'est que par tielle, c'est-à-dire qu'elle part du fond de l'enveloppe pour s'arrêter à une certaine dis tance de la partie supérieure de celle-ci, sé pare l'espace libre intérieur de la double en veloppe g en deux parties.
Les (lamines et les gaz chauds provenant de la lampe sont obligés d'agir sur toute la paroi du réservoir b, avant de pouvoir s'é chapper, ou bien directement à l'air libre, ou bien dans le pot d'échappement o; ces gaz sont dirigés, au moyen d'un clapet by-pass p, qui, en tamps normal, isole complète ment la double enveloppe y du tuyau d'é chappement q.
On utilise ainsi au mieux la chaleur dé gagée par la lampe, les flammes et les gaz les plus chauds agissant directement sur la partie du réservoir b qui contient la glace à fondre ou le liquide à réchauffer.
Le fonctionnement du présent dispositif perfectionné est le suivant: Pendant la saison froide, pour mettre le moteur a à l'abri pendant un arrêt, il suffit simplement de tourner les robinets<I>i</I> et<I>f</I> qui occupaient la position de repos, représentée par les fig. 4,et 7, dans la position représen tée par les fig. 5 et 8, et de laisser les choses en état jusqu'au prochain départ.
L'eau contenue dans les organes de refroi dissement du moteur s'écoule librement par le robinet f, la canalisation e3, e', e, jusqu'au ré servoir b, dès qu'on a ouvert l'ouverture de remplissage afin de permettre à l'air de pé nétrer @ dans ces organes, tandis que l'air con tenu dans celui-ci s'échappe par le tube j.
Si, pour une raison quelconque, le circuit (le réfrigération contenait d'eau qu'il n'est prévu, le trop-plein s'écoulerait par le tube j, assurant ainsi complètement la sécurité du dis positif.
La congélation peut avoir lien sans aucun risque, quels que soient le froid et la durée de l'arrêt, la tubulure j étant assez haute pour que le réservoir puisse contenir toute l'eau de réfrigération. _ Pour utiliser à nouveau le moteur a, les deux robinets<I>j</I>et<I>f</I> sont placés dans les posi tions représentées par les fig. 6 et 9, la lampe qn est sortie de la boite oii elle est remisée en temps normal, allumée et accrochée à son poste.
Lorsque l'eau provenant de la fusion de la glace a atteint une température suffisante pour assurer le départ facile du moteur a, on introduit dans le réservoir b, soit par le rac cord i' du robinet<I>i,</I> soit par une valve bran chée sur le raccord b1 de la soupape de sûreté, de l'air sous pression, par exemple au moyen d'une pompe à main. L'eau est ainsi refoulée dans son circuit normal, après qu'on a ouvert l'ouverture de remplissage afin de permettre à l'air contenu dans les organes de refroidisse ment du moteur de s'échapper.
I1 est à noter que si le réchauffage de l'eau est suffisamment poussé, la tension de sa vapeur peut atteindre une valeur telle qu'elle assure le refoulement de cette eau, ce qui évite la manoeuvre d'une pompe.
La lampe lia est éteinte et remisée dans sa boite, les robinets<I>i</I> et<I>f</I> replacés dans leur po sition de repos (fig. 4 et 7) et le moteur mis en marche.