Dispositif limitateur de consommation d'énergie électrique dans les installations d'éclairage à lampes à filaments métalliques. La présente invention se rapporte à un dispositif pour limiter la consommation d'énergie électrique dans les installations d'éclairage à lampes à filaments métalliques, de telle façon qu'il empêche le consommateur de consommer pour l'éclairage une quantité d'énergie électrique dépassant une limite maxima prédéterminée.
Ce dispositif s'emploie avantageusement dans les installations d'éclai rage de petites maisons, de maisons de cam pagne etc., on l'on veut économiser les frais d'installation de compteurs de kilowattheures ou d'ampères-heures, et son emploi est basé sur l'obligation du consommateur de ne pas dépasser une certaine limite de consommation, par exemple celle correspondant à l'usage si multané de 6 lampes de 50 watts chacune (300 watts), pour laquelle il aura à payer un montant à forfait hebdomadaire, mensuel ou annuel.
Le dispositif limitateur de consommation d'énergie électrique qui fait l'objet de cette invention comporte une résistance métallique de barrage identique au point de vue élec trique, pour ce qui concerne le coefficient de température, avec la charge à contrôler et ayant de préférence une résistance égale à celle du circuit à la demande de consocn- mation maximum allouée, cette résistance de barrage étant disposée pour être automati quement insérée dans le circuit en série avec la charge par un interrupteur à électro aimant de commande lorsque la consomma tion d'énergie électrique dépasse une limite prédéterminée.
Cette disposition a pour effet que, si, par exemple par inadvertance, on intercalait plus de lampes dans le circuit qu'il n'est permis, il se produit automatique ment l'insertion de la résistance de barrage pour affaiblir la lumière, avertissant ainsi le consommateur. Aussitôt que le consommateur met l'excédent des lampes hors circuit, la résistance de barrage est retranchée du cir cuit et les lampes restantes regagnent leur voltage normal et leur éclat brillant.
S'il néglige de mettre les lampes en surplus hors circuit, la lumière reste affaiblie, mais l'énergie effective consommée sera encore limitée ap proximativement à la valeur maximum auto risée, le rendement lumineux étant simple ment inférieur à la valeur normale.
L'effet du dispositif est basé sur le fait que la valeur de résistance à froid de la résistance métallique de barrage est considé rablement inférieure à sa valeur à l'état chaud; de cette façon, le courant maximum est sensiblement maintenu jusqu'à ce que l'interrupteur ait complété son mouvement et c'est seulement quand la résistance de bar rage est devenue chaude que se manifeste l'effet de réduction en plein.
Dans le dessin annexé, donné à titre d'exemple La fig. 1 montre le schéma d'ensemble d'une forme d'exécution de l'objet de l'in vention pour courant continu; La fig. 2 montre, à titre de variante, l'interrupteur à commande électromagnétique dans le cas de courant alternatif; Les fig. 3 et 4 sont des vues de bout de l'interrupteur à commande électromagné tique représenté à la fig. 2.
La forme d'exécution représentée à la fig. 1 comporte un électro-aimant à noyau a et une armature pivotante b, le noyau et l'ar mature étant larnellés. L'enroulement a' de l'électro-aimant se trouve normalement en série avec le circuit d'éclairage, relié aux conducteurs iii, de façon à être parcouru par le courant passant dans ces conducteurs. L'armature b est ajustée de manière à pou voir être soulevée par l'électro-aimant sous l'effet d'un courant dépassant une limite prédéterminée, suivant le maximum de con sommation d'énergie demandé ou autorisé.
Lorsque le consommateur demande plus de courant qu'il ne lui est alloué, en insérant plus de lampes dans le circuit, ce courant traversant l'enroulement a' provoquera le re- lùvement de l'armature b jusqu'à ce que le levier coudé d porté par celle-ci vienne buter contre la vis c, ce qui a pour effet de dé clencher le crochet e du levier d, d'une goupille el prévue sur un levier<B>de</B> I contact inférieur f relié, avec interposition d'une iso lation, à l'armature b pour permettre à ce levier de s'abaisser sur la vis .i et de dé charger l'armature de son poids.
Le levier f porte deux lames de contact élastiques f 1 f z, l'une avec une pièce de contact métallique, l'autre avec une pièce de contact en charbon, et l'armature b porte, sur un prolongement isolé b', deux pièces de contact correspon dantes, les pièces de contact en charbon formant contact préparatoire pour empêcher une formation d'étincelles aux pièces de con tact métalliques.
L'abaissement du levier f, dont on a parlé plus haut et qui est limité par la vis i, produit par suite l'ouverture de l'interrupteur aux pièces de contact signalées pour insérer une résistance métallique de barrage g, une lampe à filament métallique, par exemple, en série entre les conducteurs ni de l'installation d'éclairage, cette résis tance de barrage ayant été jusqu'à présent en court-circuit.
A la charge du circuit d'éclairage s'ajoutera donc la résistance de barrage g, qui, lorsqu'elle est devenue chaude, se manifestera en plein pour affaiblir la lu mière des lampes. (quand le consommateur, ainsi rendu attentif à l'irrégularité de con sommation, met les lampes en surplus hors circuit, l'électro-aimant relâche l'armature b qui, en retombant, produit par son propre poids la fermeture des contacts en venant appuyer sur les lames de contact f' f', tout en permettant au crochet e de s'enclencher à la goupille e' et de verrouiller l'interrup teur dans la position de service normale.
Ce verrouillage se maintient jusqu'au moment d'une nouvelle irrégularité de consommation, où l'armature, nouvellement attirée, produit par le levier d le déclenchement du levier f, qui, retombant sur la, vis i, entraîne les lames f l f pour ouvrir les contacts. Les vis c et i sont réglables en position et per mettent de régler la sensibilité du fonction nement du dispositif. En les ajustant, le montant de courant alloué peut être aug menté ou diminué en faisant varier la lon gueur de l'entrefer magnétique entre l'électro aimant et l'armature. Un commutateur rotatif à double pôle j est prévu pour isoler le dispositif du circuit d'alimentation.
L'ensemble du dispositif, com prenant l'interrupteur, son électro-aimant de commande et la résistance de barrage, est logé dans une boîte-enveloppe fermée o, dont le couvercle est fixé de préférence par un plombage et présente une ouverture pour donner accès à la poignée de manoeuvre j' du commutateur<I>j.</I> Des fusibles<I>k,</I> également logés dans cette boîte-errveloppe, produisent, à la manière connue, l'isolement du dispositif dans des conditions de service dangereuses et servent, par leurs bornes 7c', à l'intercon nexion des conduites d'alimentation n de maison en maison.
Pour le cas de courant alternatif (fig. 2 à 4), le dispositif est pourvu d'une bande d'encerclement 1, en cuivre, ou en métal analogne, fermée sur elle-même et passant autour de l'interrupteur et de sa commande électro-ma.gnétique sans toutefois gêner le mouvement des parties mobiles.
Le but de cette bande d'encerclement est de polariser fortement l'armature b de l'électro-aimant par utilisation de la force inductive créée par le courant alternatif, réduisant ainsi au minimum la selfinduction de l'enroulement de l'électro-aimant et occasionnant le fonc tionnement de l'interrupteur de la même manière que si son électro-aimant était excité par du courant continu. L'adjonction de cette bande d'encerclement permet, d'ailleurs, d'em ployer l'équipement tant pour du courant continu que pour du courant alternatif.