Disjoucteur automatique<B>à</B> action rapide. La présente invention a pour objet un disjoncteur destiné<B>à</B> fonctionner automatique ment et très rapidement quand un excès d'intensité se produit dans le circuit.
Le dessin ci-annexé en représente,<B>à</B> titre d'exemple, une forme d'exécution et des variantes de cette. forme.
La forme d'exécution est représentée en fig. <B>1</B> et les variantes dans les autres figures. En fig. <B>1, le</B> courant arrive par<B>1,</B> passe dans l'enroulement 2 d'un gros électro, dont Parmature est 3, ai-rive <B>à</B> l'axe 4 d'un levier mobile 4-5, passe par un contact<B>5</B> dans une pièce conductrice<B>6</B> qui est fixe oui presque fixe; le courant passe ensuite par un contact <B>7</B> mobile et pouvant se déplacer dans le sens <B>7-8. Il</B> sort enfin par le point<B>8.</B>
L'équipage mobile<B>7--8</B> est aussi léger que possible; il est sollicité<B>à</B> se déplacer dans<B>le</B> sens<B>7-8</B> an moyen de forts ressorts <B>9-10,</B> mais il est maintenu en place par le cliquet <B>Il.</B>
Le poids de l'équipage inobile <B>7-8</B> et la force des ressorts sont calculés de façon que, lorsque<B>le</B> cliquet <B>Il</B> sera libéré, l'équipage se déplacera avec la vitesse désirée. Afin d'éviter le choc qui se produirait<B>à</B> fin de course de<B>7-8,</B> les ressorts sont disposés de façon<B>à</B> servir eux-mêmes d'amortisseurs, le point d'attache des ressorts sur la pièce mobile dépassant par Pinertie de la pièce<B>là</B> position oâ l'attraction est nulle. Un cliquet 12 vient retenir l'équipage mobile<B>7-8,</B> quand il a achevé sa course et l'empêche ainsi de prendre, sous l'influence des ressorts, un mouvement vibratoire.
Le cliquet <B>11</B> vient s'accrocher<B>à</B> l'extré mité d'un levier 13-14-16, pivotant autour du point 14. Ce levier est sollicité<B>à</B> s'appuyer contre une butée<B>18</B> par un ressort énergique <B>16-17,</B> en sorte que le levier l1-l5# est sollicité<B>à</B> tourner dans un sens par le cliquet <B>11</B> entraîné par l'équipage mobile, et<B>à</B> rester immobile par le ressort<B>16-17.</B>
<B>.</B> L'action de ce ressort est par construction légèrement prédominante<B>-</B> son point d'attache <B>16</B> est disposé de façon qu'en cas de tension du ressort, l'angle que fait la force<B>16-17</B> avec sa composante tangentielle aille en augmentant, ceci dans<B>le</B> but que malgré l'augmentation de cette foi-ce le couple exercé sur le levier diminue; il en résulte que l'é- quilibre sera instable et que le levier aussitôt qu'il aura commencé<B>à</B> se déplacer continuera son mouvement.
L'extrémité<B>15</B> est susceptible d'être<B>dé-</B> placée au moyen de l'armature<B>3</B> de l'ôlectro par l'intermédiaire du levier<B>19-20-21;</B> celui-ci est articulé sur titi axe 20 et supporte l'armature au point '22. On conçoit que, pour une certaine intensité, il<B>y</B> ait équilibre dynami que entre les forces en présence; d'une part, la force du ressort<B>16-17</B> et, d'autre part, les forces, qui se totalisent, des ressorts<B>9-10</B> et de l'électro <B>13.</B>
Sur les plots<B>6</B> et<B>7</B> viennent aboutir les extrémités d'Lin circuit comprenant une ré sistance<B>M</B> et un solénoïde 24 dont la mission sera<B>de</B> provoquer le déplacement du levier 4-5.
<B>A</B> cet effet, ce levier est sollicité<B>à</B> se déplacer dans le sens qui correspond<B>à</B> l'à- cartement de la partie<B>5</B> au moyen d'une bielle<B>25-26,</B> attachée au milieu d'un palon nier tel que cette bielle puisse être déplacée sous l'influence de deux mouvements mécani ques différents. Urie bielle<B>29-30</B> est solli citée soit par un levier<B>à</B> main<B>31,</B> soit par un ressort<B>32.</B> Cette bielle, en se déplaçant, agit sur l'une des extrémités du palonnier et, si l'on suppose l'autre extrémité fixe, le<B>dé-</B> placement de l'extrémité<B>29</B> entraînera égale ment le déplacement de l'axe<B>26</B> et l'ouver ture de<B>5.</B>
Ce déplacement de<B>29</B> sera<B>opéré</B> soit volontairement<B>à,</B> la main par la manette<B>31,</B> soit sous l'influence du ressort 32, qui sera libéré par tu) cliquet 33, sur lequel viendra agir le solénoïde 24.
L'autre extrémité<B>27 du</B> palonnier est susceptible d'être déplacée par une bielle <B>27-21</B> solidaire de l'armature<B>3.</B>
Le fonctionnement de l'appareil est le suivant: Si l'intensité est nulle ou inférieure ît une certaine limite, l'appareil reste dans l'état montré en fig. <B>1.</B> Pour une certaine limite, l'attraction pro duite sur l'armature.<B>3</B> est suffisante pour que le déplacement de celle-ci commence. Les rapports des leviers et les dimensions cou- stnictives sont telles que, pour un déplace- nient très petit de<B>3,</B> il<B>y</B> ait libération du cliquet <B>Il.</B> La pièce<B>7-8</B> fuit alors avec toute la rapidité désirable.
<B>A</B> ce moment, la résistance 213) et le solé noïde 2.1 se trouvent brusquement intercalés dans le circuit.
<B>Il y</B> a une limitation<B>de</B> l'intensité qui dépend de la valeur obmique donnée<B>à 23.</B> La masse de<B>3</B> étant relativement considérable, l'armature<B>3</B> met beaucoup plus de temps<B>à</B> se déplacer que l'équipage<B>7--8,</B> et celui-ci aura achevé toute sa course, que<B>3</B> sera encore en train de se mouvoir.
Ce mouvement, par l'intermédiaire de la bielle<B>21-27,</B> agira sui, le palonnier qui commencera<B>à</B> faire ouvrir le levier 4-5, mais très peu de temps après, la bobine 24 intercalée dans le circuit<B>de</B> la résistance aura été traversée par un courant, pour provoquer la libération du ressort 32 et l'autre extré mité du palonnier viendra ajouter sa vitesse pour produire la rupture de<B>5,</B> le contact intermédiaire<B>6</B> restant fixe.
Cette disposition permettra par uni réglage judicieux de. la position du noyau de 9-4 et <B>de</B> son nombre d'ampéres-tours de réaliser un appareil qui ne fera l'ouvcrture complète du circuit que si le court-circuit est assez violent.
En effet, la valeur du courant qui traverse la résistance dépend de la résistance du cir cuit extérieur. Dans ce cas, bien entendu, on supprimerait le biellage 21-22 et le palonnier, en laissant an ressort M le soin d'agir seul sur le levier d'ouverture 4-5.
'Une fois l'ouverture opérée sous l'influence d'un court-circuit, la fermeture se fera en agissant<B>à</B> la main, sur le levier<B>31</B> et en déplaçant par un moyen quelconque l équipage raobile <B>7-8.</B> Les ressorts<B>9-10</B> pourront être bandés soit<B>à</B> la main, par un levier, soit par une vis ou par tout électro puissant approprié, et Fon pourra pour cette manceuvre employer l'action de la manette<B>31.</B> <B>Il</B> est<B>à</B> remarquer que l'équipage ultra- rapide <B>7-8</B> a été prévu pour intercaler une résistance; mais il pourrait tout aussi bien servir pour faire la rupture.
De même, on pourrait se servir de deux équipages identi ques, fonctionnant ensemble ou en cascade, Fun pour introduire la résistance, l'autre pour produire la rupture. Le fonctionnement du premier entraînerait le fonctionnement du- second.
Comme on vient de le voir,<U>on</U><B>-</B>a indiqué schématiquement des ressorts<B>à</B> boudin pour entraîner l'équipage mobile<B>à</B> la façon de la flèche d'une arbalète et on a indiqué qu'un cliquet était disposé pour retenir l'équipage une fois la course achevée.
Il<B>y</B> a lieu<B>de</B> se préoccuper du moyen pratique de remettre l'équipage mobile en état pour un fonctionnement ultérieur.
Dans la variante des fig. 2,<B>3</B> et 4, les points de réaction des ressorts<B>9, 10</B> sont placé,., sur un cadre mobile<B>l'-2-3,</B> qui petit coulisser dans le même sens que l'équi- page mobile au moyen par exemple d'Lin levier, d'une came, ou d'un autre dispositif permettant de multiplier l'effort exercé lui, une manette.
La fig. 2 représente l'équipage mobile en attente de produire la rupture et tendant<B>à</B> se déplacer dans le sens de la flèche<B>5';</B> la pièce<B>7</B> est retenu par le cliquet <B>11.</B>
L'appareil vient-il<B>à</B> fonctionner par suite d'excès de courant, l'équipage mobile saute <B>à</B> la position de la fig. <B>3;</B> le cliquet<B>Il</B> a été dégagé et le cliquet <B>7'</B> empêche la pièce<B>7</B> de retourner en arrière dans le, sens de la flèche<B>8',</B> mais l'angle<B>P</B> fait par les ressorts est plus grand que l'angle a du premier cas et, -par conséquent, si on libère le cliquet <B>7'</B> à ce moment, l'équipage mobile ne reviendra pas<B>à</B> la position de la fig. <B>1.</B>
<B>A</B> ce moment, au moyen de la poignée 4' (fig. 4), on déplace le cadre mobile de façon <B>à</B> tendre les ressorts et a, leur faire faire un angle ce' suffisant et plus grand que l'angle<B>P.</B> Ce mouvement de déplacement du cadre a pour effet, quand la tension est suffisante, de dégager le cliquet <B>7'</B> au moyen<B>dis</B> talon<B>9'.</B> L'équipage mobile repartira en sens inverse, dépassera légèrement la position normale et viendra s'engager dans le cliquet<B>11.</B> En ramenant la manette 4'<B>à</B> la position de la fig. <B>1,</B> on redonnera aux ressorts la tension voulue pour un nouveau déclenchement.
La réalisation d'un équipage de ressort capable de produire les forces voulues saris introduire lui-même une grandeinertie demande certaines précautions.<B>A</B> cet effet, on pourra composer de plusieurs ressorts d'aussi faible dimension que possible., comme le montre la fig. <B>5,</B> et au lieu des ressorts<B>à</B> boudin, on pourra employer des ressorts<B>à</B> lames passant, dans ce cas, sur des galets de façon<B>à</B> diminuer les frottements.
Dans l'appareil de la fig. <B>1,</B> le chemine ment du courant est tel que l'équipage ultra- rapide doit être relié au, circuit principal et <B>à</B> la résistance et cela, par exemple, au moyen de connexions souples.
Ces connexions peu vent introduire de l'inertie et des résistances difficiles<B>à</B> calculer; pour obvier<B>à</B> cet inconvé- ment et en même temps augmenter la vitesse de rupture, on a imaginé la variante des fig. <B>7,</B> <B>8</B> et<B>9.</B> Dans celle-ci, on a doublé les organes de rupture;<B>15'</B> et<B>10'</B> représentent des équi pages ultra-rapides et qui fonctionnent en semble sous l'influence des organes décrits ci-dessus. C'est en réalité un équipage portant deux contacts<B>Il</B> et 12. Dans la fig. <B>7,</B> qui est une vue en plan,<B>la</B> courant arrive par <B>13'</B> et sort par 14'.
Dans la fig. <B>8,</B> l'équipage ultra-rapide s'est écarté et le courant passe par les résistances,<B>16'</B> et<B>17'</B> étant les plots fixes. Dans la fig. <B>9,</B> la rupture définitive a eu lieu entre<B>16'</B> et<B>18'</B> d'une part et<B>17'</B> et<B>19'</B> d'autre part,<B>18'</B> et<B>19'</B> étant les bras mobiles.
Dans l'appareil de la fig. <B>1,</B> on a indiqué, pour faire équilibre<B>à</B> la traction directe des ressorts agissant sur l'équipage ultra-rapide, un cliquet <B>Il</B> agissant sur un levier<B>13. Ce</B> dispositif n'a d'autre but que de reporter l'effort statique d'équilibre sur l'axe de ce levier. Il est bien entendu que ce dispositif pourra être remplacé par tout autre analogue aboutissant aux mêmes résultats, par exemple par celui représenté en fig. <B><I>10.</I></B>
Soit '-18'-20' l'équipage ultra-rapide ten dant<B>à</B> se. déplacer dans le sens de la flèche 21'.<B>A</B> l'extrémité de Féquipage, il existe une rampe 22' appuyant sur un galet<B>23'</B> porté<B>à</B> l'extrémité d'un levier 23-24' pou- vaut tourner autour<B>de</B> l'axe 24'. La position de la rampe donne au galet une réaction dans le sens de la flèche<B>25;</B> cri règlant convenablement l'inclinaison, la réaction dans le sens de la flèche petit être aussi faible que l'on veut et celle sur l'axe _04' aussi grande que l'on veut.
Cet axe 24' joue le rôle de l'axe 14 de la fig. <B><I>1.</I></B>
Un ressort antagoniste<B>26'</B> empêche le levier 23'-24' de se déplacer et le colle contre une butée 2 Î'; ce ressort joue le même rôle que le ressort<B>17</B> de la fig. <B>1.</B> En soi-te qu'un effort très faible, dans un sens ou dans l'autre, est nécessaire pour maintenir ou<B>dé-</B> placer les leviers 23'-24.