CH98363A - Procédé et machine à tailler des engrenages. - Google Patents

Procédé et machine à tailler des engrenages.

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  Procédé et machine à tailler des engrenages.    La présente invention est relative à un pro  cédé pour tailler des dentures de roues d'engre  nages et à     une    machine pour la mise en       oeuvre    de ce procédé appartenant à la classe  des raboteuses commandées par des modèles  à reproduire. Le procédé consiste à mettre  en mouvement simultanément plusieurs outils  pour découper les faces de la dent, à impri  mer un mouvement relatif d'avancement à  l'ébauche et aux outils, à commander les ou  tils pour former un profil courbe sur les  faces de la dent au moyen d'un modèle, et  à régler au choix le modèle pour faire varier  le rapport angulaire du profil courbe et du  rayon médian de la dent en concordance avec  le rapport existant entre l'épaisseur de la  dent et le rayon du cercle.

   La machine pour  la mise en     oeuvre    de ce procédé comporte  plusieurs outils qui travaillent simultanément  pour tailler les faces de la dent et qui sont  destinés a être mis et) mouvement pour cor  respondre à la courbure de la     délit,    un mo  dèle pouvant se régler pour faire varier le  rapport angulaire de cette courbure avec le  rayon médian de la dent,    Aux dessins ci-annexés, donnés à titre  d'exemple  La     fig.    1 montre en élévation de face une  forme d'exécution de la machine suivant l'in  vention, avec un support de la pièce à usi  ner écarté des outils;

    La     fig.    2 est une coupe faite suivant la  ligne     211-2a    de la     fig.    3 et représentant le  support des outils;  La     fig.    3 montre     la,    machine en plan par  dessus;  La     fig.    4 est une coupe faite suivant la  ligne     4a-41,    de la     fig.    1, montrant un dis  positif d'avancement de l'ébauche; .  



  La     fig.    5 est une coupe faite à plus grande  échelle suivant la ligne     5a-51,    de la     fig.    2;  La     fig.    6 est une coupe faite à plus. grande  échelle suivant la ligne     611-6a    de la     fig.    2;  La     fig.    7 est une coupe faite à plus grande  échelle suivant la ligne     7a-71,    de la     fig.    6;  La     fig.    8 est une élévation à plus grande  échelle d'un chariot d'outil inférieur et;  La     fig.    9 en est un plan par dessus à  plus grande échelle;

        La     fig.    10 est une élévation par bout à  plus grande échelle du chariot d'outil infé  rieur avec l'outil enlevé tel qu'on le voit de  la droite de la     fig.    8;  La     fig.    11 est une coupe faite     suivant    la  ligne     1111-11R    de la     fig.    10;  La     fig.    12 est une élévation de face à  plus grande échelle d'un chariot pour le mo  dèle à reproduire par l'action de l'un des  outils;  La     fig.    13 est une coupe faite suivant la  ligne     1311-13a    de la     fig.    12;

    La     fig.    14 est une vue par derrière du,  chariot du modèle et;  La     fig.    15 en est un plan par dessus;  La     fig.    16 est une coupe horizontale,  faite à grande échelle 1 et montrant l'en  grenage qui relie les modèles et des     guide-          outils,    et;  La     fig.    17 en est une élévation de face;  La     fig.    18 est une coupe faite suivant  la ligne     1811-18a    de la     fig.    16;

    La     fig.    19 est une coupe faite suivant la  ligne     1911-19a    de la     fig.   <B>16;</B>  La     fig.    20 est une élévation de face à  grande échelle, montrant un dispositif pour  équilibrer les     guide-outils;     La     fig.    21 est une coupe faite suivant  les lignes     2111-21a    des     fig.    2 et 20;  La     fig.    22 est une coupe faite suivant la  ligne     2211-22a    de la     fig.    4;

    La     fig.    23 est une élévation prise du  dehors à plus grande échelle, montrant une  partie de moyens de support et de mise en  marche des outils, tels qu'on les voit de la  droite de la     fig.    1, les parties     d'entrainement     étant généralement représentées en pointillé;  La     fig.    24 est une coupe; faite à plus  grande échelle suivant la ligne     2411-24a    de  la     fig.    23 et montrant le mécanisme servant  à imprimer un mouvement alternatif     aux     chariots des outils;

    La     fig.    25 est une coupe verticale, faite  à plus grande échelle en principe suivant la  ligne     2511-25a    de la     fig.    27 et montrant des  moyens destinés à renverser la marche du  mécanisme d'avancement et à le commander;    La     fig.    26 est une vue à part en coupe  montrant un levier de man     ceuvre    pour la  commande d'un dispositif d'embrayage re  présenté     fig.    25;  La     fig.    27 est une coupe faite à grande  échelle suivant la ligne     27a-2711    de la     fig.    23;

    La     fig.    28 est une coupe faite suivant la  ligne     2811-28a    de la     fig.    4;  Les     fig.    29, 30 et 31 sont des vues sché  matiques indiquant la méthode de travail de  la machine;  La     fig.    32 est un schéma montrant des  variations du profil de dents d'engrenages  coniques de dimensions différentes dont le  modèle est le même et dont la     conicité    pré  sente le même angle;  La     fig.    33 est une vue analogue à la     fig.     32, mais représente des engrenages dont le  module est formé sur des angles de cônes  primitifs différents.  



  Dans ces diverses figures, les mêmes  chiffres de référence désignent les mêmes  organes.  



  L'invention est destinée à s'appliquer sur  des machines connues sous le nom de ., ra  boteuses     l     dont le rôle consiste â tailler des  dents de roues d'engrenages en mettant en  jeu des outils commandés par les modèles à  reproduire et animés d'un mouvement alter  natif pour leur travail d'attaque sur la pièce  usinée.

   On s'est servi de ces sortes de  machines en y faisant intervenir un seul ou  til qui décrit Lin mouvement de va-et-vient  et qui est établi pour tailler en principe dans  un plan coupant l'axe de     l'ébauche    et paral  lèle à la direction du mouvement de l'avance  imprimée à celle-ci; en d'autres termes, cet  outil travaille dans le plan horizontal qui  passe par le centre de la machine; les  ébauches sont successivement repérées et pour  vues de marques pour amener chaque face de  dent sur ce plan où     s'effectue    sa taille.  Toutefois, comme ces     machines    ne compor  tent chacune qu'un seul outil d'attaque, on  a constaté que leur travail est lent, c'est le  reproche qu'on leur adresse.

   On a employé  aussi des machines analogues, mais en     leur     donnant deux outils; au lieu d'un; on fait      alors travailler simultanément ces deux ou  tils sur des faces     différentes    de chaque dent,  c'est-à-dire sur les côtés opposés du plan cen  tral de la machine.

   Bien que ces machines  à     deux    outils soient plus rapides dans le tra  vail à fournir, elles ne sont cependant pas  de nature à produire des dents irréprocha  bles: en effet, comme ces deux outils sont  excentrés sur la machine, on est obligé d'a  voir un modèle différent de commande pour  chaque. variation dans le nombre de dents à  découper sur l'ébauche, sans compter les dif  férents modèles que nécessitent les variations  de     l'angle    du cône primitif, ainsi que les mo  dules des engrenages coniques et des engre  nages droits, de sorte qu'on se trouve dans  la nécessité, pour obtenir du travail précis,  de recourir à un nombre si élevé de modèles  qu'on doit y     renoncér    dans la pratique.  



  Toutefois, l'expérience a démontré que,  d'une part, pour faire varier soit l'angle du  cône primitif, soit le module à former sur  l'ébauche d'un engrenage conique ou d'un  engrenage droit, on peut être obligé de pré  voir et de remplacer un nombre limité de  modèles dont le profil diffère en conséquence,  mais que d'autre part, si l'on usine des  ébauches d'engrenages coniques qui ont le  même angle pour le cône primitif, ainsi que  des     engrenages    droits qui ont le même mo  dule, on peut alors employer le même mo  dèle et, en réglant la position de celui-ci ou  en lui imprimant un mouvement de bascule,  arriver à faire varier les autres dimensions  de l'ébauche traitée, par exemple le nombre  de ses dents.

   La machins telle qu'elle est  représentée aux dessins permet de tailler  avec justesse des faces     différentes    de dents,  tout en réduisant le nombre de modèles ou  de gabarits indispensables, de façon à dimi  nuer le prix de revient et à simplifier le tra  vail de la machine. C'est une machine à  tailler des engrenages d'angle.

   Cette machine  comporte une assise ou embase 30 à laquelle  on donne la forme représentée     fig.    1, 2 et 3;  sur un côté de cette embase,' repose un mon  tant 31 qui sert de support aux outils et en  face duquel se trouve un second montant 32,    destiné à maintenir l'ébauche ou pièce à usi  ner; l'un de ces montants ou supports est  rendu mobile sur l'embase 30 autour de son  centre. pour se rapprocher et s'éloigner de  l'autre et imprimer ainsi un mouvement rela  tif d'avancement entre la pièce traitée et les  outils.

   Le support 32 de la pièce à traiter  est pourvu de paliers 33,     fig.    1, où     touril-          lonne    une broche 34 dont l'extrémité interne  porte, d'une manière amovible,     Pébauche     d'engrenage d'angle 35. Sur l'extrémité op  posée ou externe de cette broche 34 est rat  taché un mécanisme de repérage ou de marques  à tracer sur l'ébauche; ce mécanisme est dé  signé dans son ensemble en 36. Il est des  tiné à faire tourner l'ébauche par intermit  tence de l'espace d'une ou de plusieurs dents  pour son repérage entre des opérations de  taille; comme ce mécanisme ne fait point  partie de l'invention et qu'il est bien connu  des gens du métier, on n'estime pas qu'il  soit utile de le décrire ici en détail.  



  Le support 32 de l'ébauche est porté,  d'une manière réglable, sur une table oscil  lante ou banc 37 et il y est fixé au moyen  de boulons 38 dont les extrémités inférieures  s'engagent dans des coulisses en<B>T,</B> 39 pré  sentées par le banc 37; celui-ci est pourvu  de surfaces portantes appropriées qui permet  tent, en desserrant ces boulons, de faire  glisser sur la longueur du banc 37 le support  32 de la pièce traitée pour lui donner     sa:     position correcte en le rapprochant ou en  l'éloignant du centre de la machine. Sur ce  support 32, on monte pour pouvoir l'y faire  tourner une broche     39A    dont l'extrémité in  férieure porte un pignon 39"; celui-ci est en       prise    avec une crémaillère     39     montée sur le  banc 37.

   Quand on veut faire glisser le sup  port 32 de l'ébauche sur le banc 37, on  prend une clé appropriée avec laquelle on  fait tourner la broche     39A;    après quoi, on  cale ce support sur le banc par l'intermé  diaire des boulons 38.  



  A son extrémité interne, le banc 37 pré  sente un prolongement 40; celui-ci est muni  d'un palier 41 s'engageant avec un palier  analogue 42     que    comporte l'assise 30 au      centre de la machine, de sorte que le banc  37 est guidé pour décrire un mouvement de  pivotement     autour    du centre de la machine.  De cette façon; on peut placer l'ébauche 35  dans une position telle que la pointe du cône  de son module se trouve toujours située au  centre de la machine.  



  L'embase 30 présente des surfaces por  tantes annulaires 421,     fig.    3; celles-ci sont  disposées concentriquement par rapport aux  paliers 40 et 41 et elles servent à     maintenir     le banc 37 qui peut y coulisser. A proximité  de son fond, ce banc 37 porte des boulons  43 dont les têtes viennent s'engager dans  une coulisse en T, 44 aménagée sur un rail  arqué 45 supporté par des appliques 46,     fig.     1; ces appliques reposent sur l'assise 30.

   Ce  rail 45 est formé sur des lignes     circonféren-          tielles    qui passent par le centre de la ma  chine et il est mobile sur l'assise 30 par  rapport au banc 37 sur lequel il peut tou  tefois être serré en position relative de ré  glage approprié par l'intermédiaire des bou  lons 43. Le banc 37 porte une broche rota  tive 47 sur l'extrémité inférieure de laquelle  est fixé un pignon 48; celui-ci engrène avec  des dents 49 aménagées sur le côté externe  du rail 45.

   Un mécanisme approprié fait  osciller ce rail pour imprimer     titi    mouvement  d'avancement au banc de la pièce à travail  ler; en faisant tourner la broche 47 avec un  outil ou une clé convenable, on peut faire  décrire à l'ébauche 35, au banc 37 et au  support 32, un mouvement tournant de mise  en position correcte autour du centre de la  machine pour les amener au point voulu par  rapport au rail 45 et les caler     sur-    celui-ci  en vissant les boulons 43. Une échelle gra  duée 49a est installée sur l'assise 30 pour  indiquer la position angulaire à     donner    au  support 32 de l'ébauche.  



  Le mécanisme de repérage de l'ébauche  que l'on a mentionné plus haut est actionné  par, l'intermédiaire d'une roue d'angle 50;  cette roue 50 est en prise avec une roue  semblable de ce mécanisme de repérage et  elle est fixée sur un arbre 51 qui est monté  pour pouvoir tourner dans le bâti de support    de la pièce à usiner. Des roues d'engrenages  coniques relient l'arbre 51 avec un arbre<B>52,</B>  cet arbre 52 est porté par le support 32 et  le prolongement* et son extrémité interne  est adjacente au centre de la machine. Des  engrenages d'angles rattachent cet arbre 52  à un arbre court vertical 53 au centre de la  machine, autour duquel tourne l'arbre 52.  L'arbre 53 est relié par un engrenage d'angle  avec une broche 54; celle-ci peut tourner  dans l'embase 30 et elle est reliée, d'autre  part, au moyen d'un engrenage à une broche  verticale 55.

   Cette broche est reliée par des  roues coniques 551,     fig.    23, avec l'arbre prin  cipal de commande qui l'entraîne. Il résulte  de cette disposition que le mouvement est  transmis au mécanisme de repérage pour re  pérer l'ébauche clans toutes les positions  qu'elle vient occuper autour du centre de la  machine.  



  Par l'examen du dessin, on se rend bien  compte que la broche 34 de l'ébauche 35  est dirigée dans le sens radial du centre de  la machine, autour duquel peut tourner le  support 32 portant cette broche, et que cette  broche 34 est susceptible de s'ajuster sui  vant une direction radiale en se rapprochant  et en s'écartant du centre de la machine  pour     amener    la pointe du cône primitif de       l'ébauche    en coïncidence ou en alignement  vertical avec le centre de la machine. Comme  on le verra plus loin, les outils décrivent un  mouvement de va-et-vient pour se rapprocher  et s'éloigner de la pointe de ce cône;  l'avarice relative entre les outils et la pièce  s'accomplit en faisant osciller l'ébauche sur  le centre de la machine pour l'avancer vers  l'outil on l'écarter de celui-ci.  



  Le mécanisme qui provoque l'avarice de  l'ébauche sur les outils, ainsi que soir éloi  gnement de ceux-ci, comprend, de préférence,  un levier 56,     fig.    4 et 22; à son extrémité  externe, ce levier est muni d'un segment à  crémaillère dont les dents viennent s'enga  ger sur les dents formées sur le pourtour  interne du rail     én    forme d'arc 45. A son ex  trémité interne, ce levier s'articule sur une  broche     561    dans un palier<B>57</B> qui est amé-      nagé sur l'assise     30;    sur le     dessôus    de     cè     levier est formée une rainure 58 dans laquelle  coulisse     Lui    bloc 59.

   Ce bloc est pourvu d'un  palier où vient s'engager pour pouvoir y  tourner un tourillon 60; ce tourillon est amé  nagé sur un bloc 61 qui coulisse dans une  rainure 62 pratiquée sur le côté supérieur  d'un levier 63; à son extrémité externe, ce  levier 63 tourne sur une broche     633    qui re  pose dans un palier 64 présenté par l'assise  30. Une tige 65 portée par le levier 63 s'en  gage par des filets à vis avec le bloc 61  pour régler la position à prendre par     celui-          ci    sur la longueur de ce levier et pour faire  varier ainsi l'amplitude de la poussée exer  cée pour imprimer un mouvement d'avance  au support 32 de la pièce à usiner.

   Le le  vier 63 présente un prolongement latéral sur  lequel vient reposer un galet 66,     fig.    4; ce  galet s'engage dans une coulisse courbe qui  s'étend     circonférentiellement    autour d'une  came 67; cette came est fixée sur un arbre  68 qui est mis en rotation dans la direction  de la     flèche    représentée     fig.    23 par l'inter  inédiaire d'un mécanisme que l'on décrira  dans la suite.  



  On se rend aisément compte que, en tour  nant, l'arbre 68 et la came 67 mettent en  oscillation le levier 63; par l'intermédiaire  des blocs de connexion 59 et 61, le levier  63 imprime au levier 56 un mouvement oscil  lant dont     l'amplifude    peut être réglée suivant  la position     oii    l'on a placé la tige filetée 65.  II va sans dire que le levier 56, en se dé  plaçant,     contribue    à faire osciller le rail 45  et, par conséquent, à faire rapprocher et  éloigner des outils l'ébauche à usiner; ainsi  l'ébauche se porte vers les outils pendant que  ceux-ci la taillent, et elle en est écartée ra  pidement dès qu'une dent est achevée sur  elle.  



  On donne au support 31 des outils la  forme en principe rectangulaire que repré  sente le dessin; au point où ce support 31  est adjacent au centre de la machine, on lui  aménage; de préférence, une paroi qui cons  titue une surface en principe plane. Le guide    supérieur 69 et le guide inférieur 70 des ou  tils pivotent sur cette surface plane,     fig.    5;  on leur donne une forme oblongue et on y  forme des surfaces rainurées pour supporter  et guider les chariots porte-outils dans leur  mouvement     â,lternatif    où s'effectue la taille  des dents de l'ébauche. L'axe de pivotement  de ces guides est situé dans le prolongement  de la pointe du cône primitif et les outils  des chariots se meuvent sur des lignes qui  passent par cette pointe.

   Le guide supérieur  porte une bague de retenue 71,     fig.    6 et 7,  qui vient se loger dans un bossage 72 amé  nagé sur le support 31. Le guide ou     curseur     supérieur 70 est muni d'une bague de sup  port 73; celle-ci repose de façon à pouvoir  tourner sur une douille 74 qui est boulonnée  sur le support 31 et qui sert de palier à un  arbre 75.

   Sur chacun de ces guides 69-70,  on forme une coulisse en     queue    d'aronde 76       (fig.    5) qui est pourvue de surfaces portantes  où les chariots porte-outils du haut et bas  effectuent respectivement leur course de     va-          et-vient.    Ces chariots comportent des crémail  lères 79 en prise sur les côtes opposés avec  un pignon 80 monté sur. l'arbre 75,     (fig.    6)  comme on va le décrire. Cet arbre 75 est  mis en oscillation par des moyens prévus à  cet effet; il sert ainsi à imprimer aux cha  riots porte-outils un mouvement alternatif  simultané sur la longueur de leurs guides,  mais en sens contraires.

      Sur les chariots porte-outils, on pratique  des     creusures    en forme de<B>T,</B> 81 dans les  quelles on engage des boulons pour fixer sur  chaque chariot une tête d'outil ou revolver  83,     fig.    9.     Cômme    ceux-ci reçoivent la même  forme constructive pour les deux chariots, il  suffit d'en décrire un seul.  



  Ainsi qu'on le voit     fig.    5, sur le revol  ver ou tête d'outil 83 est aménagée une voie  de guidage arquée 84, concentrique à l'extré  mité d'attaque de l'outil, pour régler celui-ci       angulairement    comme si l'on prenait pour  axe une génératrice du cône primitif à faire.  sur l'ébauche. Dans cette voie de guidage 84,  on applique d'une manière réglable un bloc      segmenté 85 d'outil que l'on retient en place  par des plaques     851,    serrées sur     'la    tête 83  au moyen de boulons 85b.

   Sur la surface ar  quée de ce bloc 85, on aménage une den  ture de crémaillère 86,     fig.    10 et 11, ces  dents 86 viennent en     engagemént    avec un  pignon 87 calé sur une broche courte que  porte la tête d'outil 83 et que l'on peut faire  tourner en prenant Une clé ou autre outil  pour régler     angulairement    le bloc 85 sur la  tête 83 de la manière décrite, comme indi  qué sur l'échelle graduée     87a,        fig.    8, tracée  sur l'une des plaques     85a;

      le bloc 85 porte  un doigt indicateur approprié qui vient cou  rir sur l'échelle     87a.    Le bloc 85 est entaillé  comme indiqué en 88,     fig.    5, pour y loger  un porte-outil 89 que des plaques de fixation  90 et     90a,        fig.    5 et 8, retiennent d'une fa  çon amovible.

   Le porte-outil 89 est un peu  moins ample que     soli    logement 88, c'est pour  quoi il peut s'y mouvoir pour permettre à  l'outil de     s'effacer    au moment de sa course  arrière et de se dégager ainsi de la pièce usi  née; pour cela, le porte-outil 89 est monté  à pivotement au moyen d'une broche 91 que  porte le bloc 85.     .Des        orzanes    que l'on va  décrire maintenant sont prévus pour mettre  le porte-outil en mouvement sur la broche 91.  Sur chaque porte-outil, on pratique un pas  sage en queue d'aronde 92 où l'on engage  un prolongement correspondant d'une bride  de serrage 93 de l'outil; dans cette bride,  on fixe l'outil 94 au moyen de vis et de  cales de la manière usuelle.

   Une vis 95 est  prévue pour réunir solidement la bride de  serrage de l'outil 93 sur le porte-outil 89,  après en avoir     effectué    le réglage.  



  Le système destiné à mettre en mouve  ment le porte-outil, pour le dégager par une  marche de va-et-vient et l'écarter de la pièce  traitée au moment de la course de retour,  comporte de préférence     une    crémaillère 96  montée sur chaque guide 69--70 des outils,       fig.    2 et 5 ; cette crémaillère est en prise sur  un pignon 97 qui tourne sur une douille 98  portée par une broche 99; à     soli    extrémité  inférieure, la douille 98 présente une cou  ronne 100 sur le pourtour de laquelle se    trouvent des cents d'embrayage.

   Sur l'un et  l'autre côté, le pignon 97 est garni d'une  matière appropriée de friction     971,    et il est  aménagé de façon à se caler par frottement  et d'une manière souple sur la douille 98  au moyen d'un     coussinet    à rebord 101 qui  glisse sur cette douille et qui est retenu  pressé sur le pignon 97 par un ressort 102.  Un écrou     10@    se visse sur l'extrémité de la  douille 98 où on l'engage plus ou moins pour  régler la tension du ressort 102.  



  Au-dessous de la couronne 100 de la  douille 98, on fixe sur la bouche 99 un col  lier 104 portant     un    tenon 105. Sur ce tenon,  un levier 106 est supporté à pivot et il  présente un prolongement 107 qui est en  coché et qui coopère avec un piston 108  pressé par ressort. Ce levier 106 comporte  urne dent qui, dans l'une des positions occu  pées par son levier, s'engage sur la den  ture de la couronne 100 pour fixer la douille  98 sur la broche 99.

   Mais quand l'extrémité  supérieure du levier 106 est chassée vers  le dehors, son prolongement encoché 107  qui agit de concert avec le     piston-plongeur     108 retient alors le levier dans une position  où celui-ci est dégagé de la douille 98, de  sorte qu'à ce moment là cette douille peut  tourner sans     effet    utile sur la broche 99.  



  Lorsque la douille 98 est calée sur la,  broche 99 de la manière qui vient d'être in  diquée, le mouvement de va-et-vient décrit  par le chariot supérieur porte-outil 77 con  tribue à faire tourner le pignon 97 d'abord  dans un sens, puis dans l'autre sens; le mou  vement est ainsi transmis au porte-outil 89  qui déplace     soli    outil pour le dégager de la  pièce à traiter au moment de sa course ar  rière.

   Le     mouvement    du porte-outil 89 est  limité par l'engagement des bords de l'évi  dement 88 qui est aménagé pour le loger  dans le bloc 85; lorsque le mouvement de  ce porte-outil se trouve ainsi arrêté, le pi  gnon 97 peut, en raison de     soir    engagement  par friction et de son blocage flexible sur la  douille 98, glisser sur cette dernière sans  effet utile et transmettre ainsi le mouvement  pour faire basculer le porte-outil 89.

        La broche 99 tourne dans un palier amé  nagé sur la tête ou le revolver 83 et son  extrémité inférieure pénètre dans un évide  ment 109 de cette tête; en ce. point, la  broche 99 est pourvue d'un pignon 110 en  prise avec une crémaillère 111; celle-ci est  supportée pour coulisser longitudinalement       sur    la tête 83 au moyen de boulons 112  avec lesquels coopère une partie rainurée de  cette crémaillère. A l'une de ses extrémités,  on fixe sur cette crémaillère un collet 113  qui est retenu par des boulons et dont une  face est adjacente et conforme à la surface  arquée du bloc 85. Sur ce collet 113, il y  a une coulisse en forme d'arc 114 dont les  parois s'engagent avec un levier court 115  s'articulant sur un tenon 116 du bloc 85.

    La disposition est calculée de manière à ce  que le levier 115 soit engagé dans la cou  lisse 114 du collet 113, quelles que soient  les positions de réglage occupées par le bloc  85. Ce levier 115 présente un prolongement  latéral sur lequel on pratique un passage où  s'engage un tenon 117,     fig.    9, aménagé sur  le porte-outil 89.  



  En examinant la construction qui vient  d'être indiquée, on se rend aisément compte  que, pendant la course de retour de l'outil,  la crémaillère 96 du guide de celui-ci con  tribue à mettre en marche le système de  liaison que l'on vient de décrire, ainsi que  le levier 115 du bloc de l'outil, et à faire  osciller, par conséquent, le porte-outil 89 sur  son pivot 91 pour l'amener vers l'intérieur  du revolver ou de la tête d'outil 83, de sorte  que l'outil ne vient pas alors en engagement  avec la pièce à usiner, puisque son mouve  ment est limité dans cette direction par l'en  gagement du porte-outil 89 sur les côtés de  logement 88 qui lui est aménagé sur la tête  83.

   Au début de la course où s'effectue la  taille de l'ébauche, le mécanisme décrit plus  haut ramène l'outil à sa position d'attaque  où cet outil se trouve également supporté par  les côtés de son logement 88, de sorte que  cet outil vient alors tailler correctement la  pièce à traiter, puisque son mécanisme d'en  traînement     fléchit    par suite du glissement du    pignon 97 au moment où le porte-outil 89  arrive à fin de course dans son mouvement  dans l'une ou l'autre direction.  



  Le mécanisme destiné à imprimer des  mouvements d'oscillation aux guides 69 et 70  des outils sur leur arbre de support 75 pour  régler les outils au commencement de l'opé  ration, ainsi que pour exercer leur commande  pendant qu'ils effectuent leur travail sur la  pièce, et pour obtenir sur celle-ci le profil  voulu de dent, comporte. des barres arquées  118     (fig.    2 et 16) fixées sur les extrémités  externes des guides des outils et y faisant  saillie de manière à chevaucher les unes sur  les autres, tout en laissant de l'espace entre  elles.

   Ces barres sont concentriques au centre  sur lequel oscillent les guides 69 et 70; sur  leurs côtés adjacents, elles sont munies de  dents de crémaillères 119 pour s'engager     si-          multanément.par    leurs côtés opposés sur un  pignon 120; ce pignon est calé sur l'arbre  121,     fig.    16, que supportent un palier 122  ainsi qu'une douille. 123 présentant un palier  semblable 124; ces paliers sont établis sur  un prolongement 125 du support de chaque  outil. Sur l'extrémité externe de la douille  123, se trouve claveté un logement rotatif  126; un arbre 127 est installé pour pouvoir  tourner dans la partie supérieure de ce lo  gement 126,     fig.    18.

   Sur l'arbre 127 est fi  xée une vis sans fin 128 en prise avec une  roue hélicoïdale 129 qui est montée sur un  moyeu 180     fixé    sur l'extrémité externe de  l'arbre 121. Ce moyeu est muni d'une échelle'  graduée 131 sur laquelle circule un index  132 aménagé sur le support de l'outil pour  indiquer dans quelle position de réglage ro  tatif l'arbre 121 se trouve par rapport au       support.    Le logement 126 est fendu dans sa  partie basse où il est rattaché par une vis  133 qui le serre sur le moyeu 130 après       âvoir    réglé celui-ci au moyen de l'arbre 127.

    Sur l'extrémité interne de la douille 123, on  fige une roue d'engrenage 134 en prise avec  une barre à crémaillère 135 qui coulisse ver  ticalement dans une voie de guidage aména  gée sur le prolongement 125; ce prolonge  ment est fixé sur le support 31 des outils.      A son extrémité inférieure, la     crémaillère    135  porte un galet 136     pour    coopérer avec le ca  libre ou le modèle qui commande les outils  pour la forme à établir sur la dent.  



  Par l'examen de la construction qui vient  d'être décrite, on constate d'une faon évi  dente que la rotation de l'arbre 121, en fai  sant intervenir soit pignon 120 engrenant  avec les     crémaillères    qui sont disposées sur  chacun de ses côtés et qui sont portées par  les guides articulés des outils, sert à mettre  ces guides en oscillation dans un plan verti  cal autour de leur arbre de pivotement 75,  mais dans des sens opposés et sur une éten  due égale.  



  Lorsque la pièce qui sert de modèle,  comme on le décrira dans la suite, porte  l'extrémité inférieure de la barre à crémail  lère<B>135,</B> on peut desserrer de la broche 121  le logement 126 et faire tourner cette broche  au moyen de l'arbre à vis sans     fin    127 pour  amener les guides des outils à la position de  réglage où ils forment tout angle voulu avec  le plan central horizontal de la machine, sans  avoir recours pour cela à la barre à cré  maillère 135. Mais quand le logement 126  est calé sur l'arbre 121 par la vis 133, le  mouvement à décrire ensuite par cet arbre et  par les guides des outils est     commandé    par  le mouvement vertical de la crémaillère 135  qui obéit à la commande du modèle ou du  calibre à reproduire.  



  Gomme la machine perfectionnée qui fait  l'objet de la présente invention est destinée  à dégrossir aussi bien qu'à     finir    l'ébauche de  roue     d'engrenage,    elle est munie de     modèles     pour effectuer ce double travail; mais, pour  chaque variété de dents, il n'y a     qu'un    seul  modèle dont on se serve dans cette machine  pour la commande simultanée des deux ou  tils dans la taille à leur faire accomplir à  chacun pour former un engrenage donné.

   Le  modèle de dégrossissage que l'on emploie  tout d'abord est constitué par une     règle    149  sur laquelle repose le galet 136 et qui est  mobile par rapport à celui-ci pour faire dé  placer verticalement la crémaillère 135 et  pour commander ainsi le mouvement d'avance    et d'éloignement à décrire par les outils l'un  par rapport à l'autre pendant qu'ils dégros  sissent l'ébauche.

   Le modèle de finissage,  qui     petit    être amené pour agir de concert  d'une     façon    analogue avec le galet 136 après  le dégrossissage de     l'ébauche,    est aménagé  de la manière usuelle et bien connue pour  la commande du mouvement à imprimer aux  outils pendant leur travail d'attaque sur  l'ébauche afin d'y tailler la développante cor  recte de cercle à former par le profil de la  dent terminée.

   Pour tailler des ébauches ayant  des angles coniques différents pour un même  pas de leur     denture,    on emploie au choix dif  férents modèles de finissage; mais on a cons  taté qu'un nombre limité de ces     modèles,     dont chacun est destiné au finissage de dents  correspondant à     titre    série de cônes primitifs  d'angles différents, est suffisant pour tailler  les dents avec assez de précision.

   Ainsi qu'on  l'a déjà indiqué, l'expérience a démontré que  pour des ébauches d'engrenage ayant le même  angle de cône primitif, des variations dans  la direction de courbure à donner à la face  de la dent, c'est-à-dire dans le rapport an  gulaire de la face courbe de la dent avec le  rayon du cône arrière qui passe par le centre  de la dent, par suite de variations en dimen  sions, dans la valeur d'épaisseur des dents  par exemple, peuvent être réalisées cri réglant  les positions des modèles.  



  Pour établir un support aux deux modèles  de dégrossissage et de finissage de manière  à se réserver le moyen de s'en servir alter  nativement pour l'une ou l'autre des opéra  tions et de les ajuster à la position requise  pour un     engrenage    particulier qu'on est en  train de tailler, on établit dans la machine  un porte-modèles que l'on fixe sur l'extré  mité du rail d'avancement 45 et que l'on  petit mettre cri marche avec ce rail pendant  que les ébauches s'avancent pour imprimer       tir)    mouvement vertical à la crémaillère 135  pendant chaque opération où se taillent les  dents. Le modèle servant pour le finissage  est indiqué en 137, fi-. 12 à 15; il est main  tenu d'une manière amovible au moyen de  vis<B>138</B> sur une plaque en forme de segment      139.

   Celle-ci est supportée et guidée par une  surface arquée 140 d'une pièce 141, ainsi  que par des boulons 142 dont les extrémi  tés internes s'engagent dans des coulisses en  T, 143 aménagées sur la     plaque    141. Cette  plaque 141 porte une vis sans fin 144 qui  est en prise avec une denture hélicoïdale 145  présentée par la plaque 139; il     s'ensuit    qu'on  peut régler     angulairement    la position à donner  à cette plaque 139 sur son propre plan. Pour  déterminer avec précision ce réglage angu  laire ou mouvement d'oscillation du modèle  137, il y a des échelles à graduations 146  et     146a    de division fine et     grossière,        fig.    14.

    Les surfaces arquées de guidage des pièces  139 et 141 sont aménagées pour imprimer  un mouvement angulaire au modèle 137 sur  le centre du galet 136 quand ce dernier re  pose sur la partie représentant le module  correspondant au modèle. La pièce 141 est  boulonnée sur un moyeu 147 monté     rotati-          vement    sur une broche     147a;    à son     extré-          ,,mité    inférieure, cette broche est supportée  dans un bloc 147" qui peut coulisser dans  des guides aménagés sur l'embase 30, en y  suivant une voie arquée qui prolonge celle  du rail d'avancement 45 et qui est disposée  concentriquement par rapport à celle-ci     (fig.     13, 1 et 3).

   Des boulons     147     fixent le bloc       147v    d'une manière réglable sur le rail, en  les faisant jouer dans des coulisses oblongues  aménagées sur ce bloc,     fig.    3. Sur l'extré  mité supérieure de la broche     147a,    on visse  un écrou 148 à l'aide duquel on peut caler  l'un sur l'autre le bloc     147b    et le rail 45,  après les avoir amenés à leur position de ré  glage.  



  Le modèle de dégrossissage comprend, en  principe, une règle 149 que l'on fixe au  moyen de vis 150 sur une plaque en forme  de segment<B>151</B> ; cette plaque 151 repose sur  une surface arquée de guidage 152 que pré  sente un bloc 153 'et elle est. munie de bou  lons 154 que l'on fait glisser dans des cou  lisses en forme de<B>T,</B> 155 aménagées sur le  bloc 153.

   Celui-ci porte un arbre à vis sans  fin 156 en prise sur une denture hélicoïdale  157 présentée par la plaque 151; il résulte    de cette disposition qu'on peut régler     angu-          lairement    ou faire tourner     angulairement    la  plaque 151 dans son propre plan autour de  l'axe du . galet 136, comme cela     s'effectue     avec le modèle de finissage dont il a été  question plus haut; des échelles à gradua  tions fines et grandes 158 et     158a    servent à  enregistrer ce mouvement, comme le montre  la     fig.    12.  



  Pour régler verticalement le modèle de  dégrossissage lorsqu'on lui fait prendre la po  sition correcte qu'il doit occuper par rapport  au modèle de finissage au moment où l'on  veut lui faire dégrossir une ébauche donnée,  il y a des moyeux dont le rôle consiste à  permettre d'imprimer tout simplement un  mouvement tournant au chariot des modèles  sur sa broche     147a    pour présenter à tour de  rôle d'abord le modèle de dégrossissage, puis  celui de finissage, sans avoir à ajuster de  nouveau ces organes après leur avoir donné  l'inclinaison exacte dans la taille d'une série  de roues d'engrenages ayant les mêmes di  mensions. Ces moyeux comportent des glis  sières verticales 159 sur le porte-modèles  147, le long desquelles peuvent glisser des  parties correspondantes formées sur le bloc  du modèle de dégrossissage.

   Ce bloc présente  un prolongement 160 qui s'engage en se vis  sant sur une broche filetée 161; celle-ci peut  tourner sur un support 162 monté sur le  porte-modèles. Ainsi, quand on fait tourner  cette broche 161, on soulève ou l'on rabaisse  le modèle de dégrossissage par rapport au  modèle de finissage, suivant le besoin du  travail.  



  Afin de bloquer le porte-modèles dans  l'une de ses positions de réglage rotatif pour  amener le modèle voulu à. coopérer correc  tement avec le galet 136, il y a sur une  collerette placée à la base du porte-modèles,  des crans 163 qui sont établis de manière à  ce que vienne s'y engager un cliquet 164  actionné par ressort et articulé sur le bloc  147F. Ainsi, ce cliquet verrouille le     porte-          modèles    dans l'une de ses positions. On peut  enlever ce cliquet 164 à la main pour pou  voir ajuster le     porte-modèles,    Sur -son côté      qui se trouve entre les modèles, celui-ci est  également muni d'un gabarit 165 qui est  établi pour vérifier le module et qui est des  tiné à se porter sous le galet 136, lorsque  tourne le porte-modèles.

   Ce gabarit sert d'abord  à maintenir le     porte-modèles    en position cor  recte par rapport au galet 136 pendant le  réglage à établir     entre'    le porte-modèles et le  rail d'avancement 45 lorsque ceux-ci sont  desserrés et écartés l'un de l'autre, ainsi  qu'on le verra clairement dans la suite.  



  Comme les guides 69 et 70 des outils  viennent reposer sur les côtés opposés du  pignon 120, leurs poids mutuels tendent à les  maintenir en équilibre. Cependant, il est bon  de produire quelque pression entre le galet  136 et les modèles pour s'assurer qu'il y  aura entre eux à tout moment un contact  complet et continu, ainsi qu'une coopération  exacte. A cet     effet,    un pignon 166,     fig.    2,  en prise avec la crémaillère 119 du guide  supérieur 69 est fixé sur une broche 167;  celle-ci travaille dans un logement 168 porté  par une applique 169 qui est montée sur le  support     fixe    des outils.

   Un ressort à boudin  170,     fig.    21, est attaché par l'une de ses  extrémités sur cette broche 167 et son autre  extrémité 171 est     fixée    sur une collerette 172  d'un moyeu 173 qui repose de manière à  pouvoir tourner sur cette broche. Sur le moyeu  173 est calée une roue à rochet 174,     fig.    20,  sur laquelle travaille un cliquet 175 monté  sur le logement 168; ce moyeu est également  pourvu d'un écrou 175e par l'intermédiaire  duquel on peut faire tourner la collerette 172  pour tendre le ressort 170.

   La tension de ce  ressort est maintenue par l'engagement du       cliquet    sur la roue 174 et cette tension est  transmise par la broche 167 et par le pignon  120 à la crémaillère du haut 119; il en ré  sulte que celle-ci se rehausse, en abaissant,  par conséquent, la barre 118, ainsi que le  galet 136 qui se trouve alors pressé sur le  modèle.  



  Le mécanisme     d'actionnement    destiné à  provoquer le mouvement d'attaque des outils,  ainsi que les mouvements d'avancement et    de repérage de l'ébauche, comporte un arbre  principal 177 qui tourne dans des paliers  aménagés sur le support 31 des outils et  dont une extrémité est pourvue d'une poulie  178 pouvant servir à mettre en marche cet  arbre<B>177</B>     (fig.    23, 24 et 27). A son extré  mité interne, cet arbre 177 repose dans le  palier 179; à proximité de ce palier, une roue  d'engrenage 180 est fixée sur     l'arbre    177.  Cette roue 180 est en prise avec une roue  d'engrenage<B>181</B> d'un mécanisme de change  ment de vitesse qui est désigné dans son en  semble en 182,     fig.    23 et 27.

   Comme ce mé  canisme ne fait nullement partie de la pré  sente invention, on estime qu'il n'est pas né  cessaire de le décrire ici en détail.  



  Ce mécanisme 182 est muni d'un arbre  183,     fig.    23 et 24, dont l'extrémité porte un  pignon 184 eu prise avec la denture 185  d'une collerette 186 d'un arbre d'engrenage  187; celui-ci tourne dans un palier 188 qui  est boulonné sur le support 31 des outils.  Sur la collerette 186     (fig.    24), est formée  une voie de guidage 189 où vient coulisser  un bloc 190 portant un bouton de bielle 191  sur lequel on installe de manière à l'y faire  tourner une extrémité d'une bielle destinée à  imprimer un mouvement rotatif à l'arbre 75.

    Le bloc 190 s'engage par vissage sur une  broche<B>192</B> qui repose dans un palier 193  formé par la collerette 186 et que des engre  nages d'angle relient avec une broche 194;  cette broche tourne aussi dans la collerette  186 et elle procure le moyen de régler le  bloc 190 sur la longueur de la voie de gui  dage 189, pour faire varier la course de la  bielle 195. Celle-ci est pourvue de dents de  crémaillère 196,     fig.    23, en prise avec une  roue d'engrenage 197 montée sur l'une des       extrémités    de l'arbre 75 dont l'extrémité op  posée porte le pignon 80 servant à imprimer  aux porte-outils un mouvement de va-et-vient.

    Comme l'arbre 187 est mis en rotation par  le mécanisme de changement de vitesse 182;  l'arbre 75 décrit son oscillation à vitesse et  amplitude variables prédéterminées pour im  primer le mouvement alternatif aux porte-ou  tils et aux outils.      Le mécanisme qui provoque l'avancement  dans la machine comporte un arbre 198,     fig.     25 et 27.

   Cet arbre 198 est relié par des  engrenages avec l'arbre 183 qui entraîne les  outils et qui fait partie du mécanisme de  changement de vitesse 182; sur cet arbre  198, est montée une roue d'engrenage 199  qui, par l'intermédiaire des roues 200 et 201  en prise l'une avec l'autre, fait tourner un  manchon 202; celui-ci est calé pour tourner  sur un arbre d'embrayage 203 qui     effectue     sa rotation dans des paliers 204 et 205 amé  nagés sur le bâti de la machine. L'autre ex  trémité de cet arbre 203 porte un manchon  206 qui tourne sur elle et sur lequel est fi  xée une roue d'engrenage 207 en prise avec  une roue analogue 208 montée sur l'arbre  principal de commande 177.

   Ces manchons  202 et 206, qui tournent dans le même sens  sont écartés     l'Lrn    de l'autre sur l'arbre où ils  sont fixés; entre ces manchons, se trouve un  coussinet 210 sur lequel vient s'engager par  des cannelures un organe d'embrayage 211;  cet organe 211     petit    coulisser et il présente  une rainure 212 où vient s'engager une four  che d'un levier de commande servant à l'ac  tionner.  



  Aux extrémités de ces manchons, tournées  l'une vers l'autre, sont aménagées des sur  faces d'embrayage qui agissent de concert  avec des surfaces semblables de l'organe  d'embrayage 211, de sorte qu'en faisant glis  ser celui-ci pour l'amener à coopérer 'avec  l'un ou l'autre de ces manchons, on peut ac  coupler alternativement ceux-ci avec l'arbre  203. Lorsque le mécanisme de changement  de vitesse intervient pour modifier l'allure  de l'arbre 183, il se transmet au manchon  202 des changements de marche proportion  nels. D'un autre côté, les connexions décrites  plus haut qui aboutissent à l'arbre principal  de commande 177 contribuent à entraîner le  manchon 206 à une vitesse approximative  ment constante.  



  Le levier de commande de l'embrayage  est indiqué en 213; il est maintenu sur un  cadre 214 qui est susceptible de se rehausser  et qui est pourvu de surfaces de guidage 215,         fig.    27; celles-ci coulissent sur une applique  de guidage 216 qui est rattachée par l'inter  médiaire     d'Lrn    bras 217 sur le bâti de la ma  chine.

   Sur le cadre 214, coulisse longitudina  lement une tige 218; cette tige est reliée à  l'une de ses extrémités par une bielle 219  avec un bouton 220 présenté par un disque  221; ce disque est fixé sur une extrémité d'un  arbre 222 qui tourne dans un palier 223 amé  nagé sur le bâti de la machine et dont l'au  tre extrémité porte une roue d'engrenage en  prise avec un pignon 225 placé sur le man  chon 206. 11 résulte de cette disposition que  le manchon 206, qui tourne constamment trans  met un mouvement de va-et-vient à la tige 218.  



  Sur cette tige 218, est fixé un bloc 226  aménagé de manière à venir s'engager, pen  dant le mouvement alternatif de cette tige,  avec l'une ou l'autre de deux barres de bu  tée 227 qui coulissent longitudinalement dans  des guidages du cadre 214, mais transver  salement par rapport à la tige 218. Chacune  de ces barres de butée 227 est pourvue d'une  entaille 228 où travaille une extrémité d'un  levier 229 qui est fixé à l'extrémité d'un  arbre horizontal 230; celui-ci tourne sur le  cadre 214.

   Cet arbre 230 porte également un  doigt     cri    biseau 231     (fig.    23) qui s'étend vers  le haut pour venir coopérer avec un piston  pressé par ressort 232; ce piston est amé  nagé pour maintenir le doigt 231 et l'arbre  230 sur un côté ou l'autre de sa position  centrale, de sorte que l'une des deux barres  de butée 227 s'avance sur le chemin où le  bloc 226 monté sur la tige 218 qui effectue  un mouvement de va-et-vient accomplit sa  course. Il est évident que l'engagement de  ce bloc 226 avec l'une des barres de butée  227     contribue    à élever le cadre 214 dans  une direction correspondante.

   Il en résulte  que l'organe d'embrayage 211 se déplace  alors et que celui des deux manchons 202 et  206 qui correspond à ce mouvement s'accou  ple sur l'arbre 203; en raison de cet em  brayage, l'arbre 203 est mis en rotation soit  par l'entrée en action de la roue d'engrenage  201 pour faire avancer lentement l'ébauche  vers les outils en provoquant l'intervention      des connexions que l'on v a décrire ci-après.  soit par la mise en marche de la roue d'en  grenage 207 qui imprime à cet arbre 203  nue allure plus vive pour écarter des outils  cette ébauche dans la phase préparatoire de  son repérage.  



  A son extrémité externe, l'arbre 230 porte  un bras 233 sur lequel est fixée     à,    pivot une  bielle 234; l'extrémité opposée de cette bielle  est en engagement avec un bras monté sur  un arbre horizontal 235,     fig.    23; cet arbre  233 est supporté par le bâti principal de  manière à pouvoir tourner et son extrémité  externe et munie d'un levier 236 dont chaque  extrémité porte des mentonnets 237 et 238.

    Le mentonnet 238 est situé dans un plan  différent de celui où se trouve le mentonnet  237, de sorte que ces mentonnets sont des  tinés à être engagés individuellement par les  mentonnets respectifs 239 et 240     qui    jouent  le     rôle    de cames et qui reposent d'une ma  nière réglable sur des boulons s'engageant  dans une coulisse 241 aménagée sur le pour  tour d'un disque 242; ce disque est fixé sur  l'extrémité externe de l'arbre transversal 68  qui porte, ainsi qu'on l'a indiqué précédem  ment, la came d'avancement 67 servant à  faire osciller le rail 45 et, par conséquent le  support 31 des outils.  



  Sur cet arbre 68, est fixée également  une roue hélicoïdale 243 qui est en prise avec  une vis sans fin 244 aménagée sur un arbre  vertical     244a;    cet arbre     244a    repose dans  des paliers établis sur le bâti principal,  ainsi que dans un manchon 245,     fig.    25,  dont l'extrémité supérieure est également  maintenue sur ce bâti par l'intermédiaire  d'un palier 246. Sur l'extrémité supérieure de  l'arbre     244y,    est calée une roue d'angle 247  qui engrène avec une roue analogue 248  montée sur une broche horizontale 249; cette  broche tourne dans un palier présenté par le  bâti de la machine et, à proximité de son  extrémité externe, est fixé un organe d'em  brayage 250,     fig.    26.

   Sur cette extrémité ex  terne de la broche 249 est fixé un logement  251 dans lequel est installé un piston<B>252;</B>  ce piston que presse un ressort peut coulis-         ser    longitudinalement sur ce logement 251 et  l'une de ses     extrémités    est façonnée de ma  nière à venir coopérer avec le collier d'ac  couplement 250.

   Le logement 251 comporte  des oreilles 253 qui se dirigent vers le haut,       fig,    23; ces oreilles sont munies d'un bouton  254 sur lequel est installée à pivot une ma  nivelle     255.    Cette manivelle peut être pres  sée pour se porter sur la broche horizontale  249; elle vient alors s'engager sur l'extré  mité externe du piston 252 qu'elle fait glis  ser, de sorte que celui-ci est amené à saisir  le collier d'accouplement 250. L'opérateur  peut ainsi faire tourner à la main la broche  249, de     même        que    l'arbre     244a    et, par con  séquent, l'arbre 68 qui porte la came d'avan  cement 67.

   Toutefois, c'est le ressort du pis  ton 252 qui     intervient    pour actionner la ma  nivelle     255    et le piston pour désaccoupler  celui-ci d'avec la broche 249. -Une vis de  butée     256    limite la course que décrivent vers  le dehors cette manivelle et ce piston.  



  A son extrémité supérieure, le manchon  245 de l'arbre     244     porte une roue d'engre  nage 257 en prise avec une roue dentée 258  qui est montée sur l'extrémité de l'arbre  d'embrayage 203. Des organes 259 et     2591,     qui agissent de concert peuvent embrayer le  manchon 245 sur l'arbre     244 1,    l'organe'     25911,     est fixé sur l'arbre     2-14e    et l'organe 259 est  rattaché sur le manchon 245 par des canne  lures. Un ressort 260 retient normalement  engagés ces organes d'embrayage; mais l'or  gane 259 présente une rainure 261 où vient  s'engager l'extrémité 262 d'un levier de sou  lèvemecit 263 qui pivote en     26.1    sur le bâti  principal.

   Ce levier 263 est muni d'une poi  gnée pour le     manceuvrer    et il porte un tenon  265,     fig.    23, qui est disposé de manière à  venir s'engager dans<B>l'un ou</B> l'autre      <  < e    crans  d'arrêt 266 pratiqués dans le bâti et qui est  commandé par une détente 267 servant à  débloquer le levier 263 pour accoupler ou  désaccoupler les organes d'embrayage 259 et       259a.     



  Pour empêcher qu'il se produise de la  gêne ou quelque collision entre les outils au  moment où ils décrivent leur course alterna-           tiv    e soit dans le cas où la machine viendrait  à démarrer avant qu'on ait porté les guides  des outils à leur position de réglage angu  laire, soit dans le cas où ces guides, par  suite de réglage défectueux, seraient amenés  à effectuer un mouvement de bascule exces  sif, on aménage un mécanisme destiné à<B>dé-</B>  brayer le mécanisme d'avancement, chaque  fois que les guides des outils viennent se rap  procher dans une mesure dangereuse.

   Ce mé  canisme de débrayage comporte des paliers  268 qui sont aménagés sur le bâti de la ma  chine,     fig.    23, et dans lesquels coulisse une  tige 269; on donne à cette tige une position  telle que son extrémité     supérieure    se trouve  en engagement avec une partie du guide su  périeur 69 des outils, lorsque ce guide 69  reçoit un mouvement de descente excessive;  l'extrémité inférieure de cette tige est située  de manière à ce qu'elle vienne alors en prise  sur une saillie 270 du levier 263. Il résulte  de cette disposition     que    ce levier est mis en  action automatiquement à ce moment là  pour désaccoupler les organes d'embrayage  du mécanisme d'avancement, toutes les fois  que les supports supérieurs des outils sont  entraînés à descendre trop loin.

    



  De ce qui précède, il ressort que l'arbre       244a    et l'arbre d'embrayage 203 font tour  ner l'arbre 68 à came d'avancement pour por  ter l'ébauche vers les outils d'attaque, ainsi  que pour l'éloigner de ceux-ci, et que la tige  218 qui est animée d'un mouvement de     va-          et-vient    et le cadre 214,     qui    est susceptible  de se déplacer, provoquent l'accouplement al  ternatif des manchons 202 et 206 sur l'arbre  d'embrayage 203.

   Ce sont les mentonnets  239 et 240 qui, en venant jouer le rôle .de  cames sur l'arbre 68 d'avancement, par suite  de     leur.position    spéciale indiquée plus haut,  contribuent à déplacer le cadre 214; en effet,  ces mentonnets 239 et 240 sont amenés al  ternativement en prise avec les mentonnets  237 et 238 du levier 236, lorsque l'arbre  d'avancement 68 tourne et, par conséquent,  ce levier 236 fait alors intervenir le système  de connexion décrit plus haut pour porter à  tour de rôle les barres d'arrêt 227 sur la    voie où s'effectue la course du bloc 226 fixé  sur la tige<B>218</B> qui effectue un mouvement  de va-et-vient.

   Ainsi, la came d'avancement  67 est alternativement mise en rotation à  une allure déterminée par le réglage donné  au mécanisme de changement de vitesse 182  pour faire avancer l'ébauche sur l'outil et  ensuite à\ une allure fixe pour éloigner vive  ment cette ébauche pour son repérage.  



  Les divers organes que l'on a décrits       jusqu'ici,    ainsi que la pièce à usiner et les  supports des outils, présentent une forme  constructive qui est rigide par sa nature;  mais l'expérience a démontré qu'il valait  mieux aménager un système d'attaches entre  les deux supports en les établissant sur les  sommets de ceux-ci. Dans ce but, on forme  des voies de guidage 271 sur la surface su  périeure du support 32 de la pièce à usiner;  sur une plaque 272, on pratique des voies  correspondantes que l'on met en engagement  avec les voies 271. On peut ainsi faire cou  lisser la plaque 272 pour l'amener en posi  tion de réglage par rapport au support 32  qui peut alors décrire correctement sa mar  che de rapprochement et d'éloignement du  centre de la machine.

   Après les avoir mis en  position exacte, on serre à fond l'un sur  l'autre le support 32 et la plaque 272 au  moyen de boulons     272a.    La plaque 272 est  munie d'un bras 272b qui se prolonge jus  qu'au-dessus du centre de la machine et sur  lequel on aménage un palier pour y loger  une broche 273; celle-ci est aussi saisie par  des paliers semblables formés sur un bras  274 que des boulons 275 fixent sur le sup  port 31 des outils. Ce système d'attache per  met de régler commodément le support de  la pièce à usiner et, quand il est serré sur  ce support après eu avoir effectué le réglage,  il constitue un lien rigide réunissant les som  mets des supports 31 et 32 pendant le tra  vail de la machine, sans gêner en rien la  course à décrire par le support 32 de la  pièce pour rapprocher et éloigner celle-ci des  outils.  



  Pendant le travail, l'ébauche de roue à  engrenage d'angle 35 est fixée sur la broche      34 et son support 32 est ajusté pour se trou  ver placé soit vers le centre de la machine,  soit loin de ce centre, de manière à ce que  la pointe du module conique de cette ébau  che soit située au centre de la machine où  tourne ce support. Les blocs d'outils sont  montés à pivot dans leurs voies de guidage  sur les têtes d'attaque pour     effectuer    la taille  de l'ébauche,     chacun    suivant un angle A,  comme indiqué     fig.    29, aussi bien pour l'opé  ration du dégrossissage que pour celle du fi  nissage.

   II va saris dire qu'on place correc  tement les outils dans leurs brides de ser  rage pour qu'ils accomplissent la taille sur  des ligues qui passent par le sommet du  cône du module. En installant les têtes d'ou  tils sur leurs chariots, on calcule la position  à leur donner d'après celle occupée par la  pièce à usiner et on règle l'emplacement où  doit se trouver l'axe de pied de bielle 191,  comme il a été décrit précédemment, pour  obtenir le trajet d'attaque que l'on désire.

    On fait tourner la broche filetée 65 jusqu'à  ce que le bloc 61 vienne se placer au point  voulu     soi-    le levier 56 pour donner air sup  port     32    de la pièce à traiter l'angle prédé  terminé de mouvement d'avancement corres  pondant à la profondeur de dépouille qui est  indiquée, de préférence, par une ligne tra  cée sur l'ébauche 35.  



  Après quoi, cri desserre du rail d'avan  cement 45 le bloc     147a    du     porte-modèle    147  que l'on dégage ensuite en le faisant tourner  pour amener le gabarit du module sous le  galet 136, lequel y est placé pour maintenir  le     porte-modèle    en relation correcte avec le  galet. On actionne ensuite la manivelle 255  pour tourner l'arbre 68     qui    porte la came  d'avancement 67 afin de donner au rail 45  son amplitude maximum de mouvement lors  qu'il se porte vers les outils. Quand cela est  fait, on dégage du rail 45 le banc 37 de  l'ébauche et on fait osciller ce banc pour  mettre la pointe d'attaque des outils sur la  ligne de profondeur complète des dents dont  les traits sont marqués sur l'ébauche.

   Puis,  on fait serrer à nouveau le banc 37 sur le  rail d'avancement 45. On écarte ensuite ce    rail des outils en faisant tourner la came  d'avancement 67 jusqu'à ce que l'indication  fournie sur l'échelle graduée 49, corresponde  avec l'angle du module de l'ébauche lorsque  le bloc 147 du porte-modèle est serré sur le  rail 45.  



  A ce moment là, on choisit le modèle  de finissage qui correspond à l'angle du cône  primitif; on fixe alors ce modèle sur le  moyeu 147 et on le fait basculer à une po  sition correspondant à l'angle     :4    tandis qu'on  fait basculer le modèle de dégrossissage à  une position correspondant à l'angle double  2 A.  



  En ayant soin de faire appuyer le galet  136 sur le modèle de     finissage,    on desserre  le logement     1\36    d'avec l'arbre 121 que l'on  fait tourner pour culbuter chaque guide d'ou  til sur un angle B, ou sur l'angle de la  dent que forment les lignes du module,  comme il est indiqué sur le haut de la     fig.     32 et comme le montrent les échelles gra  duées     130-1    et 131 de la     fig.    17; on resserre  ensuite l'un sur l'autre ce logement 1.26 et  cet arbre 121.

   Puis on laisse reposer le ga  let 136 sur le modèle de dégrossissage qu'on  ajuste verticalement jusqu'à ce que les échelles  130" et 131 indiquent que l'angle donné aux  guides est le double de l'angle     B,,        fig.        32,     c'est-à-dire 2 B.  



  Quand on a donné leur position de ré  glage au mécanisme de repérage et à celui  de changement de     vitesse,    on peut amener  le galet 136 sur le modèle de dégrossissage  pour ébaucher les dents et ensuite sur le  modèle de finissage pour achever la denture  d'engrenage. Ces modèles viennent se mettre  alternativement sous le galet 136, par suite  de la rotation du     porte-inodèles    137, ainsi  qu'il a été indiqué précédemment.

   Les divers  organes travaillent     alors    de la manière décrite  ci-dessus; en     effet,    le modèle est mis en     mori-          vement    sur le galet 136, pendant que s'ef  fectue l'opération de la taille, pour agir sur  les guides des outils, alors que les outils dé  crivent leurs mouvements alternatifs sur les  côtés opposés d'une dent pour donner aux  faces de celle-ci la courbure et l'inclinaison      déterminées par le modèle que l'on a mis  en position de réglage voulue sur le moyeu 147.  



  Les     fig.    32 et 33 montrent schématique  ment quel est le résultat obtenu sur la courbe  du profil présenté par des dents d'engrenages  coniques dont les dimensions sont     différentes.     La     fig.    33 représente trois engrenages co  niques de même module à l'extrémité de la  denture<I>G, H</I> et<I>I</I> dont les pas ont des  angles coniques allant en décroissant pro  gressivement.

   Ainsi que l'indique cette     fig.     33, les dents de ces engrenages sont déve  loppées de la manière usuelle comme pour  des engrenages droits dont les rayons cor  respondent aux rayons des cônes postérieurs  des engrenages coniques respectifs et on se  rend aisément compte, en comparant entre  eux ces engrenages, que non seulement     1\an-          gle    du module de leur denture, mais encore  leur profil courbe varient considérablement de  sorte qu'il est nécessaire de prévoir un mo  dèle ou calibre     différent    pour des     engrenages     dont les modules sont formés sur des angles  coniques bien différents.

   Comme on l'a déjà  indiqué, on a constaté qu'on obtenait la pré  cision qui suffit dans la pratique, en établis  sant un nombre restreint de modèles, pour  vu     que    chacun de ceux-ci soit calculé pour  une série plus ou moins grande de modules  dans le but de tailler des     engrenages    dont  les modules sont formés sur des angles co  niques usuels.  



  La     fig.    32 représente trois roues d'engre  nages D     E    et F, dont le pas présente le  même angle conique et qui comportent res  pectivement 14, 20 et 40 dents. Les engre  nages D et     E    ont le même module ou pas  diamétral; mais les engrenages     E    et F ont  un module différent. Ces deux engrenages     E     et F ont le môme rayon pour leur cône ar  rière, ruais ce rayon     diflére    de celui de l'en  grenage D.

   Quand on veut tailler des engre  nages dont le pas comporte le même angle  de cône, mais dont les dimensions     diffèrent,     on peut employer le même modèle corres  pondant à l'angle conique commun à leurs  pas, en faisant varier la position de ce mo  dèle, ou en le faisant basculer, pour l'adap-    ter aux dimensions particulières que l'on  doit donner à chacun de ces engrenages. On  évite ainsi d'avoir à recourir à un nombre  de modèles supérieur à celui mentionné plus  haut, c'est-à-dire supérieur à un nombre li  mité.  



  Ceci découle du fait que, dans des engre  nages dont l'angle conique est le même,  mais dont les autres     dimensions    varient,  comme dans le cas des engrenages D     E    et  F indiqués plus haut, le modèle de finissage  se développe comme s'il s'agissait d'un en  grenage droit ayant un rayon déterminé par  l'angle conique et la distance où se trouve  situé le modèle par rapport au centre du  cône de la machine, ainsi que le compren  nent aisément les gens du métier, et les  faces de la dent sont des reproductions ou  dés copies de ce modèle qui joue le rôle de  patron pour leur profil.  



  On emploie alors une partie plus ou moins  grande du modèle, bien entendu suivant la  somme des angles à ajouter ou à déduire, et  le mouvement imprimé aux outils' par cette  partie du modèle qu'on fait servir est réduit  proportionnellement à la distance conique.  La direction de courbure donnée à la face  de la dent, ou, en d'autres termes, le rap  port angulaire de cette     courbure    avec la  ligne radiale médiane de la dent dépend du  rapport entre l'épaisseur de la dent et le  rayon du cercle sur lequel se développe le  profil de cette dent. Mais cela dépend du  nombre de dents, dans le cas où celles-ci  sont d'épaisseur normale et à angle conique  donné pour leur pas.

   Ce     râpport    angulaire  de la courbure avec la ligne médiane de la  dent correspondante, ou plutôt avec un nom  bre déterminé de dents, peut être produit  avec exactitude en imprimant un mouvement  correspondant de bascule au même modèle,  pour faire varier le trajet à parcourir par les  outils au moment où ils se portent en avant  pour la dépouille de l'ébauche de sorte que ce  même modèle est ainsi rendu susceptible de  se prêter correctement à tailler des engre  nages dont les dimensions varient, 'pourvu  que leur angle conique reste le même.      Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, le mo  dèle dont on se sert pour des engrenages  d'angles se développe de la même manière  que s'il s'agissait d'un engrenage droit.

   Par  conséquent, il va saris dire que le même  principe     s'applique    tout aussi bien à la coupe  d'engrenages droits. On prévoit alors un nom  bre limité de modèles, suivant la série des  diamètres des pas à tailler, et on culbute  ces modèles pour obtenir des variations dans  les autres dimensions, pourvu que le diamètre  reste le même.

Claims (1)

  1. REVENDICATIONS I. Procédé pour tailler des engrenages, con sistant à mettre en mouvement simulta nément plusieurs outils pour découper les faces de la dent, à imprimer un mouve ment relatif d'avancement à l'ébauche et aux outils, à commander les outils pour former un profil courbe sur les faces de la dent au moyen d'un modèle, et à ré gler au choix le modèle pour faire varier le rapport angulaire du profil courbe et du rayon médian de la dent en concor dance avec le rapport existant entre l'épais seur de la dent et le rayon du cercle. II.
    Machine pour la mise en #uvre du pro cédé suivant la revendication I, caracté risée par plusieurs outils qui travaillent simultanément pour tailler les faces de la dent et qui sont destinés à être mis en mouvement pour correspondre à la cour bure de la dent, un modèle pouvant se régler pour faire varier le rapport angu laire de cette courbure avec le rayon mé dian de la dent.
    SOUS-REVENDICATIONS: 1 Machine suivant la revendication II, ca ractérisée par ce fait que l'outil d'attaque effectue un mouvement de dépouille au- dessus d'une face de dent sur un côté du plan central horizontal de la machine et qu'il est commandé, pour produire la courbe de cette face de la dent, par un calibre ou modèle qui peut se régler pour faire varier le rapport entre cette courbure et le rayon médian de la dent suivant le rapport entre l'épaisseur de la dent et le rayon du cercle où se développe le profil de cette dent.
    2 Machine suivant la revendication II et la sorrs-revendication 1, caractérisée par plu sieurs modèles échangeables dont l'un est monté d'une manière amovible sur- la ma chine pour la commande de l'outil afin de produire la courbure de la face de la dent.
    3 Machine suivant la revendication II, ca ractérisée par ce fait que les outils sont portés, chacun, par un porte-outil animé d'un mouvement alternatif parallèle à une génératrice d'un cône primitif dont la pointe se trouve située au centre de la machine, due l'outil peut se régler sur un élément de ce cône qui lui sert d'axe et qu'un mouvement d'avancement est im primé à cet outil sur ce centre pour l'ap procher et l'éloigner de l'ébauche à tailler.
    4 Machine suivant la revendication II et la sous-revendication 3, caractérisée par ce fait que l'ébauche à dépouiller est montée sur un support qui est susceptible d'oscil ler sur la pointe du cône primitif de cette ébauche pour faire avancer et reculer cette dernière de l'outil et qu'un index est éta bli pour faire tourner cette ébauche par in termittence entre clés opérations de coupe.
    5 Machine suivant la revendication II et la sous-revendication 3, caractérisée par ce fait que l'amplitude et la vitesse des mou vements de va-et-vient et d'avancement sont susceptibles de varier et qu'un galet, qui coopère avec le modèle et décrit. un mouvement relatif- par rapport à celui-ci, est actionné par des organes destinés à faire avancer l'ébauche, pendant qu'un mécanisme d'engrenages est employé pour relier ce modèle et ce galet aux porte-ou tils de façon que ceux-ci décrivent un mou vement pivotant suivant la forme présen tée par ce modèle.
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