Procédé et machine à tailler des engrenages. La présente invention est relative à un pro cédé pour tailler des dentures de roues d'engre nages et à une machine pour la mise en oeuvre de ce procédé appartenant à la classe des raboteuses commandées par des modèles à reproduire. Le procédé consiste à mettre en mouvement simultanément plusieurs outils pour découper les faces de la dent, à impri mer un mouvement relatif d'avancement à l'ébauche et aux outils, à commander les ou tils pour former un profil courbe sur les faces de la dent au moyen d'un modèle, et à régler au choix le modèle pour faire varier le rapport angulaire du profil courbe et du rayon médian de la dent en concordance avec le rapport existant entre l'épaisseur de la dent et le rayon du cercle.
La machine pour la mise en oeuvre de ce procédé comporte plusieurs outils qui travaillent simultanément pour tailler les faces de la dent et qui sont destinés a être mis et) mouvement pour cor respondre à la courbure de la délit, un mo dèle pouvant se régler pour faire varier le rapport angulaire de cette courbure avec le rayon médian de la dent, Aux dessins ci-annexés, donnés à titre d'exemple La fig. 1 montre en élévation de face une forme d'exécution de la machine suivant l'in vention, avec un support de la pièce à usi ner écarté des outils;
La fig. 2 est une coupe faite suivant la ligne 211-2a de la fig. 3 et représentant le support des outils; La fig. 3 montre la, machine en plan par dessus; La fig. 4 est une coupe faite suivant la ligne 4a-41, de la fig. 1, montrant un dis positif d'avancement de l'ébauche; .
La fig. 5 est une coupe faite à plus grande échelle suivant la ligne 5a-51, de la fig. 2; La fig. 6 est une coupe faite à plus. grande échelle suivant la ligne 611-6a de la fig. 2; La fig. 7 est une coupe faite à plus grande échelle suivant la ligne 7a-71, de la fig. 6; La fig. 8 est une élévation à plus grande échelle d'un chariot d'outil inférieur et; La fig. 9 en est un plan par dessus à plus grande échelle;
La fig. 10 est une élévation par bout à plus grande échelle du chariot d'outil infé rieur avec l'outil enlevé tel qu'on le voit de la droite de la fig. 8; La fig. 11 est une coupe faite suivant la ligne 1111-11R de la fig. 10; La fig. 12 est une élévation de face à plus grande échelle d'un chariot pour le mo dèle à reproduire par l'action de l'un des outils; La fig. 13 est une coupe faite suivant la ligne 1311-13a de la fig. 12;
La fig. 14 est une vue par derrière du, chariot du modèle et; La fig. 15 en est un plan par dessus; La fig. 16 est une coupe horizontale, faite à grande échelle 1 et montrant l'en grenage qui relie les modèles et des guide- outils, et; La fig. 17 en est une élévation de face; La fig. 18 est une coupe faite suivant la ligne 1811-18a de la fig. 16;
La fig. 19 est une coupe faite suivant la ligne 1911-19a de la fig. <B>16;</B> La fig. 20 est une élévation de face à grande échelle, montrant un dispositif pour équilibrer les guide-outils; La fig. 21 est une coupe faite suivant les lignes 2111-21a des fig. 2 et 20; La fig. 22 est une coupe faite suivant la ligne 2211-22a de la fig. 4;
La fig. 23 est une élévation prise du dehors à plus grande échelle, montrant une partie de moyens de support et de mise en marche des outils, tels qu'on les voit de la droite de la fig. 1, les parties d'entrainement étant généralement représentées en pointillé; La fig. 24 est une coupe; faite à plus grande échelle suivant la ligne 2411-24a de la fig. 23 et montrant le mécanisme servant à imprimer un mouvement alternatif aux chariots des outils;
La fig. 25 est une coupe verticale, faite à plus grande échelle en principe suivant la ligne 2511-25a de la fig. 27 et montrant des moyens destinés à renverser la marche du mécanisme d'avancement et à le commander; La fig. 26 est une vue à part en coupe montrant un levier de man ceuvre pour la commande d'un dispositif d'embrayage re présenté fig. 25; La fig. 27 est une coupe faite à grande échelle suivant la ligne 27a-2711 de la fig. 23;
La fig. 28 est une coupe faite suivant la ligne 2811-28a de la fig. 4; Les fig. 29, 30 et 31 sont des vues sché matiques indiquant la méthode de travail de la machine; La fig. 32 est un schéma montrant des variations du profil de dents d'engrenages coniques de dimensions différentes dont le modèle est le même et dont la conicité pré sente le même angle; La fig. 33 est une vue analogue à la fig. 32, mais représente des engrenages dont le module est formé sur des angles de cônes primitifs différents.
Dans ces diverses figures, les mêmes chiffres de référence désignent les mêmes organes.
L'invention est destinée à s'appliquer sur des machines connues sous le nom de ., ra boteuses l dont le rôle consiste â tailler des dents de roues d'engrenages en mettant en jeu des outils commandés par les modèles à reproduire et animés d'un mouvement alter natif pour leur travail d'attaque sur la pièce usinée.
On s'est servi de ces sortes de machines en y faisant intervenir un seul ou til qui décrit Lin mouvement de va-et-vient et qui est établi pour tailler en principe dans un plan coupant l'axe de l'ébauche et paral lèle à la direction du mouvement de l'avance imprimée à celle-ci; en d'autres termes, cet outil travaille dans le plan horizontal qui passe par le centre de la machine; les ébauches sont successivement repérées et pour vues de marques pour amener chaque face de dent sur ce plan où s'effectue sa taille. Toutefois, comme ces machines ne compor tent chacune qu'un seul outil d'attaque, on a constaté que leur travail est lent, c'est le reproche qu'on leur adresse.
On a employé aussi des machines analogues, mais en leur donnant deux outils; au lieu d'un; on fait alors travailler simultanément ces deux ou tils sur des faces différentes de chaque dent, c'est-à-dire sur les côtés opposés du plan cen tral de la machine.
Bien que ces machines à deux outils soient plus rapides dans le tra vail à fournir, elles ne sont cependant pas de nature à produire des dents irréprocha bles: en effet, comme ces deux outils sont excentrés sur la machine, on est obligé d'a voir un modèle différent de commande pour chaque. variation dans le nombre de dents à découper sur l'ébauche, sans compter les dif férents modèles que nécessitent les variations de l'angle du cône primitif, ainsi que les mo dules des engrenages coniques et des engre nages droits, de sorte qu'on se trouve dans la nécessité, pour obtenir du travail précis, de recourir à un nombre si élevé de modèles qu'on doit y renoncér dans la pratique.
Toutefois, l'expérience a démontré que, d'une part, pour faire varier soit l'angle du cône primitif, soit le module à former sur l'ébauche d'un engrenage conique ou d'un engrenage droit, on peut être obligé de pré voir et de remplacer un nombre limité de modèles dont le profil diffère en conséquence, mais que d'autre part, si l'on usine des ébauches d'engrenages coniques qui ont le même angle pour le cône primitif, ainsi que des engrenages droits qui ont le même mo dule, on peut alors employer le même mo dèle et, en réglant la position de celui-ci ou en lui imprimant un mouvement de bascule, arriver à faire varier les autres dimensions de l'ébauche traitée, par exemple le nombre de ses dents.
La machins telle qu'elle est représentée aux dessins permet de tailler avec justesse des faces différentes de dents, tout en réduisant le nombre de modèles ou de gabarits indispensables, de façon à dimi nuer le prix de revient et à simplifier le tra vail de la machine. C'est une machine à tailler des engrenages d'angle.
Cette machine comporte une assise ou embase 30 à laquelle on donne la forme représentée fig. 1, 2 et 3; sur un côté de cette embase,' repose un mon tant 31 qui sert de support aux outils et en face duquel se trouve un second montant 32, destiné à maintenir l'ébauche ou pièce à usi ner; l'un de ces montants ou supports est rendu mobile sur l'embase 30 autour de son centre. pour se rapprocher et s'éloigner de l'autre et imprimer ainsi un mouvement rela tif d'avancement entre la pièce traitée et les outils.
Le support 32 de la pièce à traiter est pourvu de paliers 33, fig. 1, où touril- lonne une broche 34 dont l'extrémité interne porte, d'une manière amovible, Pébauche d'engrenage d'angle 35. Sur l'extrémité op posée ou externe de cette broche 34 est rat taché un mécanisme de repérage ou de marques à tracer sur l'ébauche; ce mécanisme est dé signé dans son ensemble en 36. Il est des tiné à faire tourner l'ébauche par intermit tence de l'espace d'une ou de plusieurs dents pour son repérage entre des opérations de taille; comme ce mécanisme ne fait point partie de l'invention et qu'il est bien connu des gens du métier, on n'estime pas qu'il soit utile de le décrire ici en détail.
Le support 32 de l'ébauche est porté, d'une manière réglable, sur une table oscil lante ou banc 37 et il y est fixé au moyen de boulons 38 dont les extrémités inférieures s'engagent dans des coulisses en<B>T,</B> 39 pré sentées par le banc 37; celui-ci est pourvu de surfaces portantes appropriées qui permet tent, en desserrant ces boulons, de faire glisser sur la longueur du banc 37 le support 32 de la pièce traitée pour lui donner sa: position correcte en le rapprochant ou en l'éloignant du centre de la machine. Sur ce support 32, on monte pour pouvoir l'y faire tourner une broche 39A dont l'extrémité in férieure porte un pignon 39"; celui-ci est en prise avec une crémaillère 39 montée sur le banc 37.
Quand on veut faire glisser le sup port 32 de l'ébauche sur le banc 37, on prend une clé appropriée avec laquelle on fait tourner la broche 39A; après quoi, on cale ce support sur le banc par l'intermé diaire des boulons 38.
A son extrémité interne, le banc 37 pré sente un prolongement 40; celui-ci est muni d'un palier 41 s'engageant avec un palier analogue 42 que comporte l'assise 30 au centre de la machine, de sorte que le banc 37 est guidé pour décrire un mouvement de pivotement autour du centre de la machine. De cette façon; on peut placer l'ébauche 35 dans une position telle que la pointe du cône de son module se trouve toujours située au centre de la machine.
L'embase 30 présente des surfaces por tantes annulaires 421, fig. 3; celles-ci sont disposées concentriquement par rapport aux paliers 40 et 41 et elles servent à maintenir le banc 37 qui peut y coulisser. A proximité de son fond, ce banc 37 porte des boulons 43 dont les têtes viennent s'engager dans une coulisse en T, 44 aménagée sur un rail arqué 45 supporté par des appliques 46, fig. 1; ces appliques reposent sur l'assise 30.
Ce rail 45 est formé sur des lignes circonféren- tielles qui passent par le centre de la ma chine et il est mobile sur l'assise 30 par rapport au banc 37 sur lequel il peut tou tefois être serré en position relative de ré glage approprié par l'intermédiaire des bou lons 43. Le banc 37 porte une broche rota tive 47 sur l'extrémité inférieure de laquelle est fixé un pignon 48; celui-ci engrène avec des dents 49 aménagées sur le côté externe du rail 45.
Un mécanisme approprié fait osciller ce rail pour imprimer titi mouvement d'avancement au banc de la pièce à travail ler; en faisant tourner la broche 47 avec un outil ou une clé convenable, on peut faire décrire à l'ébauche 35, au banc 37 et au support 32, un mouvement tournant de mise en position correcte autour du centre de la machine pour les amener au point voulu par rapport au rail 45 et les caler sur- celui-ci en vissant les boulons 43. Une échelle gra duée 49a est installée sur l'assise 30 pour indiquer la position angulaire à donner au support 32 de l'ébauche.
Le mécanisme de repérage de l'ébauche que l'on a mentionné plus haut est actionné par, l'intermédiaire d'une roue d'angle 50; cette roue 50 est en prise avec une roue semblable de ce mécanisme de repérage et elle est fixée sur un arbre 51 qui est monté pour pouvoir tourner dans le bâti de support de la pièce à usiner. Des roues d'engrenages coniques relient l'arbre 51 avec un arbre<B>52,</B> cet arbre 52 est porté par le support 32 et le prolongement* et son extrémité interne est adjacente au centre de la machine. Des engrenages d'angles rattachent cet arbre 52 à un arbre court vertical 53 au centre de la machine, autour duquel tourne l'arbre 52. L'arbre 53 est relié par un engrenage d'angle avec une broche 54; celle-ci peut tourner dans l'embase 30 et elle est reliée, d'autre part, au moyen d'un engrenage à une broche verticale 55.
Cette broche est reliée par des roues coniques 551, fig. 23, avec l'arbre prin cipal de commande qui l'entraîne. Il résulte de cette disposition que le mouvement est transmis au mécanisme de repérage pour re pérer l'ébauche clans toutes les positions qu'elle vient occuper autour du centre de la machine.
Par l'examen du dessin, on se rend bien compte que la broche 34 de l'ébauche 35 est dirigée dans le sens radial du centre de la machine, autour duquel peut tourner le support 32 portant cette broche, et que cette broche 34 est susceptible de s'ajuster sui vant une direction radiale en se rapprochant et en s'écartant du centre de la machine pour amener la pointe du cône primitif de l'ébauche en coïncidence ou en alignement vertical avec le centre de la machine. Comme on le verra plus loin, les outils décrivent un mouvement de va-et-vient pour se rapprocher et s'éloigner de la pointe de ce cône; l'avarice relative entre les outils et la pièce s'accomplit en faisant osciller l'ébauche sur le centre de la machine pour l'avancer vers l'outil on l'écarter de celui-ci.
Le mécanisme qui provoque l'avarice de l'ébauche sur les outils, ainsi que soir éloi gnement de ceux-ci, comprend, de préférence, un levier 56, fig. 4 et 22; à son extrémité externe, ce levier est muni d'un segment à crémaillère dont les dents viennent s'enga ger sur les dents formées sur le pourtour interne du rail én forme d'arc 45. A son ex trémité interne, ce levier s'articule sur une broche 561 dans un palier<B>57</B> qui est amé- nagé sur l'assise 30; sur le dessôus de cè levier est formée une rainure 58 dans laquelle coulisse Lui bloc 59.
Ce bloc est pourvu d'un palier où vient s'engager pour pouvoir y tourner un tourillon 60; ce tourillon est amé nagé sur un bloc 61 qui coulisse dans une rainure 62 pratiquée sur le côté supérieur d'un levier 63; à son extrémité externe, ce levier 63 tourne sur une broche 633 qui re pose dans un palier 64 présenté par l'assise 30. Une tige 65 portée par le levier 63 s'en gage par des filets à vis avec le bloc 61 pour régler la position à prendre par celui- ci sur la longueur de ce levier et pour faire varier ainsi l'amplitude de la poussée exer cée pour imprimer un mouvement d'avance au support 32 de la pièce à usiner.
Le le vier 63 présente un prolongement latéral sur lequel vient reposer un galet 66, fig. 4; ce galet s'engage dans une coulisse courbe qui s'étend circonférentiellement autour d'une came 67; cette came est fixée sur un arbre 68 qui est mis en rotation dans la direction de la flèche représentée fig. 23 par l'inter inédiaire d'un mécanisme que l'on décrira dans la suite.
On se rend aisément compte que, en tour nant, l'arbre 68 et la came 67 mettent en oscillation le levier 63; par l'intermédiaire des blocs de connexion 59 et 61, le levier 63 imprime au levier 56 un mouvement oscil lant dont l'amplifude peut être réglée suivant la position oii l'on a placé la tige filetée 65. II va sans dire que le levier 56, en se dé plaçant, contribue à faire osciller le rail 45 et, par conséquent, à faire rapprocher et éloigner des outils l'ébauche à usiner; ainsi l'ébauche se porte vers les outils pendant que ceux-ci la taillent, et elle en est écartée ra pidement dès qu'une dent est achevée sur elle.
On donne au support 31 des outils la forme en principe rectangulaire que repré sente le dessin; au point où ce support 31 est adjacent au centre de la machine, on lui aménage; de préférence, une paroi qui cons titue une surface en principe plane. Le guide supérieur 69 et le guide inférieur 70 des ou tils pivotent sur cette surface plane, fig. 5; on leur donne une forme oblongue et on y forme des surfaces rainurées pour supporter et guider les chariots porte-outils dans leur mouvement â,lternatif où s'effectue la taille des dents de l'ébauche. L'axe de pivotement de ces guides est situé dans le prolongement de la pointe du cône primitif et les outils des chariots se meuvent sur des lignes qui passent par cette pointe.
Le guide supérieur porte une bague de retenue 71, fig. 6 et 7, qui vient se loger dans un bossage 72 amé nagé sur le support 31. Le guide ou curseur supérieur 70 est muni d'une bague de sup port 73; celle-ci repose de façon à pouvoir tourner sur une douille 74 qui est boulonnée sur le support 31 et qui sert de palier à un arbre 75.
Sur chacun de ces guides 69-70, on forme une coulisse en queue d'aronde 76 (fig. 5) qui est pourvue de surfaces portantes où les chariots porte-outils du haut et bas effectuent respectivement leur course de va- et-vient. Ces chariots comportent des crémail lères 79 en prise sur les côtes opposés avec un pignon 80 monté sur. l'arbre 75, (fig. 6) comme on va le décrire. Cet arbre 75 est mis en oscillation par des moyens prévus à cet effet; il sert ainsi à imprimer aux cha riots porte-outils un mouvement alternatif simultané sur la longueur de leurs guides, mais en sens contraires.
Sur les chariots porte-outils, on pratique des creusures en forme de<B>T,</B> 81 dans les quelles on engage des boulons pour fixer sur chaque chariot une tête d'outil ou revolver 83, fig. 9. Cômme ceux-ci reçoivent la même forme constructive pour les deux chariots, il suffit d'en décrire un seul.
Ainsi qu'on le voit fig. 5, sur le revol ver ou tête d'outil 83 est aménagée une voie de guidage arquée 84, concentrique à l'extré mité d'attaque de l'outil, pour régler celui-ci angulairement comme si l'on prenait pour axe une génératrice du cône primitif à faire. sur l'ébauche. Dans cette voie de guidage 84, on applique d'une manière réglable un bloc segmenté 85 d'outil que l'on retient en place par des plaques 851, serrées sur 'la tête 83 au moyen de boulons 85b.
Sur la surface ar quée de ce bloc 85, on aménage une den ture de crémaillère 86, fig. 10 et 11, ces dents 86 viennent en engagemént avec un pignon 87 calé sur une broche courte que porte la tête d'outil 83 et que l'on peut faire tourner en prenant Une clé ou autre outil pour régler angulairement le bloc 85 sur la tête 83 de la manière décrite, comme indi qué sur l'échelle graduée 87a, fig. 8, tracée sur l'une des plaques 85a;
le bloc 85 porte un doigt indicateur approprié qui vient cou rir sur l'échelle 87a. Le bloc 85 est entaillé comme indiqué en 88, fig. 5, pour y loger un porte-outil 89 que des plaques de fixation 90 et 90a, fig. 5 et 8, retiennent d'une fa çon amovible.
Le porte-outil 89 est un peu moins ample que soli logement 88, c'est pour quoi il peut s'y mouvoir pour permettre à l'outil de s'effacer au moment de sa course arrière et de se dégager ainsi de la pièce usi née; pour cela, le porte-outil 89 est monté à pivotement au moyen d'une broche 91 que porte le bloc 85. .Des orzanes que l'on va décrire maintenant sont prévus pour mettre le porte-outil en mouvement sur la broche 91. Sur chaque porte-outil, on pratique un pas sage en queue d'aronde 92 où l'on engage un prolongement correspondant d'une bride de serrage 93 de l'outil; dans cette bride, on fixe l'outil 94 au moyen de vis et de cales de la manière usuelle.
Une vis 95 est prévue pour réunir solidement la bride de serrage de l'outil 93 sur le porte-outil 89, après en avoir effectué le réglage.
Le système destiné à mettre en mouve ment le porte-outil, pour le dégager par une marche de va-et-vient et l'écarter de la pièce traitée au moment de la course de retour, comporte de préférence une crémaillère 96 montée sur chaque guide 69--70 des outils, fig. 2 et 5 ; cette crémaillère est en prise sur un pignon 97 qui tourne sur une douille 98 portée par une broche 99; à soli extrémité inférieure, la douille 98 présente une cou ronne 100 sur le pourtour de laquelle se trouvent des cents d'embrayage.
Sur l'un et l'autre côté, le pignon 97 est garni d'une matière appropriée de friction 971, et il est aménagé de façon à se caler par frottement et d'une manière souple sur la douille 98 au moyen d'un coussinet à rebord 101 qui glisse sur cette douille et qui est retenu pressé sur le pignon 97 par un ressort 102. Un écrou 10@ se visse sur l'extrémité de la douille 98 où on l'engage plus ou moins pour régler la tension du ressort 102.
Au-dessous de la couronne 100 de la douille 98, on fixe sur la bouche 99 un col lier 104 portant un tenon 105. Sur ce tenon, un levier 106 est supporté à pivot et il présente un prolongement 107 qui est en coché et qui coopère avec un piston 108 pressé par ressort. Ce levier 106 comporte urne dent qui, dans l'une des positions occu pées par son levier, s'engage sur la den ture de la couronne 100 pour fixer la douille 98 sur la broche 99.
Mais quand l'extrémité supérieure du levier 106 est chassée vers le dehors, son prolongement encoché 107 qui agit de concert avec le piston-plongeur 108 retient alors le levier dans une position où celui-ci est dégagé de la douille 98, de sorte qu'à ce moment là cette douille peut tourner sans effet utile sur la broche 99.
Lorsque la douille 98 est calée sur la, broche 99 de la manière qui vient d'être in diquée, le mouvement de va-et-vient décrit par le chariot supérieur porte-outil 77 con tribue à faire tourner le pignon 97 d'abord dans un sens, puis dans l'autre sens; le mou vement est ainsi transmis au porte-outil 89 qui déplace soli outil pour le dégager de la pièce à traiter au moment de sa course ar rière.
Le mouvement du porte-outil 89 est limité par l'engagement des bords de l'évi dement 88 qui est aménagé pour le loger dans le bloc 85; lorsque le mouvement de ce porte-outil se trouve ainsi arrêté, le pi gnon 97 peut, en raison de soir engagement par friction et de son blocage flexible sur la douille 98, glisser sur cette dernière sans effet utile et transmettre ainsi le mouvement pour faire basculer le porte-outil 89.
La broche 99 tourne dans un palier amé nagé sur la tête ou le revolver 83 et son extrémité inférieure pénètre dans un évide ment 109 de cette tête; en ce. point, la broche 99 est pourvue d'un pignon 110 en prise avec une crémaillère 111; celle-ci est supportée pour coulisser longitudinalement sur la tête 83 au moyen de boulons 112 avec lesquels coopère une partie rainurée de cette crémaillère. A l'une de ses extrémités, on fixe sur cette crémaillère un collet 113 qui est retenu par des boulons et dont une face est adjacente et conforme à la surface arquée du bloc 85. Sur ce collet 113, il y a une coulisse en forme d'arc 114 dont les parois s'engagent avec un levier court 115 s'articulant sur un tenon 116 du bloc 85.
La disposition est calculée de manière à ce que le levier 115 soit engagé dans la cou lisse 114 du collet 113, quelles que soient les positions de réglage occupées par le bloc 85. Ce levier 115 présente un prolongement latéral sur lequel on pratique un passage où s'engage un tenon 117, fig. 9, aménagé sur le porte-outil 89.
En examinant la construction qui vient d'être indiquée, on se rend aisément compte que, pendant la course de retour de l'outil, la crémaillère 96 du guide de celui-ci con tribue à mettre en marche le système de liaison que l'on vient de décrire, ainsi que le levier 115 du bloc de l'outil, et à faire osciller, par conséquent, le porte-outil 89 sur son pivot 91 pour l'amener vers l'intérieur du revolver ou de la tête d'outil 83, de sorte que l'outil ne vient pas alors en engagement avec la pièce à usiner, puisque son mouve ment est limité dans cette direction par l'en gagement du porte-outil 89 sur les côtés de logement 88 qui lui est aménagé sur la tête 83.
Au début de la course où s'effectue la taille de l'ébauche, le mécanisme décrit plus haut ramène l'outil à sa position d'attaque où cet outil se trouve également supporté par les côtés de son logement 88, de sorte que cet outil vient alors tailler correctement la pièce à traiter, puisque son mécanisme d'en traînement fléchit par suite du glissement du pignon 97 au moment où le porte-outil 89 arrive à fin de course dans son mouvement dans l'une ou l'autre direction.
Le mécanisme destiné à imprimer des mouvements d'oscillation aux guides 69 et 70 des outils sur leur arbre de support 75 pour régler les outils au commencement de l'opé ration, ainsi que pour exercer leur commande pendant qu'ils effectuent leur travail sur la pièce, et pour obtenir sur celle-ci le profil voulu de dent, comporte. des barres arquées 118 (fig. 2 et 16) fixées sur les extrémités externes des guides des outils et y faisant saillie de manière à chevaucher les unes sur les autres, tout en laissant de l'espace entre elles.
Ces barres sont concentriques au centre sur lequel oscillent les guides 69 et 70; sur leurs côtés adjacents, elles sont munies de dents de crémaillères 119 pour s'engager si- multanément.par leurs côtés opposés sur un pignon 120; ce pignon est calé sur l'arbre 121, fig. 16, que supportent un palier 122 ainsi qu'une douille. 123 présentant un palier semblable 124; ces paliers sont établis sur un prolongement 125 du support de chaque outil. Sur l'extrémité externe de la douille 123, se trouve claveté un logement rotatif 126; un arbre 127 est installé pour pouvoir tourner dans la partie supérieure de ce lo gement 126, fig. 18.
Sur l'arbre 127 est fi xée une vis sans fin 128 en prise avec une roue hélicoïdale 129 qui est montée sur un moyeu 180 fixé sur l'extrémité externe de l'arbre 121. Ce moyeu est muni d'une échelle' graduée 131 sur laquelle circule un index 132 aménagé sur le support de l'outil pour indiquer dans quelle position de réglage ro tatif l'arbre 121 se trouve par rapport au support. Le logement 126 est fendu dans sa partie basse où il est rattaché par une vis 133 qui le serre sur le moyeu 130 après âvoir réglé celui-ci au moyen de l'arbre 127.
Sur l'extrémité interne de la douille 123, on fige une roue d'engrenage 134 en prise avec une barre à crémaillère 135 qui coulisse ver ticalement dans une voie de guidage aména gée sur le prolongement 125; ce prolonge ment est fixé sur le support 31 des outils. A son extrémité inférieure, la crémaillère 135 porte un galet 136 pour coopérer avec le ca libre ou le modèle qui commande les outils pour la forme à établir sur la dent.
Par l'examen de la construction qui vient d'être décrite, on constate d'une faon évi dente que la rotation de l'arbre 121, en fai sant intervenir soit pignon 120 engrenant avec les crémaillères qui sont disposées sur chacun de ses côtés et qui sont portées par les guides articulés des outils, sert à mettre ces guides en oscillation dans un plan verti cal autour de leur arbre de pivotement 75, mais dans des sens opposés et sur une éten due égale.
Lorsque la pièce qui sert de modèle, comme on le décrira dans la suite, porte l'extrémité inférieure de la barre à crémail lère<B>135,</B> on peut desserrer de la broche 121 le logement 126 et faire tourner cette broche au moyen de l'arbre à vis sans fin 127 pour amener les guides des outils à la position de réglage où ils forment tout angle voulu avec le plan central horizontal de la machine, sans avoir recours pour cela à la barre à cré maillère 135. Mais quand le logement 126 est calé sur l'arbre 121 par la vis 133, le mouvement à décrire ensuite par cet arbre et par les guides des outils est commandé par le mouvement vertical de la crémaillère 135 qui obéit à la commande du modèle ou du calibre à reproduire.
Gomme la machine perfectionnée qui fait l'objet de la présente invention est destinée à dégrossir aussi bien qu'à finir l'ébauche de roue d'engrenage, elle est munie de modèles pour effectuer ce double travail; mais, pour chaque variété de dents, il n'y a qu'un seul modèle dont on se serve dans cette machine pour la commande simultanée des deux ou tils dans la taille à leur faire accomplir à chacun pour former un engrenage donné.
Le modèle de dégrossissage que l'on emploie tout d'abord est constitué par une règle 149 sur laquelle repose le galet 136 et qui est mobile par rapport à celui-ci pour faire dé placer verticalement la crémaillère 135 et pour commander ainsi le mouvement d'avance et d'éloignement à décrire par les outils l'un par rapport à l'autre pendant qu'ils dégros sissent l'ébauche.
Le modèle de finissage, qui petit être amené pour agir de concert d'une façon analogue avec le galet 136 après le dégrossissage de l'ébauche, est aménagé de la manière usuelle et bien connue pour la commande du mouvement à imprimer aux outils pendant leur travail d'attaque sur l'ébauche afin d'y tailler la développante cor recte de cercle à former par le profil de la dent terminée.
Pour tailler des ébauches ayant des angles coniques différents pour un même pas de leur denture, on emploie au choix dif férents modèles de finissage; mais on a cons taté qu'un nombre limité de ces modèles, dont chacun est destiné au finissage de dents correspondant à titre série de cônes primitifs d'angles différents, est suffisant pour tailler les dents avec assez de précision.
Ainsi qu'on l'a déjà indiqué, l'expérience a démontré que pour des ébauches d'engrenage ayant le même angle de cône primitif, des variations dans la direction de courbure à donner à la face de la dent, c'est-à-dire dans le rapport an gulaire de la face courbe de la dent avec le rayon du cône arrière qui passe par le centre de la dent, par suite de variations en dimen sions, dans la valeur d'épaisseur des dents par exemple, peuvent être réalisées cri réglant les positions des modèles.
Pour établir un support aux deux modèles de dégrossissage et de finissage de manière à se réserver le moyen de s'en servir alter nativement pour l'une ou l'autre des opéra tions et de les ajuster à la position requise pour un engrenage particulier qu'on est en train de tailler, on établit dans la machine un porte-modèles que l'on fixe sur l'extré mité du rail d'avancement 45 et que l'on petit mettre cri marche avec ce rail pendant que les ébauches s'avancent pour imprimer tir) mouvement vertical à la crémaillère 135 pendant chaque opération où se taillent les dents. Le modèle servant pour le finissage est indiqué en 137, fi-. 12 à 15; il est main tenu d'une manière amovible au moyen de vis<B>138</B> sur une plaque en forme de segment 139.
Celle-ci est supportée et guidée par une surface arquée 140 d'une pièce 141, ainsi que par des boulons 142 dont les extrémi tés internes s'engagent dans des coulisses en T, 143 aménagées sur la plaque 141. Cette plaque 141 porte une vis sans fin 144 qui est en prise avec une denture hélicoïdale 145 présentée par la plaque 139; il s'ensuit qu'on peut régler angulairement la position à donner à cette plaque 139 sur son propre plan. Pour déterminer avec précision ce réglage angu laire ou mouvement d'oscillation du modèle 137, il y a des échelles à graduations 146 et 146a de division fine et grossière, fig. 14.
Les surfaces arquées de guidage des pièces 139 et 141 sont aménagées pour imprimer un mouvement angulaire au modèle 137 sur le centre du galet 136 quand ce dernier re pose sur la partie représentant le module correspondant au modèle. La pièce 141 est boulonnée sur un moyeu 147 monté rotati- vement sur une broche 147a; à son extré- ,,mité inférieure, cette broche est supportée dans un bloc 147" qui peut coulisser dans des guides aménagés sur l'embase 30, en y suivant une voie arquée qui prolonge celle du rail d'avancement 45 et qui est disposée concentriquement par rapport à celle-ci (fig. 13, 1 et 3).
Des boulons 147 fixent le bloc 147v d'une manière réglable sur le rail, en les faisant jouer dans des coulisses oblongues aménagées sur ce bloc, fig. 3. Sur l'extré mité supérieure de la broche 147a, on visse un écrou 148 à l'aide duquel on peut caler l'un sur l'autre le bloc 147b et le rail 45, après les avoir amenés à leur position de ré glage.
Le modèle de dégrossissage comprend, en principe, une règle 149 que l'on fixe au moyen de vis 150 sur une plaque en forme de segment<B>151</B> ; cette plaque 151 repose sur une surface arquée de guidage 152 que pré sente un bloc 153 'et elle est. munie de bou lons 154 que l'on fait glisser dans des cou lisses en forme de<B>T,</B> 155 aménagées sur le bloc 153.
Celui-ci porte un arbre à vis sans fin 156 en prise sur une denture hélicoïdale 157 présentée par la plaque 151; il résulte de cette disposition qu'on peut régler angu- lairement ou faire tourner angulairement la plaque 151 dans son propre plan autour de l'axe du . galet 136, comme cela s'effectue avec le modèle de finissage dont il a été question plus haut; des échelles à gradua tions fines et grandes 158 et 158a servent à enregistrer ce mouvement, comme le montre la fig. 12.
Pour régler verticalement le modèle de dégrossissage lorsqu'on lui fait prendre la po sition correcte qu'il doit occuper par rapport au modèle de finissage au moment où l'on veut lui faire dégrossir une ébauche donnée, il y a des moyeux dont le rôle consiste à permettre d'imprimer tout simplement un mouvement tournant au chariot des modèles sur sa broche 147a pour présenter à tour de rôle d'abord le modèle de dégrossissage, puis celui de finissage, sans avoir à ajuster de nouveau ces organes après leur avoir donné l'inclinaison exacte dans la taille d'une série de roues d'engrenages ayant les mêmes di mensions. Ces moyeux comportent des glis sières verticales 159 sur le porte-modèles 147, le long desquelles peuvent glisser des parties correspondantes formées sur le bloc du modèle de dégrossissage.
Ce bloc présente un prolongement 160 qui s'engage en se vis sant sur une broche filetée 161; celle-ci peut tourner sur un support 162 monté sur le porte-modèles. Ainsi, quand on fait tourner cette broche 161, on soulève ou l'on rabaisse le modèle de dégrossissage par rapport au modèle de finissage, suivant le besoin du travail.
Afin de bloquer le porte-modèles dans l'une de ses positions de réglage rotatif pour amener le modèle voulu à. coopérer correc tement avec le galet 136, il y a sur une collerette placée à la base du porte-modèles, des crans 163 qui sont établis de manière à ce que vienne s'y engager un cliquet 164 actionné par ressort et articulé sur le bloc 147F. Ainsi, ce cliquet verrouille le porte- modèles dans l'une de ses positions. On peut enlever ce cliquet 164 à la main pour pou voir ajuster le porte-modèles, Sur -son côté qui se trouve entre les modèles, celui-ci est également muni d'un gabarit 165 qui est établi pour vérifier le module et qui est des tiné à se porter sous le galet 136, lorsque tourne le porte-modèles.
Ce gabarit sert d'abord à maintenir le porte-modèles en position cor recte par rapport au galet 136 pendant le réglage à établir entre' le porte-modèles et le rail d'avancement 45 lorsque ceux-ci sont desserrés et écartés l'un de l'autre, ainsi qu'on le verra clairement dans la suite.
Comme les guides 69 et 70 des outils viennent reposer sur les côtés opposés du pignon 120, leurs poids mutuels tendent à les maintenir en équilibre. Cependant, il est bon de produire quelque pression entre le galet 136 et les modèles pour s'assurer qu'il y aura entre eux à tout moment un contact complet et continu, ainsi qu'une coopération exacte. A cet effet, un pignon 166, fig. 2, en prise avec la crémaillère 119 du guide supérieur 69 est fixé sur une broche 167; celle-ci travaille dans un logement 168 porté par une applique 169 qui est montée sur le support fixe des outils.
Un ressort à boudin 170, fig. 21, est attaché par l'une de ses extrémités sur cette broche 167 et son autre extrémité 171 est fixée sur une collerette 172 d'un moyeu 173 qui repose de manière à pouvoir tourner sur cette broche. Sur le moyeu 173 est calée une roue à rochet 174, fig. 20, sur laquelle travaille un cliquet 175 monté sur le logement 168; ce moyeu est également pourvu d'un écrou 175e par l'intermédiaire duquel on peut faire tourner la collerette 172 pour tendre le ressort 170.
La tension de ce ressort est maintenue par l'engagement du cliquet sur la roue 174 et cette tension est transmise par la broche 167 et par le pignon 120 à la crémaillère du haut 119; il en ré sulte que celle-ci se rehausse, en abaissant, par conséquent, la barre 118, ainsi que le galet 136 qui se trouve alors pressé sur le modèle.
Le mécanisme d'actionnement destiné à provoquer le mouvement d'attaque des outils, ainsi que les mouvements d'avancement et de repérage de l'ébauche, comporte un arbre principal 177 qui tourne dans des paliers aménagés sur le support 31 des outils et dont une extrémité est pourvue d'une poulie 178 pouvant servir à mettre en marche cet arbre<B>177</B> (fig. 23, 24 et 27). A son extré mité interne, cet arbre 177 repose dans le palier 179; à proximité de ce palier, une roue d'engrenage 180 est fixée sur l'arbre 177. Cette roue 180 est en prise avec une roue d'engrenage<B>181</B> d'un mécanisme de change ment de vitesse qui est désigné dans son en semble en 182, fig. 23 et 27.
Comme ce mé canisme ne fait nullement partie de la pré sente invention, on estime qu'il n'est pas né cessaire de le décrire ici en détail.
Ce mécanisme 182 est muni d'un arbre 183, fig. 23 et 24, dont l'extrémité porte un pignon 184 eu prise avec la denture 185 d'une collerette 186 d'un arbre d'engrenage 187; celui-ci tourne dans un palier 188 qui est boulonné sur le support 31 des outils. Sur la collerette 186 (fig. 24), est formée une voie de guidage 189 où vient coulisser un bloc 190 portant un bouton de bielle 191 sur lequel on installe de manière à l'y faire tourner une extrémité d'une bielle destinée à imprimer un mouvement rotatif à l'arbre 75.
Le bloc 190 s'engage par vissage sur une broche<B>192</B> qui repose dans un palier 193 formé par la collerette 186 et que des engre nages d'angle relient avec une broche 194; cette broche tourne aussi dans la collerette 186 et elle procure le moyen de régler le bloc 190 sur la longueur de la voie de gui dage 189, pour faire varier la course de la bielle 195. Celle-ci est pourvue de dents de crémaillère 196, fig. 23, en prise avec une roue d'engrenage 197 montée sur l'une des extrémités de l'arbre 75 dont l'extrémité op posée porte le pignon 80 servant à imprimer aux porte-outils un mouvement de va-et-vient.
Comme l'arbre 187 est mis en rotation par le mécanisme de changement de vitesse 182; l'arbre 75 décrit son oscillation à vitesse et amplitude variables prédéterminées pour im primer le mouvement alternatif aux porte-ou tils et aux outils. Le mécanisme qui provoque l'avancement dans la machine comporte un arbre 198, fig. 25 et 27.
Cet arbre 198 est relié par des engrenages avec l'arbre 183 qui entraîne les outils et qui fait partie du mécanisme de changement de vitesse 182; sur cet arbre 198, est montée une roue d'engrenage 199 qui, par l'intermédiaire des roues 200 et 201 en prise l'une avec l'autre, fait tourner un manchon 202; celui-ci est calé pour tourner sur un arbre d'embrayage 203 qui effectue sa rotation dans des paliers 204 et 205 amé nagés sur le bâti de la machine. L'autre ex trémité de cet arbre 203 porte un manchon 206 qui tourne sur elle et sur lequel est fi xée une roue d'engrenage 207 en prise avec une roue analogue 208 montée sur l'arbre principal de commande 177.
Ces manchons 202 et 206, qui tournent dans le même sens sont écartés l'Lrn de l'autre sur l'arbre où ils sont fixés; entre ces manchons, se trouve un coussinet 210 sur lequel vient s'engager par des cannelures un organe d'embrayage 211; cet organe 211 petit coulisser et il présente une rainure 212 où vient s'engager une four che d'un levier de commande servant à l'ac tionner.
Aux extrémités de ces manchons, tournées l'une vers l'autre, sont aménagées des sur faces d'embrayage qui agissent de concert avec des surfaces semblables de l'organe d'embrayage 211, de sorte qu'en faisant glis ser celui-ci pour l'amener à coopérer 'avec l'un ou l'autre de ces manchons, on peut ac coupler alternativement ceux-ci avec l'arbre 203. Lorsque le mécanisme de changement de vitesse intervient pour modifier l'allure de l'arbre 183, il se transmet au manchon 202 des changements de marche proportion nels. D'un autre côté, les connexions décrites plus haut qui aboutissent à l'arbre principal de commande 177 contribuent à entraîner le manchon 206 à une vitesse approximative ment constante.
Le levier de commande de l'embrayage est indiqué en 213; il est maintenu sur un cadre 214 qui est susceptible de se rehausser et qui est pourvu de surfaces de guidage 215, fig. 27; celles-ci coulissent sur une applique de guidage 216 qui est rattachée par l'inter médiaire d'Lrn bras 217 sur le bâti de la ma chine.
Sur le cadre 214, coulisse longitudina lement une tige 218; cette tige est reliée à l'une de ses extrémités par une bielle 219 avec un bouton 220 présenté par un disque 221; ce disque est fixé sur une extrémité d'un arbre 222 qui tourne dans un palier 223 amé nagé sur le bâti de la machine et dont l'au tre extrémité porte une roue d'engrenage en prise avec un pignon 225 placé sur le man chon 206. 11 résulte de cette disposition que le manchon 206, qui tourne constamment trans met un mouvement de va-et-vient à la tige 218.
Sur cette tige 218, est fixé un bloc 226 aménagé de manière à venir s'engager, pen dant le mouvement alternatif de cette tige, avec l'une ou l'autre de deux barres de bu tée 227 qui coulissent longitudinalement dans des guidages du cadre 214, mais transver salement par rapport à la tige 218. Chacune de ces barres de butée 227 est pourvue d'une entaille 228 où travaille une extrémité d'un levier 229 qui est fixé à l'extrémité d'un arbre horizontal 230; celui-ci tourne sur le cadre 214.
Cet arbre 230 porte également un doigt cri biseau 231 (fig. 23) qui s'étend vers le haut pour venir coopérer avec un piston pressé par ressort 232; ce piston est amé nagé pour maintenir le doigt 231 et l'arbre 230 sur un côté ou l'autre de sa position centrale, de sorte que l'une des deux barres de butée 227 s'avance sur le chemin où le bloc 226 monté sur la tige 218 qui effectue un mouvement de va-et-vient accomplit sa course. Il est évident que l'engagement de ce bloc 226 avec l'une des barres de butée 227 contribue à élever le cadre 214 dans une direction correspondante.
Il en résulte que l'organe d'embrayage 211 se déplace alors et que celui des deux manchons 202 et 206 qui correspond à ce mouvement s'accou ple sur l'arbre 203; en raison de cet em brayage, l'arbre 203 est mis en rotation soit par l'entrée en action de la roue d'engrenage 201 pour faire avancer lentement l'ébauche vers les outils en provoquant l'intervention des connexions que l'on v a décrire ci-après. soit par la mise en marche de la roue d'en grenage 207 qui imprime à cet arbre 203 nue allure plus vive pour écarter des outils cette ébauche dans la phase préparatoire de son repérage.
A son extrémité externe, l'arbre 230 porte un bras 233 sur lequel est fixée à, pivot une bielle 234; l'extrémité opposée de cette bielle est en engagement avec un bras monté sur un arbre horizontal 235, fig. 23; cet arbre 233 est supporté par le bâti principal de manière à pouvoir tourner et son extrémité externe et munie d'un levier 236 dont chaque extrémité porte des mentonnets 237 et 238.
Le mentonnet 238 est situé dans un plan différent de celui où se trouve le mentonnet 237, de sorte que ces mentonnets sont des tinés à être engagés individuellement par les mentonnets respectifs 239 et 240 qui jouent le rôle de cames et qui reposent d'une ma nière réglable sur des boulons s'engageant dans une coulisse 241 aménagée sur le pour tour d'un disque 242; ce disque est fixé sur l'extrémité externe de l'arbre transversal 68 qui porte, ainsi qu'on l'a indiqué précédem ment, la came d'avancement 67 servant à faire osciller le rail 45 et, par conséquent le support 31 des outils.
Sur cet arbre 68, est fixée également une roue hélicoïdale 243 qui est en prise avec une vis sans fin 244 aménagée sur un arbre vertical 244a; cet arbre 244a repose dans des paliers établis sur le bâti principal, ainsi que dans un manchon 245, fig. 25, dont l'extrémité supérieure est également maintenue sur ce bâti par l'intermédiaire d'un palier 246. Sur l'extrémité supérieure de l'arbre 244y, est calée une roue d'angle 247 qui engrène avec une roue analogue 248 montée sur une broche horizontale 249; cette broche tourne dans un palier présenté par le bâti de la machine et, à proximité de son extrémité externe, est fixé un organe d'em brayage 250, fig. 26.
Sur cette extrémité ex terne de la broche 249 est fixé un logement 251 dans lequel est installé un piston<B>252;</B> ce piston que presse un ressort peut coulis- ser longitudinalement sur ce logement 251 et l'une de ses extrémités est façonnée de ma nière à venir coopérer avec le collier d'ac couplement 250.
Le logement 251 comporte des oreilles 253 qui se dirigent vers le haut, fig, 23; ces oreilles sont munies d'un bouton 254 sur lequel est installée à pivot une ma nivelle 255. Cette manivelle peut être pres sée pour se porter sur la broche horizontale 249; elle vient alors s'engager sur l'extré mité externe du piston 252 qu'elle fait glis ser, de sorte que celui-ci est amené à saisir le collier d'accouplement 250. L'opérateur peut ainsi faire tourner à la main la broche 249, de même que l'arbre 244a et, par con séquent, l'arbre 68 qui porte la came d'avan cement 67.
Toutefois, c'est le ressort du pis ton 252 qui intervient pour actionner la ma nivelle 255 et le piston pour désaccoupler celui-ci d'avec la broche 249. -Une vis de butée 256 limite la course que décrivent vers le dehors cette manivelle et ce piston.
A son extrémité supérieure, le manchon 245 de l'arbre 244 porte une roue d'engre nage 257 en prise avec une roue dentée 258 qui est montée sur l'extrémité de l'arbre d'embrayage 203. Des organes 259 et 2591, qui agissent de concert peuvent embrayer le manchon 245 sur l'arbre 244 1, l'organe' 25911, est fixé sur l'arbre 2-14e et l'organe 259 est rattaché sur le manchon 245 par des canne lures. Un ressort 260 retient normalement engagés ces organes d'embrayage; mais l'or gane 259 présente une rainure 261 où vient s'engager l'extrémité 262 d'un levier de sou lèvemecit 263 qui pivote en 26.1 sur le bâti principal.
Ce levier 263 est muni d'une poi gnée pour le manceuvrer et il porte un tenon 265, fig. 23, qui est disposé de manière à venir s'engager dans<B>l'un ou</B> l'autre < < e crans d'arrêt 266 pratiqués dans le bâti et qui est commandé par une détente 267 servant à débloquer le levier 263 pour accoupler ou désaccoupler les organes d'embrayage 259 et 259a.
Pour empêcher qu'il se produise de la gêne ou quelque collision entre les outils au moment où ils décrivent leur course alterna- tiv e soit dans le cas où la machine viendrait à démarrer avant qu'on ait porté les guides des outils à leur position de réglage angu laire, soit dans le cas où ces guides, par suite de réglage défectueux, seraient amenés à effectuer un mouvement de bascule exces sif, on aménage un mécanisme destiné à<B>dé-</B> brayer le mécanisme d'avancement, chaque fois que les guides des outils viennent se rap procher dans une mesure dangereuse.
Ce mé canisme de débrayage comporte des paliers 268 qui sont aménagés sur le bâti de la ma chine, fig. 23, et dans lesquels coulisse une tige 269; on donne à cette tige une position telle que son extrémité supérieure se trouve en engagement avec une partie du guide su périeur 69 des outils, lorsque ce guide 69 reçoit un mouvement de descente excessive; l'extrémité inférieure de cette tige est située de manière à ce qu'elle vienne alors en prise sur une saillie 270 du levier 263. Il résulte de cette disposition que ce levier est mis en action automatiquement à ce moment là pour désaccoupler les organes d'embrayage du mécanisme d'avancement, toutes les fois que les supports supérieurs des outils sont entraînés à descendre trop loin.
De ce qui précède, il ressort que l'arbre 244a et l'arbre d'embrayage 203 font tour ner l'arbre 68 à came d'avancement pour por ter l'ébauche vers les outils d'attaque, ainsi que pour l'éloigner de ceux-ci, et que la tige 218 qui est animée d'un mouvement de va- et-vient et le cadre 214, qui est susceptible de se déplacer, provoquent l'accouplement al ternatif des manchons 202 et 206 sur l'arbre d'embrayage 203.
Ce sont les mentonnets 239 et 240 qui, en venant jouer le rôle .de cames sur l'arbre 68 d'avancement, par suite de leur.position spéciale indiquée plus haut, contribuent à déplacer le cadre 214; en effet, ces mentonnets 239 et 240 sont amenés al ternativement en prise avec les mentonnets 237 et 238 du levier 236, lorsque l'arbre d'avancement 68 tourne et, par conséquent, ce levier 236 fait alors intervenir le système de connexion décrit plus haut pour porter à tour de rôle les barres d'arrêt 227 sur la voie où s'effectue la course du bloc 226 fixé sur la tige<B>218</B> qui effectue un mouvement de va-et-vient.
Ainsi, la came d'avancement 67 est alternativement mise en rotation à une allure déterminée par le réglage donné au mécanisme de changement de vitesse 182 pour faire avancer l'ébauche sur l'outil et ensuite à\ une allure fixe pour éloigner vive ment cette ébauche pour son repérage.
Les divers organes que l'on a décrits jusqu'ici, ainsi que la pièce à usiner et les supports des outils, présentent une forme constructive qui est rigide par sa nature; mais l'expérience a démontré qu'il valait mieux aménager un système d'attaches entre les deux supports en les établissant sur les sommets de ceux-ci. Dans ce but, on forme des voies de guidage 271 sur la surface su périeure du support 32 de la pièce à usiner; sur une plaque 272, on pratique des voies correspondantes que l'on met en engagement avec les voies 271. On peut ainsi faire cou lisser la plaque 272 pour l'amener en posi tion de réglage par rapport au support 32 qui peut alors décrire correctement sa mar che de rapprochement et d'éloignement du centre de la machine.
Après les avoir mis en position exacte, on serre à fond l'un sur l'autre le support 32 et la plaque 272 au moyen de boulons 272a. La plaque 272 est munie d'un bras 272b qui se prolonge jus qu'au-dessus du centre de la machine et sur lequel on aménage un palier pour y loger une broche 273; celle-ci est aussi saisie par des paliers semblables formés sur un bras 274 que des boulons 275 fixent sur le sup port 31 des outils. Ce système d'attache per met de régler commodément le support de la pièce à usiner et, quand il est serré sur ce support après eu avoir effectué le réglage, il constitue un lien rigide réunissant les som mets des supports 31 et 32 pendant le tra vail de la machine, sans gêner en rien la course à décrire par le support 32 de la pièce pour rapprocher et éloigner celle-ci des outils.
Pendant le travail, l'ébauche de roue à engrenage d'angle 35 est fixée sur la broche 34 et son support 32 est ajusté pour se trou ver placé soit vers le centre de la machine, soit loin de ce centre, de manière à ce que la pointe du module conique de cette ébau che soit située au centre de la machine où tourne ce support. Les blocs d'outils sont montés à pivot dans leurs voies de guidage sur les têtes d'attaque pour effectuer la taille de l'ébauche, chacun suivant un angle A, comme indiqué fig. 29, aussi bien pour l'opé ration du dégrossissage que pour celle du fi nissage.
II va saris dire qu'on place correc tement les outils dans leurs brides de ser rage pour qu'ils accomplissent la taille sur des ligues qui passent par le sommet du cône du module. En installant les têtes d'ou tils sur leurs chariots, on calcule la position à leur donner d'après celle occupée par la pièce à usiner et on règle l'emplacement où doit se trouver l'axe de pied de bielle 191, comme il a été décrit précédemment, pour obtenir le trajet d'attaque que l'on désire.
On fait tourner la broche filetée 65 jusqu'à ce que le bloc 61 vienne se placer au point voulu soi- le levier 56 pour donner air sup port 32 de la pièce à traiter l'angle prédé terminé de mouvement d'avancement corres pondant à la profondeur de dépouille qui est indiquée, de préférence, par une ligne tra cée sur l'ébauche 35.
Après quoi, cri desserre du rail d'avan cement 45 le bloc 147a du porte-modèle 147 que l'on dégage ensuite en le faisant tourner pour amener le gabarit du module sous le galet 136, lequel y est placé pour maintenir le porte-modèle en relation correcte avec le galet. On actionne ensuite la manivelle 255 pour tourner l'arbre 68 qui porte la came d'avancement 67 afin de donner au rail 45 son amplitude maximum de mouvement lors qu'il se porte vers les outils. Quand cela est fait, on dégage du rail 45 le banc 37 de l'ébauche et on fait osciller ce banc pour mettre la pointe d'attaque des outils sur la ligne de profondeur complète des dents dont les traits sont marqués sur l'ébauche.
Puis, on fait serrer à nouveau le banc 37 sur le rail d'avancement 45. On écarte ensuite ce rail des outils en faisant tourner la came d'avancement 67 jusqu'à ce que l'indication fournie sur l'échelle graduée 49, corresponde avec l'angle du module de l'ébauche lorsque le bloc 147 du porte-modèle est serré sur le rail 45.
A ce moment là, on choisit le modèle de finissage qui correspond à l'angle du cône primitif; on fixe alors ce modèle sur le moyeu 147 et on le fait basculer à une po sition correspondant à l'angle :4 tandis qu'on fait basculer le modèle de dégrossissage à une position correspondant à l'angle double 2 A.
En ayant soin de faire appuyer le galet 136 sur le modèle de finissage, on desserre le logement 1\36 d'avec l'arbre 121 que l'on fait tourner pour culbuter chaque guide d'ou til sur un angle B, ou sur l'angle de la dent que forment les lignes du module, comme il est indiqué sur le haut de la fig. 32 et comme le montrent les échelles gra duées 130-1 et 131 de la fig. 17; on resserre ensuite l'un sur l'autre ce logement 1.26 et cet arbre 121.
Puis on laisse reposer le ga let 136 sur le modèle de dégrossissage qu'on ajuste verticalement jusqu'à ce que les échelles 130" et 131 indiquent que l'angle donné aux guides est le double de l'angle B,, fig. 32, c'est-à-dire 2 B.
Quand on a donné leur position de ré glage au mécanisme de repérage et à celui de changement de vitesse, on peut amener le galet 136 sur le modèle de dégrossissage pour ébaucher les dents et ensuite sur le modèle de finissage pour achever la denture d'engrenage. Ces modèles viennent se mettre alternativement sous le galet 136, par suite de la rotation du porte-inodèles 137, ainsi qu'il a été indiqué précédemment.
Les divers organes travaillent alors de la manière décrite ci-dessus; en effet, le modèle est mis en mori- vement sur le galet 136, pendant que s'ef fectue l'opération de la taille, pour agir sur les guides des outils, alors que les outils dé crivent leurs mouvements alternatifs sur les côtés opposés d'une dent pour donner aux faces de celle-ci la courbure et l'inclinaison déterminées par le modèle que l'on a mis en position de réglage voulue sur le moyeu 147.
Les fig. 32 et 33 montrent schématique ment quel est le résultat obtenu sur la courbe du profil présenté par des dents d'engrenages coniques dont les dimensions sont différentes. La fig. 33 représente trois engrenages co niques de même module à l'extrémité de la denture<I>G, H</I> et<I>I</I> dont les pas ont des angles coniques allant en décroissant pro gressivement.
Ainsi que l'indique cette fig. 33, les dents de ces engrenages sont déve loppées de la manière usuelle comme pour des engrenages droits dont les rayons cor respondent aux rayons des cônes postérieurs des engrenages coniques respectifs et on se rend aisément compte, en comparant entre eux ces engrenages, que non seulement 1\an- gle du module de leur denture, mais encore leur profil courbe varient considérablement de sorte qu'il est nécessaire de prévoir un mo dèle ou calibre différent pour des engrenages dont les modules sont formés sur des angles coniques bien différents.
Comme on l'a déjà indiqué, on a constaté qu'on obtenait la pré cision qui suffit dans la pratique, en établis sant un nombre restreint de modèles, pour vu que chacun de ceux-ci soit calculé pour une série plus ou moins grande de modules dans le but de tailler des engrenages dont les modules sont formés sur des angles co niques usuels.
La fig. 32 représente trois roues d'engre nages D E et F, dont le pas présente le même angle conique et qui comportent res pectivement 14, 20 et 40 dents. Les engre nages D et E ont le même module ou pas diamétral; mais les engrenages E et F ont un module différent. Ces deux engrenages E et F ont le môme rayon pour leur cône ar rière, ruais ce rayon diflére de celui de l'en grenage D.
Quand on veut tailler des engre nages dont le pas comporte le même angle de cône, mais dont les dimensions diffèrent, on peut employer le même modèle corres pondant à l'angle conique commun à leurs pas, en faisant varier la position de ce mo dèle, ou en le faisant basculer, pour l'adap- ter aux dimensions particulières que l'on doit donner à chacun de ces engrenages. On évite ainsi d'avoir à recourir à un nombre de modèles supérieur à celui mentionné plus haut, c'est-à-dire supérieur à un nombre li mité.
Ceci découle du fait que, dans des engre nages dont l'angle conique est le même, mais dont les autres dimensions varient, comme dans le cas des engrenages D E et F indiqués plus haut, le modèle de finissage se développe comme s'il s'agissait d'un en grenage droit ayant un rayon déterminé par l'angle conique et la distance où se trouve situé le modèle par rapport au centre du cône de la machine, ainsi que le compren nent aisément les gens du métier, et les faces de la dent sont des reproductions ou dés copies de ce modèle qui joue le rôle de patron pour leur profil.
On emploie alors une partie plus ou moins grande du modèle, bien entendu suivant la somme des angles à ajouter ou à déduire, et le mouvement imprimé aux outils' par cette partie du modèle qu'on fait servir est réduit proportionnellement à la distance conique. La direction de courbure donnée à la face de la dent, ou, en d'autres termes, le rap port angulaire de cette courbure avec la ligne radiale médiane de la dent dépend du rapport entre l'épaisseur de la dent et le rayon du cercle sur lequel se développe le profil de cette dent. Mais cela dépend du nombre de dents, dans le cas où celles-ci sont d'épaisseur normale et à angle conique donné pour leur pas.
Ce râpport angulaire de la courbure avec la ligne médiane de la dent correspondante, ou plutôt avec un nom bre déterminé de dents, peut être produit avec exactitude en imprimant un mouvement correspondant de bascule au même modèle, pour faire varier le trajet à parcourir par les outils au moment où ils se portent en avant pour la dépouille de l'ébauche de sorte que ce même modèle est ainsi rendu susceptible de se prêter correctement à tailler des engre nages dont les dimensions varient, 'pourvu que leur angle conique reste le même. Ainsi qu'on l'a indiqué plus haut, le mo dèle dont on se sert pour des engrenages d'angles se développe de la même manière que s'il s'agissait d'un engrenage droit.
Par conséquent, il va saris dire que le même principe s'applique tout aussi bien à la coupe d'engrenages droits. On prévoit alors un nom bre limité de modèles, suivant la série des diamètres des pas à tailler, et on culbute ces modèles pour obtenir des variations dans les autres dimensions, pourvu que le diamètre reste le même.