Procédé de dégoudronnage continu des vapeurs pyroligneuses de la carbonisation du' bois Les gaz chauds et acides qui se dégagent des cornues de carbonisation entraînent une assez grande proportion de goudron qu'il im porte -d'éliminer aussi complètement que pos sible si l'on veut obtenir un acétate de chaux suffisamment pur pour les besoins du com merce.
On emploie<B>déjà,</B> dans ce but, des dégou- dronneurs continus dont divers modèles ont <B>déjà</B> été décrits, notamment dans le brevet principal no <B>96186</B> déposé le<B>Il</B> octobre<B>1.918.</B>
La présente invention concerne un pro <B>cédé</B> de dégoudronnage -continu des vapeurs pyroligneuses de<B>la,</B> carbonisation du bois, dans lequel ces vapeurs sont soumises<B>à</B> un barbotage dans un bain de goudron, comme dans le brevet no <B>96186.</B> Suivant ce procédé on -complète le -d6goudronnage desdites va peurs en les traitant au moyen d'un liquide aqueux de reflux provenant -de la condensa tion des vapeurs pyroligneuses elles-mêmes.
<B>Ce</B> liquide aqueux de reflux peut être ob tenu par une condensation partielle des va peurs pyroligneuses dans un condenseur maintenu relativement chaud. Il peut aussi être obtenu par une conden sation plus complète, mais pendant laquelle on ne prélève pour reflux qu'une partie assez faible de la totalité du condensat.
Le dessin annexé représente,<B>à</B> titre d'exemple et seliématiquement, une forme d'exécution d'un appareil pour la mise en #uvre du procédé faisant l'objet de la pré sente invention.
Dans la figure -unique du dessin,<B>A</B> re présente une colonne de, dégoudronnage, dit type du dégoudronneur décrit dans le brevet principal et comportant un nombre variable de plateaux de barbotage dont les calottes, non visibles au dessin, doivent être d'un mo dèle facile<B>ù</B> nettoyer. a est une tubulure pour l'efit-rée des gaz humides et acides et<B>b</B> une tubulure de sortie pour ces gaz, qui relie le sommet de la colonne -4 à un condenseur <B><I>C</I> à</B> eau. Ce dernier est relié, d'autre part, par un tuyau d <B>à</B> la partie supérieure de la colonne<B>A.</B> Ce tuyau est muni d'un robinet R.
<B>8</B> est un serpentin de vapeur disposé dans<B>la</B> partie inférieure de la, colonne<B>A,</B> qui com porte un tuyau-trop -plein B. Enfin T est un thermomètre indiquant la température qui règne dans la partie supérieure<B>de</B> la co lonne<B>A.</B>
Pour la mise en #uvre du procédé au moyen de l'appareil représenté on opère, par exemple,<B>de</B> la manière suivante.
On fait entrer les gaz chauds, humides et acides, qui se dégagent des cornues de car- bonisation et qui entraînent une assez grande proportion de goudron -dont on vent les<B>dé-</B> barrasser, par la tubulure a dans la colonne<B>A.</B>
Ces gaz qui ont une température de 120 <B>à 115 '</B> centigrades traversent les plateaux de la colonne et sortent en haut par<B>la</B> tubu lure<B>b</B> ayant encore environ<B>100'.</B>
De<B>là</B> ils se rendent dans le condenseur<B>C</B> qui est destiné<B>à</B> ne condenser quune faible partie des vapeurs, c7est-à-dire les vapeurs les plus denses, goudrons, huiles créosotées, acide acétique, eau, et des traces seulement de mé thylène. On s'arrange de façon<B>à</B> ce que les gaz sortant du condenseur possèdent encore environ<B>65 à 75 '</B> centigrades. Ils passent de<B>là</B> dans une série de puissants réfrigé rants non représentés et qui les refroidissent <B>à,</B> fond.
Le liquide formé par condensation dans <B>C</B> rétrograde par le tuyau<B>d</B> sur le plateau supérieur de<B>A</B> et se charge d'arrêter les go 0- U drons, moins volatils,
pour les faire re- descendre jusquau soubassement de<B>A.</B> Le méthylène et l'acide acétique sont remis en vapeurs de telle sorte que le goudron lui- même se désacétifie <B>à</B> mesure qu'il descend (le plateau en plateau. On complète l'expul sion de l'acide acétique en chauffant au moyen du serpentin de vapeur<B>8</B> noyé dans le goudron du soubassement. Le goudron entièrement désacétifié sort définitivement par le tuyau-trop-plein B.
Dans les puissants réfrigérants (non fi gurés), qui sont<B>à la</B> suite de C, toutes les vapeurs sont condensées sous forme d'un li quide qui contient<B>à</B> la fois l'acide acétique, un peu d'huile créosotée insoluble, l'eau, le méthylène. Ce liquide doit être ambré, mais non pas jaune. S'il était encore un peu trop coloré<B>-</B> c'est-à-dire goudronneux<B>-</B> l'on augmenterait le volume d'eau froide au cou- denseur <B>C</B> afin d'augmenter un peu le vo lume du liquide de reflux<B>d,</B> mais pourtant sans abaisser la température du thermomètre <B>T</B> au delà de<B>90</B> '.
<B>Il</B> est bon d'extraire de temps en temps, par le robinet R une épreuve du liquide de reflux afin de contrôler sa couleur et sa composition.
Au lieu d'opérer comme il vient d'être décrit on pourrait faire passer les vapeurs passant par<B>b</B> dans un ou plusieurs conden- seurs accouplés, capables de refroidir les gaz jusqu'-â 40 ou même<B>30 '</B> et, par conséquent, de les débarrasser de presque toutes les va peurs condensables. Le robinet<B>B</B> servirait <B>à</B> extraire en permanence<B>à</B> peu près les '14 du liquide condensé, pour ne laisser rentrer en<B>A</B> que le reste. La couleur du liquide ex trait permettrait de juger s'il faut fermer ou ouvrir un peu plus le robinet<B>B.</B>
On peut obtenir ainsi de bons résultats, mais néanmoins la première méthode est meilleure, car dans la seconde méthode le liquide de reflux est<B>à</B> la fois trop froid et trop riche en méthylène; on risque de trop refroidir<B>A,</B> ou bien d'être contraint de trop restreindre le volume de reflux pour -un bon dégoudronnage. Avec le liquide dégoudronné obtenu on peut préparer un acétate de chaux atteignant<B>85</B> et<B>86</B> 'Xo de pureté, et n'ayant plus besoin de l'opération du Jrittage" pour brûler les goudrons.