"Procédé pour le coudage des tubes de surchauffeurs en U"
Dans les tubes de surchauffeurs en U qui doivent être disposés dans les tubes à fumée des chaudières de locomotive ou de bateau, il faut, à cause de diamètre porportionnellement petit de ces tubes, placer comme on sait très près l'une de l'autre les branches parallèles du tube en U; pour cette raison, la flexion à l'endroit du coude ne peut avoir qu'un très court rayon de courbure. Etant donnée l'épaisseur de paroi nécessaire du tube du surchauffeur et la nécessité de maintenir ou conserver complètement l'épaisseur de la paroi
à la portion médiane du coude la plus fortement exposée à l'action du feu, de même que la section transversale intérieure du tube, en outre d'empêcher la production de saillies, arêtes intérieures et extérieures et autres aspérités analogues, le petit rayon de courbure entraîne avec soi des diffi-
<EMI ID=1.1>
On a déjà imaginé de nombreux procédés qui visaient en même temps que l'élimination de ces difficultés, l'obtention d'un produit irréprochable sous tous les rapports; mais on n'a atteint ce but que d'une manière relativement satisfai-
<EMI ID=2.1>
vée. Le nouveau procédé décrit ci-après représente un progrès remarquable techniquement aussi bien qu'économiquement. C'est autant que le sache l'inventeur, le premier exemple où un tube de surchauffeur en U ou tout au moins le coude d'un tel tube est transformé en une semblable pièce tubulaire prise
<EMI ID=3.1>
cial, tel par exemple que la coupe, le découpage, l'assemblage et autre travail analogue, abstraction faite d'un certain cintrage préliminaire qui est exécuté de la manière connue.
On réalise le procédé en courbant d'abord en un U un tube ou pièce tubulaire uni, qui est rempli de la manière connue d'une matière (sable, résine ou autre substance analogue,) assurant le maintien de la section transversale, avec un rayon de courbure essentiellement plus grand que le coude ou cintre terminé; ensuite, les branches parallèles de ce tube sont rapprochées l'une de l'autre dans une étampe empêchant.
<EMI ID=4.1>
yon de courbure jusqu'à la mesure appropriée au but. Le produit de ce peocédé s'exécutant rapidement et avec des moyens simples est un coude circulaire, et parfaitement uni intérieurement et extérieurement, avec section transversale non changée et non amoindrie de même qu'avec une épaisseur de paroi presque sans amoindrissement et également sans changement surtout au coude.
Sous ce dernier rapport, on a jusqu'ici attaché de la valeur à donner une plus grande épaisseur de paroi au coude en général et à sa portion médiane en particulier. Mais en réalité, il importe peu que,aussi bien ici plutôt que là, l'épaisseur de la parai du coude ne soit pas essentiellement
<EMI ID=5.1>
du feu mais à cause de la pression intérieure élevée de la sapeur. Une influence nuisible exercée sur le coude par la chaleur intense est nettement empêchée automatiquement en cet endroit simplement par le refroidissement parfait de la vapeur, Mais, avec le problème à résoudre dans la présente in-vem�ion, il faut exécuter la courbure, c'est-à-dire le cintrage définitif, de telle manière que l'épaisseur de la paroi du coude ou cintre fini corresponde tout au moins à celle des branches. Ceci est également obtenu sans déchet. Le produit du nouveau procédé peut être signalé comme pratique et parfait aussi bien au point de vue de sa fabrication que de sa manière de se comporter dans le façonnage.
On n'a pas besoin de décrire d'abord d'une manière détaillée comment le.tube ou pièce rectiligne est rempli de la matière assurant le maintien de la section transversale et ensuite cintré préalablement de la manière mentionnée cidessus. Mais ceci est bien nécessaire pour la phase principale de travail consécutive à ce travail préliminaire. Cette phase rend nécessaire un.. dispositif approprié. Une forme d'exécution est représentée à titre d'exemple dans le dessin annexé.
Ce dispositif se compose d'une étampe ou matrice A et d'un poinçon B. Le tuyau C bourré et préalablement courbé est engagé sous le poinçon dont la face active est arrondie conformément au diamètre du tuyau, dans la cavité de la matrice sur le fond pareillement arrondi de celle-ci, jusqu'à ce que la partie arquée c du tube s'applique contre la paroi avant intérieure de la matrice (fig. 1 et 2). L'endroit où cette paroi avant aboutit au fond de la matrice forme en a une courbe, dont le rayon correspond à celui du coude ou cintre à établir définitivement. Au-dessus de ce coude, le poinçon est muni d'un appendice b correspondant également au rayon de cour,-bure du coude en cintre à établir définitivemer-t.
Le. cintrage préliminaire et le cintrage définitif du tube s'effectuent en une seule et même chaude. Aussitôt après de cintrage préliminaire, le tube est placé dans la matrice et immédiatement après le poinçon est abaissé lentement. Les branches parallèles sont alors rapprochées l'une de l'autre et en même temps le rayon de courbure du cintre est raccourci. Les deux opérations sont continuées jusqu'à
<EMI ID=6.1>
branches de tube en U, celles-ci sont non seulement guidées au moyen des jours de matrice a , a , mais tout changement dans la forme en section transversale est aussi complètement ' empêché au moyen de ces joues; cette forme reste circulaire
<EMI ID=7.1>
cintre. Il ne se produit nu rétrécissements, ni saillies, arêtes ou autres accidents analogues. De même, l'épaisseur de la paroi du cintre est presque la même que précédemment;
<EMI ID=8.1>
plus détaillée.
Pendant le cintrage préliminaire du tube jusqu'à l'U à grand rayon de courbure (fig.l), la matière a été étirée en conséquence au cintre. Alors, quand le cintrage
<EMI ID=9.1>
sont non seulement rapprochées, mais elles se mouvent aussi parallèlement l'une à l'autre et sortent de la matrice en sens opposé au cintre, suivant le raccourcissement du rayon' de courbure du cintre et en� surmontant le frottement entre elles et les faces actives appliquées de la matrice et du poinçon. Le poinçon Entrant plus profondément dans la matrice le frottement augmente encore aux endroits en question et
il devient enfin si accentué que le déplacement longitudinal des branches du tube cesse. Dès ce moment, il résulte du rapprochement progressif des branches un refoulement de la matière au cintre, de telle sorte que l'affaiblissemnet provoqué par l'étirage antérieur est arrêté de nouveau.
Mais un épaississement modéré de la paroi, spéciale-