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ROBINET PERFECTIONNE " L. F.B " POUR BRULEURS A GAZ @
En règle générale, les robinets communs utilisés dans les appareils de chauffage (réchauds, cuisinières, foyers à gaz) pèchent par leur simplicité qui procède de conceptions surannées ne tenant pas compte des nécessités qui ont été créées par la technique moderne du chauffage.
Aussi paradoxale que puisse paraître cette proposition, elle est néanmoins exacte. Car il ne suffit pas de prévoir un robinet quelconque sur une conduite de gaz pour être sûr d'en obtenir le meilleur parti possible. La chose n'a pas échappé aux techniciens, qui - dans ces derniers temps- ont commencé à chercher des améliorations à apporter aux; simples robinets
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à carotte perforée, destinés aux appareils de chauffage.
But de la présente invention est un robinet perfectionné qui se différencie en plusieurs points des robinets ancien style.
Les conditions primordiales que doit remplir un bon robinet peuvent se résumer comme suit: 1 ) Construction excessivement soignée, qui en assurer la durée et un fonctionnement illimité et stable.
2 ) Réalisation de l'adhérence des pièces en mouvement rotatif par d'autres moyens que la rondelle à trou,carré et la vis de pression usuelle, qui donnent ou trop de jeu, ou un calage de la carotte.
3 ) Réalisation d'une arrivée réellement progressive du gaz, cet- te progression s'opérant dans un angle aussi grand que pos- sible, contrairement à ce qui se passe avec les carottes perforées où le réglage de zéro au maximum de débit se pro- duit dans un angle de quelques degrés, seulement.
4 ) Alimentation de l'injecteur par une chambre suffisamment spacieuse pour que le'jet de gaz soit projeté suivant l'angle de l'inljecteur et que ce jet prenne naissance dans une en- ceinte sans remous.
5 ) Possibilité de réglage du débit, indépendamment de la posi- tion de la carotte et de manière à ce que le gaz ne rencon- tre pas sur son chemin quelque obstacle capable de provoquer un remous nuisible ou la déviation du jet. Ce réglage spécial doit pouvoir tenir compte des inégalités de pression de gaz aux différentes époques de la journée et doit permettre de les corriger.
6 ) Possibilité de régler l'admission d'air proportionnellement au débit et à la richesse du gaz.
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7 ) Possibilité d'introduire à l'intérieur du jet de gaz, une veine d'air additionnel, de manière à améliorer le malaxage qui est une condition essentielle d'une combustion rationnelle
8 ) Adjonction d'indications permettant de réaliser, sans tâton- nements, certaines positions que la pratique journalière au- rait démontré être favorables pour des conditions d'utilisation données.
Certains de ces desiderata ont déjà été réalisés par quelques constructeurs , mais il importe de les réaliser tous en bloc si l'on veut arriver à un robinet répondant bien aux exigences mo- dernes.
La caractéristique 1 ) n'entrant pas dans le cadre de l'in- vention, il ne sera tenu compte que des conditions 2 ) à 7 ) in- clusivement. En effet,la précision dans la fabrication dépend des méthodes de travail mises en oeuvre.
Fig.l montre un robinet ancien système, tel qu'on le ren- contre presque sans exceptions dans les brûleurs courants. Dans la figure, 7. représente le siège, 2 la carotte avec son papillon de manoeuvre; 3 une rondelle d'épaulement à trou carré; 4 une vis de pression; ± la' partie du robinet allant vers le mélangeur du brûleur et 6 l'ajutage ou injecteur.
On sait que le système de fixation de la carotte dans son siège, montré dans la Fig.l est défectueux. Car si la visest trop fortement serrée, le robinet se cale; si la vis se désserre ou si après un certain temps d'emploi la carotte n'est plus adhé- ' rente sur son siège, il y a du jeu, d'où fuite de gaz. Enfin, la vis peut se perdre et alors l'inconvénient est plus grave encore.
D'autre part, par suite de l'utilisation répétée, il arrive un moment où l'extrémité de la carotte vient en contact avec la rondelle 3. Dans ce cas, il n'y a plus de tirage possible et on doit défaire le robinet pour racourcir la carotte, ce qui peut
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présenter l'inconvénient d'abîmer la surface rodée. L'avancement est axial de la carotte d'un tel robinet, par suite d'usure)relative- ment important, à cause de la faible cônicité généralement adoptée.
Fig.2 montre une amélioration qui a été introduite depuis quelques temps et où le tuyau 5 de l'injecteur 6 se trouve à angle droit par rapport au canal d'amenée du gaz. Mais le dispo- sitif, tel qu'il est conçu ne permet de réaliser qu'une chambre de détente, très petite et le gaz y subit une perte de charge appréciable par frottement contre le tube 5 et l'aiguille centrale de réglage 7. Dans la figure, 8 représente un écrou de calage et 9 un bouton moleté/servant à régler l'admission au moyen de l'ai- guille 7. On voit que le réglage de la section de passage de l'in- jecteur 6 doit se faire en tâtonnant et, pour caler le système il faut des outils. En outre, en serrant l'écrou 8 on n'est pas sur de réaliser le réglage voulu, car l'aiguille peut facilement être entrainée ou se désaxer, surtout si l'exécution est peu soignée.
Dans ce robinet, comme dans celui représenté à la Fig.l, on ne peut reproduire à volonté et sans tâtonnement, une position prédéterminée de la carotte.
Blg.5 et suivantes, représentent, à titre d'exemple et sché- matiquement, les divers perfectionnements qui caractérisent le nouveau robinet, perfectionné "L.F.B."
Dans la Fig.3 on voit, en coupe shhématique le nouveau robi- net.
10 représente le bout fileté s'adaptant à la rampe ou au tuyau d'amenée du gaz. Cette partie peut d'ailleurs être conformée de différentes manières, par exemple, elle peut être représentée par une douille filetée, dans laquelle on visse les parties sectionnées de la rampe ( s'il y a plusieurs robinets placés en file) ou bi,en encore elle peut avoir la forme d'une olive ou analogue, pour être enfiléeet soudée sur le tuyau de la rampe
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qui, dans ce cas, sera d'une seule pièce. 11 représente le siège du robinet, auquel on donne une cônicité plus forte que celle gé- néralement,admise, de.même que des dimensions plus grandes; 12 est la carotte, avec une chambre 13 relativement volumineuse; 14 l'in- jecteur, qui est vissé sur la carotte 12;
15 représente un couver- cle, vissé sur le siège 11 et assujetti par une vis 16 qui l'em- pêche de tourner, tandis que cette vis de calage 16 forme en même temps buttée pour limiter la course de la carotte, en pénétrant dans une rainure 17 prévue à cet effet. L'adhérence entre la ca- rotte et le siège s'opère au moyen d'un ressort à boudin en fil de section plate, appuyant d'une part sur la carotte et d'autre part sur le couvercle. 19 est la tige prolongeant la carotte et qui sert à la faire tournar.
On conçoit que cette disposition permet de donner une pression élastique assez élevée à la carotte, qui se placera automatiquement sur son siège, sans pouvoir se caler, ni se dégègler par l'usage.
Les conditions 2 ) et 4 ) sont donc remplies.
Fig.4 montre la réalisation pratique de la condition 3 )
Dans cette figure, 20 représente le canal d'amenée du gaz, 12 la carotte et 13 la chambre de détente; 21 le passage à travers la paroi de la carotte et 22 une encoche de largeur constante ou progressive et, en tout cas, de profondeur progressive, le maximum étant à la jonction de cette encoche avec le trou 21.
Dans la Fig.4 A plus particulièrement, on a commencé à faire tourner la carotte 12 selon la flèche 23 et l'on a amené le commen- omment de l'encoche 22 sous le passage 20 du gaz. L'écoulement du gaz se fait normalement, sans étranglement et sans remous, par une ouverture de faible section et le gaz se dirige vers la chambre 13
Dans la Fig.4 B la carotte est tournée à fond, position dans laquelle le passage est direct, avec section maximum.
On a donc un débit réellement progressif, qui se contrôle facilement, par suite de l'amplitude de l'angle de réglage, contrairement à ce qui
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se produit dans le cas ordinaire représenté par la Fig.5-
En développant la vue schématique de la Fig.3 on réalise la Fig.6 qui se rapporte à la mise en pratique des désidérata 5 ) et 6 ).
Dans la Fig.6, le numéros de référence 12-13-14-17-19-21-22 s'appliquent aux mêmes parties que dans la Fig.3 et la Fig @.
24 est l'aiguille central de réglage du débit de gaz: 25 une manette formant index; 26 une virole solidaire de l'injecteur 14 sorte de chapeau de forme convenable, dans la partie cylindrique duquel sont prévues des lumières 27 par où pénètre l'air aspiré par le jet de gaz. 28 représente le mélangeur du brûleur, qui s'emboîte dans le chapeau 26 et possède des saillies disposées de telle façon que, lorsque le robinet est fermé, les lumières 27 sont également formées'et réciproquement, lorsque le robinet est entièrement ouvert, les lumières 27 donnent le maximum d'air.
La position relative du chapeau 26 et du mélangeur 28 est déter- minée empiriquement.
Pour corriger avec simplicité et sécurité la-composition du mélange, on tourne l'index,25 qui, en déplaçant l'aiguille daas le sens longitudinal, augmenta ou diminue la passage du gaz à l'injecteur. Oe réglage, une fois opéré, on voit que l'aiguille est entraînée par la oarotte, sans que le réglage soit modifié.
Mais on peut également faire en sorte que l'index, fixé dans une position déterminée y soit maintenu par rapport au point de repérage fixe, de telle sorte que si l'on manoeuvre la carotte la section de passage à l'injecteur soit modifiée, selon sa posi- tion.
On peut, dès lors, obtenir des réglages très exacts s'adap- tant à des conditions de pression et de pouvoir calorifique va- riables et utiliser ainsi le gaz de la manière la plu/s écono- mique.
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On peut aller encore plus loin, selon desiderata 7 ) en modi- fiant la forme de l' aiguille 24 ( Fig 6) et en la remplaçant par un organe creux.
Fig. 7 montre la réalisation pratique. Les numéros de repérage
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12-35-17-19 -Sl-S sont les mêmes qu'à la Fig. 6 29 représente l'aiguille de réglage creuse, 30 le jet (injecteur) et 31 la fente circulaire variable remplaçant la forme ronde adop- tée primitivement.
Em modifiant la position du 29 par rapport à la carotte 12, on peut augmenter ou diminuer le passage du gaz, qui sortira en un jet ayant la forme d'un cône tronqué se rapprochant plus ou moins de la forme cylindrique, (tubulaire). En modifiant l'entrée d'air 32 par le déplacement du chapeau 33, om permettra à l'air additionnel de pénétrer dans l'intérieur du jet de gaz et l'on obtiendra ainsi un malaxage d'autant plus parfait, que, du fait de provoquer des remous à l'intérieur et à l'extérieur du jet de gaz, celui-ci sera plus fortement sollicité de se mélanger à l'air, ce qui est une des conditions essentielles d'une combus- tion parfaite.
Enfin, Fig.8 et 8 A montrent un cas de réalisation pratique du robinet n L.F.B. " décrit selon Fig.6
On voit la disposition des organes et notamment, les repé- rages qui permettent de reproduire à coup sûr certaines positions de la carotte et de l'aiguille de réglage.
Il va sans dire que d'autres formes peuvent être étudiées, s'adaptant mieux à certaines'conditions particulières à réaliser.
Toutes ces formes d'exécution sont caractérisées dans les suivantes