<Desc/Clms Page number 1>
Procédé de production d'un film sonore en couleurs.
Il est déjà connu de combiner la production d'une image cinématographique en couleurs avec celle d'une image sonore; cependant, les méthodes connues présentent différents défauts.
On a essayé de transformer simultanément en une image en couleurs une image ordinaire et une image sonore, et ce, la plupart du temps, par des procédés utilisant un mordant ou le tannage, suivis d'une coloration, ou par une opération d'aspiration, Mais les essais précis qui ont été effectués ont permis d'établir que les méthodes de sonorisation, de coloration ou d'aspiration n'étaient pas suffisantes pour ré- pondre aux exigences du film sonore parce que la nettete n'était pas suffisante et que l'intensité du son n'était pas proportionnelle au noircissage ou à la quantité d'argent précipité.
Les méthodes de sonorisation (ferrocyanure, ferro- vnadium ou uranium) sont très peu précises, produisent de
<Desc/Clms Page number 2>
gros grains et ne donnent ni de fines nuances, ni des blancs purs. La bande sonore devait donc être protegée, par des moyens compliqués, contre toute coloration ou transformation Les défauts des méthodes indiquées ci-dessus peuvent être supprimés grâce à la présente invention.
L'inventeur avait déjà trouvé précédemment que, lorsqu' on traite une image à précipité métallique ou un de ses pro- duits de transformation, par des solutions décomposant lus produits colorants constituées par exemple par des solutions de thiocarbamide acide ou d'agents oxydants, on obtient une imge dépourvue de grains, de netteté microscopique, qui est proportionnelle à l'opacité de l'image d'argent primitif; on obtient une image positive ou négative suivant la solution employée.
Il a été établi que cette méthode convient tout parti- culièrement à la production d'images sonores encouleurs et que l'enregistrement sonore constitué par de l'argent ou par un précipité métallique pouvait se transformer en un photo- gramme en couleurs, qui convenait parfaitement bien à la reproduction des sons,
Conformément à l'invention, des résultats tout à fait nets sont obtenus en utilisant des matières colorantes qui se diffusent les unes dans les autres, ceci est réalisé soit en fixant dans la couche sensible, et d'une manière connue, par modançage, laquage ou précipitation, les matières colo- rantes,
soit en colorant la gélatine avec des matières colo- rantes acides ou ayant des propriétés voisines et en déter- minant la destruction sélective des matières colorantes en introduisant ces dernières dans un milieu acide, soit encore en utilisant des matières colorantes basiques, lorsque cel- les-ci sont à l'état non fixé dans la couche sensible et en les faisant disparaitre dans un milieu neutre ou alcalin.
La destruction du photogramme en couleurs à la place de l'image en argent peut également être obtenue au moyen de
<Desc/Clms Page number 3>
réactions se produisant à la suite l'une de l'autre et telles qu'elles sont connues par les indications données par Luther et von Holleben-, elle peut aussi se produire sur des images en argent ayant subi un traitement préalable en transformant ou en teignant d'abord ces dernières dans un bain de mordant çage, puis en faisant agir sur elles un agent détruisant les matières colorantes.
Toutes ces réactions présentent l'avan- tage d'être susceptibles d'être utilisées pour la reproduction des sons, et ce en détruisant déjà dans la couche da la ma- tière colorante qui s'y trouve et en ne laissant pas cette dernière se diffuser ultérieurement dans la couche mordancée ou teinte, parce que ce fait détermine précisément le défaut de netteté perturbateur. pour la production d'images sonores, tous les agents mentionnés ci-dessus et ayant une action de destruction sé- lective sur les matières colprantes conviennent très bien et donnent tous des blancs purs. Cependant la plupart des méthodes sont trop compliquées de sorte qu' en pratique on travaille principalement suivant les méthodes qui condui- sent au résultat désiré en un seul bain.
Les procédés indi- qués conviennent parfaitement à la production d'images sono- res en suivant aussi bien la méthode de "l'intensité" que celle de la "transversale". Dans le cas de ce dernier procé- dé, les photogrammes en couleurs'sont supérieurs à l'image en argent parce qu'il en résulte un photogramme absolument exempt de grains.
Conformément à la présente invention, la production de la caractéristique de la couche qui est nécessaire pour avoir une reproduction sonore nette peut être influencee très aisé- ment en faisant varier l'exposition à la lumière, la duree du développement, la concentration des matières colorantes et aussi le laps de temps pendant lequel agit l'élément des- tructeur de la couleur. En mettant en oeuvre le procédé fai- sant l'objet de l'invention, on se trouve en mesure de feire
<Desc/Clms Page number 4>
affecter à la courbe caractéristique de l'image sonore la forme désirée (suivant les nécessités dans chaque cas envisagé) pour obtenir une reproduction sonore non déformée.
cependant, il suffit aussi de faire varier seulement, par exemple, deux des facteurs précités et de maintenir constantes, par exemple, la concentration chromatique et la durée du temps d'action de l'élément destructeur des matières colorantes, Sans aucune difficulté, on se trouve ainsi en mesure, comme dans le cas de la reproduction sonore habituelle noir sur blanc, et en faisant varier simplement l'exposition à la lunière et la du- rée du développement, d'obtenir une caractéristique déterminée dans la. reproduction.
Pour essayer, vérifier ou contrôler le procédé, on tire une épreuve soit d'un tracé, soit d'une gamme chromatique que l'on compare avec l'original à reproduire avec une lumière complémentaire de la couleur de la bande sonore. Avec la lu- mière complémentaire, les deux rcsultats sont noirs; ou bien, conformément à l'invention, on compare ou l'on fait des mesures comparatives non pas avec 1%oeil, mais avec une cellule photo- électrique en prenant un original à reproduire noir-blanc et un tracé de contrôle ou une gamme chromatique.
Comme la sensi- bilité de l'oeil est différente de celle de la cellule photo- électrique, on détermine, conformément à l'invention, les véri- fications avec la cellule photo-électrique correspondant à la reproduction sonore et l'on compare l'original à reproduire ou la gamme chromatique noire-blanche et l'image sonore en c ou- leurs qui en résulte.
Conformément à l'invention, le photogramme en couleurs est réalisé sur un support sensible à la lumière et contenant déjà dans sa-couche sensible la matière colorante, laquelle peut être également appliquée ultérieurement sur le dit support, La couche peut être aussi constituée par plusieurs couches compo- sées par plusieurs couches partielles coulées les unes au-dessus des autres, colorées de différentes manières et sensibles à la
<Desc/Clms Page number 5>
lumière ou bien encore être appliquée sur l'un des côtés ou sur les deux côtés d'un seul support.
Conformément à l'invention, l'image sonore peut s'étendre sur un ou plusieurs photogrammes partiels ou couches partielles et être établie avec une couleur quelconque, on est ainsi en me- sure de réaliser des images sonores correspondant à 1-et sensi- bilité des cellules photo-électriques les plus différentes' c'est ainsi que, par exemple, si le maximum de sensibilité de la cellule photo-électrique se trouve dans le bleu, on utilise- ra une image sonore jaune. Cette image sonore peut être établie en une couleur déterminée ou aussi former un mélange de plu- sieurs couleurs et donner aussi éventuellement un noir, gonfor- mément à l'invention, Dans le cas du procédé par "intensité", on préfère se limiter le plus possible à une couche ou à une couche partielle afin d'obtenir une syntonie exacte.
A cet ef- fet, on peut décolorer, c'est à dire détruire dans le même bain, ou au préalable, les couleurs des autres couches ou cou- ches partielles là ou se trouve le sillon du son ou bien sur les couches partielles qui recouvrent les enregistrements du son, mais qui ne comportent, elles-mmes, aucun enregistrement sonore, et on localise, aux endroits des couches où n'existe aucune image sonore et où la matière colorante est ensuite dé- truite par les mêmes moyens ou par des moyens analogues, la quantité d'argent déterminant la destruction des matières colo- rantes simultanément ou ultérieurement par une exposition à la lumière ou, éventuellement, avec une lumière d'une couleur appropriée.
Cependant, on peut laisser aussi dans la couche les autres couleurs, par exemple, si l'on prend un support, sur les deux côtés duquel est appliquée une couche sensible dont la couche antérieure contient une matière colorante rouge, on ne modifie pas cette couche là où se trouvent les sillons du son et l'on produit l'image sonore sur la couche postérieure qui
<Desc/Clms Page number 6>
est colorée en bleu. Dans ce cas, on utilise, pour la reproduc- tion, une cellule photo-électrique dont le maximum de sensibi- lité correspond exactement au maximum d'absorption de le matière colorante, ou est très voisin de ce maximum, lequel se trouve, par exemple, dans le rouge.
Un exemple expliquera l'invention;
Sur une couche d'émulsion de sel halogéné d'argent teintée en bleu pur de diamine, on copie un photogramme sonore coloré.
On se pose alors le problème de décolorer par place les enre- gmstrements de sons et de les rendre ainsi aptes 2 la repré- sentation. pour décolorer après le développement, on se sert par exemple d'une solution acide de thiocarbamide de la compo- sition suivante : Eau 100 gr. thiocarbamide 5 gr, acide sulfuri- que concentré 1 gr. L'argent en excès est décoloré après la destruction de la matière colorante avec l'atténuateur de Farmer.