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"PERFECTIONNEMENTS AUX TISSUS FEUILIETES, ET PROCEDE
POUR LES FABRIQUER*
Divers moyens ont été proposés antérieurement pour fabriquer .un tissu feuilleté dont les diverses épais- seurs ou couchez . qui étaient chacune primitivement un tissu soient unies de telle manière qu'elles constituent une feuille en quelque sorte d'une seule pièce , par l'em- ploi d'une matière adhésive telle que la colle ou un des dérivés cellulosiques qui sont colloïdaux et capables d'ê- tre dissous dans des solvants volatils Les applications proposées des dérivés cellulosiques pour cet usage général comprenaient l'application,
à la manière d'une colle ou @
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vernis ,de solutions ou suspensions à solvant volatil préformées d'un dérivé cellulosique ;et aussi la trans- formation en un dérivé cellulosique colloïdal d'une par- tie de la fibre cellulosique * dont l'une ou chacune des couches assemblées peut être composée* A la connaissance de la demanderesse ,ces propositions n*ont eu tout au plus qu'un succès partiel la matière adhésive (qu*il s'agisse d'une colle ou d'un dérivé cellulosique) pré- parée et appliquée ,ou préparée par la conversion par- tielle de fibres de tissu.ayant pour effet de produire une raideur excessive dans le produit final si la ma- tière adhésive était présente en quantité adéquate pour unir les diverses feuilles par collage ,
ou bien dans le cas d'un dérivé cellulosique produit par conversion des fibres mêmes du tissu ,produisant un effet parcheminé in- compatible avec une faculté d'adaptation complète aux u- sages normaux d'un ouvrage textile à supposer que la pro- portion de fibre ainsi convertie suffise à accomplie le collage d'une façon adéquate.
A la connaissance de la de** manderesse , ou en tant qu'elle a pu l'observer au cours de diverses expériences et démonstrations les défauts principaux des tissus composés de couches superposées et collées qui ont été fabriqués par les méthodes antérieure- ment eennues , consistaient soit dans une raideur exagérée, soit dans une jonction insuffisante entre les éléments du tissu composé ,ce second inconvénient étant éprouvé alors même que la matière cellulosique adhésive était employée en grande quantité et produisait par conséquent les carac- téristiques de raideur et de consistance parcheminée qui rendent la structure composée impropre à l'usage normal comme tissu textile,
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La demanderesse a découvert que si l'on imprègne deux ou plus de deux couches de tissu de. coton individuelle- ment et simultanément de réactifs agencés pour convertir une partie des fibres cellulosiques en une solution cellulosique colloïdale et si ces couches sont en contact ou sont ame- nées en contact les unes avec les autres pendant qu'elles contiennent par absorption les réactifs ,et restent ainsi en contact pendant que l'action dissolvante est encore en cours une union intime et permanente des diverses couches constituantes de tissu sera produite à l'aide d'une propor- tion de matière cellulosique nettement insuffisante pour diminuer ou dégrader le toucher doux et la souplesse de la matière textile qui ,
tout en possèdant un volume et une .robustesse augmentés et proportionnés à l'épaisseur du pro- duit feuilleté , conserve aussi bien comme aspect qu'au toucher les caractéristiques que doit possèder une matière textile adaptée à des usages normaux ; les fibres du tissu si celui-ci est en coton ,peuvent être converties en partie de manière à ressembler à la toile , ceci constituant en soi une transformation précieuse* D'autres caractéristiques de la présente invention ressortiront de la description qui suit du procédé par lequel la demanderesse propose de fabri- quer le tissu textile feuilleté suivant 1* invention*
Dans une demande de brevet déposée aux Etats-Unis par Mr.
Bénis Déposez le 22 septembre 1924 sous le n 739201, on a décrit un traitement de matières cellulosiques qui est brièvement le suivant
Une matière fibreuse cellulosique (fibres de coton, de jute* de lin, de ramie, de bois ou autres fibres végétales), par exemple une étoffe de coton ,est d'abord uniformément humectée à l'aide d'une solution alcaline telle que la soude caustique par foulardage , par immersion et pressurage ,ou de toute manière propre à assurer une distribution uniforme,
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sur les surfaces ou dans les interstices capillaires du tissu du réactif ou de la solution activante.
Quand le réactif alcalin est ainsi appliqué on peut obtenir à la fois une concentration prédéterminée du réactif et une te- neur mesurée et prédéterminée en eau et en alcali par rap- port au volume de cellulose ou à la surface effectire de la matière textile.
II convient que la concentration de la sou- de caustique ainsi appliquée ne soit pas de beaucoup supé- .rieure à 20 Twaddell et soit par conséquent insuffisante en soi pour déterminer aux températures normales et pendant la durée normale du traitement aucun effet chimi- que notable autre que l'adsorption, comme la mercerisation, sur le contenu-cellulosique du contenu alcalin*
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/ Quand on prépare la matière en l*associant de - cette manière à un réactif alcalin , 9 ilaesociation capiez /de la laire et dtadsorpt1on/avec le réactif alcalin empêche ce- !/# i\ matière lui-ci de quitter les surfaces et les vides capillaires de la matière lors une immersion subséquente dans un solvant de matière ou convertisseur de cellulose.
Ceci est impor- tant parce que , alors que le réactif alcalin est nécessaire pour activer le solvant ,on est ainsi sur que le solvant ne sera dégradé par aucune diffusion sensible du réactif alcalin activant se séparant de la matière textile ou cellu- losique et pénétrant dans le bain de solvant* La réaction sera ainsi localisée et limitée aux surfaces et aux inters- tices capillaires de la matière fibreuse ;
on évite l'acti- vation et la décomposition du bain de solvant et il en ré- sulte d'autres avantages
Quand la matière fibreuse ou textile amène ainsi un pourcentage mesure d'un réactif activant qui agit en premier lieu suivant sa nature physique chimique ou ca- talytique , en présence d'un solvant (par exemple qu@nd un
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tissu de coton introduit une solution de soude caustique dans une solution de cuivre ammoniacale), il en résulte une réaction en trois parties à laquelle participent le ré- actif activant (soude caustique) 9 le solvant (solution de c@prammenium)
et la surface 9 les solutions ou 1* extension colleidale cellulosiques naissantes formées au siège de la réactions
Plus particulièrement. et à titre d'exemple le procédé préféré sera réalisé en faisant passer une cou- che continue de tissu de coton à travers une solution de soude caustique (environ 19 Twaddell) en pressant entre des rouleaux ,en conduisant alors la couche humectée de caustique promptement dans et à travers une solution de cuprammonium , pressant , neutralisant lavant étendant et séchant* Un bain dissolvant convenable contient 18 kilos de sulfate de cuivre dans 32 litres d'eau ammoniacale con- centrée du commerce cette dissolution étant additionnée d'eau pour porter le volume à 113 litres.
L'immersion du tissu dans le bain de solvant peut avoir une durée effective réelle de trois à cinq secondes Des variations de poids et de texture du tissu exigeront des variations de concentra- tion des réactifs et de durée d'exposition au traitement
Pour réaliser l'invention 9 on applique préfé- rablement le traitement décrit ci-dessus simultanément à deux couches de tissu ,
à la fois dans la phase prélimi- naire dimprégnation de caustique et dans la phase suivante du solvant au auprammonium les deux couches étant amenées en contact intime pendant qu'elles sont encore saturées du réactif caustique et de la solution de cuprammonium et étant maintenues Juxtaposées pendant que la réaction en trois par- ties entre l'alcali caustique le cupremmonium et la cellu- lose s'effectue encore aux surfaces et dans les interstices Capillaires de la matière textile fibreuse.
La demanderesse
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a en outre découvert que si les surfaces des deux couches qui sont ainsi destinées à être juxtaposées sont rendues rugueu- ses en les lainant avant que l'imprégnation de caustique ait lieu l'union finale des feuilles composantes en un tissu feuilleté d'une seule pièce est rendue plus intima et plus sûre.
Un appareil à l'aide duquel le présent procédé peut avantageusement être réalisé et le nouveau produit obtenu est représenté schématiquement sur le dessin annexé dans lequel :
Pige 1 représente les rouleaux fournisseurs de tissu la cuve activante à caustique et ses rouleaux , la. cuve à solvant de cuprammonium et ses rouleaux et une partie d'une machine à dérailler ,le tout en vue de côté,.
Figa 2 représente en plan les mêmes 'éléments , les rouleaux fournisseurs de tissu n'étant pas représentésa
Fig. 3 représente en vue de coté l'extrémité de distribution de la machine à dérailler et un appareil à acidifier et à lavera
Fig. 4 est un détail à plus grande échelle des feuilles traitées et des rouleaux presseurs$
Pige 5 représente les éléments d'une laineuse
Conjointement avec la description précédente du traitement préféré d'un tissu de coton ,l'avancement de deux couches à travers l'appareil représenté fera comprendre, à titre d'exemple , la présente invention*
Deux rouleaux de tissu de coton 1.
et 2 sont si- multanément déroulés par le tirage des systèmes de rouleaux R1 et R2 et de la machine à dérailler M, tous ces éléments étant ajustés pour une action de translation à une vitesse constante Les tissus 1 et 2 sont d'abord tirée à traversin cuve à bain caustique T1 dans laquelle chaque tissu reçoit
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une proportion prédéterminée de solution caustiques Les tissus passent alors à la cuve à bain de cuprammonium T 2 dans laquelle la solution de solvant de cuprammonium pé- nètre dans les interstices capillaires des deux tissus si- multanément et se mélange avec le réactif caustique déjà associé aux fibres cellulosiques La réaction entre le caustique * le
cuprommonium et la cellulose commence si- multanément et progresse à la même vitesse dans les deux feuilles et cette réaction persiste après que les feuil- les sont sorties du bain de la cuire ± Dans leur passage entre les rouleaux r1 et r2, les deux couches sont pres- sées l'une contre l'autre , à l'aide d'une pression qui n'a pas besoin d'être élevée et se meuvent ensuite ensemble et à l'unisson.
De préférence chaque tissu aura été lainé sur, une face par exemple par une laineuse planétaire indiquée schématiquement sur la fig. 5 ,le tissu passant du rouleau fournisseur à travers le dispositif laineur.
1 et se réenroul&nt sur le rouleau b. Les deux rouleaux représentés fig. 1 sont disposés de telle sorte que 1-%union des deux tissus 1, et 2, aux rouleaux r, r1 amène les faces lainées des tissus l'une contre l'autre comme représenté fig. 4.
En quittant le système de rouleaux R2 , les tissus initialement unis et uniformément saturés des réac- tifs passent à la machine à dérailler M. La réaction des surfaces fibreuses des tissus continue et il est préféra-
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ble qu'on lui permette d'épuiser les composants réactifs /cellulosique .de façon à produire la proportion prédéterminée de solution// 1- colloïdale avant que celle-ci soit durcie ou coagulée par les phases d'acidification et de lavage du procédés En quit- tant la machine à dérailler M le tissu feuilleté ,compose des deux couches 1 et 3, et de leur contenu de produit de ré-
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action ,
passe à la cuve d'acidification et de lavage g. dans laquelle d1 représente le compartiment contenant la solution acidifiante à acide sulfurique et d2, d3 des compartiments de lavage contenant de l'eau. En quittant ces cuves , le tissu , qui est maintenant une feuille à deux couches unies ,passe à travers des rouleaux pres- seurs R3 et arrive à des rouleaux enrouleurs R4 & Dans la pratique ,on a trouvé recommandable de soumettre ensuite le tissu à une seconde acidification suivie d'un lavage à l'eau ayant son passage aux chambres de séchage.
La vitesse de translation des tissus ,la con- centration des solutions alc@line et de cupr@ammonium et la durée de l'acidification et du lavage varieront bien entendu selon les différents poids , textures et matières des tissus soumis au traitement* Si les tissus fibreux sont feutrés comme l'est @e papier il faut tenir compte de la présence des ingrédients d'apprêtage ou autres et régler en conséquence les facteurs quantitatifs du pro- cédé*
Avec deux tissus de coton faits chacun de filé 80 , tant en ce qui concerne la chaîne que la trame , bat- tant et duite au voisinage de 80 à 100 ,les chiffres ci- dessous ont donné: de bons résultats.
Vitesse de translation des tissus 32 mètres par minute, Bain d'alcali ,solution de soude caustique à 22
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Twaddell , durée d'immeraion des tissus 6 secondées Bande j cuprammonitua , 182 kilos de sulfate de cuivre 680 litres /litres d'eau , 356/d'ammuafgtc (solution concentrée du nerf#e3 temps d'immersion 3 seoondesa Durée du passage à travers la machine à dérailler 55 secondes. Première acidification 11 secondes dans de l'acide sulfurique à 12 Twaddell.
Seconde acidification dans de lacide sulfurique ) 12 T@addell sur une machine à teindre ordinaire Jusqu'à ce que
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la coloration de cuivre ait été entièrement enlevée ; durée environ 1 à a heures.
En raison du fait que la réaction commence sensi- blement simultanément dans les diverses couches de matière cellulosique la proportion de matière cellulosique colloi- dale 9, l'ancrage des fibres cellulosiques dans cette matière et 1.altération superficielle du tissu considéré dans son ensemble sont tous sensiblement égaux dans les diverses couches élémentaires ,et la permanence de l'union de ces couches est la même en tous les points de la matières
L'importance que présente le fait d'amener les deux tissus en contact pendant que la réaction,
est encore en cours d'accomplissement dans leurs interstices peut être démontrée en arrêtant le mouvement de translation des tissus par exemple pendant une minute et reprenant alors le mou- vement6 On a trouvé que les longueurs des couches dans les- quelles la réaction est ainsi mise à même d'atteindre un état d'achèvement sensiblement complet dans chacune d'elles séparément ne sont mutuellement fixées si tant est qu'elles le soient , que très légèrement dans le produit fini* Quand les tissus ont été amenés en contact avant que la réaction cesse ,soit par épuisement des réactifs présents ,
soit par le traitement du tissu par un diluant la coagulation finale de la. cellulose colloïdale tend à se produire et cette cellulose devient une matrice dans laquelle sont noyées les fibres de tissu des couches adjacentes. Ce fait accompagné de l'entrelacement et du frisage de fibres individuelles qui ont eu lieu , a comme résultat d'unir les deux couches com- posantes très fermement l'une à l'autre , l'union étant plus solide que dans le cas où une matière colloïdale agit sim- plement comme colle ou lorsque le liant terminé ,appliqué à (ou complètement formé sur) une couche ,
est amené en contact avec l'autre couche*
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Le produit du procédé qui vient d'être décrit est un tissu feuilleté d'une seule pièce qui présente l'as- pect et le toucher de la toile et dont la consistance est analogue à celle d'un tissu de coton ou toile faiblement amidonné du même corps , de la même texture et de la même épaisseur* Quoique ce produit soit parfaitement lavable il redevient ferme sans être trop raide après séchage et repassage , et convient par conséquent pour la fabrication des faux-cols manchettes et articles de ce genre.
la mo- dification de la fibre cellulosique fait que le produit résiste à l'humidité et aux souillures ,de sorte què sous forme d'un vêtement, il conserve longtemps sa propre- té Comme la matière cellulosique agglomérante et renfor- @ gante est insoluble dans tous les liquides de lavage ordi-