<Desc/Clms Page number 1>
" Machine à couper le papier.
.La présente invention a pour objet une machine manuelle à couper le papier provenant d'un rouleau monté sur un support de la machine.
Dans un précédent brevet du 27 février 1926, j'ai décrit une machine de ce genre, dans laquelle l'organe coupeur était une lame de couteau lancée à la main le long d'un support con - tre lequel s'appuie la bande de papier à découper. La nouvelle machine se caractérise essentiellement par le fait que l'organe coupeur est une scie circulaire, portée par un chariot mobile le long des montants de la machine, l'axe de cette scie portant des galets appliqués contre les dits montants et la bande de papier, de façon à provoquer, 'lors de la descente du chariot, une rotation rapide de ces galets et de la scie.
D'autres particularités et avantages de la machine de l'in- vention apparaîtront au cours de la description ci-après, faite avec l'appui du dessin annexé, dans lequel :
<Desc/Clms Page number 2>
Fig.1 est une vue en élévation de face.
Fig.2 est une vue en élévation latérale..
Fig.3 est une coupe suivant la ligne III-III de la fig.2, certains détails étant supprimés.
Fig.4 est une vue détaillée du chariot porte-couteau, un des montants étant enlevé.
Fig.5 est une coupe verticale du chariot, suivant l'axe de la scie.
Fig.6 est une vue détaillée du mécanisme tendeur de chaîne @
Fig.7 est une coupe suivant VII-VII de lafig.6.
La machine comporte un support 1, formé de deux barres de bois assemblées en T. Ce support est monté sur roulettes 2 pour faciliter le déplacement de la machine. A un endroit convenable, sur l'axe longitudinal, la grande branche du T porte un montant vertical ¯3¯ qui supporte à son extrémité supérieure un collier a- movible 54 portant un bras 4 pivotant, terminé à son bout libre par une broche 5. D'aplomb avec cette broche 5, le support 1 por- te un pivot 6 sur lequel est enfilé avec intermédiaire de ron- delles, un plateau 7 portant en son centre-un moyeu 8 conique, fait de lames élastiques.
Ce plateau est destiné à recevoir le rouler, de papier, dont le canon central s'enfile sur la broche 6 et le moyeu 8, le bras 4 étant ensuite abaissé pour faire pé-. nétrer sa broche 5 dans l'autre extrémité du canon du rouleau.
Celui-ci se trouve ainsi supporté verticalement et est suscepti- ble de tourner librement sous l'effet de la traction opérée sur le papier.
Dans un des cotés verticaux de la longue branche du support 1, est encastrée et vissée une plaaue métallique 9, contre la- quelle est boulonné le montant vertical le long duquel se dépla- ce le chariot porte-couteau. Ce montant est constitué par' deux fers U 10, assemblés de façon à laisser subsister entre eux un intervalle étroit 11 sur toute leur longueur. L'assemblage est formé,à la partie supérieure, en recourbant vers l'extérieur, en 12, les deux fers U dont les ailes ont été enlevées à cet en-
<Desc/Clms Page number 3>
droit, et en interposant une lame rigide 13 à laquelle les deux fers U sont fixés, de façon à former un encorbellement 14.
A la partie inférieure une pièce 15 est engagée entre les deux U, et les boulons 16 traversent les deux U, cette pièce 15 et pénètrent 'dans la lame 9 et le support 1 (fig.7). L'encorbellement ou é- trier 14 supporte rotativement un arbre horizontal 17 sur -lequel est calé un rochet 18 situé exactement dans le plan de l'espace
11. Sur ce rochet 18 est jetée une chaîne 19 dont un des bouts est attaché à la partie supérieure du chariot porte-couteau, et l'autre bout à la partie inférieure de ce .chariot.
Le chariot est constitué (fi.4 et 5) d'une plaque métalli- que rigide 20, logée librement, mais exactement, dans l'espace
11, Cette plaque ressort de part et d'autre des deux fers U; d'un côté elle porte le pivot 21 d'un levicr coudé-22, dont les deux branches verticales, situées de part et d'autre de la plaque 20, sont réunies pour former le bras horizontal 35. Ce bras horizon- . tal est traversé, à son extrémité libre, par une tige filetée
24, à ailettes 25 de manoeuvre, dont le bout se visse dans un bras épaté 26 de la plaque 20, et peut venir s'appuyer sur une butée 27 formée sur cette plaque 20. Un ressort 28 est enfilé en- tre la tête de la tige 24 et le bras 23 du levier 22.
Chaque bras 22' de ce levier porte à son extrémité libre un galet 29, appuyé, par un réglage convenable de la vis 24, sur l'un et l'au- tre des montants 10.
De l'autre côté des fers U 10, la plaque 20 est enserrée en- tre les deux bras d'un étrier 30 (fig.5) et elle supporte égale- ment le pivot 31 de deux galets 32 appuyés contre chacun des montants 10. D'autre part, l'étrier 30 porte un axe rotatif 33, sur lequel sont calés deux autres galets 34 également appuyés contre les montants 10. Cet axe 33 porte en son milieu une scie circulaire 35 qui pénètre dans l'espace 11 entre les deux fers U 10.
Comme le montre clairement la fig.4, l'axe 33 est simplement logé dans 'deux encoches 36 formées dans les bras de l'étrier 30, la tension du ressort 28 assurant le maintien de cet axe dans ses
<Desc/Clms Page number 4>
logements. Ceci permet l'enlèvement aisé de la scie-35 pour son remplacement ou son affutage.
A la plaque 20, et à l'intérieur des deux fers U, est atta- ché un bout de la. chaîne 19.
Celle-ci se prolonge entre les montants 10, à la partie in- férieure desquels elle contourne deux poulies ou rochets 37 pour remonter, extérieurement aux fers U, vers le rochet supérieur 18.
Les axes 38 des poulies 37 sont portés par deux plaques métalli- ques 39 assemblées, entre lesquelles est emprisonnée la tête d'un boulon 40. Ce boulon traverse une douille 41 formée à l'extrémité de la pièce 15 (fig.6 et 7) et il reçoit, entre son écrou 42 et la dite douille, un ressort 43.
La pièce 15 se termine,à son autre extrémité, par une douille identique 44, traversée par un, boulon 45 sur lequel est enfilé un ressort 46. Ce boulon est dans la verticale passant-par l'axe de l'étrier 30.
Sur l'axe 17 (fig.20 est calé, extérieurement à l'étrier 14, un excentrique 47, sur lequel est frappé -le bout d'une courroie 48 terminée par une poignée 49. Des flasques 50 forcent la cour- roie à s'enrouler sur la.jante de l'excentrique et une lame de ressort 51, portée par une broche fixée à l'étrier 14, s'appuie sur le dite courroie. D'autre part, l'axe 17 porte le bout d'un ressert spirale 52, dont l'autre extrémité est fixée à une broshe rigide 53 de l'étrier 14. Ce ressort fend à faire tourner l'axe 17 d?.ns le sens de l'enroulement de la courroie 48.
Enfin, le collier 54,porte un étrier en forme d'U, dont les deux ailes sont percées d'encoches pour recevoir une tige 57 ri- gide, traversée par une vis 55 avec ressort de réglage 56.
Sur la tige 57 est librement enfilé un galet 58. Ce galet s'appuie élastiquement contre le face du montant 3'.adjacente à celle portant le bras 4, par suite du ressort 56 et de la prof on- deur de l'encoche inférieure de l'étrier en U.
Le montant 3 est de préférence relié aux montants 10, par exemple en 59.
Le rouleau de papier ayant été monté sur le plateau 7,corme
<Desc/Clms Page number 5>
il a été indiqué, on amène la bande déroulée contre le montant
3, entre celui-ci et le galet 58, puis on la fait passer contre la face des montants 10, sous la scie 35 ramenée à sa position supérieure. On déroule la bande de papier jusqu'à ce que l'en - droit où la coupure doit être faite soit en regard de l'espace
11 entre les deux u. On tire alors brusquement, et à fond, sur la poignée 49. Ceci a pour effet d'imprimer à l'axe 17 un vif mouvement de rotation, le rochet déroule rapidement la chaîne 19, 'ce qui provoque une descente rapide du chariot porte-couteau.
Ce chariot est guidé dans tout son mouvement par les galets 29, 32 et 34, ces derniers déterminant, par leur rotation rapide, une rotation semblable de la scie 35, laquelle coupe, suivant un trait parfaitement net, la bande de papier sur toute sa hauteur.
Cette rotation de l'axe 17 a également pour effet de tendre le ressort 32 et dès que la poignée 4 est lâchée, et que la force vive acquise par le chariot e'st épuisée, ce ressort se détend et ramène automatiquement le chariot à sa position supérieure.-Il est préférable d'enrouler la courroie 48 sur une came, de façon à avoir au départ le plus grand rayon, ce qui donne une vitesse tendant à augmenter pour vaincre la résistance croissante du ressort 52.
De plus, en fixant,la courroie à l'endroit du plus petit rayon, il est ainsi permis de n'enrouler sur l'excentrique qu'une longueur de courroie plus faible que celle nécessaire pour faire tomber le chariot à fond de course; on pourra ainsi donner un plein effort sur la poignée 49, le chariot descendant à fond par sa force vive, et ce, sans craindre d'endommager le chariot. Cet endommagement serait inévitable si la courroie s'enroulait sur une poulie, l'ouvrier ayant tendance alors à tirer pendant toute la course du chariot.
Le boulon 45 sert d'amortisseur au chariot à fin de course descendante, et une lame de ressort 60 peut ttre prévue pour a- mortir ce chariot lors de son mouvement vers le haut.
Le boulon 40 avec son ressort 43 agit de la mime façon sur
<Desc/Clms Page number 6>
la tension de la chaîne, tout en permettant un léger mouvement d'oscillation de la pièce 39.
Il est à remarquer que, par l'emploi d'une chaîne et d'un rochet ? 8, on supprime le glissement néfaste inhérent aux câbles s'enroulant sur poulies, glissement qui doit absolument 'être évi- té pour obtenir un départ brusque et rapide du chariot et une coupe nette sans arrachement.
REVENDICATIONS.
1. Machine à couper le papier, du type décrit, comportant deux montants verticaux le long desquels se déplace un chariot porte-couteau dont l'organe tranchant pénètre dans un intervalle réservé entre ces deux montants, caractérisée en ce que le cou- teau est formé par une scie circulaire dont l'axe porte deux ga- lets appuyés contre les dits montants, de façon à provoquer la rotation rapide de ces galets - et de la. scie - par le mouvement de glissement du chariot le long des montants.