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DISPOSITIF DE OHAN6EMENT AU'MNATIQUE DE NA.7-MjT-M POUR METIERSA TISSER.
La présente invention a pour objet des dispositifs mécaniques permettant, dans les métiers à tisser, l'évacuation d'une navette épuisée et son rem- placement par une autre, sans que la vitesse du métier soit ralentie, et sans qu'aucun trouble soit apporté eon fonctionnement normal .
Dans ce but, la paroi postérieure de la botte de navette est rendue pivotante, et un ressort
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tend à l'ouvrir, mais un verrou la retient en position nor- male Aussitôt qu'une navette est épuisée ou la trame cassée et que le casse-trame ou le tâte-trame entre en action, ce- lui-ci provoque l'ouverture du verrou de l'arrière de boite, le battant étant encore dans sa position avant . Cette paroi pivote immédiatement et s'ouvre sans choc, en s'appuyant sur le devant fixe (ou poitrinière) du métier . Au coup de chas- se suivant, la navette épuisée vient s'engager derrière l'ar- rière de boite ; elle y aotionne en arrivant, s'il y a lieu, une ou des pièces ayant le même rôle que la languette (ou ar- lequin) habituelle des bottes ordinaires .
Cependant, en s'ou- vrant, l'arrière de boite avait soulevé le devant de boite (qui s'était verrouillé en position haute), et il avait pré- paré la manoeuvre de changement d'une navette nouvelle , Quand le battant s'approche de nouveau du devant du métier ou poitrinière, il provoque la poussée d'une navette neuve depuis un magasin fixe jusque dans la botte du battant ve- nant au devant de cette nave tte . En même temps, l'arrière de boite, butant contre la poitrinière, est repoussé à sa place normale .Quand le battant arrive à la fin de sa cour- se avant, le chargement est achevé, l'arrière de boite se varouille en position normale, le devant de botte est libéré et retombe à sa place ; la navette éjectée, qui pouvait se trouver encore retenue derrière l'arrière de boite, se trouve libérée et tombe ;
le métier reprend sa marche normale . Ce résultat se trouve atteint sans qu'il soit nécessaire de mo- difier en rien les caractéristiques du métier, moment et for- ce de la chasse de la navette, quels que soient le type, la nature et la forme de la navette, du taquet qui la pouase, on même (si on le désire) de la languette (ou arlequin) qui la freine, du ressort appliqué à cette languette , eta... La déviation de l'arrière de botte, le soulèvement du devant de botte, la préparation du chargement sont effectués aussi vite
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que possible, et bien avant la chasse de la navette à éjec- ter .
En outre, tout fonctionnement à oontre-temps est rendu impossible ; il importe en effet de ne pas lais- ser s'ouvrir l'arrière de botte quand il y a déjà une navet- te dans cette botte, sens quoi la navette peut être lançée en dehors et en avant du métier et blesser l'ouvrière ; dans ce but, un organe empêche absolument le déverrouillage,un tour tous les deux tours, chaque fois que l'accident précé- dent serait à craindre . Enfin, bien qu'aucun chargement ne puisse se faire sans éjection préalable, des dispositions sont prévues pour éviter des ruptures, et même l'arrêt du métier, si une navette nouvelle venait à être poussée con- tre la boite encore fermée ou déjà occupée .
Pour bien faire comprendre les prinoipes sur lesquels repose l'invention, on va donner, à titre d'exemple, la description d'un appareil adapté à un métier à tisser, à ros fixe . Cette description est illustrée par les figures 1 à 8 du dessin annexé, dans lequel :
La fig. 1 représente l'appareil en plan,
La fig. 2 est une vue en coupe le long de la ligne AA de la fig. 1,
Les fige. 3,4,5 et 6 représentent respecti- vement, à échelle un peu plus grande, les vues en coupes suivant les lignes BB, 00, DD, de la fig, 1, et la vue en bout ,
La fige 1 est relative à un dispositif acces- Boire, et la fig. 8 représente une variante d'exécution de l'un des organes de l'appareil .
Dans toutes les figures au dessin, on voit en 1, la pièce fixe horizontale de l'avant ou poitrinière du métier, en 2 le battant mobile, supporté par ses deux le-
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viers oscillants ou épées 3; en 4 le peigne ou ros fixé dans le battant .
On constitue sur l'une des extrémités du bat- tant une botte de navette par les pièces suivante s : une plaque de base 5 (où se trouve ménagée la rainure 6 du ta- quet lance-navette) ; un arrière de butte 7 (coupé partiel- lement en fig. 1) qui peut pivoter sur cette plaque autour d'un axe 8 ; un devant de botte 9 relié par deux bras 10, une traverse 11 (sectionnée en divers endroits sur la fig,l) et deux supports 12 à. un axe de rotation 13 porté par deux supports 14 et 15 solidaires de la plaque de base . Un res- sort (ici 'un ressort à lames 16 prenant appui en 17 sur le support extérieur 14) fixé à l'arrière de boîte tend à. ou- vrir celui-ci et à lui faire occuper la position inclinée qu'on voit en traite interrompus sur la fig. 1 .
Mais en marche normale, l'arrière de botte est maintenu fermé par une queue 18 (fig. 3) que porte son extrémité et que retient un verrou 19 fixé-sur et derrière le battant . Ce verrou
19 est lui-même, par son ergot 20, sous l'action d'un le- vier élastique 21 pivotant autour d'un arbre 22 fixé der- rière le battant et tout le long de celui-ci . A l'autre extrémité du ros, oetvarbre 22 porte (fig. 2) un autre le- vier 23 que peut venir frapper, pour le faire tourner un peu, une petite barre 24 ajoutée à la fourchette tte-tra- me 25 habituelle du métier . Cette fourchette 25 est arti- culée au bout d'un support 26 rigidement fixé à la poitri- nière .
L'arrière de botte est refermé, chaque fois que le battant s'approche de la poitrinière (fig. 3) , par une butée 27 (ici butée à billes) placée à l'extrémité d'u- ne queue antérieure 28 portée par le bout pivotant de l'ar- rière de botte Cet arrière de botte porte encore (figs.
1 et 5) une rampe 29, qui, pendant l'ouverture papivote- ment, vient atta.quer un galet 30 (ou une butée à billes) fixé à la traverse 11 réunissant les deux axes du devant de
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botte . L'ouverture de l'arriéra de boîte provoque donc la levée du devant de botte jusqu'à la position représen- tée en traits interrompus par les figures 4,5 et 6 .
Quand le devant de boite est levé, il se verrouille en position haute (figure 4 ) grâce au verrou 31, porté par le support 15, et qui vient s'appuyer sur la pièce d'appui 32 solidaire du devant de botte . Mais le déverrouillage est provoqué par la butée 33 que porte l'arrière de botte, quand celui-oi revient en position normale et frappe la queue 34 portée par le verrou 31 .Le devant de boîte peut alors retomber, et se verrouille de nouveau, en position normale, par son autre verrou 35 porté par sa pièce 9 (figure 3) . Ce verrou 35 en effet stengage sous la gêche 36 que porte la queue 28 de l'arrière de botte quand ce- lui-ci est refermé .
L'axe 13 du devant de boîte porte encore à son extrémité extérieure (fig. 6) une came 37 qui pivote avec lui . Cette came fait dévier, de la position en traits pleins à celle en traits interrompus, un levier de chargement 38 pivotant autour d'un axe 39 fixé au support 14, et portant un galet 40 à son extrémité antérieure . Ce Galet relevé, en s'approchant de la poitrinière, vient at- taquer le levier 41 d'un magasin de chargement porté par la poitrinière du métier . Ce magasin comporte essentielle- ment, sur une plaque de base 42, une botte à navettes 43, dont le fond peut êtrebalayé par un poussoir 44, qu'en- traîne par son ergot 45 le levier de chargement 41 pivotant autour de son axe fixe 46 .
Il faut signaler encore, avant d'expliquer le fonctionnement , que l'intérieur de l'arriè- re de boîte laisse rentrer et sortir (fig. 1) la languette ou arlequin 47 existant habituellement sur les métiers à tisser à ros fixe , et sur lequel agit la navette arrivant dans la botte .
Cet arlequin pivote autour d'un axe 48 fixé à l'arrière de boîte, et par sa queue 49, peut faire dévier la virgule 50 habituelle du métier, virgule solidaire du - levier de butoir (non représenté) et par laquelle se trans-
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à l'arlequin l'effort d'un ressort (non représenté ) fret- nant la navette à son arrivée dans sa boite . on remar- quera ici la position non habituelle du pivot 48 de l'ar- lequin, oscillant vers l'extérieur, et celle de la virgule
50, transportée vers l'extrémité du métier . Autour de l'axe 48 se trouve encore articulé un deuxième arlequin 51, dit arlequin d'éjection, qui, par sa queue 52, peut agir également sur la virgule 50 .
Les autres organes ou les détails de l'appa- reil seront passés en revue au cours de l'explication du fonctionnement .
Quand le métier à tisser bat d'une façon nor- male avec une navette pleine, tous les organes occupent les positions représentées par des traita pleins . L'arriè- re de botte est fortement retenu par son verrou 19 (fig.3) dont on remarque le bec qui mord dans une rainure en re- trait . Mais à chaque coup de battant, en position avant, la butée 27 de l'arrière de botte vient toucher la poitri- nièra et oblige celle-ci à reculer quelque peu (deux milli- mètres par exemple), si bien qu'à ce moment (position en traits interrompus à droite sur la figure 3) le bec du ver- rou 19 pourrait être dégagé facilement de la rainure .
Mais ce verrou, relevé par un petit ressort, ne se dégage pas , si la petite barre 24 de la fourchette n'agit pas alors sur l'arbre 22; l'arrière de botte demeure donc verrouillé quand le battant recule .
La petite barre 24 (fig. 2) agirait sur le levier 23, sur l'arbre 22 et par suite sur le verrou 19 si la fourchette n'était soumise à aucune aotion extérieure, car son repos normal est la position en traits interrompus de la fig. 2 . Mais quand la navette, arrivée dans la botte opposée, a laissé derrière elle en 53 un fil ou duite inter-
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posée entre le ros 4 et les dents 25 de la fourchette, cette duite fait relever la fourchette de la manière oon- nue, si bien que la petite barre 24 passe en dessous du beo du levier 23, sans frapper celui-ci . Le coup suivant , quand la navette est dans la boîte déjà décrite et qu'il ne peut pas y avoir de duite entre le ros et les dents de la fourchette, il convient d'empêcher le choc de la barre 24 sur le levier 23 .
On y parvient en soulevant alors la queue de la fourchette par le galet 54, articulé autour de l'axe fixe 55, et commandé par le levier 56 . Ce levier re- çoit son mouvement d'une came (non représentée ) montée sur l'arbre habituel qui, sur tous les métiers, tourne à demi-vitesse, came réglée pour soulever ainsi le galet un tour sur deux quand le battant est en avant . Tant que le métier fonctionne ainsi normalement , la navette entre dans la boîte déjà décrite ; elle y agit sur l'arlequin 47, et par suite sur la virgule 50, comme on l'a déjà expliqué.
Puis elle est relançée normalement par le taquet 57 normal du métier, coulissant dans sa rainure 6 et glissant, s'il y a lieu, sur sa tringle de guidage 58 .
Mais si, lors d'un coup'convenable, la duite 53 vient à manquer, le déclenchement du mécanisme se pro- duit . La petite barre 24 viendra alors frapper dans la rainure de son bec le levier 23 qutelle entraîne un peu (de cinq millimètres par exemple ) et qui provoque la rota- tion de l'arbre 22 . Avec cet arbre (fig. 3) tourne le le- vier élastique 21 . Celui-ci appuie sur l'ergot 20 fixé la- téralement au verrou 19 . Tout d'abord celui-ci est forte- ment engagé par son bec dans laqueue 18 de l'arrière de boite . Le levier 21 n'a pas assez de force pour l'abaisser et ne peut que se courber en se bandant .
Mais quand le bt- tant, continuant sa course avant, arrive à dégager le ver- rou 19 de sa rainure, comme dit plus haut,le levier 21 ban-
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dé par vient à abaisser le verrou 19 . Quand le battant recu- le ensuite, le verrou 19, toujours retenu en bas, laisser l'arrière de botte 7 s'ouvrir sous l'action de son ressort
16, et cela Sans choc, puisque la butée 27 reste appliquée sur la poitrinière jusqu'à l'ouverture complète .
En s'ouvrant, la queue 28 de l'arrière de botte commence par dégager la gâche 36 du verrou 35 du devant de botte, qui se trouve libéré . Puis la rampe 29 attaque le galet 30, comme déjà dit, et soulève le vevant de boite . Ce- lui-ci prend la position représentée par les traits interrim- pas des figures 4,5 et 6, et se verrouille en position hau- te grâce au verrou 31 , comme on l'a déjà expliqué .
De même, la came 37 relève en position horizontale le levier de charge- ment 38 .Tous ces mouvements sont achevés quand la butée 27 quitte la poitrinière, c'est-à-dire pendant environ la pre- mière demi-course arrière du battant .0'est pourquoi, il con- vient de prévoir (fig. 6) le soulèvemént possible du levier 41 du magasin, car le galet 40 en se relevant vient déjà l'at- taquer par dessous en se reculant ; dans ce but ce levier 41 possède en 59 une charnière qui permet son basculement vers le haut, mais non pas vers le bas .
Quand, vers la position arrière du battant, la navette vide revient vers la boîte, elle trouve donc l'ar- rière de botte dévié ; elle s'engage, en s'inclinant un peu, derrière la parai postérieure de cette pièce, entre celle-ci et l'arlequin d'éjection 51 . Normalement cet espace va en s'amincissant et ne peut loger une navette que si l'arlequin d'éjection 51 recule en repoussant avec lui la virgule 50 .
La déviation de l'arrière de botte ne change pas cette air- constance parce que la virgule est disposée derrière l'axe d'oscillation 8. La navette éjectée doit donc entrer dans l'espace d'éjection en repoussant la virgule, ce qui la frei-
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ne d'une part, et dégage le butoir d'arrêt d'autre part, comme pour une navette normale non éjectée .Si la navette s'arrêtait en route, en face du support ou épée 3 par exem- ple, la virgule ne serait pas déviée et le métier s'arrête- rait en butant sur son butoir normal . La Bavette éjectée demeure d'abord entre l'arrière de botte et l'arlequin d'éjec- tion, que le ressort de virgule presse contre elle, et elle demeure aussi supportée en partie par la plaque de base 5 .
Le battant continuant son mouvement de retour en avant, le rainure du galet 40 attaque le levier du magasin (fig. 6, en traits interrimpus),la fait tourner malgré, son ressort, entraîne le poussoir 44 . Celui-ci attaque la navet- te du fond du magasin, etla projette en avant pendant que le battant avance . La navette passe sous le devant de boîte relevé (fig. 5) Mais en marne temps, la butée 27 a retrouvé la poitrinière, et l'arrière de botte se remet en position normale . A la fin de la course avant du 'battant, l'arrière de boîte remis en place se verrouille de nouveau en 19, la navet- te estpressée à fond dans sa boîte par le poussoir, le de- vant de boîte libéré par la butée 33, retombe et enferme la navette neuve ; en retombant il se verrouille par 35 et 36.
Cependant, la navette éjectée a été repoussée par l'arrière de boîte hors de la plaque de base ; la virgule est poussée à fond par l'arlequin normal 47, que la navette neuve repous- se à fond dans son logement ; la pression du ressort de virgu- le cesse donc de s'exercer sur la navette éjectée, qui, n'ayant plus de support, tombe et s'évacue . Quand le battant recule, la rainure du galet 40 se dégage du levier de magasin, et le galet retombe à sa place normale , cependant que sous l'ef- fet de son ressort, ce levier ramène le poussoir 44 en posi- tion arrière normale . Une navette pleine tombe au fond du magasin et tout est prêt pour un fonctionnement nouveau .
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Le mécanisme peut, si on le désire, être ac- compagné de divers dispositifs accessoires de perfectionne- ment ou de sécurité . J'est ainsi que l'on voit sur la fi- gare 1, en coupe, au droit de l'épée 3, une languette 60 qui se trouve aussi articulée autour de l'axe 48 des arle- quins . Cette languette traverse vers son extrémité la paroi postérieure de l'arrière de boîte . Quand cet arrière de botte dévie vers l'avant, la languette 60 poussée par un ressort 61 fait légèrement saillie . 0'est contre elle que la navette éjectée vient d'abord frapper ; celle-ci, au lieu de rencontrer une surface rigide, frappe donc une languette montée sur ressort, qui cède et amortit le choc, en aidant la navette éjectée à prendre sans soubresaut sa direction oblique vers la botte d'éjection .
Fo ur retenir au fond du magasin, sans qu'elle tombe en avant, la première navette neuve à charger, on voit sur les figures 1 et 5 deux verrous 62 montés au bout de tiges plates 63 qui sont articulées en 64 sur la plaque de base en dessous du poussoir . Un ressort tend à relever chaque tige 63 avec les verrous 62 . Quand le poussoir s'a- vance , avant d'attaquer la navette neuve, il commence par passer sur de petites rampes 65 portées par chaque tige plate ; ce mouvement fait abaisser les tiges et dégage les verrous 62 de la navette ; le poussoir attaque ensuite la navette .
Il en résulte que si un char gênent intempestif tendait à se faire, la navette déjà sortie du magasin pour- rait g rentrer, repoussée par le devant de botte, en repas- sant au-dessus des verrous 62 . Il faut encore pour cela que le poussoir 44 puisse reculer, malgré l'attaque du galet 40 sur le levier 41 . A cet effet, ce levier 41 est inter- rompu en 66 par une articulation avec butée 67, qu'un res- sort (non représenté) tend à rendre rigide, mais qui est ca- pable néanmoins de céder en cas d'effort excessif . De même, pour permettre la rentrée au fond du magasin d'un navette
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qui en serait sortie, il faut empêcher la descente sur le poussoir d'une navettesupérieure .
Dans ce but, quand le poussoir s'avance, une rampe 68 qu'il porte attaqua les ga- lets 69 d'un ou deux leviers élastiques articulés en 70 ; ceux-ci provoquent l'application sur la navette supérieure de tampons 71, qui forment frein ur cette navette, et la re- tiennent en 'l'air tant que le poussoir n'est pas revenu à sa position d'attente ; alors seulement la navette libérée peut tomber au fond du magasin, si la place est libre .
L'introduction d'une navette nouvelle ne peut s'effectuer que si le taquet 57 est bien revenu à sa posi- tion d'attente en bout du battant . On peut assurer cette con- dition par les moyens connus . On peut encore ramener le ta- quet, s'il était demeuré en route, en le poussant par le bas au-dessous de la plaque de base (figures 1 et 6) au moyen d'un levier 72 pivotant autour d'un axe 73 fixé au battant . Un autre levier 74 avec galet vient buter à chaque coup contre une rampe ou surface fixe 75 et pivote en entraînant avec lui le levier 72; un ressort ramène ensuite l'ensemble à sa posi- tion normale, effaçant le levier 72 de la rainure 6 pendant le coup de chasse .
La fig. 7 représente par une vue de face et vue de coté un organe auxiliaire non indispensable, mais souhaita- ble en cas de changement de navette par fourchette oasse-tra- me . Dans ce cas, en effet, un, deux ou trois coups de bat- tant sont donnés sans qu'aucune duite soit insérée dans le tissu, et la qualité de celui-ci peut en souffrir .Piur évi- ter ce défaut, il convient d'arrêter l'appel du tissu par le régulateur d'appel ordinaire pendant un, deux ou trois coups., comme on le jugera bon . Dans ce but, on fait soulever le contre-cliquet de ce régulateur, p&r un intermédiaire non re- présenté, en utilisant le mouvement du levier de magasin ou du poussoir .
On sait en effet que l'avancement du tissu est provoqué par le mouvement alternatif d'un cliquet 76 qui par- tioipe au mouvement du battant, pour entraîner une roue à ro- chets (non représentée) dont le recul est empêché par un
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contre-cliquet 77 .Au cliquet 76, on fixe, per une tige
78, plusieurs ergots saillants 79 . Au contre-cliquet 77 on fixa deux petites pièces 80, pivotant chacune autour d'un axe 81, légèrement décalées l'une par rapport à l'au- tre, et séparées par une distance moindre que celle qui sépare les ergots ; le poids de ces pièces les maintient dans la position représentée en traits pleins, mais si on appui sur leurs rampes 82, elles prennent la position re- présentée par des trait: interrompus .
Cela étant, quand on veut arrêter pendant quelques coups l'action du régula- teur, on fait soulever le contre-cliquet de manière à fai- re passer les rampes 82, par basculement au-dessus des er- gots 79 (c'est ce que fera le levier ou le poussoir du magasin } Quand le contre-cliquet est ensuite abandonne, chaque rampe 82 repose à son tour sur chaque ergot 79, en commençant par le plus haut et ne peut se dégager que par un trajet en zigzag ; en effet chaque mouvement en avant ou en arrière du cliquet 76 qui entraîne les ergots, dégage l'un d'eux de la rampe qui repose sur lui pour laisser re- tomber l'autre rampe sur l'ergot inférieur ; à chaque course double correspond uns chute égale à la distance qui sépare deux ergots ;
quand tous les ergots ne sont dégagés des ram- pes, le contre-cliquet peut revenir, en prise aveo la roue à roohets pour que le régulateur d'appel agisse de nouveau
Il est bien entendu que l'on peut apporter à l'invention bien des variantes de réalisation sans que l'on s'écarte des principes sur lesquels elle repose .
Par exem- ple, l'arbre de transmission 22 entre four chette et verrou principal peut occuper une autre position sur le bat tant ; l'arrière de botte peut comporter une autre espèce de res- sort ; l'ensemble pivotant du devant de boite peut être cons- truit autrement que représenté ; les verrous peuvent occu- per d'autres positions, les points d'articulation deseux
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arlequins peuvent être indépendants, etc..
En particulier,, un bon moyen de relever le devant de boîte consiste à pro- longer l'arrière de 'boîte par une pièce qui passe au-des- sus du ressort à lames 16 et se termine par un galet à l'extrémité du battant ; ce galet peut attaquer une rampe à peu près verticale fixée sur l'axe extérieur 13 du de- vant de botte ; un tel mode d'attaque supprime en effet tou- te poussée verticale sur l'arrière de boîte pendant le relè- vement du devant de boîte .
Il n'est pas non plusenécessaire que la virgu- le 50 soit disposée vers l'extrémité du battant . On peut la laisser à sa place habituelle, près de l'épée, comme on le voit sur la figure 8 . On y reconnait l'arrière de boîte 7 tronqué et l'arlequin d'éjection 51 . Cet arlequin d'é- jection attaque alors la virgule 50 par l'intermédiaire d'un levier 83 articulé sur l'extrémité du battant.L'arle- quin porte un galet ou ergot 85 qui s'engage dans la rainu- re 86 du levier 83 ; cette rainure est à pe u près concen- trique avec l'axe 8 de rotation de l'arrière de boite . Il en résulte que quand cet arrière de boîte s'ouvre (posi- tion en traits interrompus) en entraînant avec lui l'arle- quin d'éjection, sa rotation n'influence pas le levier 83 .
Quand la navette éjeotée arrive, elle écarte l'arlequin d'éjection de l'arrière de boîte, exerce donc une pression sur l'ergot 85 qui, par la rainure, entraîne le levier 83 et déplace la virgule .
Il n'est pas davantage nécessaire que l'arle- quin principal soit articulé du côté opposé au coté exté- rieur . Un arlequin du type habituel, pivoté près de l'axe 8 convient très bien, pour agir sur une virgule disposée à sa place habituelle comme en figure 8 . Mais en pareil cas, l'extrémité pivotante de l'arlequin normal trouve difficile- ment sa place dans l'épaisseur réduite de l'arrière de botte
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au moment où elle doit s'y effacer . On peut remédier à ce défaut en utilisant an arlequin bombé, constitue par deux pièces articulées vers le milieu de sa longueur, si bien que l'arlequin peut faire une saillie suffisante dans la boite avec sa partie bombée, et rentrer complètement dans l'intérieur,de l'arrière de botte parce que la partie bombée s'affaisse en y rentrant .
On peut encore admettre que l'ex- trémité pivotante de l'arlequin passe au travers de la paroi de la place réservée jusqu'ici à l'éjection . Mais il con- vient alors d'articuler l'arlequin d'éjection, non plus sur l'arrière de botte, mais sur un axe solidaire de l'arlequin principal, de telle sorte qu'au moment du chargement , quand une navette neuve repousse l'arlequin principal, celui-ci entraîne avec lui l'arlequin d'éjection, avec la navette éjec- tée sur le point d'être évacuée .
Le mécanisme décrit peut s'adapter aux mé- tiers pourvus d'un peigne mobile ; ;,il y a même simplifica- tion, en ce sens que la navette n'a plus besoin de déplacer une virgule, et qu'il suffit de la freiner par un des moyens connue quand elle arrive dans sa botte d'éjection comme dans sa botte normale .
Le fonctionnement du mécanisme, au lieu d'être commandé par une fourchette casse-trame, comme on l'a décrit, peut l'être, avec la même facilité,par un die positif tête-trame quelconque, pour changer de navette quand celle en service va se trouver bientôt épuisée . En effet, pour provoquer le déclenchement du mécanisme, il suffit de déplacer en face du bec du levier 23 une petite tige ou barrette, à peu près horizontale, analogue à la pièce 24 fixée sur la fourchette . Un très faible effort et un très faible déplacement suffisant pour cela , ce qui rend la commande aisée par tout appareil tuteur, et géné- ralement par un appareil de contrôle quelconque qui trans- mettrait son ordre à une telle petite tige ou barrette .
Par exemple, une telle pièce peut prendre la place de la petite barre 24 de la fourchette; elle peut ausi coexister avec elle, agissant sur le même levier 23 de l'arbre 22
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de déverrouillage ; elle peét aussi agir sur un autre levier disposé ailleurs et autrement pour agir finalement sur le verrou principal 19 d'une manière analogue à celle qui a été décrite . On prends seulement soin d'agir sur cette neuve 1- le petite tige un tour sur deux, par la came de sécurité dé- crite, comme le font le levier 56 et le. galet 54 décrits sur la queue de la fourchette .
Dans cet ordre d'idées, on peut provoquer le changement de la navette après un certain nom- bre de coups du métier par exemple, ou de toute autre manière déterminée à l'avance , à l'aide d'une mécanique, ou à la main, sans que l'on ait jamais à craindre le fonctionnement à contre-temps , que la came de sécurité empêche absolument .
REVENDICATIONS.
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