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BREVET D'INVENTION.
" Perfectionnements apportés aux procédés et appareils pour obtenir des poudres desséchées de matières biologiques".
L'invention est relative aux procédés et appareils pour obtenir des poudres desséchées de matières biologiques, du genre de ceux pour lesquels ces matières sont d'abord con- gelées, puis pulvérisées., et enfin desséchées.
Elle a pour but,surtout, de rendre tels, ces pro- cédés et appareils., qu'on puisse obtenir des poudres biolo- giques desséchées d'urle façon plus simple et beaucoup plus rapide que jusqu'ici, par conséquent avec possibilité d'aug- mentor considérablement la production, cela avec un prix de revient plus réduit.
Elle consiste,principaleemnt, à. obtenir la, dessic- cation des matières biologiques, après congélation et pulvéri- sation, par une compression appropriée s'exerçant sur la pou-
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dre congelée, la stérilisation, si elle.doitavoir lieu, état effectuée, sur la poudre,avant ou aprèsla dessicca- tion.
Elle consiste, mise à part cette.disposition prin- cipale,en certaines autres dispositions, qui s'utilisent de préférence en même temps et dont il sera plus explicite- ment parlé ci-après.
Elle vise plus particulièrement certains modes de réalisation desdites dispositions; et elle vise plus par- ticulièrement encore, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les appareils propres à la réali sation des procé- dés du gnre en question et comportant application de ces 1.9 les dispositions, les éléments et outils spéciaux propres È. l'établissement de ces appareils, ainsi que les poudres biologiques desséchées à l'aide de ces procédés et appareils, et que les installations utilisant de semblables procédés et appareils.
Et elle pourra, de toute façon, être bien compri- se à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins schématiques ci-annexés, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indi- cation.
La fie. 1 de ces dessins montre, en coupe vertica- le axiale, une presse propre à permettre de dessécher.de la poudre biologique et établie conformé.sent à l'invention.
La fig. 2 montre, en semblabe coupe, mais par- tielle, le cylindre de cette presse constitué d'une façon un peu autre qu'à la fig. 1
Les fig. 3 et 4 montrent, à plus grande échelle que précédemment, respectivement en coupe horizontale'sui- vant 3-3 fig. 1 (parties arrachées) et en coupe verticale p:rtielle suivant 4-4 fig. 3 , la presse représentée à la Fig.
1, ladite presse étant, sur les fig. 3 et 4, dans une orien-
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tation autre qu'à ladite fig. 1, à l'exclusion, pour rendre les dessins plus clairs, de lames y dessinées, qui ont con- servé leur position.
Selon l'invention, et plus spécialement selon ceux des modes de réalisation de ses diverses parties auxquels il semble qu'il y ait lieu d'accorder la préférence, se propo- sant d'obtenir, avec une matière biologique, une poudre des- séchée, on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
On commence par congeler la matière biologique, cela par des moyens quelconques déjà connus, à une tempéra- ture, variable suivant la nature des matières à traiter, suf- fisante pour arriver à un état solide propice à la pulvérise.- tion de ladite matière.
La congélation ne doit pas être trop rapide pour permettre à l'eau de constitution de se séparer des colloi- des qu'elle tient en suspension, d'abandonner les sels en solution et de pouvoir elle-même exouder dans les vides et espaces intercellulaires, car, sous l'influence du froid, la contraction des tissus et la plasmolyse chassent l'eau dans lesméats où elle se congèle.
Puison procède à la pulvérisation, cela par des moyens quelconques, de la matière congelée,
Enfin, on soumet la poudre obtenue, encore conge- lée , à une compression grâce à laquelle l'eau y contenue sera expulsée; compression.de valeur variable suivant la na- ture de la matière à traiter, qu'on a intérêt à rendre la plus grande possible, de façon à extraire le plus d'eau pos- sible, Parexemple, si le point de congélation du suc est -8 C., on sait qu'au-dessus de cette température, on a l'é- tat liquide et qu'au-dessous existe l'état solide. En consé- quence., les matières introduites da.ns l'appareil à établir doivent être à une température inférieure à -89 C., et aussi voisine que possible de cette température.
Cette'compression doit se faire sur la poudre ù
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l'état solide de manière à en obtenir un bloc compact et ser- ré sans solution de continuité, bloc où chaque grain de pou- dre occupe une position fixe. Elle doit être menée rapide- ment afin que la pression finale désirée soit atteinte avant que tout signe de dégel ait apparu.
La pression doit être maintenue sensiblement cons- tante pendant toute la durée de l'opération,, afin de s'exer- cer sur une masse toujours compacte emprisonnée dans une en- veloppe semi-perméable, c'est-à-dire étanche pour les matiè- res solides et perméable pour l'eau.
En satisfaisant.a ces conditions opératoires , on obtiendra, d'abord, avec le froid la séparation physique de l'eau, c'est-à-dire d'avec les matières solides et les sels contenus, puis, avec la pression, la séparation mécanique de l'eau, c'est-à-dire l'expulsion de celle-ci de l'appareil.
Cette compression peut être obtenue en ayant re- cours à un appareil pouvant être constitué de façons diffé- rentes, par exemple par une presse, hydraulique ou autre, a- vc cylirdre vertical fixe a, fermé à son extrémité supérieu- re par le plateau al de la presse,et piston b;
appareil au- quel on fait comprendre des diaphragmes filtrante, en matiè appropriée, par exemple en métal ou en bois dur, susceptibles de coulisser daes de pylindes a et antre lesquels sera conte- nue la poudre, et des .moyens propres à permettre que l'eau, qui sera rendue libre par la compression et qui devra tràver- der lesdits plateaux par des conduits de très faible section pour empêcher les matières solides d'être entraîner puisse être évacuée à l'extérieur dudit cylindre.
A cet effets on peut avoir recours à des diaphrag-, .±.les pleins d'une seule pièce.,mais) dans' ce cas, il serait difficile pratiquement de les faire traverser par des con- duits d'assez faible section, aussi préfère-t-on avoir re- cours à des diaphragmes c constitués par des lames horizon- taies juxtaposées et pressées les unes contre les autres et pratiquer, dans l'une des faces latérales de chaque lame des
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rainures c verticales ou obliques, qu'on peut faite d'aussi faible section qu'on veut., cela de manière que la face rai- nurée d'une lame s'applique contre la face non rainurée d'axe autre lame, cette dernière face pouvant cependant être éga- lement rainurée,, de sorte que, entre les différentes lames,
se trouvent des conduits par lesquels l'eau provenant de la compression pourra passer.
Chaque diaphragme comprend, en réalité: un disque c1 lui-même constitué par des laines comme ci-dessus; et, pour ce qui est des diaphragmes intermédiaires, par un disque c1 composé de semblables lames et,pour ce qui
2 est des diaphragmes extrêmes, par. un disque c sans conduits, @ par exemple en métal, le disque%relatif au diaphrgme extrê- me du haut étant disposé du côté du plateau al et celui rela- tif au diaphragme extrême du bas étant appliqué sur le pis- ton; cesdeux diquesétant pris et serrés dans une cou- ronne d qui coulissera dans le cylindre a.
Ces deux disques sont séparés l'un de l'autre de façon,, d'une parti à laisser entre eux une chambre dans la- quelle se rendra l'eau provenant de la compression de la pou- dre, et d'autre part,à permettre à cette eau, une fois parvenue dans ladite chambre, de pouvoir s'échapper par un orifice d ménagé, entre lesdits disques, dans la couronne d, laquelle eau sera évacuée à l'extérieur du cylindre = de la manière qui sera indiquée dans ce qui suit. L'écartement en- tre ces deux disquesest obtenu par un moyen résistant appro- prié quelconque,par exemple par une spirale e,comme re- présenté,, ou par des barres plus ou moins radiales, ou par de simples blocs convenablement répartis, tous dispositifs é tablis de façon à laisser libre l'accès à l'orifice d .
La face inférieure du diaphragme supérieur extrême
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est garnie d'une feuille f en matière filtrante, par exemple en papier approprié.ou. en collodion, ou en parchemin, etc., maintenue en place et protégée, contre toute déchirure, par un disque g résistant perforé, par exemple en nickel. Il en est de séné de la face supérieure 'du diaphragme inférieur extrême.
Quant aux deux faces de l'ensemble que forme cha- que diaphragme intermédiaire, elles sont également garnies d'une se blable feuille filtrante 1.. et d'un semblable disque protecteur g.
Pour permettre à l'eau s'étant introduite dans cha- que diaphragme de s'écouler à l'extérieur du cylindre a, ou bien, comme représenté sur les fig. 1, 3 et 4, on ménange, dans le cylindre a, des fenêtres disposées de préfé- rence sur une même verticale et fermées chacune par un pan- neau h traversé par des conduits h d'assez faible section pour empêcher la poudre de s'échapper hors du cylindre a, panneau pouvant être constitué par des lames de bois jointi- ves, orientées dans n'importe quel sens, avec rainures comme ci-dessus, lesquels fenêtres sont de dimensions et position telles que chaque diaphragme présente son orifice d en face d'une fenêtre, ou dans son voisinage immédiate attendu que l'eau peut s'infiltrer entre les diaphragmes et le cylindre pour gagre ensuite lesdites fenêtres, ou bien,
comme représenté sur la fig. 2, on consti- tie. le cylindre a par des anneaux superposés et bien serrés les uns sur les autres, auquel cas les fenêtres-sont rempla- cées par de simples rainures a f pratiquées dans les extré- mités en contact desdits anneaux.
Le tout étant ainsi constitué, on dispose la poudre à dessécher, toujours sous la protection du froid, entre les diaphragmes et on fait soulever le piston, par l'intermédiai- re duquel la compression de la poudre a lieu.
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On laisse remonter la température en maintenant la pression sensiblement constante pendant toute l'opéra- tion, de manière que ledit piston puisse réduire l'espace laissé libre par la sortie de l'eau. L'expulsion de celle-ci se fait au fur et à mesure du dégel qui commence à la périphé- rie pour gagner peu à peu le centre, et elle s'effectue tou- jours à une température inférieure à zéro et déterminée par la puissance de la poussée.
D'après ce qui précède, il est aisé de concevoir que la. pression qui élimine l'eau à l'état liquide , est une opération autrement rapide et économique que la dessiccation par le vide qui enlève l'eau sous forme de vapeur, Toute- fois on peut avoir à traiter des tissus c'ontenant certaines matières, mucilagineuses, gélatineuses, etc., qui, par affi- nité physique, retiennent de l'eau d'adsorption, auquel cas la. dessiccation serait achevée, sur la poudre de préférence re congelée, par exemple au moyen du vide.
La stérilisation de lapoudre, si on lajuge utile, est opérée, soit avant.soit après la dessiccation, par un moyen approprié quelconque.
En suite de quoi, on obtient un procédé et un ap- pareil qui répondent entièrement au but susindiqué, lesquels procédé et appareil visent plus spécialement à traiter des tissus vivants, frais et fragiles, solides ou liquides, de- vant être obtenus et conservés inaltérés pour l'usage thér.- peutique et l'hygiène alimentaire, Dans le cas de substances organisées, la pression n'a été jusqu'ici utilisée que pour extraire les liquides qu'elles renferment, par exemple pour l'extraction des sucs végétaux et minéraux. Dans cette prati- que, c'est la partie liquide qu'on conserve et on rejette le marc résidu de l'expression, tandis que, d'après le procé- dé objet de la présente invention,
on se propose de n'extrai- re que l'eau pure, c'est-à-dire à l'exclusion des matières minérales et biologiques qui restent incluses dans les cellu-
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les du tisu, et.contrairement, c'est la partie solide qui
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est la partie active etantilisable qu'on conserve.
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Comme il va de soitet comme il ressort d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement
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â ceux des modes de réalisation de le. diverses parties ayatb p1:18 spécialement été , i ndi"w&:1!; ) elle en embrasse, au con- traire,toutes les variantes, notamment celles où l'appareil serait tel que l'eau puisse sortir de la poudre .et être éva-
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oué2 à l'extérieur autrement que ci-detemus, R S U U II Ê. -f
L'invention apour objet des perfectionnements ap- portés aux procédés et appareils pour obtenir des poudres . desséchées de matières 'biologiquesdu genre de ceux par .
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lesquels ces z# tières sont dtabcird. oongelées, puis pulvéri- sées, et enfin desséchées, lesquels perfactionneraente consis- tent t principalement < à.
obtenir la dessiccation des matie- res biologique%# après congélation et pulvérisation, par une compression appropriée s'exerçant sur la poudre congelée', la stérilisation, si elle doit avoir lieu, étant effectuée sur la poudre,, avant ou après la dessiccation, Elle vise plus
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particulièrement certains modes de ra11eation desdits peur- fectior.nenents; et elle vise plus particulièrement encore# et ce à titre de produits industrie nouveaux. les appareils @ propres à la réalisation des pro-cédés du genre en question
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