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c:E'ttUC:E:l7k ET APPAREIL POUR Lü DISTILLATION DU ctUTT.JROl,rn
L'invention a pour objet des perfectionnements à la distillation du goudron et à la production de 'brai et comprend un nouveau procédé de distillation du goudron et de production du brai et un appareil perfectionné pour la mise en pratique de ce procédé. L'invention concerne plus particulièrement la distillation du.goudron de houille et la production de brai aux usines de distillation de nouille, comme par exemple aux cokeries à sous-produits.
Dans l'exploitation ordinaire des cokeries à sous- produits, les gaz produits par la cokéfaction se rendent
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des fours individuels, par l'intermédiaire de tuyaux montants individuels et de cols de cygne, à une conduite collectrice, commune à une batterie de fours. Les gaz des fours à coke, quittant les fours à une température élevée, sont refroidis pour en séparer les éléments de goudron, ces éléments étant séparés en partie dans les conduites collectrices ou barillets et en partie dans des condenseurs placés plus loin.
Le goudron de houille produit dans les cokeries à sous-produits est habituellement expédié aux usines de distillation du goudron où on le distille pour en obtenir des distillats de goudron de houille et du brai qui cons- tituent le résidu de la distillation,
La présente invention permet de distiller le goudron et de produire le brai directement à la cokerie à sous-produits sans qu'il soit nécessaire d'avoir recours à une usine de distillation distincte, ce lui évite les frais de transport.
Suivant la présente invention, les gaz chauds de four à coke sortant des fours à coke individuels sont uti- lisas pour la distillation du goudron et pour la produc- ìon de brai en amenant le goudron en contact intime avec ces gaz à leur sortie du four à coke. En amenant le goudron directement dans les gaz de four à coke à haute température, le goudron est distillé efficacement, il s'en sépare une quantité plus ou moins grande d'huiles vola- tiles et il reste un goudron plus lourd, ou brait iui cons- titue le résidu de la distillation.
De plus, le fait d'injecter le goudron dans les gaz chauds de four à coke détermine le refroidissement de ces gaz et la sépardtion d'avec ces gaz d'une luantité plus ou moins grande des sléments de goudron relativement lourds, lesquels éléments
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sont ainsi ajoutés au brai constituant le résidu de la distillation, Le résultat de ce procédé de distillation est d'augmenter la teneur des gaz de four à coke en vapeurs d'huile, d'effectuer une épuration partielle ou prélimi- des gaz en les débarrassant des éléments de goudron relativement lourds, et de produire du brai à l'aide du goudron à la cokerie.
Dans la mise en pratique de l'invention, le #ou- dron à distiller est délivré à l'état divisé ou pulvérisé dans les gaz chauds de four à coke ou est autrement amené en contact intime avec ces gaz, de sorte que les gaz chauds peuvent chauffer et distiller le goudron et que ces gaz seront en même temps refroidis par le goudron, enrichis par les vapeurs distillées et débarrassés d'une fraction plus ou moins grande des élments de goudron relativement lourds que contiennent les gaz eux-mêmes,
Suivant l'invention,
les fours à coke individuels sont munis de tuyaux d'échappement de gaz dont la cons- truction est telle qu'ils permettent au goudron d'être directement injecté ou introduit de quelque autre manière dans un courant de gaz chaud immédiatement à sa sortie des fours à coke. Le tuyau d'échappement peut avantageusement être un tuyau montant modifié, tel que celui qui sera décrit plus loin, dans lequel le goudron est projeté à l'état divisé ou pulvérisé dans un courant montant de gaz de four à coke chaud alors que ce gaz possède sensiblement son maximum de température.
La construction du four à coke et de son appareil de récupération des sous-produits peut d'ailleurs rester inchangée ou ne recevoir que les modifications qui sont nécessaires pour délivrer du goudron au tuyau d'échappe- ment modifié et pour retirer et recueillir le brai ou
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goudron lourd, produit par la distillation. Par exemple, on peut substituer un tuyau montant modifié au tuyau montant ordinaire en laissant inchangée la jonction du dit tuyau avec le four à coke et celle de ce tuyau avec le barillet. Les vapeurs résultant de la distillation du goudron seront dans ce cas entraînées par les gaz de four à coke et seront condensées et recueillies dans l'appareil de récupération.
Un des avantages de la présente invention est qu'elle est directement applicable à la construction actuelle des fours à coke et n'exige d'apporter que le minimum de modifications à cette construction et au fonc- tionnement, tout en permettant de distiller du goudron et de produire du brai par l'utilisation des calories que contiennent les gaz chauds sortant des fours à coke et sans nuire au fonctionnement du four à coke ou de son appareil de récupération des sous-produits,
Toutefois, en ce qui concerne ses caractéristiques les plus générales, l'invention n'est pas limitée à l'appli- cation d'un tuyau montant modifié en remplacement du tuyau montant de la construction actuelle, et elle n'est pas non plus limitée à son application au barillet et à l'appareil ordinaire de récupération des sous-produits.
Le goudron distillé suivant l'invention peut être un goudron produit à la cokerie même où on le distille, ou peut provenir d'une autre source. Il peut contenir toutes, ou pratiquement toutes, les huiles condensables, dans le cas où les éléments du goudron seraient condensés ou recueillis ensemble, ou bien il peut être un goudron rela- tivement lourd.
Tel qu'il est habituellement produit et recueilli dans les cokeries, le goudron est mélangé avec une luantité d'eau plus ou moins grande. Ce goudron peut avantageusement être déshydraté avant d'être soumis à la distillation
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suivant l'inventiono Il peut aussi avantageusement être ' employé à l'état préchauffé et fluide en vue de son injec tion dans les gaz chauds de four à coke. la façon dont le goudron est amené au contact di- rect des vapeurs chaudes peut varier.
Une tuyère de pul- vérisation ou d'injection convenable à laquelle le gou- dron préchauffé et fluide est délivré sous une pression suffisante pour déterminer la pulvérisation ou subdivision du goudron, et le contact intime qui en résulte du dit goudron avec les gaz chauds, peut avantageusement être placée dans la partie supérieure du tuyau montant modifié pour amener le goudron en contact intime avec les gaz chauds.
On peut disposer dans chacun des tuyaux montants individuels soit un seul injecteur de goudron, soit plu- sieurs, et le débit des dits injecteurs ainsi que la température du goudron peuvent être réglés pour assurer une distillation plus ou moins rapide du goudron et la. production d'un brai (ou produit analogue) plus ou moins dur.
Les gaz qui s'échappent de la partie supérieure d'un four à coke possèdent une température élevée, par exemple voisine de 6000 C., ou pius élevée dans certains cas. Cette température est assez haute pour qu'on puisse réaliser la distillation effective du goudron à l'aide d'une injection intime et réglée du dit goudron dans les gaz chauds. L'emploi des gaz approximativement à la tem- pérature qu'ils possèdent au sommet du four permet d'uti- liser leur effet de chauffage et de distillation maximum.
Selon l'intimité et la d.urée du contact des particules du jet de goudron avec les gaz, la température des gaz. s'abaissera dans une mesure plus ou moins grande, et le goudron sera à son tour distillé dans une mesure corres-
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pondante. Une distillation efficace peut être réalisée a- vec une chute de température des gaz de 100 C., par e;:em- ple, dans leur passade à travers le jet de goudron, quoique on puisse obtenir une chute de température plus grande par un contact plus intime et plus longo Cette diminution de la température est avantageuse en ce sens qu'elle refroidit immédiatement les Gaz chauds à une température telle qu'ils ne subissent plus ou presque plus d'autre décoposition.
Le goudron sera lui-même chauffé par les gaz chauds et sa température pourra s'accroître considérable- ment. Toutefois, une partie de la chaleur des gaz est employée à vaporiser des éléments liquides du goudron sans élever d'une manière correspondante la température du goudron, de sorte que la température maximum du goudron et celle du brai résultant peuvent être considérablement inférieures à celle des gaz,
La quantité du goudron qui peut être distillée par les az chauds sortant d'un seul four à coke est plu- sieurs fois celle que le four à coke lui-mêne est capable d'en produire, de sorte qu'un seul tuyau montant modifié et employé suivant l'invention pourra distiller la quantité de goudron produite par un nombre considérable de fours coke.
Il en résulte u'il est possible, à l'aide d'un petit nombre de tuyaux montants modifiés, de distiller la quantité entière de goudron produite par une batterie de fours à coke. Si tous les tuyaux montants d'une batterie sont modifiés pour distiller le goudron par le procédé suivant l'invention, la quantité de goudron distillée sera. un grand nombre de fois celle qu'une telle batterie serait susceptible de produire.
Par conséquent, du point de vue du fonctionnenent
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de la batterie, la présente invention permet d'employer une partie de la batterie pour la distillation du goudron pendant qu'on traite de la. manière ordinaire les gaz déri-, vés du reste de la batterie en vue de la séparation du goudron. Lorsque plusieurs batteries de fours à coke sont convenablement disposées, on peut encore distiller le goudron dérivé d'un nombre considérable de batteries dans une batterie unique par le procédé suivant l'invention. Le goudron qui est labituellement expédié aux usines de dis- tillation du goudron peut au contraire être expedié aux cokeries et être distillé à cet endroit par une opération qui fait partie du service des cokeries, modifié suivant la présente invention.
En raison de l'accroissement de la teneur en vapeurs d'huile des gaz de four à coke, accroissement résultant de la distillation du goudron, et en raison de la séparation partielle des éléments de goudron lourds d'avec les gaz, séparation résultant de l'injection de goudron, les gaz de four à coke résultants auront une com- position différente de ceux obtenus ordinairement dans un four à coke dans lequel aucune distillation du goudron n'est effectuée. Quand une grande quantité de goudron est dis- tillée suivant la présente invention, les gaz de four à coke résultants contiennent une quantité beaucoup plus grande de vapeurs résultant de cette distillation.
Dans ce cas, il peut être nécessaire de modifier les appareils de condensation ordinaires pour leur donner une capacité de refroidissement ou de condensation suffisante pour qu'ils puissent séparer les huiles d'une façon fractionnée, ou autrement, suivant qu'on le désire.
Quand une batterie de fours à coke, par exemple une batterie de soixante fours, comporte un nombresuffisant
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de òurs individuels munis de tuyaux d'échappement modi- fiés suivant la présente invention en vue d'une distilla- tion, et quand le goudron produit par le reste de la batte- rie est soumis à une distillation dans ces tuyaux spéciaux, la. teneur en vapeur des gaz augmente et l'on peut modifier de façon correspondante, le cas échéant, l'appareil de condensation et son mode d'action, pour assurer la récupération- des éléments de cette vapeur Il suffit de modifier quelques-uns des tuyaux montants individuels (par exemple.trois à six) pour permettre de distiller le gou- dron produit par le reste d'une batterie de soixante fours,
par exemple @
Dans la mise en pratique du procédé, le oudron, peut n'être. amené au contact des gaz chauds qu'une seule fols, ou bien on peut le faire circuler de nouveau à tra- vers un des tuyaux montants à distillation pour déterminer une nouvelle distillation et la production d'un brai plus dur.
Cette nouvelle distillation peut être effectuée en faisant circuler le brai de nouveau à travers le même tuyau montant ou à travers un ou plusieurs autres tuyaux montants, de telle sorte qu'on obtient dans des tuyaux montants différents, soit un brai de même nature et de même dureté, soit des brais de natures et duretés diffé- rentes En réglant la quantité de goudron injectée et la température de préchauffage de ce goudron et en redis- tillant lorsque cela est nécessaire, il est possible de réler la dureté du orai produit et d'obtenir à volonté des brais relativement mous ou des brais relativement durs.
L'invention sera décrite ci-après d'une façon plus détaillée en se référant aux dessins annexés'lui montrent un appareil établi en vue de réaliser le procédé suivant l'invention, étant bien entendu toutefois que l'invention
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n'est pas limitée à la construction représentéeo
Fig. 1 est une vue en élévation partiellement coupée d'un appareil établi suivant l'inventiono
Fig. 2 montre une partie d'une batterie de fours à coke dont certains sont munis des tuyaux montants mo- difiéso
Fig. 3 montre une variante de l'appareil de fig.1.
Fig. 4 représente à plus grande échelle une forme de réalisation du tuyau montant modifié.
Fig. 5 est une coupe suivant 5-5 (fig. 4).
Fig. 6 est une coupe suivant 6-6 (fig. 4).
Fig. 7 montre en coupe une construction de tuyère d'injection.
L'invention est susceptible d'être appliquée d'une façon plus ou moins générale à différents types et cons- tructions de fours à coke à sous-produits tels que les fours Semet-Solvay, les fours Koppers, etc. mais on la décrira ci-après en se référant plus particulièrement à son application aux fours.du type Semet-Solvay.
@ La fig. 1 représente l'application de l'invention à un four à coke unique, Le four à cake est représenté schématiquement en 1 et est muni du conduit usuel 2 pour l'échappement des gaz cnauds de four à cokeo Le tuyau montant, indiqué en 3, est relié par son extrémité supérieu- re à un tuyau 4 aboutissant à une conduite 5, qui peut être le barillet ordinaire. Au lieu d'être construit de la façon ordinaire, le tuyau montant 3 est élargi comme indiqué en 6 pour constituer un espace autour du tuyau interne 7 s'étendant vers le haut à l'intérieur de l'enveloppe élar- gie ainsi constituée.
Dans cette enveloppe et au-dessus de l'extrémité du tuyau 7 se trouve une chicane ou cône 8 au-dessus duquel on dispose dans la partie supérieure de
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l'enveloppe 6, ou dans le tuyau 4 surmontât cette enve- loppe, une tuyère d'injection 9 relice à un tuyau 10 qui alimente ladite tuyère en goudron. Un orifice d'échappe- ment de brai est prévu à la partie inférieure de l'enve- 6 pour permettre de retirer le brai de l'espace compris entre le tuyau 7 et la dite enveloppe.
La. construction et la disposition du-tuyau mon- tant modifié sont telles que ce tuyau puisse être assujet- ti à la bride du tuyau traversant la paroi supérieure du four à coke comme indiqué en 12 et que son extrémité su- périeure puisse être reliée au tuyau aboutissant au baril- let, comme indiqué en 13. Cette disposition est telle que les changements qu'il est nécessaire d'apporter à la cons- truction de four à coke à sous-produits pour remplacer par le tuyau montant modifié le tuyau montant habituellement employé dans cette construction sont peu importants.
La construction de tuyau montant modifiée repré- sentée dans la fig. 4 comporte une série de portes ou ouvertures 14 près de son extrémité inférieure pour permet- tre la visite et le nettoyage et une porte supérieure 15 portant la chicane ou cône 8,la disposition étant telle que lorsqu'on ouvre la porte 15, la, chicane 8 sort de l'enveloppe 6. Le tuyau, montant est aussi muni d'orifices de trop-plein 16 situés à quelque distance de l'extrémité inférieure de la construction de tuyau montant. L'orifice d'échappement de brai 11 situé près de la dite extrémité est relié par un tuyau 18 à un récipient collecteur de brai 19.
Le raccord à col de cygne avec le barillet est muni de tuyères d'injection 20 disposées à l'intérieur du col de cygne, et le barillet lui-même est muni, dans la présente construction, de tuyères d'injection 21. Une li- queur ammoniacale peut être injectée par les tuyères 20 et
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21 de la manière ordinaire. Le barillet peut 'être tra- versé par un courant de liqueur ammoniacale, comme indique en 22.
Le goudron séparé dans le barillet est conduit à un récipient à goudron convenable (non représenté dans la fig. 1) dans lequel le goudron est débarrassé de la ma- jeure partie de la liqueur ammoniacale, le goudron restant ne contenant plus qu'une quantité d'eau relativement faibles
Dans la fig. 2, une partie d'une batterie de fours à coke est indiquée en 28, certains des fours à coke étant munis de la construction de tuyau montant modifiée
3, les autres étant munis de tuyaux montants 29 du type ordinaire. La conduite transversale allant du barillet aux réfrigérants ou condenseurs est indiquée en 30, et les condenseurs ou réfrigérants sont indiqués en 31 et 32
L'exhausteur aspirant les gaz hors de 3.'installation est indiqué en 35.
Le goudron recueilli dans le barillet et la conduite transversale coule vers un réservoir collec- teur de goudron 23 dans lequel le goudron se sépare de la liqueur ammoniacale et ce goudron est alors conduit à un déshydrateur 24 servant à débarrasser le goudron de l'eau qu'il renferme età le préchauffer en vue de son emploi dans le procédé. Le déshydrateur peut être de toute cons- truction appropriée. Le goudron préchauffé et déshydraté est pompé par une pompe 25 qui le refoule par le tuyau . d'amenée de goudron 10 aux tuyères d'injection 9.
Dans la fig. 3, le récipient à brai 19 est muni d'un tuyau 27 allant de ce récipient à la tuyère d'injec- tion, une pompe 26 étant montée sur ce tuyau pour permettre la. remise en circulation du brai ou goudron.
La fig.7 représente une forme convenable de tuyère d'injectiono Cette tuyère est constituée par une boîte 36 munie d'un noyau interne 37 présentant des entailles
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qui constituent des conduits hélicoïdaux entre le dit noyau et la boîte 36, cette boîte présentant en outre un orifice d'injection 38. La construction est telle que le goudron est délivré par un mouvement tourbillonnant sous forme d'un jet conique.
Lorsque le goudron est pré- chauffé et fluide, il peut être envoyé à la tuyère sous une pression convenable, par exemple trois kilos par cen- timètre carré, et refoulé à travers la tuyère de façon à être pulvérisé ou injecté dans le courant de gaz chaud montant
Le fonctionnement de l'appareil représenté, en vue de la mise en pratique du procédé suivant l'invention, est le sui-rant: Les gaz chauds du four à coke montent dans le tuyau montant modifié, passent ensuite dans le col de cy- :::;ne et arrivent au barillet. Le goudron préchauffé chaud est délivré en quantité réglée à la tuyère d'injection qui l'injecte dans les gaz chauds. Les gaz sont amenés au contact intime du jet de goudron qui est chauffé et dis- tillé par les gaz chauds et ces derniers sont eux-mêmes refroidis dans une certaine mesure.
La chicane 8 empêche le goudron de tomber dans les fours à coke et ce goudron est recueilli dans l'espace situé à l'extérieur du tuyau 7 et s'écoule par le conduit d'échappement de brui 11. L'ac- -,ion des gas chauds sur les particules de goudron injectées et sur le goudron coulant sur les surfaces du dispositif de distillation est telle que le goudron est amené au con- tact intime des Gaz chauds, ce qui a pour effet de le chauf- fer et d'en séparer par distillation les huiles qu'il ren- ferme, de sorte qu'un goudron lourd ou brai se forme et s'échappe par le conduit d'échappement de braie La dis- tillation peut être réglée de la manière précédemment dé- crite,
par exemple en préchauffant le goudron dans une me-
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sure plus ou moins grande avant de l'injecter dans les gaz chauds, en réglant la quantité ou la nature du goudron injecté, etc.
Pour faire comprendre une fagon de réaliser le procédé, on décrira l'exemple lui suit:
On employa un goudron qui ava.it été séparé dans un appareil Semet-Solvay. Ce goudron fut déshydraté et employé à l'état préchauffé, soit à 1000 00 ou à une tem- pérature un peu plus élevée. On injecta de 750 à 800 litres de ce goudron par heure dans les gaz chauds de four à coke et l'on obtint, un brai mou de 42 C, environ de point de fusion connue résidu de la distillation. Des brais de point de fusion plus élevé, par exemple de 55 C. et plus, ont été obtenus de la même façon en réglant 1'injection.
Le gaz sortant des fours pénétra. dans le tuyau montant à 600 C. environ et quitta le sommet de ce tuyau à 5000 C. environ. Le brai s'échappant de l'appareil de distillation du tuyau montant possédait une température beaucoup plus faible que celle des gaz d'échappement.
On peut obtenir un brai encore plus dur, comme il a été dit précédemment, en préchauffant le goudron avantde l'injecter dans les gaz chauds, en diminuant la quantité de goudron injectée ou en prolongeant la durée du contact du goudron avec les gaz chauds, par exemple en faisant circu- ler de nouveau le goudron ou brai à travers les mêmes ou d'autres tuyaux montants suivant l'invention.
Un des avantages de l'invention, lorsque celle-ci est réalisée dans l'appareil représenté, est que le goudron n'est soumis à une température élevée que pendant une courte période de temps et que le résidu du goudron, n'est pas chauffé jusqu'à la température des gaz chauds mais s'échappe à une température beaucoup plus basse-. Le ,;ou- dron est néanmoins soumis à l'action de chauffage et de
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distillation des gaz chauds et est distillé efficacement.
Il en résulte qu'on peut produire directement un brai de faible teneur en carbone sans augmentation appréciable de la teneur en carbone par rapport à la teneur normale du goudron à l'aide duquel le brai a été produit.
Au lieu de faire passer le goudron une seule fois au contact des gaz chauds de four à coke, on peut faire circuler de nouveau une ou plusieurs fois à travers le même appareil de distillation, ou faire passer à travers . un. ou plusieurs autres appareils de distillation, le gou- dron ou le brai dérivé de ce goudron, dans le out de le soumettre à une distillation complémentaire et à produire un brai plus dur. Au lieu de produire un brai de faible point de fusion, voisin de 42 C., on peut produire des brais plus durs de point de fusion plus élevé, par exemple, des brais fondant.. à 60-65 C.
(point de fusion obtenu par la méthode du cube dans l'eau), des brais fondant vers
80 C.(méthode du bain d'air), un brai fondant à 100 C. ou même des brais plus durs qui sont suffisamment fluides @us routes températures pour pouvoir circuler jusqu'à ce que leur point de fusion ait été élevé au degré désiré ou jusqu'à ce que leur fluidité se soit abaissée à un point vel ou'elle entrave la circulation.
Les gaz sortant du tuyau montant à une température voisine de 500 C., par exemple, peuvent être soumis à un refroidissement complémentaire par des jets de liqueur ammoniacale avant d'atteindre le barillet ainsi que dans le barillet lui-même, de sorte que les gaz passant du baril- let dans la conduite transversale possèdent une température inférieure à 100 C, par exemple. La température des gaz à leur sortie de la conduite transversale et au moment où ils entrent dans les condenseurs ou réfrigérants peut par exemple être voisine de 78 à 80 C..
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Dans la batterie de fig. 2, la plupart des fours sont munis de tuyaux montants de construction usuelle, ces tuyaux pouvant comporter des injecteurs de liqueur ammo- niacale dans le col de cygne et dans le barillet pour sé- parer une quantité considérable de goudron lourd dans le barillet et délivrer aux réfrigérants ou condenseurs des gaz de faible teneur en goudron.. Dans ce cas, le goudron produit par la plupart des fours de la batterie sera recueilli dans le récipient à goudron ou il sera séparé de la liqueur ammoniacale.
Ce goudron peut être déshydraté et employé comme oudron destiné . être distillé dans les appareils de distillation spéciaux des tuyaux montants suivant l'invention, auquel cas il serait amené à l'état déshydraté et préchauffé au contact intime des gaz chauds sortant du four à coke, en vue d'utiliser les calories de ces gaz pour distiller le goudron et en produire du brai.
Il suffit de munir quelques fours à coke des tuyaux mon- tants suivant l'invention pour distiller le goudron pro- duit par le reste de la batterie, même dans le cas d'une batterie de soixante fours. uand le goudron séparé dans le barillet est sou- mis à une nouvelle distillation de la manière décrite, les vapeurs d'huile se séparant du goudron pendant la distilla- tion reviennent avec les gaz. dans le barillet et augmentent d'une façon correspondante la teneur en vapeurs d'huile de ces gaz. Si le goudron ainsi distillé est un goudron lourd, la quantité de vapeur séparée sera inférieure à celle qui serait séparée si le goudron contenait toutes, ou pra- tiquement toutes, les huiles condensables des gaz de fourà coke.
En d'autres termes, si l'on recueille un goudron relativement lourd et si des huiles relativement légères ou des huiles contenant un goudron relativement léger sont
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ensuite séparées dans les réfrigérants ou condenseurs le goudron relativement lourd contiendra moins d'huiles à distiller lue lorsque tous les éléments du goudron sont condensés ensemble ou mélangés après la condensation en divers points de l'appareil de récupération, Dans ce dernier cas, une quantité plus grande de vapeurs sera distillée du goudron et la teneur en vapeurs des gaz de four à coke sera augmentée d'une manière correspondante.
En réglant la température et le fonctionnement au barillet, la plupart des huiles qu'on désire obtenir peuvent être séparées et délivrées aux condenseurs ou réfrigérants pour y être récupérées sous une forme telle u'on n'a plus besoin de les soumettre à une nouvelle dis- tillation.
Certaines des huiles se sépareront avec le gou- dron dans le barillet et seront ramenées aux tuyau:: mon- tans spéciaux en vue d'une nouvelle distillation, mais en râlant la distillation et l'action du barillet, on peut réduire à une valeur très faiule la quantité d'huile qu'il est insi nécessaire de redistiller pour qu'elle se sépare dans les condens eurs ou réfrigérants,,
Il n'est évidemment pas nécessaire de soumettre tout le goudron produit par les batteries de four à coke à une nouvelle distillation de la manière décrite, on peut n'en redistiller qu'une partie:
. De même, au lieu de distil- ler le goudron de la même batterie, on peut distiller d'une manière analogue du goudron produit par quelque autre batterie ou dérivé de quelque autre source.
La disposition de fig. 3 permet de faire circuler de nouveau le goudron ou le brai une ou plusieurs fois dans le même appareil en vue de le soumettre à une distillation répétée pour en enlever une quantité progressivement crois- sante d'huile vaporisable et produire un brai de la dureté
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désirée.
Un goudron ayant. été conduit une fois à travers 1'appareil et recueilli sous forme de brai peut être renvoyé à travers le même appareil ou à travers un appareil diffé- rent, le brai résultant de cette nouvelle circulation étant maintenu séparé, et cette opération peut être répétée au- tant de fois qu'on peut le désirero On peut encore faire circuler à plusieurs reprises une grande quantité de gou- dron et ramener le brai à la même masse de brai en dis- tillant progressivement le goudron et augmentant progressi- vement le point de fusion du brai jusqu'à ceque la charge entière de goudron ait été convertie en brai du point de fusion désiréo
Le tuyau montant et les tuyauteries de circulation etc.
sont représentés schématiquement sur les dessins et sans revêtement calorifuge, mais il est évident qu'aux endroits ou il est désirable d'empêcher la perte de chaleur par rayonnement, de diminuer cette perte ou d'empêcher le refroidissement exagéré des tuyauteries de circulation, etc. ces tuyauteries, les tuyaux montants et les tuyaux de communication dans lesquels les gaz passent pourront être munis d'un revêtement calorifuge.
En outre, les gaz chauds résultant de la distil- lation du charbon dans le four à coke peuvent être refroidis dans une certaine mesure avant d'être amenés au contact du goudron pourvu que la température soit encore suffisamment élevée pour déterminer la distillation désirée du goudron et la production de brai à l'aide de ce goudron. Toutefois, il est avantageux d'utiliser les gaz chauds à leur tempéra- tture maximum immédiatement à leur sortie des fours à coke, en les employant de la manière décrite..
On a décrit et représenté une'construction particu- lière de tuyau montant modifié qui peut avantageusement être substituée au tuyau montant des fours de la construction
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actuelle, mais il est évident que, en ce qui concerne les caractéristiques les plus générales de l'invention, celle- ci peut être appliquée à un appareil de construction quel- que peu modifiée dans lequel les gaz chauds sont employés de la manière décrite pour la distillation de goudron et la production de brai.