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l"PERJi'MCTIONllJEI1R'NTS A LA DISTILLATION DU GOUDRON"
Cette invention a pour objet des perfectionnements apportés à la distillation du goudron et à la production de Taxais et d'huiles à l'aide de ce goudron et de gaz de dia- tillation de la houille et a pour objet un procédé de dis- tillation du goudron et de production de brai et d'huiles et un appareil perfectionné pour la mise en pratique de ce procédé. L'invention concerne plus particulièrement la ré- cupération du brai et des huiles aux usines de carbonisation et de distillation de la houille, telles que les cokeries à récupération des sous- produits et les usines à gaz.
Dans le fonctionnement ordinaire des cokeries à récu- pération des sous-produits. les gaz produits par la cokéfac-
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tian s'échappent des foura individuels par des tuyaux mon- tants et des cols de cygne et arrivent à un barillet collec- ' teur commun aux fours de la batterie. Les gaz de four à coke sortant des fours à 600-700 C. ou à une température supé- rieure sont refroidis dans le barillet collecteur et dans des condenseurs reliés à ce barillet, dans le but d'en sé- parer les éléments de goudron. Le goudron de houille sépa- ré est habituellement expédié aux usines de distillation du goudron où il est soumis à une distillation en vue de la production de brais et de divers autres produits.
En raison de la température élevée des gaz s'échappant des fours à coke et en particulier en raison de la grande quantité de chaleur qu'entraînent ces gaz, le fonctionnement satisfaisant du barillet collecteur se rapportant à ces fours à toujours constitué un problème difficile à résoudre. La chaleur que possèdent les gaz est suffisante pour distiller . un grand nombre de fois la quantité de goudron produite à l'aide de ces gaz.
Une certaine quantité de goudron lourd ou de brai tend à se séparer dans le barillet collecteur et, à moins que des précautions ne soient prises pour empêcher ce goudron ou brai dêtre distillé par les gaz à haute tem- pérature, cette distillation a lieu et il en résulte la for- mation, dans le barillet, d'un brai dur qui, dans certains cas, ne peut être enlevé qu'en arrêtant l'installation et en extirpant ou extrayant ce brai mécaniquement. Il est u- suel de laver ou balayer l'intérieur du barillet à l'aide d'un mélange de goudron et de liqueur ammoniacale ou de liqueur ammoniacale seulement, nais ceci n'évite pas tou- jours la difficulté.
En fait, l'emploi d'eau ou de liqueur ammoniacèle peut agraver la difficulté dans certains cas parce que les brais qui se forment dans le barillet sont insolubles dans l'eau ou la liqueur ammoniacale, de sorte qu'ils ne peuvent pas être évacués de cette façon à moins d'employer une grande quantité de liqueur ou de mélange de
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goudron et de liqueur.
L'emploi d'une grande quantité de liqueur ammoniacale dans le barillet a pour effet d'abaisser rapidement la tem- pérature des gaz, Ainsi, si l'on injecte dans le barillet une quantité suffisante de liqueur ammoniacale pour empêcher qu'il s'y accumule du brai, la température des gaz peut être réduite au point qu'une proportion considérable des éléments d'huile de valeur qui sont présents dans les gaz se condense et se dépose avec le goudron et ne peut plus en être séparée que par une distillation ultérieure.
La présente invention a pour objet un procédé et un appareil perfectionnés suivant lesquels le brai et l'huile peuvent être recueillis directement et continuellement des gaz de distillation de la houille et suivant lesquels le goudron est aussi distillé d'une façon continue par les gaz pour produire du brai à l'usine de carbonisation de la houil- le (cokerie à sous-produits, usine à gaz, etco) .
L'invention .comprend des perfectionnements apportés au mode de travail du barillet collecteur d'une usine de distillation de la houille, perfectionnements grâce auxquels on tire parti de la chaleur que possèdent les gaz de distillation pour distiller le gou- dron et l'huile et pour en séparer les éléments volatils,. de sorte que ces éléments peuvent être recueillis indépendant ment du brai, qui constitue alors un produit distinct de l'o- pération. L'invention comprend en outre des perfectionnements apportés au traitement des gaz de distillation de la houille en vue d'en recueillir directement du brai et des huiles sus- ceptibles d'être vendus dans le commerce.
La présente invention consiste à séparer des gaz chauds sensiblement tous les éléments solides et goudronneux de telle sorte qu'il n'y reste que des vapeurs d'huile relative- ment propres qui, après condensation, donnent des huiles propres pouvant être utilisées dans l'industrie sans avoir besoin d'être soumises à une nouvelle distillation ou à un
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autre traitement,,
Suivant l'invention, on utilise les gaz chauds tels qu'ils sortent des fours à coke pour en distiller le goudron et en séparer les huiles vaporisables en faisant passer ces gaz à travers le barillet collecteur et en maintenant et faisant circuler continuellement dans ce barillet une masse volumineuse et constamment renouvelée de goudron à distiller;
et l'on soumet alors les gaz encore chauds à un traitement de lavage alors que leur température est encore assez élevée pour que ce traitement en enlève les particules de brai en suspension mais laisse les vapeurs d'huile, qui sont recueil- lies ultérieurement par condensation-.
Le goudron nécessaire pour le traitement réalisé dans le barillet collecteur peut être introduit et mis en circu- lation dans ce barillet sous un volume suffisant pour empê- cher une distillation trop grande de ce goudron et la for- mation qui en résulterait de brai solide et dur dans le baril. let, En circulant à travers le barillet, le goudron s'échauf- fe en raison de son contact avec les gaz de distillation chauds qui passent à l'intérieur de ce barillet, et ce gou- dron se distille dans une mesure plus ou moins grande, de sorte que les éléments les plus volatils s'en séparent et sont entraînés par les gaz chauds. Le brai résultant de la distillation peut être retiré du barillet et remis en cir- culation à l'intérieur de ce barillet en vue d'une nouvelle distillation.
On peut régler le degré de distillation effec- tué, et modifier par conséquent la nature du brai produit sui vant qu'il est désirable pour obtenir des produits à base de brai susceptibles d'être vendus dans le commerce.
Le courant de goudron et de brai coulant continuel- lament dans le barillet collecteur sera chauffé par les gaz chauds, et sa température pourra s'élever considérablement,.
Toutefois, une partie de la chaleur sert à vaporiser les. éléments d'huile du goudron sans déterminer une augmentation
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correspondante de la température du goudron, de sorte que la température maximum-du goudron et du brai résultant pourra être de beaucoup inférieure à celle des gaz. Pour éviter une accumulation de brai dur dans le barillet, il est impor-' tant qu'un grand volume de goudron ou de brai circule acti- vement et continuellement à l'intérieur du barillet, en par- ticulier Lorsque ce goudron ou brai n'y est pas agité effi- cacement. La chaleur que possèdent les gaz est telle qu'elle élève la température du goudron ou brai au point où il est assez fluide pour pouvoir circuler facilement.
De plus, le goudron ou brai chaud dissout rapidement le brai solide et .: dur susceptible de se déposer dans le barillet, ce qui évite l'accumulation de ce brai dur.
Le refroidissement des gaz dans le barillet ne doit pas être effectué d'une manière quelconque, mais il peut être désirable d'introduire une quantité limitée d'eau ou. de liqueur ammoniacale, par exemple de façon qu'elle entre en contact avec les obturateurs que renferment les tuyaux montants,, dans le but de refroidir les gaz dans une mesure prédéterminée et réglée. Le réglage de l'effet de refroidis- sement peut être réalisé plus aisément avec de 1'eau. ou de la liqueur ammoniacale en raison du fait que les chaleurs spécifique et latente de l'eau sont plus élevées que celles du goudron et des huiles, Le refroidissement réglé des gaz peut aussi être réalisé par l'introduction d'huile avec le goudron.
Ainsi, on peut ramener au barillet une proportion de l'huile recueillie des gaz et mélanger cette huile avec le goudron ou brai dans le barillet. La distillation de cet- te huile dans le barillet aura pour effet d'absorber la cha- leur des gaz et de permettre ainsi le maintien de la tempé- rature désirée à l'intérieur du barillet,
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La capacité de distillation des gaz provenant d'une seule batterie de fours à. coke est de beaucoup supérieure à celle requise pour distiller la quantité de goudron produite par cette seule batterie même lorsque le seul contact en- tre les gaz et le goudron ou brai est un contact superficiel du courant circulant de goudron ou brai,c'est-à-dire que le goudron ou brai n'est pas projeté à l'état pulvérisé à l'in- térieur des gaz.
Par conséquent, pour que le traitement pré- cédemment décrit, puisse être réalisé constamment, il.est ordinairement nécessaire de se procurer une quantité de gou- dron de beaucoup supérieure à celle produite par la batte- rie unique qu'on fait ainsi travailler. Le goudron employé / peut être celui produit par une autre batterie de fours à. coke, ou bien il peut provenir d'autres sources telles que des cornues à gaz, des cornues verticales et des groupes producteurs de gaz à l'eau. Ce goudron peut être mélangé avec le goudron provenant de la batterie, ou bien on peut l'intro- duire indépendamment et le faire circuler dans le barillet dans le but de produire des brais ayant des caractéristiques différentes de ceux résultant du goudron de four à coke.
Si l'on mélange des goudrons provenant de différentes sources et introduit ce mélange dans le barillet poux le distiller de la manière décrite, on obtiendra des brais composites et, de cette manière, on pourra préparer des produits ayant une teneur en carbone libre plus grande ou plue petite que celle des brais de four à coke normaux. Des huiles composites seront aussi obtenues par le traitement subséquent des gaz.
Les gaz chauds passant dans le barillet collecteur se- ront refroidis partiellement en raison, du transfert de cha- leur au goudron ou brai soumis à la distillati-on, et les gaz seront enrichis en éléments d'huile dérivés de la distil- lation du goudron ou brai. Toutefois, les gaz possèderont en- core à leur sortie du barillet une température relativement élevée, par exemple voisine de 300 ou 350 C. ou davantage, et ces gaz contiendront, en plus des vapeurs d'huile, une
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certaine proportion de particules de brai sous forme d'un brouillard, conjointement avec des particules solides de charbon, de coke, etc., qui sont véhiculées par les gaz ser- tant des fours à coke.
Dans la mise en pratique de l'invention, on ne se pro- pose pas de refroidir radicalement les gaz passant dans le barillet à une basse température, pas plus qu'on ne se propos se d'appliquer l'effet de distillation maximum des gaz au goudron ou brai circulant dans le barillet. Le but du mode de travail envisagé du barillet est plutôt que les gaz qui traversent ce barillet soient maintenus à une tempéra- ture élevée et que le barillet lui-même soit maintenu exempt de dépôts de brai dur. Toutefois, il se produira une distil- lation plus ou moins grande du courant circulant de goudron ou de brai, et le brai ou goudron circulant sera suffisam- ment chaud et fluide pour favoriser une distillation effi- cace par son contact superficiel avec les gaz chauds,, et par suite, un enrichissement des gaz en vapeurs d'huile.
Les gaz chauds quittan.t le barillet contiendront donc encore des particules de brai en suspension et des vapeurs d'huile. y compris une grande partie de la teneur en huile des gaz originaux à l'état de vapeur, conjointement avec les va- peurs résultant de la distillation du goudron et du brai dans le barillet.
Suivant l'invention, les gaz chauds qui s'échappent du barillet, et qui contiennent encore des particules de brai en suspension à titre d'impuretés ainsi qu'une grande partie des huiles à l'état de vapeurs, sont soumis à un traitement de lavage à une température élevée, par exemple à l'aide de goudron ou brai chaud,, en vue d'en séparer le brai et les particules solides en suspension tout en laissant une grande partie des huiles à l'état de vapeurs.
Un tel trai- tement effectué à une température élevée permet de recueil- lir la teneur en brai. des gaz sous forme d'un brai de point
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de fusion réglé susceptible d'être vendu dans le commerce et laisse des gaz nettoyés et exempts ou relativement exempta d'éléments de goudron et de brai lourds mais contenant une grande proportion de vapeurs d'huile qui peuvent en être sé- parées ultérieurement par refroidissement de condensation.
Le lavage des gaz à une température élevée peut être effectué à l'aide de goudron ou brai chaud et il se peut qu'une distillation supplémentaire du goudron ou du-brai s'effectue pendant ce lavage. Si le goudron employé dans le laveur est froid* il se peut qu'il refroidisse les gaz dans une mesure trop grande et qu'il détermine la condensation d'une proportion trop grande de l'huile que contiennent les gaz chauds. Il est par conséquent désirable, si l'on fait usage de goudron, de préchauffer ce goudron à une température suffisamment élevée pour éviter, empêcher ou réduire au un- nimum une telle condensation. Au lieu d'employer du goudron, on peut employer du brai chaud et faire circuler de nouveau ce brai à travers le scrubber en réglant la température, par chauffage ou refroidissement, de façon à la maintenir à une valeur élevée sensiblement constante.
Le brai produit dans le barillet peut être employé dans le scrubber pour laver et nettoyer les gaz, en particulier en raison du fait qu'un grand excès de brai chaud est maintenu en circulation à l'intérieur du barillet. Le brai mis en circulation peut posséder une température et une composition analogues à cel- les du brai obtenu par le lavage des gaz, mais ceci n'est pas essentiel et une distillation plus ou moins grande du brai ou goudron peut se produire dans le scrubber simul- tanément au lavage et au nettoyage des gaz et à l'élimina**- tion des particules de brai en suspension dans ces gaz,,
Le réglage du point de fusion du brai produit à l'afde des gaz dans le scrubber peut se faire en réglant la quantité et la température du brai de lavage appliqué ainsi.qu'en ré- glant la température dee gaz passant dans le barillet et pé-
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nétrant dans le scrubber. Si les gaz ne sont pas lavés à l'aide de goudron au de brai dans le barillet et n'ont qu'un contact superficiel avec le courant de goudron ou brai chaud qui y circule, ces gaz traversent le barillet et pénètrent dans le scrubber à une température assez élevée pour qu'ils puissent distiller le goudron ou brai et en éliminer une quantité considérable d'huiles sans refroidir ces gaz au- dessous de la température à laquelle ils retiendraient une grande proportion des tuiles sous forme de vapeurs.
En pareil cas, le laveur constitue une chaudière de distillation qui distille efficacement le goudron pour produire du brai ou le brai pour produire un brai de point de fusion plus élevé, en même temps, qu'elle recueille le brai des gaz.
L'invention peut être appliquée aux installations de fours à coke ordinaires (Semet-Solvay, Koppera, etc.) ainsi qu'aux usines à gaz sans qu'il soit nécessaire d'y apporter , de modifications considérables, l'équipement normal usuel étant appliqué conjointement avec un ou plusieurs scrubbers . dont le rôle est de nettoyer les gaz et avec un dispositif permettant de faire circuler le goudron et le brai dans le barillet. Ainsi,, les fours de la batterie peuvent être re- liés de la manière usuelle par des tuyaux montants et des cols de cygne au barillet collecteur, et les gaz sortant de ces .fours peuvent être conduits à travers le ou les scrub, bers, puis, par l'entremise d'une conduite transversale, à l'appareil de condensation ordinaire.
Il peut être néces- saire ou désirable de calorifuger les tuyaux montants, le barillet collecteur, les scrubbers, etc. pour assurer le traitement et l'utilisation des gaz alors que leur tempéra- ture est encore élevée. Pour permettre le maintien du va- lume requis de goudron ou de brai dans le barillet pendant le fonctionnement de ce barillet, on prévoira des réservoirs d'accumulation convenables destinés à contenir le goudron ou le brai destinés à circuler dans le barillet, ainsi qu'une ou. plusieurs pompes reliées au barillet.
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De préférence, le scrubber est disposé très près du barillet afin que la température des gaz ne soit pas diminuée exagérément avant que les éléments du brai aient été élimi- nés. Le scrubber peut être calorifugé pour empêcher la perte de chaleur des gaz.
Le scrubber peut consister en une tour convenable à travers laquelle les gaz montent au contact d'un courant descendant de goudron, brai ou huile se déversant sur des chicanes propres à. assurer un contact intime entre ce gou- dron ou brai et les gaz montant dans le scrubber, Le gou- dron ou brai peut être retiré du scrubber et réintroduit dans ce scrubber en vue d'une nouvelle utilisation.
Dans certains cas, on peut faire travailler le scrub- ber à une température égale au un peu supérieure à celle du gaz. Dans ce cas, le goudron, le brai ou l'huile fournis au scrubber posséderont une température telle qu'on évite de diminuer la quantité de vapeur d'huile que renferment les gaz ou d'augmenter cette quantité par l'effet de la dis- tillation de l'agent de lavage. Le goudron, l'huile ou le brai peuvent être chauffés par un échangeur de chaleur recevant de la chaleur de tout agent convenable.
Le scrubber peut aussi être employé comme disposi- tif servant à modifier la composition de l'agent de lavage ainsi qu'à condenser des vapeurs et à enlever des particu- les de brai en suspension du courant de gaz, Par exemple, si l'on désire convertir une huile ou une huile goudronneu- se bouillant entre les limites d'une échelle relativement grande en une huile bouillant entre les limites d'une échel- le relativement faible et, en même temps, combiner cette 'huile avec du goudron ou brai lourd provenant des gaz, on fera circuler l'huile à travers le scrubber à une températu- re telle que l'huile légère que renferme l'huile de lavage soit absorbée par les gaz.
De même, les gaz peuvent céder à l'huile de lavage une partie de la vapeur la plus diffi-
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cilement condensable ainsi que des particules de brai ou gou- dron lourd en suspension. L'huile de lavage sera ainsi débar- rassée des huiles légères dans la mesure désirée et sera en- richie en huiles lourdes et en éléments de goudron ou brai lourd.. Les gaz seront enrichis en vapeurs d'huiles légères et seront débarrassés du brai et, dans une certaine mesure, des vapeurs d'huiles lourdes.
La chaleur sensible des gaz de four à coke et les chaleurs sensible et latente des vapeurs condensables sont éliminées sous forme de chaleur latente de vaporisation par la volatilisation des éléments de point d'ébullition inférieur de l'agent de lavageo Dans ce cas, le procédé est basé sur un échange de chaleur entre des huiles condensantes de point d'ébullition élevé et des huiles va- porisantes de faible point d'ébullition, les premières étant récupérées conjointement avec une certaine proportion de brai sous forme d'un produit liquide au fond du scrubber, et les secondes étant retirées sous forme de vapeurs avec les gaz.
Dans ce cas, le scrubber se comporte pour ainsi dire à 1a faon d'une colonne de rectification en ce sens qu'il effectue une séparation partielle des huiles légères d'avec les huiles lourdes. Il va de soi que lorsqu'on fait usage d'une huile de lavage, on peut faire travailler le scrubber d'un grand nom- bre de façons différentes, suivant le type d'huile emplayé pour le lavage, la température de cette huile, la température du gaz à l'admission, de chute de température à travers le scrubber, la quantité d'huile de lavage utilisée, etc. Dans certains cas. le rapport entre la chaleur sensible des gaz fixes et la chaleur latente des huiles à condenser sera si- élevé qu'une grande quantité d'huile légère se vaporisera.
En pareil cas, le procédé pourra être modifié par l'élimina- tion d'une partie de la chaleur sensible des gaz sous forme de chaleur sensible de l'huile fournie par l'addition d'une huile relativement froide .Dans certains. cas, il sera même désirable d'ajouter avec l'huile une quantité réglée d'eau
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qui, après vaporisation, éliminera au degré désiré l'excès de chaleur des gaz..
Pour laver les gaz chauds sortant du barillet, on peut employer du goudron ou brai à 1a température atmosphérique ou du goudron ou brai ayant été préchauffé dans une mesure plus ou moins grande. Le résidu retiré du scrubber possède- ra usuellement une température plus élevée que l'agent de lavage pénétrant dans le scuubber. L'opération de lavage peut être réglée de telle sorte que, en raison du fait que de la matière entraînée à base de brai est retirée des gaz et (ou) du fait que les gaz chauds sont distillés à l'intérieur du scrubber, ce résidu soit un brai de point de fusion relativement élevé. Un résidu chaud de ce genre peut avantageusement être ajouté avant qu'il ait eu la possibilité de se refroidir au courant de goudron ou brai employé pour nettoyer ou balayer le contenu du barillet.
En quittant le scrubber, les gaz contenant des vapeurs condensables peuvent être conduits à travers un appareil de condensation convenable comprenant des réfrigérants, scrubbers, condenseurs à fractionnement, colonnes de frac- tionnement, etc. établis de façon à réduire la température des gaz et à en séparer les huiles, On peut recueillir une seule fraction d'huile totale si les gaz sont refroidis en un seul échelon à la température la plus basse désirée, et l'on peut recueillir plusieurs fractions d'huile si les gaz sont refroidis par échelons dans des réfrigérants éta- blis pour recueillir séparément des huiles correspondant aux phases de refroidissement individuelles,
La température élevée que les gaz chauds résultant de la distillation de la houille et sortant des fours ou cornues.possèdent lorsque leur refroidissement a été empê- ché avant leur arrivée dans le barillet leur permet non seu- lement d'effectuer un degré de distillation plus ou moins grand dans le barillet mais aussi d'atteindre et traverser
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le scrubber à une température suffisamment élevée, par exemple 150 ou 2500 C, ou davantage, pour que, lors d'un re- froidissement subséquente la fraction d'huile totale soit utilisable comme huile à créosote contenant des huiles bouil- lant jusqu'à et au-dessus de 3500 C.;
ou pour que,, par un refroidissement fractionné, on puisse recueillir une huile à créosote relativement lourde et un acide de goudron au huile ' carbolique relativement léger à des températures successi- vement décroissantes. En même temps, des brais de points de fusion réglés peuvent être produits par la distillation du goudron dans le barillet par et par le lavage des gaz encore chauds et contenant encore du brai dans le scrubber On peut ainsi produire des brais susceptibles d'être vendus dans le commerce, comme par exemple des biais bouillant à 41-43 Co, des brais bouillant à 66-71 C., des brais bouillant 100-121 C.
ou des brais de point de fusion encore plus élevé, par la distillation effectuée dans le barillet et (ou) dans le scrubber,
Comme exemples de réalisation du procédé, on peut fai- re passer les gaz à travers le barillet à une température telle qu'ils quittent le barillet à 300 au 350 C. au même à 400 C. ou à une température supérieure, en faisant en sorte qu'ils passent au contact superficiel du courant de brai chaud coulant dans le barillet et qu'ils distillent ce brai, et l'on peut faire passer les gaz possédant enco- re une température élevée au scrubbers les laver dans cet appareil à l'aide de goudron ou brai chaud et les débarras- ser des particules de br en suspension à une température suffisamment élevée pour laisser une forte proportion des huiles à l'état de vapeurs.
Par exemple, les g.az et va- peurs d'huile peuvent quitter le scrubber soit à une tempé- rature voisine de 150-160 C, soit à une température voisi- ne de 2000 C., soit marne une température voisine de 250 C. ou davantage. On recueillera du brai à la sortie du scrubber
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et des huiles propres après refroidissement des gaz nettoyés et enrichis chauds.
La présente invention est susceptible d'être appliquée d'une faàon plus ou moins générale à la distillation du.eau- dron et des huiles en vue d'en obtenir des hil huiles pro- pres et de recueillir des brais et huiles directement des gaz de four à coke et d'autres gaz provenant de la distil- lation de ,la houille. On complétera la description en.se référant au dessin annexé qui représente un appareil établi en vue de la mise en pratique, de l'invention étant bien entendu toutefois que celle-ci n'est pas limitée aux détails particuliers de l'appareil représenté,
Figure 1 est un plan d'une partie d'une cokerie laquelle l'invention est supposée appliquée.
Figure 2 est une coupe à plus grande échelle repré- sentant le barillet et le scrubber y reliée
Dans ces figures, 5 désigne une batterie de fours à coke dont les fours individuels sont reliés par des tuyaux montants et cols de cygne à un barillet collecteur'7 muni d'une boite centrale 8. Le goudron ou brai à distiller est amené d'un réservoir d'accumulation 9 à l'aide d'une pompe
10 et d'un ou- plusieurs tuyaux II qui peuvent distribuer le goudron ou brai aux extrémités opposées du barillet, par exemple en quantité suffisante pour y maintenir un grand volume de goudron ou brai chaud et fluide pendant le fonc- tionnement du barillet.
Ce goudron ou brai passe le long du barillet jusqu'à la boîte centrale 8 et peut être retiré par un tuyau 12 et transféré à un réservoir d'où il peut être remis en circulation en vue d'une nouvelle distillation,
Une partie du goudron ou brai peut être retirée du réservoir 9 par un tuyau 13 . Des quantités supplémentaires de goudron destinées à la distillation peuvent être introduites dans le réservoir 9 par un tuyau lA .
Lorsque les gaz chauds passant dans le barillet sont entrés en contact avec le goudron ou
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brai que renferme ce barillet et on été enrichis comme ré- sultat de la distillation en éléments d'huile, ces gaz sont retirés de la botte centrale 8,alors qu'ils possèdent encore une température élevée, par exemple voisine de 300 à 4000 C., et sont'transférés par un tuyau 15 au srubber, qui peut être de toute forme au construction convenable. De préfé- rence, ce acurbber est constitué par un corps cylindrique 16 qui peut être rempli de brique concassée ou d'une autre ma- tière propre à assurer le contact intime des gaz et du liqui- de entre eux.
Le gaz est introduit par un orifice d'admission 17 à la partie inférieure du scrubber et s'échappe du scrub- ber par un orifice 18 prévu à sa partie supérieure. Le gou- dron, le brai ou l'huile peuvent être introduits au sommet du- scrubber par un tuyau 19 provenant d'un réservoir tel que 20 une pompe 81, étant prévue pour permettre la circula- tion. Un échangeur de chaleur 22 peut être prévu pour per- mettre de régler la température du brai, etc. circulant par l'introduction d'un agent de chauffage ou de refroidis- sement dans l'échangeur.
Lorsque le brai, etc. non vaporisé est descendu en passant par-dessus les chicanes que renferme le scrubber jusqu'à la partie inférieure dudit scrubber, on peut le reti- rer par un conduit de vidange ±± Ce brai, etc. peut être transféré directement au réservoir 20,ou bien-,, s'il con- tient de l'eau ou s'est chargé d'eau condensée des gaz, on peut le transférer à un décanteur 24 dans lequel l'eau ou la liqueur ammoniacale se séparent, le goudron étant alors ramené au réservoir 20.
C'est seulement dans le cas où l'agent de lavage contiendrait de l'eau ou que les gaz au- raient été refroidis suffisamment pour en séparer de l'eau que le goudron (ou.huile) renfermerait de l'eau. Dans la plu- part des cas, on appliquera une température de lavage su- périeure pour maintenir une grande proportion d'huiles soua forme de vapeura et aucune eau ne sera présente ou con-
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denses. L'agent de lavage peut être introduit d'une façon continue par la pompe 21 et retiré d'une façon continue par le tuyau de vidange 23', ou bien la matière' peut être conduite au réservoir 20 et remis en circulation.
Un ou. plusieurs scrubbers supplémentaires (non représentée) peu- vent être prévus, si on le désire,, pour effectuer une conden- sation fractionnée ou un lavage à plusieurs phass ç des tem- pératures progressivement décroissantes.
Les gaz qui s'échappent du ou des scrubbers et qui sont sensiblement exemptde "nuage de goudron" et de par- ticules solides et qui possèdent encore dans la plupart des- ; cas une température élevée, par exemple 150 au 200 C. ou au-dessus, peuvent être transférés par un tuyau 24' à un condenseur 25. Ce condenseur peut être de toute construc- tion convenable.
Le condenseur représenté est du type "mouillé" ordinaire qui est fréquemment employé dans les installations de récupération de sous-produits. Les gaz et vapeurs sont refroidis dans ce condenseur par leur contact avec des surfaces de grille mouillées par des jets de li- queur ammoniacale, par exemple, et le condensat qui en résulte est transféré par des tuyaux 26 à un décanteur 27 dans lequel l'huile est séparée de la liqueur ammoniacale.
Les gaz quittent le condenseur pax un tuyau 28 et sont con- duits à un exhausteur 29 qui maintient l'équilibre de près- sion dans le système. Les gaz peuvent ensuite être conduits à travers l'équipement usuel (non représenté) en vue de la récupération de l'ammoniaque, des huiles légères, etc,
L'appareil décrit permet de distiller du goudron en vue de la production de brai en appliquant à cet effet- une partiede la chaleur que contiennent les gaz de four coke.
En particulier, il permet de faire travàiller -le barillet d'une manière satisfaisante en évitant qu'il s'y accumnie du brai dur. les huiles condensables sont, sui- vant la présente invention, retenues en majeure partie
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dans les gaz sous forme de vapeurs et leur volume est aug- menté par des vapeurs provenant de la distillation du gou- dron ou brai dans le collecteur. Pendant qu'ils sont encore chauds, lea gaz sont nettoyés par un traitement de lavage, - et il s'en sépare du brai ou une huile goudronneuse, de sorte qu'il reste des gaz et vapeurs d'huile propres ou re- lativement propres. Après refroidissement, on obtient des huiles condensées propres ou relativement propres.
Ainsi, suivant l'invention, des huiles propres et des brais pos- sédant les caractéristiques désirées peuvent être recueillis directement des gaz de four à coke ou d'autres gaz provenant de la distillation de la houille, en même temps que du gou- dron peut être distillé pour produire du brai et des huiles, ce qui diminue le coût de la manutention et évite la dépen- se qu'entraînerait une nouvelle distillation des produits ordinaires d'une installation de récupération de sous-produits
D'un certain point de vue, l'invention comprend des perfectionnements apportés au mode de travail du ou des barillets hydrauliques faisant partie de cokeries ou d'usi- nes à gaz:
, perfectionnements grâce auxquels un courant de goudron ou brai chaud est mis en circulation à l'inté- rieur du barillet pour maintenir celui-ci constamment exempt . de dépôts de brai nuisibles et pour effectuer une distilla- tion plus ou moins grande du goudron circulant, en combinai-' son avec le lavage des gaz enrichis encore chauds et conte- nant un n-brouillard de goudron** en vue d'en éliniiner le brai ou les particules de goudron lourd en suspension, tout en laissant les huiles prinoipalementà l'état de vapeur, et la condensation subséquente d'huiles propres ou relativement propres.
On peut ainsi produire des brais distincts par la distillation effectuée dans le barillet et à l'aide des gaz /forme pron dans le scrubber et condenser en même temps une grande quantité d'huiles propres appropriées au créosotage ou à d'autres applications, ces huiles étant obtenues soit sous /
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d'une fraction d'huile totale, soit sous forme de plusieurs fractions donnant une série de produits huileux.
11 est bien entendu que la description qui précède n'a été donnée qu'à titre d'exemple pour faire comprendre l'in- vention et que celle-ci est susceptible de recevoir de nom- , breuses modifications sans s'écarter de son esprit.