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" Perfectionnements apportés aux. machines. à mouler, notam- ment à cellea pour le moulage, sans tassement, de pièces en plâtre, chaux., ciment, eto. ".
L'invention est relative aux machines à mouler, notamment à celles pour le moulage, sans tassement, de piè- ces en plâtre, chaux, ciment, etc., du genre de celles fai- sant l'objet du brevet principal N 343.407 du 11 juillet 1927 et comportant un bâti portant un ensemble de plusieurs moules juxtaposés formés en ayant recours à deux plaques mon- gizudinales, communes aux- différents moules et à.
autant de paires de plaques transversales qu'il y a de moulea, les plaques transversales étant groupées en deux- séries compre- nant respectivement toutes les plaques se trouvant d'un mê- me coté des moules, les plaques longitudinales, d'une part, et les deux séries de plaques transversales, d'autre part, étant écartées, perpendiculairement par rapport aux faces
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correspondantes des pièces moulées, respectivement par l'intermédiaire de deux commandes mécaniques.
Elle a pour but, surtout, de rendre telles, les- dites machines, que leur construction et leur fonctionnement soient plus simples et plus rationnels et que les opérations nécessaires à leur manoeuvre soient plus aisées.
Elle consiste,principalement, à rendre solidaires les deux séries de plaques transversales que comportent les machines du genre en question, respectivement de deux pièces susceptibles de coulisser longitudinalement par rapport au bâti desdites machinée, dans deux directions opposées,par l'intermédiaire d'un mécanisme de commande commun et à cons- tituer chacune des parois transversales de façon qu'elles soient flexibles, tout en ayant une taideur suffisante, pour que chacune de ces parois, en étant sollicitée par une for- ce agissant en un point de son bord inférieur, se détache progressivement à partir du bas de la face correspondante de la pièce moulée, les parties encore en contact exerçant, grâce à leur adhérence, un effort sur ladite pièce qui tend à maintenir celle-ci sur son support.
Elle consiste, mises à part ces dispositions principales, qui s'utilisent de préférence en même emps mais peuvent s'utiliser indépendamment, en certaines au- tres dispositions dont il sera plus explicitement parlé ci-après, notamment en une autre disposition -- exclusive- ment relative au cas où les pièces à mouler doivent com- porter des évidements, chacun de ceux-ci étant obtenu en ayant recours à deux noyaux établis dans l'alignement l'un de l'autre, de longueur correspondant sensiblement à la moitié de celle de l'évidement et portés, respectivement, par les parois longitudinales du moule auxquelles aboutit ledit avidement -- consistant à constituer lesdites parois longitudinales par deux plaques dont l'une extérieure sert de support aux noyaux et dont l'autre,
intérieure et amovi-
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ble, comporte des trous permettant le passage des noyaux et forme la paroi latérale proprement dite des moules, le sup- port des noyaux occupant une position telle, jusqu'à ce que les matières mouler sont introduites dans le moule, que les noyaux soient dégagés de ceux-ci, leur extrémité libre ve- nant obturer les trous correspondants ménagée dans la plaque intérieure, ledit support étant, ensuite, déplace de façon que les noyaux pénètrent dans lesdites matières juaqu'à ve- nir occuper leur position de moulage.
Elle vise plus particulièrement certains modes d'application ainsi que certains modes de réalisation des- dites dispositions; et elle vise plus particulièrement en- core, et ce à titre de produits industriels nouveaux, les machines du genre en question, comportant application des- dites dispositions, les éléments et outils spéciaux propres à leur établissement, les installations comportant de telles machines, ainsi que les pièces moulées obtenues à l'aide de semblables machines.
Et elle pourra, de toute façon, être bien compri- se à l'aide du complément de description qui suit, ainsi que des dessins ci-annexéa, lesquels complément et dessins sont, bien entendu, donnés surtout à titre d'indication.
Les fig. 1 à 3 montrent, respectivement en vue de coté (parties coupées), en plan et en élévation (parties coupées), une machine à mouler établie conformément à l'in- vention.
La. fig. 4 montre, schématiquement, un détail de la machine pour illustrer une partie de son fonctionnement.
Selon l'invention, et plus spécialement selon ce- lui de ses modes d'application ainsi que ceux des modes de réalisation de ses diverses parties., auxquels il semble qu'il- y ait lieu d'accorder la préférence, se proposant d'établir une machine pour le moulage. simultané de plusieurs pièces parallèlipipédiques et de mêmes dimen-
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sions, chacune desdites pièces étant' traversée par des évi- dements parallèles à leur grand axe de symétrie, on s'y prend comme suit, ou de façon analogue.
Sur un bâti a, porté par exemple par des galets est monté un cadre rectangulaire et horizontal b sup- portant une série de moules juxtaposés suivant l'axe longi- tudinal de la machine.
L'ensemble constitué par les moules comporte des fonda sur la- face supérieure desquels sont prévues des ru- gosités et qui sont fixés au cadre b, deux plaques longitu- dinaleset verticales a communes aux différents moules et ,servant au moulage des faces d'about de la pièce que l'on veut obtenir et plusieurs plaques transversales e disposées par paires,chaque palre correspondant a un des moules et servant au moulage des autres faces latérales de ladite pièce.
Les parois longitudinales d sont supportées et guidées par deua tringles f prenant appui en g sur le cadre b et les traverses portées par des consoles i fixées audit cadre.
Une tige j, établie dans le plan de symétrie transversal de la machine, est supportée par les traverses h de façon à pouvoir tourner par rapport à celles-ci sous la commande d'un volant j1. Cette tige comporte, de part et d'autre de l'ensemble constitué par les moules, des parties et 3 filetées en sens contraires et engagées respecti- vement dans des trous taraudés ménagés dans le bord infé- rieur des parois d, Il en résulte que, lorsqu'on fait tour- ner le volant j1 dans l'un sens ou dans l'autre sens, les parois d s'écartent ou se rapprochent simultanément de la partie centrale de la machine.
Les parois trahsversales e sont groupées de façon à former deux séries comportant chacune les parois corres- pondant aux faces des pièces- moulées dirigées vers un même
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côté de la =chine.
Les différentes parois e, fanstituant chaque série, sont rendues solidaires, par exemple par l'intermédiaire de blocs de serrage e1 (fig. 3) d'un ensemble constitué par deux tringles k1 ou k2 symétriques par rapport à l'axe lon- gitudinal de la maohine, guidées dans des logements appro- priés ménagés dans le cadre IL et reliées entre elles par une traverse 11 ou 12, ces traverses 3- 1 et 12 étant établies dun même coté de la machine et étant engagées respective- ment, par.des troua taraudés, sur une tige m. comportant deux parties filetées en sens contraire , cette tige étant sup- portée par le cadre IL de façon à pouvoir tourner par rap- port à celui-ci tout en étant empêchée de se déplacer axia- lement,
Un volant ml permet de faire tourner la tige!!;!; dans un sens ou dans l'autre, pour écarter ou rapprocher aimulta- nément les traversée L et 12, celles-ci entraînant les deux séries de parois transversales e dont elles sont rendues so- ' lidairea respectivement par les tringles k1 et k,
Des bandes n (fig. 1 et 4) en une matière flexi- ble, par exemple en toile ou en caoutchouc, sont fixées aux bords supérieurs des parois voisines de deux moules conséou- tifs empêchant la pénétration des matières entre ces parois quand on les introduit dans le moule ou quand on procède au démoulage.
On obtient ainsi une machine à mouler qui, tout en étant constituée d'une manière très simple, permet d'obtenir en un minimum de temps, des pièces moulées, les opérations nécessaires pour rapprocher ou pour écarter les parois laté- rales d et e des moules étant réduites à la manoeuvre des ve lants j1 et m1, cea manoeuvres ne nécessitant qu'un effort très réduit à cause des faibles résistances.résultant prin- cipalement des efforts dûs aux frottements s'opposant aux déplacements des parois!. et e.
Les parois 1 et ±.des moules peuvent être consti-
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tuées en une matière rigide, par exemple en fonte, toutefois il est avantageux de constituer les parois transversales e. en un métal tel que l'acier, l'aluminium ou analogue, ayant un coefficient d'élasticité élevé, ces parois ayant une épais- seur suffisamment faible pour que l'effort qui tend à les sé- parer et qui agit en un ou plusieurs points de leur bord in- férieur puisse faire fléchir légèrement ces parois (fig.
4) de façon à les détacher progressivement depuis le bas vers le haut des faces correspondantes de la pièce moulée, ce qui non seulement facilite le démoulage mais donne lieu, en outre, grâce à l'adhérence des parties des parois qui sont encore en contact avec la face humide de ladite pièce, à la transmission d'un effort dans le sens indiqué par les flèches (fig. 4) qui tend à appliquer cette pièce sur le fond c qui la supporte.
Les parties e et el peuvent constituer une seule pièce ou e peut être rendue solidaire de e1 par emboîtement, articula- tion, etc.
Il résulte de cette disposition que la pièce est maintenue fermement en place, au cours du démoulage et ne ris- que pas d'être entraînée par l'une ou l'autre des parois laté- rales lorsque celles-ci sont écartées les unes des autres. On ne doit pas craindre que les parois transversales e, relative- ment minces, se déforment au cours du moulage, puisque, dans le cas contraire, elles doivent seulement avoir une rigidité suffisante pour supporter la poussée latérale des matières introduites, sans tassement, dans les moules. D'ailleurs, les parois longitudinales d, en venant buter contre les borde des parois transversales interviennent pour maintenir celles-ci dans leur position normale.
Les parois latérales d et e pourraient être entiè- rement métalliques, toutefois dans l'un et l'autre cas (pa- rois rigides ou flexibles) elles peuvent être constituées par une plaque métallique, dont la face de moulage porterait un revêtement en une matière élastique telle que du caout- Il./-
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chouc, une mince feuille en ébonite ou analogue étant inter- posée entre le métal et le revêtement en caoutchouc pour aug- menter l'adhérence du revêtement à son support. Il est vi- sible que cette disposition n'empêche nullement à la paroi d'être flexible comme indiqué ci-dessus, la mince feuille en ébonite, de surface relativement grande, ne génant nullement cette flexion.
Dans le cas où l'on veut ménager des évidements longitudinaux dans la pièce moulée, on a recours, pour cons- tituer chaque évidement, à deux noyaux o portés respective- ment par les parois d et dans l'alignement l'un de l'autre, la longueur de ces noyaux correspondant sensiblement à la moitié de celle de l'évidement que l'on veut obtenir.
Chacun des noyaux o, de section transversale car- rée, circulaire ou autre, peut être rigide ou extensible.
Dans ce dernier cas, on le constitue par une gaîne o1 (fig.
1) en une matière élastique, par exemple en caoutchouc, l'é- paisaeur de la paroi de la gaîne augmentant vers l'extrémi- té libre du noyau et la section transversale de cette gaine allant en diminuant légèrement vers. ladite extrémité. La paroi o1 est enfilée sur un support rigide o2, fixé à la pa- roi d et formé par exemple par une tige de section notable- ment moindre que celle de 1'évidement que l'on veut obtenir.
La paroi d est, dans ce cas, constituée par deux plaques pa- rallèles laissant entre elles un intervalle d communiquant, d'une part, avec un réservoir contenant un fluide sous pres- sion, par exemple de l'air comprimé)par l'intermédiaire d'u- ne robinetterie (non représentée) permettant de faire agir au moment voulu, une pression convenable dans la chambre d1 et, d'autre part, avec les différents noyaux portés par cet- te paroi, la communication ayant lieu par un petit conduit p avec orifice latéral p ménagé dans le support o2.
La pression agit dansles noyaux'quand on procède au moulage et le fluide comprimé cesse d'agir sur ceux-ci
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lors du démoulage, pour faciliter celui-ci.,
On pourrait, avant l'introduction des matières à mouler, amener les parois d, et par suite les noyaux rigi- des ou. extensibles qu'ils supportent, dans la position qu'ils occupent normalement au cours du moulage. Toutefois on a constaté que, lors de l'emploi de mortiers épais, le , remplissage des moules est rendu difficile du fait que les noyaux empêchent les matières de venir occuper toutes les.
,-,cavités intérieures qui leut sont réservées. Il est donc préférable de laisser les parois 1 dans leur position écar- tée pendant que 1*on introduit les matières dans les moules et d'amener ensuite les noyaux, dans leur position de moula- ge. Dans ce cas on constitue les parois latérales d des. moules par des plaques amovibles q dans lesquelles sont mé- nagéasdes trous r destinés à livrer passage aux noyaux o, ces trous étant obturés par les extrémités libres de ceux-ci pendant que l'on procède au remplissage des moules.
Ces plaques q, de poids relativement faible, peu- vent être aisément mises en place et enlevées en leur fai- sant comporter des poignées.
Ce n'est que lorsque le remplissage des moules a eu lieu que l'on agit sur le volant j1 pour rapprocher les parois d l'une de l'autre.
Les noyaux entraînés par les parois pénètrent dans la matière, celle-ci n'ayant pas encore fait prise et cette pénétration est facilitée, par la forme plus ou moins coni- que de ces noyaux. Comme les extrémités libres des noyaux ne doivent pas nécessairement venir en contact, on ne doit pas craindre que des matières, non refoulées par ces noyaux, empêchent aux parois d de venir occuper leurs positions vou- lues.
Les noyaux sont généralement extensibles, toute- fois, et cela plus spécialement dans le cas où il s'agit d'obtenir des matériaux de construction, en chaux, ciment,
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etc.,ou des combustibles agglomérés avec du brai ou tout autre matière, on peut, avantageusement, avoir recours à des noyaux- rigides permettant d'obtenir dans le corps même de la pièce moulée une pression partant du centre vers la périphérie, ce qui présente l'avantage d'une meilleure répar- tition à l'intérieur de ladite pièce, de la pression déve- loppée.
Dans le cas où l'on a recours à un couvercle (non représenta pour former la face supérieure des moules après l'introduction des matières, dans ceux-ci pour maintenir ces matières en place ou pour obtenir un moulage de la face su- périeure, la pression exercée depuis l'extérieur par les pa- rois des moules s'ajoute à celle produite depuis l'intérieur par les noyaux, ce qui permet d'obtenir des éléments de construction, des agglomérés combustibles de toute composi- tion actuellement connue, et toutes autres. pièces moulées, quels que soient leur forme et l'aspect de leurs faces mou- lées, constituées d'une manière très homogène.
La machine telle que décrite s'applique plus spé- cialement aux machines à mouler pour obtenir les pièces sans tassement des matières introduites, dans les moules. n est toutefois à remarquer que ceci ne constitue qu'une de ses. applications possibles et que ces machines convien- draient tout aussi bien pour obtenir des pièces moulées avec tassement, et cela sans être en contradiction avec les ca- ractéristiques de l'invention, spécifiées au début de la présente description.
Comme il va de soi, et comme il ressort d'ailleurs déjà de ce qui précède, l'invention ne se limite aucunement à ses modes d'application, non plus qu'à ceux des modes de réalisation de ses diverses parties; elle en embrasse, au contraire, toutes les variantes.