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Procédé et appareil pour la reproduction par repoussage,,.-
On sait que, dans certain es industries, on est amené à reproduire des modèles en repoussant une plaque de aube- tance malléable posée sur la surface d'une matrice repré- sentant en creux les reliefs du modèle et inversement.
L'invention a pour objet un procédé pour obtenir ces reproductions avec une très grande simplicité et en même temps avec une très grande perfection.
Suivant l'invention, le procédé consiste, après avoir étendu la plaque de substance malléable au-dessus de la ma- trice, à la battre, en se déplaçant d'une extrémité vers l'autre de cette matrice, avec un battoir ou plusieurs bat- toirs successifs constituer d'une manière particulière qui forme précisément une des caractéristiques de 1'invention,
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L'invention vise également une machina pour la mise en oeuvre du procédé, cette machine étant plus particu- lièrement appropriée à 1'emploi successif de deux ou plu- sieurs battoirs.
La figure 1 est une figure purement schématique, destinée à montrer l'invention dans toute sa généralité.
Les figures 2, 3 et 4 montrent, en coupe, la dis- position d'un certain nombre de battoirs que l'on peut employer pour la mise en oeuvre du procédée
La figure 5 est une vue schématique en élévation d'une machine plus particulièrement applicable à à'appli- cation de deux battoirs successivement.
Ainsi qu'on le voit sur la figure 1, oa dispose une matrice ou un moult, en creux tel que 1 sur lequel on a place la plaque de substance malléable 2 à laquelle on désire faire épouser très exactement les contours du moule 1.
Suivant l'invention, on bat la plaque 2 placée sur le moule 1 avec des battoirs construits comme l'indique la figure 2
A une plaque ou planche 3, sont fixes un certain nom- bre de filé ou de chaînes flexibles 4 portant à leur ex- trémité des corps pesants at à extrémités arrondies 5
En laissant tomber d'une hauteur plus ou moins grande le battoir ainsi constitué sur la plaque 2, les corps 5 exerceront sur cette plaque une pression qui sera. due à la fois au choc produit et au poids des corps 5.
Certains d'entre eux, lorsqu'ils viendront reposer sur la plaqe 2 prendront des positions obliques telles que celles repré- sentées sur la figure 1, ce qui aura pour effet de tasser la matière dont est formée la plaque 2 dans tous les replis et anfractuosités du moule 1,
Théoriquement, on pourrait se contenter de déplacer ainsi un seul battoir dans le sens de la flèche ? d'une
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extrémité à l'autre de la plaque 2 placée sur le moule 1.
Ceci peut être suffisant si les creux et les sail- lien du moule sont peu prononces et si la plaque 2 est en une matière très malléable mais, dans la plupart des cas, la surface inférieure de la plaque 2 ne pourra épouser très exactement les reliefs et les creux du moule 1 qu'en sou- mettant cette plaque à plusieurs battages successifs au moyen de battoirs tels que celui de la figure 2, mais dont les massée seront de diamètre de plus en plus faible et de plue en plus nombreuses.
On conçoit immédiatement qu'un battage avec un battoir comportant des masses 5 assez gros- sières dégrossira le travail qui sera complété par des bat- tages successifs en employant par exemple un battoir tel que celui représenté figure 3 et, s'il y a lieu, d'autres battoirs successifs dont les masses seront de plus en plus minces et de plus en plus nombreuses afin de mieux faire épouser tous les détails du moule à la matière malléable,
Les inventeurs ont remarqué quele résultat oherché se produisait encore mieux en constituant les battoirs à la manière représentée figure 4. Au lieu d'une seule pla- que ou poutre 3 à laquelle sont attachés les fils ou chaînée 4, on se sert de deux plaques 3 et 3 réunies les unes aux autres par des ressorts 6.
Il est à remarquer que si la plaque 3a exécute des mouvements d'amplitude constante en se déplaçant dans le sens de la flèche F d'une extrémité à l'autre de la plaque 2, les mouvements de la plaque ou poutre 3 prendront une ampli tude variable d'autant plus forte que l'on se trouvera au- dessus d'une région où les creux sont plus grandis. Par exemple, l'amplitude sera plus grande au-dessus de la région B du moule 1 qu'au dessus de la région C. Cette circons- tance est très favorable parce qu'elle permet d'obtenir au- tomatiquement un effort de frappe et de compression d'autant plus grand que le moule est plus creux, c'est-à-dire qu'en
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fait la plaque 2 doit y être comprimée ou tassée plus éner- giquement.
Il doit être entendu que l'on peut, sans sortir de l'esprit de l'invention, utiliser les battoirs des figures 3 et 3 ou mieux du type de la figure 4 en les actionnant par un dispositif absolument quelconque et même, si on le désire, à la main. Néanmoins il est avantageux d'effectuer l'opération de battage d'une façon absolument mécanique et, dans ce but, l'invention vise également une machine parti- culièrement appropriée à la miee en oeuvre du procédé qui vient d'être indiquéo
Dans cette machine, représentée figure 5. les deux bat- toirs 7 et 8, du type de celui représenté figure 4, sont reliés aux deux extrémités d'une barre 9 fixée à un arbre 10.
Cet arbre est animé d'un mouvement alternatif de rotation par l'intermédiaire d'une manivelle 11 et d'une bielle 12 mise en mouvement elle-même par un excentrique, un piston ou tout dispositif appropriée
A chacune de ces extrémités la barre 9 porte des tiges verticales 13, 14 à chacune desquelles est fixé un des dis- positifs 1 7, 8. On conçoit dozia immédiatement que la bielle 12 étant animée d'un mouvement de va-et-vient les tiges 13 et 14 et, par suite, les barres 7,8 seront éga- lement animées de mouvements de va-et-vient verticaux, en sens inverse les uns des autres. D'autre part, le moule recouvert de la plaque à emboutir est placé sur un chariot 15 qu'un dispositif quelconque connu (non représenté) à encliquetage, à vis sans fin, etc... fait avancer progres- sivement dans le sens de la flèche F1.
On voit immédiatement que les diverses parties de la plaque 2 seront soumises d'abord aux chocs du battoir 8, puis aux chocs du battoir 7. On constituera le battoir 8 à l'aide d'éléments' relativement gros -et peu nombreux et le battoir 7 à'19aide d'éléments plus fins et plus nombreux.
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Pour régler la hauteur de course de ces battoirs*, les tiges 13 et 14 sont percées d'un certain nombre de trous
16 dans lesquels peuvent s'enfoncer des tiges 18 qui casent également dans Un trou de la barre oscillante 90
Lorsque la machine commence à fonctionner les deux bar- res, ou tout au moins la barre 7, frappe dans le vide, E- tant donné le poids relativement considérable de la partie des battoirs constituée par la barre 3 et les éléments frap- peurs 5, l'amplitude de la partie 3-5 prendra, sous l'ac- tion du ressort 6, une amplitude telle qu'elle risquerait de détériorer la machine.
En outre, au repos, il est bon de soutenir le ressort 6 pour éviter qu'il ne se détendeo Dans ce but, on a prévu un mécanisme d'accrochage constitué par exemple par un crochet 19 articulé en 20 à la poutre inférieure 3 et venant s'accrocher sur la poutre supérieure 3a Lorsque la machine commence à fonctionner, on fait basculer le crochet à l'aide d'un levier quelconque disposé à l'une des extrémité'; de la machine.
Enfin pour empêcher au repos, sous l'influence de chocs éventuels, les poutrelles 3 et 3a de se rapprocher et de s'écarter l'une de 1 autre, on a disposé entre elles un mécanisme destiné à maintenir leur écartement constant; ce mécanisme, représenté schémati- quement figure 6, est constitué par un levier coudé 21, 22 portant à l'extrémité de l'une de ses branches, 23. un sabot qui vient faire pression sur une surface d'appui, de préfé- rehoe élastique 24, portée par la barre ou poutre inférieure 30
En actionnant ce mécanisme dans le sens voulu on tend à écarter l'une de l'autre les barres 3 et 3a maintenues d'autre part par les crochets 19, de sorte que celles-ci sont complètement immobilisées les unes par rapport aux autres.
Il doit être expressément entendu que la machine qui vient d'être décrite et représentée constitue simplement un mode de réalisation de l'invention et que le procédé men-
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tionné précédemment pourrait être mis en oeuvre de bien des manières sans s'écarter pour cela de l'esprit de l'invention.