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"Perfectionnements aux appareils servant à simuler les cour- ses ou autres distractions de même genre"
L'invention concerne un jouet. Elle a d'abord pour objet la réalisation d'organes permettant de déplacer ou de faire avancer des corps mobiles et donnant, de préférence, aux déplace- ments de ces corps le caractère d'une course. Elle a ensuite pour objet la réalisation d'organes asservissant automatiquementces mobiles aux organes qui servent à les déplacer et les libérant.
Elle a également pour objet de créer des moyens permettant aux mobiles de franchir des obstacles convenablement disposés sur leur chemin .
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Essentiellement, l'appareil établi selon l'invention comprend un organe hélicoïdal, par exemple un ressort, suscep- tible de tourner dans un espace plus ou moins restreint; entre certaines spires de l'organe hélicoïdal peut s'engager, de préfé- rence automatiquement, une ou plusieurs appendices en saillies, faisant partie du corps déplacé, de manière que son avancement résulte de la rotation du ressort. Il convient d'adjoindre à ces éléments des moyens permettant à l'appendice ou saillies, de se dégager automatiquement des spires de l'organe hélicoïdal, le dégagement automatique de la saillie déterminant l'engrenement au- tomatique d'un autre appendice, ou saillie, avec l'organe hélico- ïdal en question.
Pour supporter et pour guider le corps pendant son déplacement, tous moyens pourront être utilisés, l'engrenement et le dégagement automatique des saillies, ou appendices, pouvant être obtenu par les effets d'un basculement du corps que l'organe hélicoïdal actionne, ainsi que par la position qu'on a donnera son centre de gravité par rapport au support.
Il convient de donner au mobile, ou à certaine de ses parties telles que le support, une forme lui permettant de fran- chir pendant sa course, des obstacles disposés sur son chemin. A cet effet, on pourra par exemple fixer à l'avant une espèce de came gravissant l'obstacle pendant l'avancement du mobile, avan- cement qui sera obtenu grâce à une saillie, ou appendice située vers la partie centrale ou vers l'arrière; le mobile ayant atteint une . certaine position, oscille vers l'avant et basculé ensuite en passant de l'autre côté de l'obstacle, ce qui permet à une sail- lie, ou appendice, situéevers l'avant, de venir en prise avec l'or -gane hélicoïdal pour faire durer l'avancement.
Il est préférable de disposer des appendices, ou sail- lies, à l'avant et à l'arrière du corps, de choisir la forme de la saillie antérieure et la répartition du poids de façon que cet- te saillie se place sur le chemin de l'organe hélicoïdal ; il con- vient aussi de donner à cette saillie une forme lui permettant
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de jouer le rôle d'une camé par rapport à l'organe hélicoïdal, l'engrenement de cet organe avec la came obligeant le mobile à s'élever ou à basculer et à placer sa saillie postérieure sur le chemin d'une des spires de l'hélice.
Aussi donnera-t-on, de pré- férence à la saillie postérieure, l'aspect d'un crochet ou bien on l'orientera,, par rapport aux spires de l'hélice, à un angle favorisant l'engrenement, les organes en prise acquérant, en plus, la tendance de conserver cet état d'engrenement tout le temps, plus ou moins long, pendant lequel le corps avance, jus- qu'à ce que le poids fasse à nouveau pencher le corps vers l'avant, en libérant la saillie postérieure et en engageant la saillie antérieure, Pour le pas de l'organe hélicoïdal, on choi- sira une valeur convenablement adaptée à l'écartement des deux saillies du mobile
En certains cas, le mobile pourra avoir plus de deux saillies ce qui lui permettra d'effectuer un mouvement complexe.
L'organe hélicoïdal, constitué de préférence par un ressort à boudin, pourra être orienté suivant une direction quelconque; il pourra être droit ou recourbé, la piste que suit le mobile devant présenter la même forme et étant située, de préférence, au-des- sus du ressort pour que les saillies traversent une fente appro- priée avant d'engrener avec les spires des ressorts pendant que le corps repose sur la piste située d'un côté, ou des deux côtés, de la fente. Si l'on veut simuler des courses de vitesse, on pourra disposer côte à côte deux ou plusieurs pistes dont chacune sera pourvue d'un organe hélicoïdal logé dans un compartiment attenant.
Pour actionner l'organe hélicoïdal unique ou l'ensemble de plusieurs organes de ce genre, on utilisera tout moteur ou tout autre moyen convenable. Dans certains cas, on choisira un moteur à ressort transmettant la rotation à un'' ou plusieurs res- sorts par l'intermédiaire d'engrenages appropriés. Dans d'autres cas, on pourra se servir d'un moteur à poids, ou d'un moteur électrique.
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Selon un mode de réalisation éminemment simple, le système moteur comprendra une masse semblable à un volant et mise en mouvement à la main; un accouplement à friction, embrayé ou de'brayé à volonté, transmettra le mouvement aux ressorts. Si les éléments hélicoïdaux, tels que les ressorts qui doivent être entraînés sont situés côte à côte, on pourra relier entre eux les organes entraîneurs et l'on associera entre eux des organes héli- coidaux enroulés, alternativement, à gauche et à droite pour que les différents corps entraînés progressent dans un même sens.
Tou- tefois on pourra, dans certains cas faire avancer les mobiles en sens opposés ; exemple, quand on voudra simuler un tournoi,où les mobiles représenteront des chevaliers montés sur chevaux de combat et ch&erchant à se désarçonner les uns les autres. Quand il s'agira de représenter une course, on pourra adjoindre des mo- yens permettant de reconnaître le vainqueur ou l'ordre d'arrivée des concurrents. Ces moyens pourront consister parfois en des pièces à contrepoids susceptibles de basculer et d'être ensuite saisis par un bras oscillant; le premier arrivé ayant été saisi par le bras, celui-ci fera avancer un ou plusieurs crans pour saisir le second et ainsi de suite.
Il est ainsi possible de vé- rifier en fin de course, l'ordre des arrivées, en observant la position qu'occupent les pièces basculées par rapport à l'organe denté.
On pourra aussi remplacer l'organe hélicoïdal, qui re- présente, en somme un élément à saillies se déplaçant sur un par- cours donné, par tout autre organe produisant les mêmes effets, par exemple par une bande mobile pourvue de saillies qui entre- ront en prise, à la manière d'un échappement, avec des saillies correspondantes formées dans le mobile. Parfois encore on substi- tuera à la bande et à ses saillies une crémaillère mobile qui exercera sur le corps une action pareille à celle d'un échappe'. - ment.
La description ci-après, ainsi que les dessins qui y
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sont annexés et qui représentent l'invention appliquée à un jeu de courses, la feront mieux comprendre.
La figure 1 est une vue quelque peu schématique de l'appareil, le
La figure 2 représente en élévation sectionnée par un plan longitudinal et reproduite à une échelle plus grande, une partie de l'appareil étant supposée arrachée,
La figure 3 est une vue en plan correspondant à la figure 2,
La figure 4 est une vue en élévation et une section par- tielle faite perpendiculairement aux pistes et aux bâtis des ressorts,
La figure 5 représente de profil une figurine ayant l'as pect d'un cheval de course monté par un jockey et destiné à avan- cer le long d'une des pistes faisant partie du jouet qu'on voit aux figures I à 4,
La figure 6 représente la figurine vue par la tranche,
Les figures 7,8 et 9 sont des vues d'objets pareils à ceux que représente la figure 5, mais représentés avec la vis hé- licoïdale;
elles font aussi voir la façon dont opérent les sail- lies,
La figure 10 représente une autre forme d'exécution d'une partie du mécanisme qui sera expliqué ci-après,
Les figures 11 et 12 sont des vues schématiques repré- sentant en élévation et en plan sectionnés une autre forme d'exé- cution de l'appareil,
La figure 13 fait voir une section transversale de la bande mobile qui.peut, par exemple être pareille à celle représen- tée à la figure 12.
La figure 14 représente en section longitudinale une nouvelle forme d'exécution de la bande.
Sur ces dessins, 10 représente un panneau de base à l'une des extrémités duquel est fixéeune tige verticale 11 faite
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d'acier trempé ou d'autre matière analogue. Sur la tige est monté au moyen d'un coussinet à billes 13 un plateau 12 pareil à un vo- lant et pourvu de poignées qui servent à l'actionner; sur sa face inférieure le plateau porte un disque 15 en cuir ou en toute autre matière appropriée.
En dessous du plateau 12, mais au dessus du niveau du panneau de base, on a aménagé un compartiment vide 16, fermé par une plaque 17 et contenant un châssis basculant sur un axe horizon -tal 18. Le châssis comprend deux membrures latérales 12 et une membrure d'extrémité 20 à laquelle est adjointe un bâti 21 en deux pièces. Sous ce bâti double se trouvent quelques pignons dentés 22 engrenant les uns avec les autres (figure 3). Chacun des axes 23 des pignons 22 entre en prise avec l'extrémité crochue 24 d'une pièce hélicoïdale 25- ayant l'aspect d'un ressort , l'enroulement changeant alternativement de sens lorsqu'on passe d'une hélice à la suivante. En 28 est monté sur l'axe central 23 une roue présen ant un pourtour rugueux, ou pourvue de petites dents.
Le châssis basculant monté sur l'axe 18 se prolonge en un trou 29 qui passe sous l'extrémité active d'un levier 26. Quand ce dernier occupe la position représentée aux figures 3 et 3, le châssis basculant est libre d'osciller sur son axe 12 sous l'action d'un ressort plat 27 qui appuie contre la membrure 20 de façon que la roue à friction 28 engrène avec le disque 15.; quand le levier occupe la posi- tion opposée, le châssis basculant oscille de manière à séparer les éléments en prise et à laisser tourner le disque 12. Chaque ressort hélicoïdal s'étend à l'intérieur d'un bâti longitudinal 30 pouvant avoir une section transversale de toute forme et pourvu de parois latérales et d'un couvercle fendu au centre en 31.
Ces différents bâtis adjacents 30 atteignent l'extrémité opposée du panneau de base;,les extrémités des ressorts étant libres, comme on le voit à la figure 2 et s'arrêtant juste devant l'extrémité des bâtis qui leur correspondent. Des obstacles 32 sont disposés en travers des pistes aux endroits voulus et représentent des fos-
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sés, des rivières ou d'autres entraves de même genre ; peuvent être fendus qu'en leur partie supérieure. On peu à ces parties la forme voulue; en outre, on pourra parfois tailler des creux tels que 33 (figure 2) en des endroits choisis des pistes que forment les sommets des bâtis 30.
Enfin, on peut aussi former de façon quelconque, des régions creuses en tout point des pistes
Aux extrémités des bâtis 30 on a fixé un certain nombre de volets 34 dont les appendices 35 traversent les fentes 31 des bâtis. Une des positions que les volets peuvent prendre, est celle représentée à la figure 2 ; les volets sont alors sensiblement ver- ticaux et quelque peu au delà de leur centre d'oscillation ; sont montés de telle manière que lorsque un corps parcourant la piste vient frapper un des volets, celui-ci est rabattu dans la direction de la flèche 36 (figure 2) en vertu de son propre poids.
A l'extrémité de la piste , une barre 37 est tourillonnée dans des paliers 38 et présente deux rangées de dents inclinées d'un, cer- tain angle l'une par rapport à l'autre. Quand le premier volet 34 est refoulé dans la direction de la flèche 36, il vient buter contre des dents 39 qui est située le plus bas, son poids imprimait une légère rotation à la barre dentée 37 de façon à mettre la se- conde rangée de dents 40 en position convenable pour recevoir le choc du volet suivant. On peut ainsi distinguer le volet ayant été le premier à recevoir le choc : c'est celui qui se trouve en- tre les rangées de dents 39 et 40.
Selon une autre forme d'exécution, à peu près pareille à la précédente, on peut disposer une troisième rangée de dents pour distinguer entre les volets qui tombent en deuxième et en troisième lieu, et ainsi de suite.
Aux mobiles devant parcourir les pistes, on a donné l'as pect de chevaux de course montés par des cavaliers faits de préfé- rence en tôle et ayant les dimensions voulues. La figurine 41 re- présentant un cheval et son jockey peut être faite d'une seule pièce avec la base 42 ou y être fixée, la base étant incurvée vers
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le haut en sa partie frontale et étant incurvée vers le bas, dans une région intermédiaire 44. En dessous de la bqse 42, on a disposé une crête en tôle 45 pouvant être d'une seule pièce avec la figurine .il. et présentant à l'avant une saillie 46 et à l'arrière une saillie 47.
Quand l'appareil est en marche, la crête 45 pénètre dans la fente 31 et sa partie incurvée 44 appuie contre la surfa- ce extérieure des couvercles des compartiments 30 qui constitue la piste et qui est désignée par 48 (figure 6). Le centre de gra- vité de l'ensemble de l'appareil est situé de façon telle qu'il occupe au repos la position représentée à la figure 7, la saillie antérieure 46 traversant la fente 31 et pouvant être saisie par le ressort 25, comme on voit à la figure 7.
Si, dans cette position, on fait tourner le ressort 25 autour de son axe à une certaine vitesse, celle des parties de la crête 45 qui est en contact avec le ressort 25 agit, grâce à son profil à la manière d'une came, le ressort soulevant la figurine et la faisant basculer autour de la partie incurvée 44 pour amener la saillie postérieure 47 dans la fente 31 et pour la faire saisir à son tour, par le ressort tournant 25.
La saillie postérieure 47.rappelle par sa forme, un crochet et grâce à cette circonstance, le petit cheval peut avan- cer lors de l'engrenement. Après un certain temps, le cheval bas- culera de nouveau vers l'avant et prendra la position représentée à la figure 7. Le jeu se répétant, il en résulte des basculements et des avancements successifs provoqués par le ressort qui attaque successivement la saillie antérieure et la saillie postérieure 46 et 47. De plus, le cheval acquiert une nouvelle avance du fait que le ressort engrène avec la saillie antérieure 46.
Si, pendant que le cheval progresse, il atteint un obstacle comme celui re- présenté en pointillé à la figure 8, la partie arrondie de labase 43 l'oblige à basculer vers l'arrière s'il était penché vers l'a- vant et amène la saillie postérieure 47 à une position lui permet- tant d'être saisie par le ressort tournant 25. Cette action dé-
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termine l'avancement du cheval et suffit pour soulever de la piste, la partie incurvée ; en se prolongeant, elle oblige le petit cheval d'escalader l'obstacle 32. Le premier temps de ce mouvement de montée est représenté à la figure 9.
L'action conti- nuant, la partie incurvée passe par dessus l'obstacle 32 et le cheval bascule ou roule vers l'avant, la saillie antérieure 46 pénétrant dans la fente 31 et venant prendre une position conve- nable pour être saisie par le ressort 25 : l'ensemble du disposi- tif est ainsi déplacé vers l'avant.
Pour se servir de l'appareil, on commence par faire pé- nétrer les figurines dans les fentes 31, on amène le levier à la position représentée en traits mixtes (figure 2) et on met en rotation rapide le plateau volant 12. On porte alors le levier à la position représentée en traits pleins ce qui a pour effet de faire pivoter le châssis basculant autour de son axe 18 et de met- tre en prise la roue à friction 28 avec le disque 15. Tous les pi- gnons .22 recoivent ainsi un mouvement rapide de rotation et les ressorts 25 se mettent à tourner vivement dans leurs bâtis; la partie postérieure de la figurine est légèrement soulevée ce qui fait pénétrer la saillie antérieure 46 dans la fente 31.
Ensuite, quand le levier est amené à sa position représentée en traits pleins tous les chevaux avancent jusqu'à ce que l'action de came se manifestant, ils soient obligés à basculer vers l'arrière. La course continue en vertu de l'action qui a été décrite ci-dessus et le premier arrivé parmi les chevaux qui y participent, touche celui des volets 34 qui lui correspond et le refoule, la saillie postérieure 47 n'étant pas encore entièrement dégagée de l'extré- mité libre du ressort 25; la légère compression du ressort due à sa continuelle rotation, maintient le cheval gagnant face au po- teau d'arrivée. Les autres figurines ayant achevé le parcours à la suite de la première repoussent à leur tour, les volets qui leur correspondent.
Quand on retire les petits chevaux des fentes 31, pour
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les faire courir à nouveau, on peut ramener en arrière les volets 34 en agissant sur une manette 49 dont l'axe constitue en même temps, le pivot des volets; la manette 49 actionne un autre levier 50 présentant un appendice 51 qui passe derrière les volets, qui les soulève quand on a fait tourner le levier et qui leur fait prendre la position indiquée à la figure 2. Le levier est ensuite ramené à sa position du début, et l'appendice 51 vient de ce fait à un niveau inférieur à celui de la barre 57 (figure 2).
Pour codifier la rotation des ressorts, on pourra utili- ser différents dispositifs ; un de ceux-ci, fort simple, est re- présenté à la figure 10 qui fait voir une roue à friction double remplaçant la roue 28. La roue double comprend deux disques 52 et 53 dont la première présente, une région rugueuse,striée ou dentée 54 oocupant la moitié de son pourtour. Les deux disques occupent une position relative telle que la région dentée de l'une soit en regard de la partie lisse de l'autre.
On conçoit facilement que, l'appareil étant en marche les ressorts tourneront à des vitesses différentes selon que l'en- grenement a lieu avec la région dentée de l'un des deux disques ou avec la région dentée de l'autre, puisque l'un d'entre eux, par exemple le disque 52, est plus proche du centre autour duquel tour- ne le volant 12.
Il est évident que l'on pourra apporter à l'appareil qui fait l'objet de l'invention des modifications nombreuses et que l'on pourra s'en servir pour des amusements très variés ou pour en constituer toutes sortes de jouets comprenant un ou plusieurs mobiles.
0' est ainsi que l'on pourra utilisé-l'appareil tel qu'il a étédécrit, ou un appareil similaire, pour réaliser des handi- caps. On disposera, à cet effet sur les pistes, des signes dis- si l'on veut tinctifs numérotés et, indiquant des starts différents. On pourra aussi arranger un handicap automatique en portant des signes sem- blables sur l'axe de la roue 12 de façon à vérifier le handicap
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par la coïncidence avec des signaux portés sur le couvercle 17.
Ou bien encore, pour obtenir ce handicap automatique, on marquera certains endroits des pistes par des traits demies ou des rugo- sités. Dans ce dernier cas, on pourra planter en certains points de la piste des semences à tête saillante pour faire faire aux chevaux des sauts minuscules.
Les chevaux, ou autres figurines de même genre pourront être montés sur des pièces de base différentes de celles que re- présentent les dessins; il convient, néanmoins d'y introduire des parties qui par leur forme, facilitent le basculement. Parfois on pourra donner à ces bases une forme générale plate mais présen- tant à l'avant une partie relevée permettant aux figurines de surmonter les obstacles; On adjoindra aux bases une seule saillie susceptible d'engrener avec les spires du ressort ou de l'organe analogue; l'unique saillie sera située à l'avant et sera taillée de façon telle qu'après avoir engrené avec les spires elle puisse se soulever ou basculer vers le haut pour se dégager et pour être, ensuite, saisie à nouveau.
En pareil cas, bien qu'une seule sail- lie,suffise, on pourra cependant en former une seconde qui engre- nera avec les spires du ressort ou de l'organe qui entient, ieu, au moment ou la figurine bascule pour franchir l'obstacle.
L'organe, ou les organes hélicoïdaux peuvent être dis- posés en cercle sur un plateau et être contenus dans des canaux de forme appropriée montés sur le disque, pour parcourir des tra- jectoires circulaires. En vue de constituer des trajectoires cir- culaires complètes on pourra établir des pièces entretoisant les trajectoires concentriques adjacentes et en/consolidant dans la position qu'on leur a donnée. Il est facile de comprendre que, selon cette forme d'exécution, les spires des hélices agiront de manière à faire avancer les saillies qui portent les corps ; une autre forme d'exécution, on pourra faire tourner le plateau lui-même autour de son axe, au lieu de faire tourner les hélices, en lui imprimant une vitesse de rotation plutôt faible.
L'effet
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ainsi obtenu sera à peu prés le même étant donné surtout que la piste que les chevaux ou figurines parcourent est fixée avec ses ressorts au dessus du plateau rotatif. Dans ce dernier cas, les petits chevaux se comporteront de manière exactement pareille à celle décrite ci-dessus.
Selon une autre forme d'exécution, on remplacera les spires des ressorts hélicoïdaux fixes qui engrènent avec les saillies des figurines par des anneaux, ou des crémaillères, ou par un autre dispositif analogue.
Le mode de réalisation représenté aux figures 11 et 12 comprend au lieu d'organes hélicoïdaux, une bande sans fin 60 se déplaçant dans le sens de la flèche (figure 11) et contournant les galets 61. La partie supérieure de la bande est soutenue par un panneau, ou élément analogue 62, qui empêche le flottement. La bande présente, sur sa surface supérieure un certain nombre de crans parallèles transversaux 63 faits par exemple de fil métalli- que mince ; des nervures différentes pourront aussi être adaptées à la bande. La partie inférieure de celle-ci passe en dessous de toutes les pistes ; dit, elle leur est commune.
On comprend que tout cran ou appendice adapté à la figurine vient en prise avec les fils ou nervures 63, l'ensemble des figurines se dépla- çant , de ce fait, comme sous l'action d'un mécanisme d'échappe- ment. Le mode d'actionnement est encore ici, semblable à celui du dispositif à ressorts sauf en ce que le mouvement engendré est dû non à la rotation des ressorts mais au déplacement des nervures, fils, etc.. qui engrènent avec les saillies.
A la figure 3 on a représenté une façon de disposer les fils dont un est représenté en 63, la bande étant indiquée en 60; l'extrémité du fil est recourbée en fiù, traverse la bande 60 et est ensuite repliée sur elle-même pour fixer le'fil.
Une autre forme d'exécution serait par exemple celle figurée en 14, la bande présentant sur une partie de sa longueur de nervures transversales rapportées enfermées d'une seule pièce.
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Parfois; au lieu de fixer des saillies sur la bande, il convient mieux de percer des ouvertures venant en dessous des différentes pistes fendues et saisissant l'appendice formé sur la figurinequ'il s'agit de faire avancer ; l'avancement a ici lieu comme en vertu d'un roulement ou d'une action d'échappement.
Le centre de gravité du corps ou du mobile, et le point d'appui, s'il existe, pourront être placés à volonté par rapport aux saillies ou à la saillie unique; parfois la position de ces points peut être variable. On construira, par exemple, le corps de façon qu'il puisse se mouvoir sur sa base, ou bien qu'une de ses parois puisse être déplacée par rapport à une autre partie.
Ainsi, dans le cas d'un jockey montant un cheval, le jockey pourra être rendu mobile pour compromettre l'équilibre du cheval ; leche- val pourra d'ailleurs être lui-même rendu mobile sur son support roulant, ou bien contiendra à l'intérieur une bille ou un objet quelconque susceptible d'altérer l'équilibre.
Dans certains cas où l'on emploie des dispositifs à res- sorts hélicoïdaux, ces ressorts pourront être maintenus en état de tension ou de compression et subiront des efforts variables pour donner lieu à des effets variés. Quand on utilise des res- sorts hélicoïdaux, on pourra les poser sur une surface irrégu- lière pour obtenir des effets inattendus.
On est libre de donner au bâti qui renferme le ressort une section transversale de forme quelconque; il conviendra par- fois d'adapter une base incurvée permettant au ressort de se dé- placer latéralement et de rouler dans une direction axiale. En certains cas, les fentes de la piste pourront être percées en de- hors de l'axe du ressort, de préférence du côté vers lequel le ressort tend à rouler.
Quant à l'organe hélicoïdal, il peut, parfois, être constitué par une vis sans fin ou par un organe hélicoïdal rigide.
On pourra donner tout profil aux saillies destinées à entrer en prise avec les ressorts, le profil ayant une influence
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considérable sur la façon dont le mobile se comporte. Parfois, on dressera ce profil en gradins pour qu'on obtienne un certain effet quand l'un des gradins est en prise et pour que le même effet ait lieu, mais à un degré plus élevé ou moindre, quand c'est une autre partie du profil qui engrène.
En d'autres cas, on pourra incurver, ou incliner suivant l'angle voulu, la posi- tion de contour qui doit venir en prise, pour lui faire jouer le rôle de came ou d'organe entraîneur. Mais, en général, il convien- dra de constituer le profil de manière qu'une saillie d'entraine- ment ait la tendance de s'affranchir et qu'une autre saillie en- grène ensuite, par la même région de son contour, ou que le corps lui-même tende à mettre en action une des saillies en libé- rant la saillie engagée précédemment.
L'invention n'est pas limitée aux modes particuliers d'exécution qui viennent d'être décrits; aussi pour satisfaire aux conditions qui se présentent en certain cas particulier, pourra-t-elle être convenablement modifiée.