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..PERFECTIONNEMENTS AUX MOTEURS A DEUX TEMPS A CYLINDRES DOUBLES ALIMENTES PAR SURPRESSEUR"
Dans le problème du moteur à deux temps polycylindrique alimenté par surpresseur, la question de l'alimentation par- faitement égale des différents cylindres présente des difficul- tés particulières du fait que toute dissymétrie à l'admission ou à l'échappement provoque une meilleure alimentation de cer- tains cylindres aux dépens des autres, et que les cylindres mieux alimentés tendent, par suite d'une meilleure vidange, à l'échappement, à accroître encore leur charge au coup de pis- , ton suivant.
Pour obvier à cet inconvénient, la présente invention prévoit un groupement bpécial des cylindres jumelés comme l'in- @
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dique la Fig. 1 réalisant une symétrie parfaite tant au point de vue de l'alimentation que de la vidange, la même disposi- tien pouvant convenir pour douze cylindres.
Dans cette disposition, qui est 'schématisée à titre d'exem ple en Fig. 1 des dessins annexés, l'arrivée du gaz se fait au centre du bloc moteur a par un conduit à qui, normalement, est venu de fonte avec le dit bloc et se disperse en deux flux symétriques par les conduits b1 b2 débouchant respectivement
2 en a1 et a2 dans l'axe des deux groupes comportant chacun deux cylindres c1 c2 du côté admission, le bloc étant supposé com- porter quatre cylindres doubles.
L'échappement lui-même est exécuté de façon à réunir les conduits 1 1 1 2 des différents cylindres c1' c2' du côté échappement, en un faisceau symétrique rendant régulier l'espacement dans le temps des flux sortant de ces diffé- rents cylindres, comme montré également dans la susdite Fig. 1.
Cette disposition symétrique peut se réaliser aisément au point de- vue de l'embiellage, avec l'utilisation de biel- les normales groupées sur un même maneton pour chacun des cylindres doubles ou jumelés; il suffit, en effet, de pla- cer à gauche les bielles côté admission pour le groupe des cylindres de gauche et à droite ces mêmes bielles pour le groupe des cylindres de droite
Pour obtenir, au ralenti et aux faibles charges, une bonne alimentation, cela ne suffit pas encore car, pour ces conditions de fonctionnement, les presions à l'alimentation sont très faibles du fait que les ouvertures à l'admission sont trop considérables pour la quantité de gaz débité par le surpresseur et que les remous amorcés par des causes,in- fimes suffisent à créer une inégalité dans le remplissage des différents cylindres.
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Par l'emploi d'obturateurs d'admission tels que e dont un dispositif monté à coulissement commandé autour de chaque cylindre c1 c2 se trouve schématisé à titre d'exemple en Fig.
1 et 2 des dessins annexés, il est loisible de régler la pres- sion d'alimentation et de faire en sorte qu'elle ne tombe ja- mais en-dessous d'une valeur relativement élevée; il suffit, en effet, d'agir sur des leviers tels que t (Fig. 2 & 4) com- mandant ces obturateurs et de les déplacer vers le haut pour réduire la section de passage à une fraction aussi faible qu' on le veut de l'ouverture normale des lumières d'admission g.
Il y a lieu toutefois de veiller à ce que, en accrois- sant la pression d'alimentation, le brassage des gaz et les pertes à l'échappement restent faibles ; qu'il en soit ainsi, l'invention prévoit d'utiliser la disposition des lu- mières d'admission g réparties sur toute la périphérie du cylindre comme l'indiquent les Figures 1 et 2, ces luraières étant inclinées sur le rayon en même temps que sur l'axe même du cylindre de manière à provoquer un mouvement de gira- tion de toute la masse qui tend ainsi à prendre une vitesse d'avancement axial d'autant plus grande que l'ouverture mayen- ne de la lumière es plus grande.
Cette disposition est com- plétée par la prévision pour tous les cylindres de fonds h h en colimaçon se reccordant par des orifices i1 i2 à un canal courbe i orienté tangentiellement aux deux cylindres, comme le montrent la Figure 3, en plan, et la Fig. 2, en élévation; grâce à cette disposition, le flux tourbillonnant peut passer d'un cylindre à l'autre sans subir de changement de direction brusqae.
En vue de rendre automatique le réglage de la pression d'alimentation, l'invention prévoit en principe la commande simultanée de tous les obturateurs, d'admission au moyen d'une
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membrane j, d'un piston ou tout autre organe équivalent soumis à l'action du flux arrivant à la boite d'alimentation k, cet organe agissant par une commande appropriée sur un arbre 1 portant les leviers 1 d'attaque des obturateurs e.
La Figure 4 montre schématiquement la membrane j agis- sant par une biellette m s r un levier n ouvert en oeillet en o et articulé en p, pour déterminer la rotation de l'ar- bre 1 au moyen d'un secteur denté q, engrenant une couronne dentée r solidaire du dit arbre.
Cette disposition ou une disposition analogue est ren- due nécessaire par suite du fait que les leviers de commande f doivent être entraînés vers le bas quand la tige m est en- traînée vers le haut, c'et-à-dire quand la pression dans la . boite d'alimentation k tend à croître.
Lorsque la pression est nulle ou faible, les obturateurs sont fermés au maximum par l'action d'un ressort de rappel schématisé en x (Fig. 4) et attaché à un levier t solidaire de l'arbre 1 (Fig. 1 et 4) et prévu extérieurement au bloc moteur.
Dès que, par l'ouverture du papillon du carburateur, le volume débité par le surpresseur croît, la pression augmente dans la chambre k (Fig. 4) et, automatiquement, la membrane j, en se soulevant , détermine l'abaissement des leviers f. calés sur l'arbre 1, en provoquant ainsi ]'ouverture des obturateurs e sur lesquels agissent ces leviers dans des gorges annulaires telles que Il (Fig. 2). La loi de variation de la pression dépendra du réglage du ressort de rappel g. agissant sur le levier t (Fig. 4).