<Desc/Clms Page number 1>
BREVET D' INVENTION " Perfectionnements apportés aux dispositifs pour éviter l'allération des sommes indiquées sur les chèques, assi- gnations et documents analogues ".
On sait que l'écriture à la main de la somme sar les chèques, assignations et documents analogaes, n'empêche guère les altérations, puisque, pour chaque encre, on trouve un réactif chimi.que pour l'effacer, Pour cette rai- son, on a eu recours à l'écriture à la machine, avec des en ores grasses,ou bien au chagrinage ou diamentation, c'est-à- dire à l'impression du chiffre par parforation du.
papier, perforations dans lesquelles pénètre l'encre .Mais même en ayant recours à cesmoyens,on n'a pas obtenu une garantie absola.e, car les faussaires ont trouvé le moyen d'altérer les sommes en ajoutant des mots ou des chiffres,quand ce- la était possible, et dans le cas où cela était impossi- ble, en substituant des mots ou des chiffres qui composent la somma-, par d'autres, découpées d'un autre chèque ou
<Desc/Clms Page number 2>
d'une autre assignation.
Le dispositif faisant l'objet de la présenta 1.;aven- tion a pour but de rendre de telles fraudes impossibles.
L'invention consiste principalement, à imprimer le montant en lettres qui, entre elles, sont différentes en grandeur ou en forme, suivant l'ordre d'unité qu'elles re- présentent. L'est ainsi, par exemple, que la haatear des chiffres diminue depuis les centaines de mille jusqu'aux unités simples, toutes les places disponibles étant coou- pées par des chitines ou par des indications ou signes.
De 'cette façen, il n'est pas possible d'ajouter d'antres chiffres, puisque toutes les places sont absolument occu- pées, et il n'est de même pas possible de substituer la place d'un chiffre d'ordre supérieur à an chiffre d'ordre inférieur pris d'un autre cheque, puisque ce chiffre sera nécessairement de forme et de dimensions différentes.
A l'endroit où manquent des anités d'ordre supérieur, leur place est occupée par des zéros, des astérisques oa d'antres signes. Il est, en oatre, opportun que l'indica- tion de la somme, soit délimitée au commencement et/oa à la fin, par des signes spéciaux, ceux placés devant ltindica- tion en question pouvant âtre constitués par l'indications de la qualité de la monnaie. De même les chiffres peuvent être délimités en haut et/ou en bas, par des petits traits.
Une autre garantie contre l'altération est ob,tenae en réservant à la place occupée par la virgule, oa bien par l'indication de la fraction du chiffre, un intervalle plus large ou plus étroit que les autres, de manière que toute fraude soit absolument impossible par substitution d'une de ces indications par un chiffre.
La façon la plus pratique pour réaliserle dispositif spécifié ci-dessus , est de placer les caractères à imnri- mer sur le chèque, l'assignation ou analogue et qui corres- pondent aux chiffres dans leurs ordres différents, sur la
<Desc/Clms Page number 3>
face extérieure de tambours à, chiffres, de largeur quelque peu supérieare à celle des chiffres, ces tambours étant placés les uns à côté des aatres sur un même axe horizon- tal, autour duquel les tambours peavent toarner, de ma- nière à pouvoir être amenés dans despositions différentes et venir présenter, à la partie inférieure du tamboar, où à liea le tamponnage, le chiffre voulu, an astérisque oa toate aatre indication.
Un autre tambour, peat porter les signes abrégés des différentes monnaies, de manière qu'un même appareil peut servir poar plusieurs valears de monnaie. Un tamboar inter- médiaire, plus étroit ou plus marge, peut porter les indi- cations abrégées des fractions des valeurs, ou bien l'on peut remplacer ce tambour par un signa fixe, si l'on impri- me des indications en une seule monnaie. De même les si- gnes qui limitent la somme aux extrémités peuvent rester fixes. Des leviers permettent de déplacer avec commodité les tambours, depuis l'extérieur d'une sorte de cloche qai recouvre le mécanisme et sur laquelle l'on peat indiquer, en correspondance des différentes positions des leviers, les chii'ires ou signes portés par les tambours.
Un mécanis- me approprié, actionné par un levier, un pulsimètre ou pé- dale, une manivelle ou analogue, ou mis en action, le cas échéant, par un moteur, permet de déplacer l'ensemble des tamboars et des lettres fixes, àappliquer par frappe sar le chèque, l'assignation oa analogue, le docament étant porté par un plan, an rouleau, ou tout autre support appro- prié. On paut également refoaler le support vers ledit en- semble. Il est préférable que la pression soit obtenue par l'intermédiaire d'un ressort, plutôt qu'à la main.
Ce dis- positif permet de composer rapidement le chiffre repréen- tant la somme et de l'imprimer autant de fois que l'on dé- sire, sans rien déplacer, avec l'avantage de pouvoir répé- ter le montant air la matrice du chèqae ou analogue, sans
<Desc/Clms Page number 4>
avoir pcar de se tromper, et de même, de pouvoir imprimer rapidement successivement plusieurs chèques devant porter dne même indication. A cet effet, il est nécessaire de pré- voir un dispositif qai, lors du mouvement qae l'on fait' pour imprimer le chiffre composé, oblige an petit coussin à encre à passer sous les chiffres et à venir s'appuyer chaque fois sur ceux-ci de manière;à y appliquer une coache - d'encre.
Les fig. l et 2 da dessin ci-annexé montrent titre d'exemple, en vae latérale après coupe et en élévati9n appès coupe verticale, un dispositif établi conformément à l'in- vent ion.
La fig. 3 montre des indications imprimées à l'aide de ce dispositif.
Sur ces figures, a et b désignent deux arbres. Les tambours rotatifs s sur lesquels sont marquées les indica- tions à imprimer, sont portés par l'arbre b et peuvent être déplacés par l'intermédiaire de leviers t. Ils sont immobilisés par des ressorts a qui pénètrent dans des en- coches ménagées dans les tambours correspondants. L'arbre b est porté par deux paliers e-e pouvant coulisser dans une direction verticale et l'arbre a est actionne pa.r une ma- nivelle d, qui porte les cames c, c propres à abaisser l'arbre b avec les tambours lorsqu'on procède à l'impres- sion de la somme. Les ressorts g, g ramènent vers le haut l'ensemble constitué par l'arbre b et les tambours s.
On a désigné par! une partie non rotative et qui porte l'indi- cation de la fraction de la monneie. h et 1 désignent des engrenages qui transmettent la rotation de la manivelle d à l'axe ]¯ qui , par l'intermédiaire d'an système à mani- velles et bielle extensible, déplace l'organe encreur m rappelé vers l'avant par des ressorts à spirale fixés à des ergots p, .9.. et qui, par son mouvement de va-et-vient, applique l'encre sur les chiffres et les lettres, sous
<Desc/Clms Page number 5>
lesquelles il s'arrêta et est enduit ensuite d'une nouvel- le couche d'encre par le rouleau n alimenté, à son tour, par un réservoir q.
Enfin, r désigne une pièce contre-par- tie sur laquelle viennent frapper les caractères, en im- primant les chiffres et autres signes sur le papier inter- posé entre eux et ladite pièce. Celle-ci n'est pas fixée rigidement sur son support, mais peut aisément s'abaisser, en prenant appui sur des très petits ressorts ou rondelles élastiques, non montrées sur le dessin. Les caractères et la pièce contre-partie peuvent être lisses, ou bien compor- ter des rayures, ou des saillies (pointes) et creux de manière à produire àne impression simple ou le chagrinage '; ou diamantation, donnant lieu à la perforation du papier, ce qui permet à l'encre d'y pénétrer plas aisément.