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Guidon à deux freins action simultanée.
Dans les guidons de bicyclettes et motocyclettes à double frein, les freins sont chacun commandes par un levier sépare porté par le guidon et il en résulte que la commande simulta - née des deux freins ne peut se faire que par la manoeuvre simultanée des deux leviers. Pratiquement, on actionne tantôt le frein avant, tantôt le frein arrière, soit volontairement, soit involontairement ; en général, on prend l'habitude d'agir uniquement sur le frein arrière, le frein avant n'étant employé qu'occasionnellement.
Il s'ensuit que les patins du frein ar - rière s'usent rapidement et doivent être fréquemment rempla - ces ; de plus, par l'usure rapide de ces patins d'arrière, on est amené à agir fortement sur le levier correspondant, afin d' obtenir un freinage efficace, et on prend instinctivement cet - te habitude du serrage énergique du levier de frein.
Si, pour une raison ou une autre, on doit inopinément se servir du frein avant, (par exemple si on n'a qu'une main de
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libre) on freinera souvent très fortement et, par suite du peu d'usure des patins d'avant, on déterminera un arrêt brusque, dangereux par ce que de l'avant et non voulu, pouvant provoquer un grave accident. D'autre part, quand le cycliste n'a qu'une main de libre, il ne peut utiliser qu'un seul frein à la fois et il peut être ainsi dans l'impossibilité de s'arrêter brusque - ment en cas de nécessité.
La présente invention a pour but de remédier à ces incon - vénients, et entre autres, d'assurer un freinage simultané aux deux freins et ainsi une égale usure des patins par la manoeuvre d'un seul levier.
L'invention a également pour but de permettre l'applica - tion du nouveau système aux guidons et freins existants, sans modifications constructives.
A titre d'exemple non limitatif, on a représenté au dessin annexe : fig.l une vue schématique en élévation, partie en coupe, du dispositif complet. fig. 2 un détail à plus grande échelle. fig.3 un mécanisme de réglage. fig. 4 une variante de la pièce principale ou " pont fig.5 une vue schématique d'une variante pour l'applica - tion de l'invention aux freins à câble. fig.6 une variante de détail de la fig.5 et fig.7 une variante ne comportant qu'un seul levier de frein.
A la fig.1, 1 désigne le guidon proprement dit et 2 la potence qui le supporte. De part et d'autre de la potence, le guidon porte les supports 3 dans lesquels peuvent osciller les deux leviers 4 ordinaires de commande des freins. Ces le - viers ont une section ronde, terminée par une partie carrée 5.
Sur chaque partie 5 est montée une pièce de butée . de forme spéciale, représentée en face à. la fig.2. Cette placer est
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fixée par rondelle 7 et écrou moleté ou non 8 vissé sur le bout fileté 9 terminant chaque levier 4.
Les deux leviers 4 sont rappelés en position normale de repos par des ressorts 10 dont un bout est fixé au guidon et dont l'autre 11 agit sur la pièce 6 correspondante (fig.l et 2 ).
12 est une pièce en forme générale d'U, dont les deux branches sont montées librement sur les parties rondes des leviers 4 de façon à former un pont (fig.l) embrassant les deux pièces .6. lesquelles, lorsqu'elles seront déplacées par le mouvement d'oscillation de leur levier respectif 4, entrât - neront avec elles par leurs becs 12' ce pont 12.
On'comprend que si le pont 12 est relié aux tiges de frein d'une manière quelconque appropriée, la manoeuvre de l'un ou de l'autre levier 4 aura pour effet d'appliquer les patins des deux freins à la fois sur les roues du cycle, pour autant évidemment qu'un réglage approprié soit prévu dans la liaison entre le pont 12 et les freins.
Au point de vue réalisation de la liaison entre le pont et les tiges de frein on peut évidemment prévoir divers sys - ternes ; les dessins en représentent deux à titre d'exemple.
Dans la fig.l, une branche du pont 12 est prolongée vers le bas pour former, par un pliage transversal 13, un bras 14 au bout duquel sont fixées, par boulon 15 , lesjoues de serra - ge d'un collier 16. Ce collier sert de logement pour un axe 17 sur lequel sont montés, de part et d'autre du collier, deux manchons 18 solidaires d'une patte ou joue 19. Ces man - chons 18 sont maintenus sans serrage par la tête 20 de l'axe et par l'écrou 21 et la goupille ou arrêt 22. Sur chaque patte 19 est monté à pivotement par la vis 23 un étrier 24 dans lequel est montée la tringle de frein 25. Cette tringle se termine par une tête 26 logée librement dans l'étrier, mais de façon à ne pouvoir en sortir.
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Il importe que l'axe de la tige de frein avant se trouve, comme le montre la fig.l, dans le plan vertical du cadre du vélo qui renferme l'axe de la potence du guidon.
27 est un ressort dont le bout libre agit sur le pont 12 pour ramener celui-ci en position de repos dès qu'on libère les leviers 4.
On comprend que, par suite des articulations à pivotement intercalées entre les deux tringles de frein 25 et le bras 14 du pont 12 , celui-ci, dans son mouvement de freinage, applique simultanément les patins des deux freins sur leur jante et que l'effort de freinage sera le même à l'avant et à l'arriè - re, même si une usure différente existe aux patins pour au - tant évidemment que les deux manchons 18 soient également distants de l'axe 15.
Si l'on désire obtenir normalement un freinage plus énergique à l'avant - ou à l'arrière - ou si on veut obtenir, avec des patins différemment usés, un freinage identique, en un mot, si l'on veut régler l'intensité de freinage à l'arriè- re par rapport à l'avant, il suffit de faire varier les posi- tions réciproques des manchons 18 par rapport à l'axe 15.
Cette variation, ce réglage peut être réalisé, comme le mon - tre la fig. 3, en montant sur la partie centrale de l'axe 17 un manchon 30 fileté sur sa plus grande longueur et sur lequel sont montés les manchons 18 ainsi que le collier 16 qui est également fileté ; ce dernier pourra ainsi être déplacé le long du manchon 30, donc de l'axe 17, les deux manchons 18 restant fixes. Inversement, on peut rendre fixe le collier 16 et faire déplacer les manchons 18 sur le manchon 30.
La liaison décrite entre le pont 12 et les tringles de frein est à action différentielle et assure toujours, par un réglage convenable, un même freinage simultané à l'avant et à l'arrière. On peut simplifier la liaison en utilisant un pont 12' tel que représenté à la fig.4, dans laquelle 27 désigne
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les trous pour le passage des deux leviers 4.
Les deux bras du pont sont prolongés et recourbés comme indiqué, et reçoivent chacun une rotule 28 solidaire d'une tête 29 dans laquelle est logée à pivotement la tête des tringles de frein 25'
Evidemment, l'invention s'applique à tous les systèmes de freins, aussi bien les freins à câbles que ceux à rétro - pédalage (voir fig.7 où l'axe 44 recevrait sa traction du pédalier), et ce, par un changement très aisé à concevoir dans les liaisons ; elle présente surtout le grand avantage de pouvoir s'adapter facilement aux guidons et leviers exis tants, sans modifications de ceux-ci.
Pour les freins à câble, le pont est monté, non plus oscillant, mais déplaçable verticalement ; un exemple préféré de réalisation à freinage différentiel est montré à la fig.5.
Dans celle-ci, 31 désigne un petit cadre rigide, qui porte l'axe 32 d'une poulie 33 sur laquelle passe le câble
34 relié aux freins (gaines 35 ).
Le cadre est porté par les bouts de deux leviers 36 pivo- tant en 37 et dont les bouts opposés sont réunis aux câbles 38 aboutissant aux poignées de freinage portées par le guidon.
Les pivots 37 sont supportés par deux flasques 39 supportant elles-mêmes des flasques 40 auxquelles sont rattachées les gaines 35. Les flasques 39 sont fixées à la potence du gui - don ou à toute autre partie fixe du cadre. On comprend que par la traction exercée sur l'un ou l'autre câble 38 , le le - vier correspondant 36 pivote en 37 soulevant le cadre 31 et appliquant ainsi les patins de frein sur les jantes. L'inten - sité de freinage s'équilibre automatiquement par le câble 34 faisant tourner la poulie. De préférence, l'axe de la poulie ou le cadre 31 est guidé verticalement.
Dans ce dispositif, on peut prévoir un réglage similaire celui de la fig. 3, en remplaçant la poulie par une roue à 'chaîne et le câble 34 par une chaînette ; l'attaque de la
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poulie par le cadre 31 se faisant alors; non plus au centre, mais excentriquement et suivant une excentricité réglable.
Le même dispositif de la fig.5, qui, pour les freins à cibles, correspond à celui de la fig.l pour les freins à leviers, peut être modifié, respectivement simplifié pour correspondre au dispositif de la fig.4, sans action différen- tielle. Il suffit (fig.6 ) de remplacer la poulie 33 par une pièce telle que 41 à laquelle sont réunis les câbles 34.
Les exemples décrits ci-dessus s'appliquent aux guidons à deux leviers ou poignées de freins, lesquels sont le plus généralement employés et sont d'ailleurs plus rationnels., L'invention prévoit cependant aussi l'application aux guidons à une seule poignée ; dans ce cas (fig.7) la poignée 42 qui pivote en 43 porte l'axe d'une petite poulie 44 sur laquelle passe le câble 45¯ dont les deux bouts sont reliés directement aux tringles de freins ou aux freins eux-mêmes
Il est bien entendu que les exemples décrits ne sont nullement limitatifs et que la combinaison s'applique à tous les freins, soit sur jante, dans le moyeu, sur un tam - bour attaché au moyeu ou aux rayons de la roue, soit enfin sur le pneumatique
REVENDICATIONS.
1. Guidon à deux freins, caractérisé en ce que les deux freins sont commandés simultanément par le même organe porté par le guidon.