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Electrode enrobée pour la soudure électrique .
Dans la soudure à l'arc électrique, on emploie des élec - trodes nues et des électrodes à revêtement. Avec les électro - des nues, on obtient des soudures de qualité inférieure, car le métal devient cassant. L'élimination de l'air atmosphérique au moyen d'un gaz réducteur, tel que l'hydrogène, nécessite un appareillage coûteux et ne doit, pratiquement, présenter aucun danger. Il apparaît douteux, en outre, qu'on puisse ob tenir ainsi une soudure complète et parfaite.
Parmi les électrodes à revêtement, il faut distinguer entre celles ayant un enduit très mince de 0,1 mm. environ et les électrod,es enrobées ayant un revêtement d'environ 0,5 à 1,0 mm. d'épaisseur. Les électrodes à enduit mince servent à faciliter la soudure en produisant, par une action plus douce de l'arc, un échauffement plus uniforme du métal. L'améliora - tion qualitative du produit de la soudure n'a pas d'importance ici.
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Les électrodes enrobées peuvent être classées en électro - des dont le revêtement s'obtient par immersion, par enroule - ment ou par ces deux moyens à la fois. Les enrobages de ces électrodes ont pour but de former, lors de la soudure, une couche de scorie protégeant contre l'oxygène de l'air. Ce résultat s'obtient dans une mesure plus ou moins grande, mais l'effet produit n'est pas en rapport avec le prix des électro - des.
La présente,invention concerne une électrode enrobée par immersion. L'enrobage de cette électrode peut toutefois être réalisé, non seulement par immersion, mais aussi par enroule - ment ou des deux manières à la fois. Tandis que, pour toutes les électrodes à revêtement telles qu'elles se sont fabriquées jusqu'ici, le but poursuivi était de protéger le métal contre l'oxygène de l'air, c'est-à-dire contre l'oxydation, on provo,- que ici intentionnellement une forte oxydation. Mais ce procédé ne doit pas être confondu avec des procédés connus dans les - @ quels le revêtement des électrodes est susceptible d'une réac - tion exothermique.
Ces procédés ne doivent, en effet, que re - tarder la solidification et le refroidissement de la matière soudée, tandis que le présent procédé a pour but d'élever la température du métal ainsi que celle de la scorie. On a consta- té, comme résultat de longues années d'essais ininterrompus, que, malgré la température élevée de l'arc électrique, la quantité de chaleur qui se produit à la soudure au moyen d' électrodes enrobées n'est pas suffisante. Les revêtements con - nus absorbent, en fondant, une quantité de chaleur telle que la scorie formée n'est plus assez fluide pour sortir de la masse fondue et remonter complètement à la surface du métal.
On sait que de mauvais résultats de soudure obtenus avec les meilleures électrodes du commerce sont attribués à la présence de scories dans le métal soudé, et il faut une grande expéri - ence pour obtenir des résultats satisfaisants avec ces électrodes spéciales.
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Le revêtement de la nouvelle électrode a été choisi de telle manière qu'il se produit, lors de la soudure, une réac - tion chimique comportant un dégagement de chaleur considérable.
Celui-ci est si grand que le métal, ainsi que la scorie, de - viennent extraordinairement fluides, de sorte que la scorie protège entièrement contre toute action ultérieure %la surface du métal. Ce dégagement de chaleur ne s'obtient pas par l'ad- dition d'agents réducteurs tels que l'aluminium, le bore, le magnésium, le carbone et autres analogues, car la pratique a démontré que l'action de ces matières n'avait pas le résultat recherché ; de plus, l'action de l'oxygène de l'air sur ces additions dans l'arc électrique n'est que trop difficilement contrôlable. Le présent procédé peut être comparé, en principe, avec le procédé américain, mentionné plus haut, du refoule - ment de l'air par de l'hydrogène, sauf qu'il faudrait, théori - quement, remplacer l'hydrogène par un courant d'oxygène.
L'offi- ce de l'oxygène est rempli, dans le présent procédé, par un certain nombre de corps cédant facilement de l'oxygène, tels que le bichromate de potassium, le permanganate de potassium, le peroxyde de sodium, ainsi que les oxydes supérieurs de métaux tels que le vanadium, le manganèse, le tungstène, le chrome, l'urane. Ces matières fournissent, tant seules qu'avec addition des combinaisons carbonatées et silicatées habituel - lement employées pour l'augmentation du pouvoir agglutinant et de la quantité de scorie, l'enrobage idéal.
Les caractéristiques les plus marquantes de la soudure avec la nouvelle électrode sont les suivantes : La scorie for - mée au-dessus du métal se détache d'elle-même après un court laps de temps et peut être enlevée par soufflage ; le métal sous-jacent montre déjà extérieurement sa qualité par son application uniforme et sa teinte noble ; le métal soudé a une extensibilité bien supérieure à 25 % La soudure effectuée avec cette électrode n'exige pas de connaissances spéciales ni
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une habileté particulière.
L'explication théorique du mode d'action du nouvel enro - bage peut être complétée en ce sens qu'il ne se forme pas de gaz par suite de l'action réciproque entre les corps du rêve - tement cédant de l'oxygène et une partie du noyau de métal.
A ce fait doit être attribué l'absence de pores dans le métal.
Cette absence de scorie et de pores dans le métal soudé est le résultat qu'on obtient par l'emploi de la nouvelle électro - de.