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Il Procédé et machine pour la fabrication d'imitations de fourrures et autres applications".
Dans des brevets antérieurs, l'inventeur a dé- crit des fourrures artificielles, notamment'des imita- tions d'astrakan, obtenues en fixant de la "chenille gibusée" sur un support en tissu ou autre matière ap- propriées. la chenille est un produit constitué par une âme en textile quelconque, en coton par exemple, autour de laquelle sont disposées, transversalement, des fibres en textiles également quelconques (soie, laine, etc.'.).
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la gibusage est une opération qui consiste à coucher circulairement les fibres transversales de la che- nille autour de leur âme, en les faisant passer dans des tubes tournants, convenablement chauffés
La présente invention a pour objet un procédé pour la fabrication de fourrures imitant l'astrakan,
con- sistant essentiellement à découper préalablement de la chenille ou produit similaire, convenablement gibusée, en fragments de forme, de dimensions quelconques, et à ap- pliquer ces fragments par projection, aspiration ou autre moyen approprié, sur un support en tissu, en peau ou autre matière, enduit d'une couche de colle, telle que de la dissolution de caoutchouc par exemple, de façon que les dits fragments de chenille soient placés dans n'importe quel ordre et dans n'importe quelle disposition, ce qui permet d'obtenir un effet se rapprochant le plus possible de la vraie fourrure.
La chenille employée pourra avoir été soumise à un gibusage plus ou moins prononcé. ne préférence, afin de donner au produit définitif une plus parfaite ressem- blance à l'astrakan et surtout pour augmenter sa solidité, on partira d'une chenille de 21 millimètres et plus de section avant gibusage, que l'on réduira, par le gibusage, à 7 mm., ce rapport étant donné à simple titre indicatif, et pouvant varier suivant le degré d'enroulement à donner aux fibres, autour de leur âme. Cet enroulement, lorsqu'- il dépasse le cercle complet formé par les fibres autour de leur âme, présente de sérieux avantages sur le faible gibusage'.
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L'invention couvre également une machine permet- tant la mise en pratique du procédé ci-dessus; cette ma- chine pouvant, bien entendu, être utilisée pour la fabri- cation d'imitations de fourrure-s autres que l'astrakan et de tous articles ayant un rapport ou non avec la four- rureo
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple, une forme d'exécution de la machine en question.
La figure 1 en est une vue d'ensemble en élevai tion de côté .
La figure 2 est une vue de détail, à plus grande échelle, montrant le dispositif permettant de découper la chenille'.
La figure 3 est une vue de détail, également à échelle agrandie, montrant le dispositif d'entraînement et de transport des fragments de chenille, leur tassement et leur répartition rationnelle avant leur application dé- finitive sur un support.
La figure 4; est une vue de détail, montrant le dispositif d'encollage et le dispositif permettant la re- touche des fragments de chenille sur leur support, avant l'enroulement de ce dernier.
La machine comporte essentiellement un bâti 1 supportant, à une extrémité, l'appareil destiné à décou- per la chenille. Cet appareil est muni d'une bande trans- porteuse 2, passant sur un rouleau inférieur 3 et sur deux rouleaux 4 et 50 En 0, est prévu un cylindre permettant l'engagement de la chenille entre la bande 2 et une pla- que de verre décrite plus loin.
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La déplacement de ladite bande transporteuse 2 est assuré par l'un des rouleaux 3, 4 ou 5, qui reçoit son mouvement d'une transmission quelconque. Au-dessus et de chaque côté de la bande 2 sont placées des pla- ques 6 à écartement réglable. Sur ces plaques repose une plaque transparente 7, de préférence en verre, maintenue, par exemple, au moyen d'une bride 8.
Ladite bande transporteuse 2 est combinée avec une deuxième bande transporteuse 9 passant sur des rouleaux 10 et 11, portés par le bâti 1. Cette bande 9 est recouverte, sur la longueur a-b, par la plaque de verre 7 et à la suite de cette plaque, par une sur- face chauffante 12, maintenue par exemple par une bri- de 138 ladite bande 9 est entraînée, par exemple par une transmission 14, à une vitesse inférieure à celle de la bande 2.
En avant de cette bande 9 est prévue une lame circulaire 15, entrainée en rotation par un moteur ap- proprié, non représenté, cette lame étant destinée à découper la chenille comme expliqué plus loin.
Au-dessous de cette lame est placée une goulotte 16, aboutissant à un tambour tournant 17 dont la paroi est garnie d'un treillis 13. A la suite de l'enemble que l'on vient de décrire, est placée une autre bande transporteuse 19, se déplaçant sur deux cylindres 20 et 21, maintenue à la tension voulue par un dispositif approprié 22. le déplacement de ce tapis 19 est assuré par le cylindre 20, qui reçoit son mouvement d'une transmission 23. Du coté opposé au cylindre d'entraine- ment 20, est prévu en 24, au-dessus de la bande 19, un cylindre de pression, dont les extrémités reposent li-
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brement dans des supports appropriés 25, portés par le bâti 1'. La bande 19 est recouverte latéralement, comme les bandes transporteuses de la machine à découper, par des pièces de guidage 6.
Immédiatement après le rouleau 24, est disposée, maintenue par un organe de fixation 26, une plaque de verre ou autre matière trans- parente 7'. Cette plaque 7' recouvre également, et sur toute sa longueur, une autre bande transporteuse 28, qui passe sur un cylindre 27, parallèle au cylindre 21 et placé à une certaine distance de lui. Cette bande 28 est munie comme la précédente, d'organes de guidage 6: Elle passe sur un deuxième cylindre 29 et sur un cy- lindre tendeur 30 (figure 1). Les cylindres 21 et 27 sont montés sur dès supports 31 et 32, réglables en hauteur, par rapport au bâti, par tout moyen approprié, par exemple au moyen d'écrous à oreilles 33.
Ladite bande 28 reçoit son mouvement du cylindre 29 susvisé, entrainé par une commande 43.
La machine est complétée par un dispositif per- mettant le déroulement du support sur lequel on doit appliquer la chenille découpée. Ce support, en tissu ou autre matière est indiqué en 34. Il peut être placé en tout point convenable de la machine.Il est guidé par une série de galets 35, puis il passe au travers d'un dispositifd'encollage approprié 36 et va ensuite sur un rouleau 37, d'où il passe au rouleau 38. Du rou- leau 58, il va sur un autre rouleau 39, muni de palet- tes à sa périphérie. Ensuite, il passe au travers d'- un dispositif approprié, destiné à recouvrir de poudre de textile quelconque, les intervalles compris entre les fragments de chenille collés.
Ce dispositif de pou-
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drage logé dans une enveloppe 40, est constitué par un tambour 41 à paroi grillagée, contenant la poudre en question ; ce tambour est entrainé en rotation par une transmission appropriée 42, recevan't son mouvement de la poulie 45 susviséeo Le support 54, à sa sortie de l'enveloppe 40, aboutit à un dispositif d'enroulement approprié 45 entraîné en rotation par une transmission 45aboutissant en 43.
Il est à remarquer que, à son passage dans l'- enveloppe 40, le support 34, garni de chenille, est soumis d'abord à l'action d'un batteur 46 qui facilite la pénètration de la poudre sur le fond enduit du tis- su, entre les fragments de chenille. Il passe ensuite sur un autre batteur 47, destiné à le débarrasser de l'excès de poudre qu'il a pu recevoir. On notera éga- lement qu'avant son entrée dans la chambre de poudrage 40, ledit support parcourt un trajet incliné que l'on voit clairement sur les figures 1 et 4, trajet sur le- quel il est possible de retoucher, à la main, si néces- saire, la disposition des fragments de chenille sur la surface enduite, non encore sèche.
Un dispositif de manches d'aspiration 48 est pré- vu pour évacuer les émanations génantes provenant de la dissolution employée pour l'enduisage du support.
La fonctionnement de la machine est le suivant :
La chenille 50 est placée par une de ses extré- mités sous le rouleau 0 de l'appareil découpeur. La pression de ce rouleau 0 la met en contact avec la ban- de transporteuse 2 qui l'entraine sous la plaque de verre 7, où elle se trouve légèrement comprimée. Elle
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arrive contre la deuxième bande d'entraînement 9 qui se déplace à une vitesse inférieure à celle de la bande 2. Par suite de son ralentissement, elle forme une sui- te de sinuosités et sous cette forme sinueuse, elle est entrainée par la seconde bande 9 au-dessous de la sur- face chauffante 12, dont la chaleur a pour effet de maintenir ladite chenille dans sa forme sinueuse après sa sortie de la découpeuse.
Elle arrive alors au con- tact de la lame 15 qui la coupe et les fragments ainsi obtenus tombent dans la goulotte 16 et de là dans le tambour 17-18. Ce tambour distribue les fragments dé- barrassés de leurs impuretés sur la bande 19. Ces frag- ments sont alors convenablement répartis sur toute la durface de la bande 19, soit à la main, soit mécanique- ment, en évitant leur superposition ou chevauchements Ainsi disposés sur la bande transporteuse 19, ils che- minent jusqu'au cylindre 24, qui les oblige à passer sous la plaque transparente 7', jusqu'à ce qu'ils bu- tent contre la bande 28 se déplaçant sur les cylindres 27 et 29 et qui est légèrement plus élevée que la bande 19. La bande transporteuse 28 se déplace à une vitesse inférieure à celle de la bande 19.
Il se produit par suite un tassement des fragments de chenille vers 1'- extrémité 19' de la bande 19. Ces fragments, ainsi tassés, arrivent au contact de la bande 28 où'ils se trouvent automatiquement répartis d'une façon ration- nelle. Ils rencontrent en 28', le support 34 enduit de colle en 36, sur lequel ils adhèrent. Ce support ainsi garni suit le trajet précédemment décrit pour aboutir au dispositif de poudrage et ensuite au mécanisme d'- enroulement 45. La retouche des fragments de chenille
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se fait sur la partie inclinée, avant l'entrée dans l'appareil 40, comme expliqué plus haut.
Il est à remarquer que l'entraînement du support 34 et de la bande 28 doit se faire à la même vitesse.
Cet entraînement se fait au moyen d'un pignon 43' fixé en bout du cylindre 29 de la bande 28, et engrenant avec un autre pignon 43" en bout du cylindre 37 dudit support 34.
Il est bien entendu que la forme d'exécution que l'on vient de décrire ne présente aucun caractère li- mitatif, et pourra recevoir toutes modifications cons- tructives désirables, sans sortir pour cela du cadre de l'invention.